Chapitre 1 : Qu’est-ce que le leadership ?
Sommaire
Chapitre 1 : Qu’est-ce que le leadership ? ........................................................................................................ 1
I-
II-
Evolution de la notion de Leadership : théories et approches ............................................................. 2
Définitions du leadership .................................................................................................................. 10
III-
Leadership Vs Mangement ............................................................................................................... 10
Objectif général
• Comprendre la notion de leadership et construire sa propre définition du concept.
Objectifs spécifiques
1. Connaître les approches et théories classiques et contemporaines du leadership.
2. Concevoir sa propre définition de leadership
3. Distinguer la notion de leadership de celle de management.
1
I-
Evolution de la notion de Leadership : théories et approches
La notion de leadership est apparue en entreprise avec l’avènement de l’ère industrielle puis
dans la réflexion et la constitution de nouvelles formes d’organisation. Dans ce qui suit, des
approches essentielles et marquantes seront présentées pour comprendre les racines et les
évolutions de cette notion.
Kurt Lewin, Ronald Lippitt et Ralph White1 (1938-1952) ont distingué trois styles
de leadership, sur la base d’une étude élaborée dans un centre de loisir. Selon ces auteurs, les
enfants adoptent spontanément le style démocratique, autocratique ou le style laisser-faire.
•
Le style autoritaire
Le leader est éloigné du groupe et dirige avec des ordres. Les auteurs ont constaté une
performance moyenne du groupe, des relations assez mauvaises, tendues, agressives ou
apathiques, une faible sociabilité entre les membres du groupe, un maximum d’hostilité vis-à-
vis du moniteur, une absence d’autonomie où tout repose sur le moniteur. En l’absence de ce
dernier, les enfants, soit ils laissent leurs tâches à l’abandon et ne font preuve d’aucune
initiative, soit ils deviennent agressifs suite à la frustration accumulée.
•
Le style laisser-faire (permissif)
Le leader apporte ses connaissances techniques mais ne cherche pas à s’impliquer
émotionnellement dans les activités de groupe.
Les auteurs ont constaté que la performance était des plus mauvaises et que les membres de
l’équipe étaient plus agressifs.
•
Le style démocratique
Le leader participe à la vie du groupe, ne donne pas d’ordres, fait des suggestions et encourage
les autres membres de l’équipe dans leurs productions.
1 Voir Didier Anzieu, Jacques-Yves Martin, La Dynamique des groupes restreints, Puf, 1968 ; ou Philippe Bernoux, La Sociologie des organisations, Point Seuil, 1985.
2
On a constaté une performance des plus élevées, une meilleure ambiance (création d’affinités
entre les enfants du groupe démocratique et un développement du fonctionnement collectif.
Quant à l’agressivité, elle n’est pas nulle mais elle est régulée au fur et à mesure, ce qui a permis
d’avoir toujours un taux très bas et d’investir l’énergie du groupe dans la tâche.
Frieder (1967) a démontré que dans la perspective d’une plus grande augmentation de la
productivité, il n’y a pas dans l’absolu de meilleur style de leadership, mais des styles adaptés
à chaque situation : c’est le modèle contingent.
Selon l’auteur, le recours au style autoritaire se justifie dans deux cas :
• Le leader est placé en situation d’autorité forte, il entretient de bonnes relations avec le
groupe et les tâches sont programmées.
• Le leader est placé en situation d’autorité faible, il entretient de mauvaises relations avec
le groupe et les tâches sont mal définies.
Dans les autres cas, le style démocratique apparaît comme le plus efficace pour la productivité
du groupe.
John French et Bertram Raven2 (1959) ont étudié et identifié les sources du pouvoir
qui constituent selon eux les leviers d’action du leadership. Ils ont distingué deux sources de
pouvoir/5 formes du pouvoir
• Sources de pouvoir par position :
Le pouvoir coercitif : « si vous ne faites pas ce que je vous dis, je vous sanctionne » →
direction par la force et la menace
Le pouvoir de récompense : « si vous faites ce que je vous dis, je vous récompense »
Le pouvoir légitime : « comme je suis votre patron, vous exécutez mes ordres ».
• Sources de pouvoir personnel
2 Cf. André Lévy (1965). « Psychologie sociale, textes fondamentaux anglais et américains », Ed. Dunod, 1965. François Petit (1979). « Introduction à la psychosociologie des organisations ». Privat, 1979.
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Le pouvoir charismatique qui procure un pouvoir naturel à la personne selon lequel on
aimerait s’identifier à elle.
Le pouvoir de l’expertise fondé sur les connaissances et les compétences professionnelles.
Cette approche, à la différence de certaines autres approches, ne tient pas compte des
caractéristiques personnelles du leader. Or, on sait que l’expression du pouvoir coercitif varie
d’un leader à un autre. La relation avec le collaborateur dépend, elle aussi, de la personnalité
du leader.
Likert (1952), à partir de l’énoncé de 51 traits caractéristiques des entreprises, classés en 8
groupes3, il identifie 4 styles de gestion :
1. le style exploiteur autoritaire
2. le style autoritaire bienveillant ;
3. le style consultatif ;
4. le style participatif.
Il démontre la supériorité du quatrième style. Pour produire plus, il est nécessaire de se sentir
concerné. Il imagine un modèle organisationnel de type administratif, basé sur la participation.
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Pour améliorer la satisfaction des employés et augmenter leur productivité, il propose que ces
derniers participent activement moyennant des groupes, à l’élaboration des règles de
fonctionnement et aux prises de décisions. De plus, il envisage que le supérieur soit le lien entre
différents collaborateurs.
Frieder, F (1967)4 propose le modèle de leadership de contingence selon lequel le style
de leadership adéquat dépend des circonstances de l’environnement. Certaines personnes
peuvent être de bons leaders dans une situation et pas du tout dans un autre, ou bien un style de
leadership peut être plus efficace qu'un autre. Les variables environnementales peuvent inclure
des caractéristiques des relations avec les subordonnés ainsi que sur une tâche spécifique.
3 Style de direction, caractéristiques des forces de motivation, processus de communication, processus d’interaction et d’influence, processus de prise de décision, établissement des objectifs, processus de contrôle, objectifs de performance et formation. 4 Leadership de contingence
4
Selon cet auteur, le style et le trait du leader ne changent pas pour s'adapter à la situation. Il est
préférable de trouver simplement le style adéquat et le faire coïncider avec la situation. Il se
concentre sur le degré de structuration de la tâche et du pouvoir d'organisation du leader
(c'est-à-dire le pouvoir de récompenser et de punir).
Il constate que lorsque la tâche est très structurée, et que le leader est aimé, confiant et puissant,
alors le style de leadership le plus efficace est celui d'un style de direction orienté vers la tâche.
La théorie de la contingence estime que le leadership orienté vers la tâche est plus efficace
quand la situation est peu ou à l’extrême très favorable, tandis que le leadership orienté vers les
relations est plus efficace dans une situation modérément favorable. De même, lorsque la tâche
est ambiguë et que le chef est en position de faiblesse, le style de management orienté vers la
tâche est aussi le plus efficace. Dans les situations intermédiaires où la tâche est ambiguë et où
le leader aimé et respecté, une approche participative, centrée sur la personne, se trouve être la
plus efficace.
Drucker, P. (1960) 5 avance la Théorie de la Direction par Objectifs (DPO).
Selon Drucker, les objectifs de l’organisation sont déjà répartis entre les membres de
l’encadrement, qui les dispatchent auprès des salariés. Les objectifs sont donc fixés de façon
autoritaire par l’encadrement, mais donnent lieu à une négociation portant sur les moyens
accordés pour les atteindre.
Drucker définit le leadership comme étant :
« L’élévation de la vision d'un homme vers des vues plus élevées, l'élévation de la
performance d'un homme à un niveau plus élevé, la construction de la personnalité d'un
homme au-delà de ses limites normales."
Gélinier, O. (1970) avance la théorie de la Direction Participative par Objectifs
(DPPO)6 selon laquelle la négociation porte aussi sur les objectifs. A partir des années 70, la
5 https://www.corporatelearningnetwork.com/leadership-management/columns/druckers-top-tips-to-successful- leadership 6 Pour plus d’informations, cf. https://www.questions-de-management.com/la-dppo-d%E2%80%99octave- gelinier/
5
formation dans les entreprises s’est orientée vers la dynamique de groupe, afin de favoriser le
travail d’équipe et la participation du personnel aux projets de l’entreprise. Elle permet à
l’encadrement de définir son propre style de management.
Selon cette théorie, trois sous-systèmes forment l’ossature de la DPPO :
1. les objectifs,
2. les structures et
3. les procédures participatives.
• Une formalisation des objectifs
Le dispositif requiert d’abord une formalisation des objectifs à
tous
les niveaux
organisationnels : celui de l’entreprise dans son ensemble, celui des divisions et des fonctions,
puis des unités opérationnelles qui les composent. Dans la plupart des cas, explique Gélinier,
cela passe par les budgets qui servent de référence à la formulation, au suivi puis à l’évaluation
des objectifs.
• Une cohérence objectifs et structure organisationnelle
Les objectifs sont « motivants » à condition qu’ils soient cohérents avec la structure
hiérarchique et les moyens mis à la disposition des managers. En conséquence, lors de
l’implantation d’une DPPO, le consultant préconise de remodeler la structure de l’entreprise
afin de faire de chacune de ses entités un centre de responsabilités à part entière. Tout manager,
se voit alors confier la responsabilité d’une performance. Les délégations, précisées dans les
définitions de fonction, doivent être cohérentes avec les responsabilités. C’est le principe de la
parité entre responsabilités et autorité déléguée : cette dernière doit permettre de prendre ou de
faire prendre toute décision ayant un impact sur les responsabilités confiées.
• Des procédures participatives
La participation n’est pas un but en soi, mais un moyen de mobiliser l’énergie humaine : « Ce
sont une confrontation et des ajustements, à chaque niveau hiérarchique, entre les objectifs qui
expriment les ambitions de l’entreprise et les objectifs personnels de développement des
individus, qui doivent permettre d’aboutir à la plus haute forme de motivation s’exprimant par
un engagement personnel de chacun. Pour que ce dialogue ait les meilleures chances d’aboutir
6
au résultat escompté, il est utile de lui donner le soutien d’une procédure formalisée ». Gélinier
parle de participation là où Drucker parlait d’auto-contrôle. La manière dont les objectifs sont
fixés compte autant que leur formulation et la valeur ajoutée du modèle tient à la capacité de promouvoir l’engagement personnel.
Robert Blake et Jane Mouton7(1978-1988), poursuivant et approfondissant les
travaux de Ronald Lippitt et Ralph White sur le climat relationnel suscité par le style de
commandement.
Les auteurs distinguent 2 axes prioritaires : l’un orienté sur la tâche, l’autre orienté sur les
relations et de ce fait, 5 styles majeurs de management :
• L’anémique qui s’investit peu dans la tâche et les relations ;
• Le social qui s’investit surtout dans les relations ;
• L’autocrate qui ne pense qu’à la tâche et délaisse les relations ;
• L’intermédiaire qui maintient un équilibre moyen entre tâche et relations ;
• L’intégrateur qui s’investit fortement dans la tâche et dans les relations.
Pour les auteurs, ce dernier style est celui du leadership car il représente à leurs yeux le style
idéal.
Toutefois, la limite de ce modèle se trouve dans le fait de considérer les styles de management
sous le seul angle des traits psychologiques de la personne.
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Paul Hersey, P. et K. Blanchard8 (1982) introduisent à travers la théorie du
management situationnel, la notion de situation pour enrichir le modèle de styles de
management.
Pour ces auteurs, un « bon » leader est un leader qui adapte son style de leadership à la situation,
à savoir au niveau d’autonomie du collaborateur dans une activité et un contexte donné.
7 Robert R. Blake et Jane Srygley Mouton, The New Managerial Grid, Gulf Publishing, 1978. Robert R. Blake, Jane Srygley Mouton et Robert R. Allen, Culture d’équipe, Les Éditions d’Organisation, 1988. 8 Paul Hersey et Kenneth H. Blanchard, Management of Organisational Behavior, Prentice Hall, 1982.
7
Ainsi, chaque style peut être efficace ou inefficace selon le degré d’autonomie ou de maturité
professionnelle des collaborateurs.
Le niveau d’autonomie se mesure par :
Le degré de motivation : niveau d’énergie que la personne est prête à investir dans la situation.
Autrement dit, la personne « veut » ou « ne veut pas » faire.
Le niveau de compétences : niveau de professionnalisme de la personne dans la situation
(savoirs, savoir-faire et savoir-être). Autrement dit, la personne « sait » ou « ne sait pas » faire.
Ces facteurs donnent lieu à une typologie comportant 4 niveaux de maturité :
M1 (Peu de maturité) : les employés possèdent un très bas niveau de qualification, connaissent
mal les exigences de leur travail et se montrent peu motivés à l’accomplir.
M2 (maturité moyenne) : les employés maitrisent peu les exigences de leur travail mais se
révèlent motivés à l’accomplir.
M3 (maturité moyenne/élevée) : les employés connaissent les exigences de leur travail,
maîtrisent les compétences nécessaires mais se révèlent de moins en moins motivés à
l’accomplir.
M4 (maturité élevée) : les employés sont fortement engagés dans leur tâche qu’ils réalisent
avec un grand niveau de maîtrise de réussite.
(Le principal défi de cette approche est d’identifier le niveau de maturité des employés).
Le management situationnel s’appuie sur 4 « lois » :
•
•
•
•
L’objectif du leader est de donner les clés aux membres de son équipe pour développer leur
autonomie
Le manager doit être capable d’adapter son style de management à la situation
Le manager évalue en permanence l’autonomie des membres de son équipe
Le manager met en place un cadre propice au développement de l’autonomie
4 styles de leadership sont distingués en fonction de la situation et du collaborateur :
• Style directif
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Lorsque les collaborateurs sont de niveau M1, les auteurs préconisent le leadership directif dans
l’organisation et dans la relation. Il s’agit de structurer son équipe avec des objectifs bien précis.
Le leader est le seul décisionnaire. Il planifie et garde le contrôle.
•
Leadership persuasif
Lorsque les collaborateurs ont un niveau de maturité M2, les auteurs privilégient le style de
leader participatif qui mobilise, fédère ces équipes autour d’un objectif commun. Il décide,
donne les instructions mais explique la raison pour laquelle il a pris telle ou telle décision.
Il est autant dans l’organisationnel que dans le relationnel. Il doit persuader ses équipes de
l’intérêt de l’objectif et les motiver vers l’accomplissement de ce dernier.
•
Leadership participatif
Pour les collaborateurs de niveau M3 qui font preuve de bonne volonté, s’intéressent et
cherchent à comprendre, il est privilégié d’adopter le style de leader participatif qui travaille
sur un même pied d’égalité avec ses collaborateurs. Il ne prend pas ses décisions seul, il parle
peu et donne la parole à son équipe. Il prône le « nous » et endosse le rôle de conseiller.
•
Leadership délégatif
Lorsque les collaborateurs M4 qui sont dynamiques et en accord avec le cadre de référence de
l’organisation, le leader délègue et donc décide de responsabiliser les membres de son équipe,
de les impliquer. Il reste en retrait pour laisser place aux initiatives de chacun. Il est
toutefois présent pour répondre aux différentes sollicitations. Le leader délégatif laisse la
responsabilité de prise de décision à son équipe.
Aucun style n’est meilleur ou moins bon que l’autre, il s’agit d’utiliser chacun en fonction de la situation et du collaborateur dans le but de développer l'autonomie des collaborateurs.
Compétences
Motivation
Niveau d’autonomie
Style de management
Elevées
Volontaire, engagé
Fort
Délégatif : responsabiliser, déléguer la prise de
décision, impliquer…
Bonnes
Volontaire mais à sa
Modéré
Participatif : associer, écouter, négocier, décider et
manière
construire ensemble,
Moyennes
Plus ou moins convaincu
Faible
Persuasif : mobiliser, impliquer, répondre aux
questions, motiver, convaincre…
Faibles/nulles
Ne veut pas faire
Très faible
Publicité
Directif : structurer, planifier, donner des instructions,
contrôler…
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II-
Définitions du leadership
Pour répondre à la question sur la définition du leadership, il existe une multitude de réponses.
Il suffit de consulter la littérature théorique et empirique pour constater l’absence de consensus
sur la définition. Dans le présent chapitre, on ne prétend pas avancer une réponse unique et
exclusive à cette question sur la définition. Il est plutôt essentiel de connaître les différentes
définitions et approches et de comprendre comment le leadership se définit dans sa propre
organisation et de se positionner soi-même par rapport à cette notion de leadership.
Dans le présent support, nous avançons les définitions suivantes :
Selon Duluc, A. (2017), le leadership est « la capacité d’entraîner les autres avec soi dans un
projet collectif par leur adhésion volontaire » Alain Duluc (2017).
Selon Germain, M. (2014), le leadership signifie « la capacité d’un individu à indiquer la
voie, à influencer, à motiver les autres. Au sens propre, il ne s’agit ni de commandement, ni
d’autorité, ni de contrôle, mais d’une capacité d’influence ».
III-
Leadership Vs Mangement
Le leadership relève de la dimension Inspiration. Il est considéré comme étant un concept de
création et de collecte de ressources pour l'organisation. Il consiste en la capacité à influencer
les collaborateurs, à créer une vision et à les amener à la comprendre et à y croire, à renforcer
leur confiance, à les transformer de manière positive et intègre et orienter leurs efforts dans la
réalisation collaborative des objectifs définis dans le sens de la vision. Sur le lieu de travail, les
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leaders se montrent comme étant créatifs, inspirants, visionnaires, transformateurs, et axées sur
les personnes.
En revanche, le management relève de la dimension planification. Il gère les ressources
« disponibles » au sein d'une organisation. Il s’agit d’un art, d’un processus d'exercice et de
contrôle des ressources, des structures et des systèmes qui visent à fonctionner de manière
efficiente et efficace pour atteindre l'objectif à court terme. Par conséquent, sur le lieu de travail,
les gestionnaires se comportent généralement de manière plus analytique, autoritaire,
multitâche, pratique et axé sur les tâches.
Manager
Leader
Donne des instructions
Pose des questions
A des subordonnés
A des suiveurs
Adopte un style autoritaire
Adopte un style de motivation
Dit aux autres ce qu’ils doivent faire Montre aux autres ce qu’ils doivent faire
A de bonnes idées
Met en œuvre de bonnes idées
Réagit au changement
Créé le changement
Essaie d’être un héros
Fait de ceux qu’ils l’entourent des héros
Exerce son pouvoir sur les personnes Développe son pouvoir avec les personnes
Le succès d’une organisation nécessite la coexistence du leadership et du management. Ceux
qui sont capables de faire les deux créent un avantage concurrentiel.
En plus des différences entre le management et le leadership, des fonctions similaires sont
distinguées telles que l’explicite la figure ci-dessous. On a toujours besoin de communication
lorsqu’on travaille avec les subordonnées ou les suiveurs, la résolution de problèmes et la prise
de décision.
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Collins (2018)9, un consultant américain, spécialiste du leadership, a montré que la plupart des
entreprises les plus performantes suivent un modèle particulier de hiérarchie du leadership et
de la gestion, connu sous le nom de « 5 niveaux ». Il différencie clairement les principes et les
contributions entre leadership et management par niveau dans une organisation.
Il a tout d’abord défini quatre niveaux de leadership/management.
9 Cité par Bohoris G. A. & Vorria E. P. (N.D.), Leadership vs Management Business Excellence / Performance Management view [online] Lund University, Campus Helsingborg. Available from <https://www.ep.liu.se/ecp/026/076/ecp0726076.pdf > [20 February 2018].
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• Niveau 1. L’individu très capable
Qui contribue positivement à l’organisation par son savoir, son talent, ses compétences et ses
bonnes méthodes de travail.
• Niveau 2. L’équipier contributif
Qui met ses compétences personnelles au service de la réussite des objectifs du groupe et qui
travaille efficacement avec les autres dans un contexte collectif.
• Niveau 3. Le manager compétent
Qui organise les personnes et les ressources pour atteindre de manière efficace et efficiente des
objectifs prédéterminés
• Le leader efficace
Qui catalyse l’engagement ferme à concrétiser une vision claire et attirante, et qui stimule les
plus hauts niveaux de performance.
En étudiant des entreprises qui ont une croissance forte pendant quinze années successives,
Collins et ses collaborateurs ont défini le 5e niveau :
• Le leader avec de l’humilité
Le leader de niveau 5 est celui qui manifeste avant tout autre chose une authentique humilité,
mais cette humilité s’accompagne d’une ambition dévorante, passionnée et obsessionnelle de
faire le bien (entreprise 2.0) pour la cause, pour l’organisation, pour la tâche, pour le collectif
mais pas pour lui-même (entreprise 3.0).
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