Atelier Fouille de données

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Atelier Fouille de données

Business Analytics, Data Science, Classification · course

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Année Universitaire 2021-2022

Mastère

"Business Analytics & Data Science" (BADS)

Atelier Fouille de données

Les méthodes de classification non

supervisées

ZOUAOUI Slim

Introduction

La classification a pour but de regrouper des individus en classes homogènes en fonction de

l’étude de certaines caractéristiques des individus. Par classes homogènes, on entend regrouper

les individus qui se ressemblent et séparer ceux qui sont éloignés.

Il y a alors deux approches distinctes :

– La classification automatique, qui fonctionne selon des algorithmes formalisés ;

– La classification subjective. Celle-ci est effectuée par les praticiens, en fonction de leurs

études qualitatives et de leurs intuitions.

Comme souvent dans l’analyse de données, les meilleures solutions se trouveront dans une

combinaison des deux approches. Dans ce cours, nous aborderons uniquement la classification

automatique.

Introduction

La classification automatique se divise en deux catégories :

La classification automatique hiérarchique : il s’agit d’effectuer une partition de classes de

plus en plus vaste (classification hiérarchique ascendante) ou de moins en moins vaste

(classification automatique descendante). Nous développerons l’algorithme de la classification

hiérarchique ascendante.

La classification automatique non-hiérarchique. Dans ce cas, le nombre de classes de la

partition est fixé en avance. La méthode des centres mobiles illustrera cette approche. La

généralisation de cette méthode, que nous n’introduirons pas ici, conduit à la méthode des

nuées dynamiques.

I- Les Notions

Indice de dissimilarité

Soit E l’ensemble des n objets à classer. Une dissimilarité d est une application de E×E dans

R+ telle que :

1. d (i, i) = 0 ∀i ∈E

2. d (i, i’) = d(i’, i) ∀i, i’∈E×E

Une distance satisfait les propriétés d’un indice de dissimilarité.

Matrice des distances

Pour un nuage d’individus, on peut résumer l’ensemble des distances entre individus au sein

d’une matrice des distances que l’on note D. Chaque coefficient dij représente la distance

entre l’individu Mi et l’individu Mj . Par exemple, si l’on choisit comme critère de

ressemblance la distance euclidienne, on a dij = d(Mi,Mj) = .

Avec deux points (M1,M2) qui ont 2 variables uniquement : (x1, y1) et (x2, y2).

Une matrice de distances est une matrice carré, symétrique (dij = dji), de coefficients

positifs (dij ≥ 0) et de coefficients nuls sur la diagonale (dii = d(Mi,Mi) = 0).

I- Les Notions

La notion d’Inertie

Soit une classification en k groupes d'effectifs n1, ... ,nk, les individus étant des points d'un

espace euclidien. Notons les groupes G1, ... ,Gk, et g1, ... ,gk leurs centres de gravité (gest le

centre de gravité du nuage).

I- Les Notions

Une partition pour être bonne doit satisfaire les deux critères suivants :

– Les individus proches doivent être regroupés : chaque classe doit être le plus homogène

possible.

– Les individus éloignés doivent être séparé : les classes de la partition doivent être éloignées

les unes des autres.

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L’inertie est une mesure de l’homogénéité d’un ensemble de points (nuage ou classe). Une

classe (ou un nuage) sera d’autant plus homogène que son inertie totale sera faible.

L’inertie intraclasse mesure l’homogénéité de l’ensemble des classes. Plus l’inertie

intraclasse est faible, plus la partition est composée de classes homogènes.

L’inertie interclasse mesure la séparation entre les classes d’une partition. Plus l’inertie

interclasse est grande plus les classes sont distinctement séparées.

Théorème de Huygens :

Inertie totale = Inertie inter-classe + Inertie intra-classe

Itot = Iinter + Iintra

Choix de la méthode de classification

II- La classification K-means

(Agrégation autour des centres mobiles)

 L’algorithme des K-moyennes permet de trouver des classes dans des données.

 les classes qu’il construit n’entretiennent jamais de relations hiérarchiques: une classe

n’est jamais incluse dans une autre classe

 L’algorithme fonctionne en précisant le nombre de classes attendues.

 L’algorithme calcule les distances Intra-Classe et Inter-Classe.

 Il travaille sur des variables continues.

Principe Algorithmique

Entrée :

k le nombre de groupes cherchés

DEBUT

Choisir aléatoirement les centres des groupes

REPETER

i.

ii.

Affecter chaque cas au groupe dont il est le plus proche au son centre

Recalculer le centre de chaque groupe

(stabilisation des centres)

(nombre d'itérations =t)

JUSQU‘A

OU

FIN

II- La classification K-means

(Agrégation autour des centres mobiles)

II- La classification K-means

(Agrégation autour des centres mobiles)

II- La classification K-means

(Agrégation autour des centres mobiles)

II- La classification K-means

(Agrégation autour des centres mobiles)

II- La classification K-means

(Agrégation autour des centres mobiles)

Le processus se stabilise nécessairement et l’algorithme s’arrête soit lorsque deux itérations

successives conduisent à la même partition, soit lorsqu’un critère convenablement choisi (par

exemple, la mesure de la variance intra-classes) cesse de décroître de façon sensible, soit

encore parce qu’un nombre maximal d’itérations a été fixé à priori.

Généralement, la partition obtenue finalement dépend du choix initial des centres.

Justification élémentaire de l’algorithme

La variance intra-classes ne peut que décroître (Ou rester stationnaire) entre l’étape m et

l’étape m+1. Des règles d’affectation permettent de faire en sorte que cette décroissance soit

stricte et donc de conclure à la convergence de l’algorithme puisque l’ensemble de départ I est

fini.

II- La classification K-means

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(Agrégation autour des centres mobiles)

II- La classification K-means

(Agrégation autour des centres mobiles)

III- La classification hiérarchique

(classification hiérarchique ascendante)

Le principe de l’algorithme consiste à créer, à chaque étape, une partition obtenue en agrégeant

deux a deux les éléments les plus proches. On désignera alors par éléments à la fois les

individus et les regroupements d’individus générés par l’algorithme. Il y a différentes manières

de considérer le nouveau couple d’éléments agrégés, d’ou un nombre important de variante de

cette technique.

L’algorithme ne fournit pas une partition en q classes

d’un ensemble de n objets mais une hiérarchie

de partition, se présentant sous la forme d’arbres

appelés également dendrogrammes

et contenant n-1 partitions.

L’intérêt de ces arbres est qu’ils peuvent donner

une idée du nombre de classes existant

effectivement dans la population.

III- La classification hiérarchique

(classification hiérarchique ascendante)

Distance entre éléments et entre groupes

On suppose au départ que l’ensemble des individus à classer est muni d’une distance. On

construit alors une première matrice de distances entre tous les individus.

Une fois constitué un groupe d’individus, il convient de se demander ensuite sur quelle base on

peut calculer une distance entre un individu et un groupe et par la suite une distance entre deux

groupes. Ceci revient à définir une stratégie de regroupements des éléments, c’est-à-dire se

fixer des règles de calcul des distances entre groupements disjoints d’individus, appelées

critères d’agrégation. Cette distance entre groupements pourra en général se calculer

directement à partir des distances des différents éléments impliqués dans le regroupement.

III- La classification hiérarchique

(classification hiérarchique ascendante)

Par exemple si x, y, z sont trois objets, et si les objets x et y sont regroupés en un seul élément

noté h, on peut définir la distance de ce groupement à z par la plus petite distance des divers

éléments de h à z :

d(h,z) = Min {d(x,z), d(y,z) }

Cette distance s’appelle le saut minimal (single linkage) (Sneath,1957 Johnson,1967) et

constitue un critère d’agrégation.

On peut également définir la distance du saut maximal (ou : Diamètre) en prenant la plus

grande distance des divers éléments de h à z :

d(h,z) = Max {d(x,z), d(y,z)}

Une autre règle simple et fréquemment employée est celle de la distance moyenne; pour deux

objets x et y regroupés en h :

d(h, z) = {d(x, z) + d(y, z)} / 2

III- La classification hiérarchique

(classification hiérarchique ascendante)

Par exemple si x, y, z sont trois objets, et si les objets x et y sont regroupés en un seul élément

noté h, on peut définir la distance de ce groupement à z par la plus petite distance des divers

éléments de h à z :

d(h,z) = Min {d(x,z), d(y,z) }

Cette distance s’appelle le saut minimal (single linkage) (Sneath,1957 Johnson,1967) et

constitue un critère d’agrégation.

On peut également définir la distance du saut maximal (ou : Diamètre) en prenant la plus

grande distance des divers éléments de h à z :

d(h,z) = Max {d(x,z), d(y,z)}

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Une autre règle simple et fréquemment employée est celle de la distance moyenne; pour deux

objets x et y regroupés en h :

d(h, z) = {d(x, z) + d(y, z)} / 2

III- La classification hiérarchique

(classification hiérarchique ascendante)

Principe Algorithmique

III- La classification hiérarchique

(classification hiérarchique ascendante)

Algorithme de classification

L’algorithme fondamental de classification ascendante hiérarchique se déroule de la façon

suivante :

Étape 1 : il y a n éléments à classer (qui sont les n individus);

Étape 2 : on construit la matrice de distances entre les n éléments et l’on cherche les deux

plus proches, que l’on agrège en un nouvel élément. On obtient une première partition à n-1

classes;

Étape 3 : on construit une nouvelle matrice des distances qui résultent de l’agrégation, en

calculant les distances entre le nouvel élément et les éléments restants (les autres distances

sont inchangées). On se trouve dans les mêmes conditions qu’à l’étape 1, mais avec

seulement n-1 éléments à classer et en ayant choisi un critère d’agrégation. On cherche de

nouveau les deux éléments les plus proches, que l’on agrège. On obtient une deuxième

partition avec n-2 classes et qui englobe la première.

Étape m : on calcule les nouvelles distances jusqu’à n’avoir plus qu’un seul élément

regroupant tous les objets et qui constitue la dernière partition.

III- La classification hiérarchique

(classification hiérarchique ascendante)

Le Dendogramme

 Durant les étapes d’un algorithme de classification hiérarchique, on est en train de

construire un dendrogramme.

 Le dendrogramme indique les objets et classes qui ont été fusionnées à chaque itération.

 Le dendrogramme indique aussi la valeur du critère choisi pour chaque partition rencontrée

 Il donne un résumé de la classification hiérarchique

 Chaque palier correspond à une fusion de classes

 Le niveau d’un palier donne une indication sur la qualité de la fusion correspondante

 Toute coupure horizontale correspond à une partition

III- La classification hiérarchique

(classification hiérarchique ascendante)

Simulation du CAH

III- La classification hiérarchique

(classification hiérarchique ascendante)

Simulation du CAH

III- La classification hiérarchique

(classification hiérarchique ascendante)

Simulation du CAH

III- La classification hiérarchique

(classification hiérarchique ascendante)

Coupure du Dendrogramme

III- La classification hiérarchique

(classification hiérarchique ascendante)

Critère d’agrégation selon la variance

A l’étape initiale, l’inertie Intra-classes est nulle et l’inertie inter-classes est égale à l’inertie

totale du nuage puisque chaque élément terminal constitue à ce niveau une classe. A l’étape

finale, c’est l’inertie inter-classes qui est nulle et l’inertie intra-classes est équivalente à

l’inertie totale puisque l’on dispose à ce niveau d’une partition en une seule classe. Par

conséquent, au fur et à mesure que l’on effectue des regroupements, l’inertie intra-classes

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augmente et l’inertie inter-classes diminue.

Le principe de l’algorithme d’agrégation selon la variance consiste à rechercher à chaque

étape une partition telle que la variance interne de chaque classe soit minimale et par

conséquent la variance entre les classes soit maximale.

III- La classification hiérarchique

(classification hiérarchique ascendante)

Exercice Application

III- La classification hiérarchique

(classification hiérarchique ascendante)

Exercice Application

IV- La classification Mixte

Principe de la classification mixte

L’algorithme de classification mixte procède en

trois phases: l’ensemble des éléments à classer

subit un partitionnement initial (centres mobiles)

de façon à obtenir quelques dizaines, voire

quelques centaines de groupes homogènes; on

procède ensuite à une agrégation hiérarchique de

ces groupes, dont le dendrogramme suggérera

éventuellement le nombre de classes finales à

retenir; et enfin, on optimise (encore par la

technique des centres mobiles) la ou les partitions

correspondant aux coupures choisies de l’arbre.

IV- La classification Mixte

Principe de la classification mixte

L’algorithme de classification mixte procède en

trois phases: l’ensemble des éléments à classer

subit un partitionnement initial (centres mobiles)

de façon à obtenir quelques dizaines, voire

quelques centaines de groupes homogènes; on

procède ensuite à une agrégation hiérarchique de

ces groupes, dont le dendrogramme suggérera

éventuellement le nombre de classes finales à

retenir; et enfin, on optimise (encore par la

technique des centres mobiles) la ou les partitions

correspondant aux coupures choisies de l’arbre.

IV- La classification Mixte

Les étapes de la classification mixte

Cette première étape vise à obtenir, rapidement et à un faible coût, une partition des n objets en k

classes homogènes, où k est largement plus élevé que le nombre de classes désiré dans la population, et

largement plus petit que n. Nous utilisons, pour ce partitionnement initial en quelques dizaines de

classes, l’algorithme d’agrégation autour de centres mobiles. Cette procédure augmente l’inertie entre

les classes à chaque itération et produit une partition en un nombré fixé au préalable de classes mais qui

dépend du choix initial des centres. Ces groupes d’individus ou d’éléments qui apparaissent toujours

dans les mêmes classes seront les éléments de base de l’étape suivante.

La seconde étape consiste à effectuer une classification ascendante hiérarchique où les éléments

terminaux de l’arbre sont les k classes de la partition initiale. Le but de l’étape d’agrégation

hiérarchique est de reconstituer les classes qui ont été fragmentées et d’agréger des éléments

apparemment dispersés autour de leurs centres d’origine.

La partition finale de la population est définie par coupure de l’arbre de la classification ascendante

hiérarchique. L’homogénéité des classes obtenues peut être optimisée par réaffectations.