Apprendre l’électronique en partant de zéro

Electronics, Education · course

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Apprendre

l lectronique

en partant de z ro

Niveau 1

Ce pictogramme m rite une explica-

tion. Son objet est dalerter le lec-

teur sur la menace que repr sente

pour lavenir de l crit, particuli re-

ment dans le domaine de l dition

technique et universitaire, le d velop-

pement massif du photocopillage.

Le Code de la propri t intellec-

tuelle du 1er juillet 1992 interdit en

effet express ment la photocopie

usage collectif sans autorisation

des ayants droit. Or, cette pratique

sest g n ralis e dans les ta-

blissements denseignement sup -

rieur, provoquant une baisse brutale

des achats de livres et de revues,

au point que la possibilit m me,

pour les auteurs, de cr er des

Suvres nouvelles et de les faire

diter correctement est aujourdhui

menac e.

Nous rappelons donc que toute

reproduction, partielle ou totale, de

la pr sente publication est interdite

sans autorisation crite de lauteur

ou de ses ayants droit ou ayants

cause. D roger cette autorisation

constituerait donc une contrefa on

sanctionn e par les articles425 et

suivants du Code p nal.

La loi du 11 mars 1957 nautorisant, aux termes des alin as 2 et 3 de larticle 41, dune part,

que les copies ou reproductions strictement r serv es lusage priv du copiste et non destin es

une utilisation collective , et, dautre part, que les analyses et les courtes citations dans un but

dexemple et dillustration, toute reproduction int grale ou partielle, faite sans le consentement

de lauteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite (alin a 1er de larticle 40).Cette

repr sentation ou reproduction, par quelque proc d que ce soit, constituerait donc une contrefa on

sanctionn e par les articles 425 et suivants du Code p nal.

Apprendre

l lectronique

en partant de z ro

Niveau 1

Cet ouvrage est une compilation

du Cours d lectronique en Partant de Z ro

parus dans les num ros 1 28 de la revue

ELECTRONIQUE et Loisirs magazine.

LE ON N 1

L E C O U R S

ApprApprendrendree

onique

lectronique

ll lectr

tant de z rroo

en partant de z

en par

En guise dintroduction

Si vous consid rez quil nest pos-

sible dapprendre l lectronique quen

fr quentant un Lyc e Technique, vous

d couvrirez en suivant ce cours quil

est aussi possible de lapprendre

chez soi, nimporte quel ge, car

cest tr s loin d tre aussi difficile

que beaucoup le pr tendent encore.

Tout dabord, nous parlerons des

concepts de base de l lectricit ,

puis nous apprendrons reconna tre

tous les composants lectroniques,

d chiffrer les symboles utilis s

dans les sch mas lectriques, et

avec des exercices pratiques simples

et amusants, nous vous ferons en-

trer dans le monde fascinant de

l lectronique.

Nous sommes certains que ce cours

sera tr s appr ci des jeunes auto-

didactes, des tudiants ainsi que des

enseignants, qui d couvriront que

l lectronique peut aussi sexpliquer

de fa on compr hensible, avec un

langage plus simple que celui utilis

dans les livres scolaires.

En suivant nos indications, vous au-

rez la grande satisfaction de consta-

ter que, m me en partant de z ro,

vous r ussirez monter des amplifi-

cateurs hi-fi, des alimentations sta-

bilis s, des horloges digitales, des

instruments de mesure mais aussi

des metteurs qui fonctionneront par-

faitement, comme sils avaient t

mont s par des techniciens profes-

sionnels.

Aux jeunes et aux moins jeunes qui

d marrent z ro, nous souhaitons

que l lectronique devienne, dans un

futur proche, leur principale activit ,

notre objectif tant de faire de vous

de vrais experts sans trop vous en-

nuyer, mais au contraire, en vous di-

vertissant.

Giuseppe MONTUSCHI

Dispenser, dans une revue, un cours d lectronique est toujours une gageure.

Dabord, si lon ne veut faire aucune impasse, il faut du temps. Du temps, cela

signifie aussi de nombreux mois de publication.

Ensuite, il faut que le cours soit simple mais pr cis, efficace mais sans

complexit .

Le cours que nous vous proposons partir de ce num ro 1 dELECTRONIQUE

et Loisirs magazine est certainement le meilleur quil nous ait t donn de

voir depuis que nous nous sommes d couvert une passion pour l lectronique,

cest- -dire depuis 38 ans ! Son auteur, Giuseppe MONTUSCHI est un autodi-

dacte. A plus de 70 ans, chaque mois, sur son ordinateur, il crit lui-m me la

plupart des articles qui sont publi s dans la revue NUOVA ELETTRONICA quil

dite depuis plus de 30 ans. Nous tenons le remercier de nous avoir confi

ce cours et donn lautorisation de le publier pour vous. Nous sommes convain-

cus quun jour prochain, gr ce lui, vous r aliserez votre r ve, faire de l lec-

tronique votre passion.

J. P.

Le courant lectrique

Chaque jour, nous profitons des bien-

faits du courant lectrique. Le secteur

220 volts fournit le courant n cessai-

re pour allumer les lampes de la mai-

son, faire fonctionner le r frig rateur,

la t l vision ou lordinateur. Les piles

nous fournissent le courant n cessai-

re pour couter notre baladeur ou pour

t l phoner avec notre portable.

Le courant lectrique ne sobtient quen

mettant en mouvement les lectrons.

Pour comprendre ce ph nom ne il faut

n cessairement parler de latome.

Latome, pour celui qui lignorerait en-

core, est constitu dun noyau consti-

tu de protons (de charge positive) et

de neutrons (de charge neutre). Autour

de ce noyau tournent, la vitesse de

la lumi re (cest- -dire 300 000 km

par seconde) des lectrons (de charge

n gative). La figure 1 est explicite.

On pourrait comparer latome un sys-

t me plan taire miniaturis avec au

centre le soleil (noyau de protons) et

autour de nombreuses plan tes ( lec-

trons) qui seraient en orbite.

Les lectrons n gatifs sont maintenus

en orbite par les protons positifs com-

me le montre la figure 2.

Chaque atome, selon l l ment auquel

il appartient, poss de un nombre bien

d fini de protons et d lectrons.

Par exemple, latome dhydrog ne pos-

s de un seul proton et un seul lectron

Fig. 1 : Latome est constitu dun

noyau central de charge positive et

d lectrons de charge n gative qui

sont en orbite autour de lui.

ELECTRONIQUE et Loisirs magazine

6

Cours dElectronique Premier niveau

L E C O U R S

lectrons libres car on r ussit sans dif-

ficult les soustraire leurs orbites

pour les ins rer dans un autre atome.

Ce d placement d lectrons dun ato-

me un autre peut sobtenir avec un

mouvement m canique (dynamo - al-

ternateur) ou avec une r action chi-

mique (piles - accumulateurs).

Si on retire des lectrons un atome,

celui-ci prend une polarit positive, car

le nombre de protons devient plus im-

portant que le nombre d lectrons (voir

figure 7).

Si on introduit des lectrons libres dans

un atome, celui-ci prend une polarit

n gative car le nombre d lectrons de-

vient plus important que le nombre de

protons (voir figure 8).

Deux bornes d passent toujours dune

pile, lune marqu e dun signe positif

(exc s de protons) et lautre marqu e

dun signe n gatif (exc s d lectrons).

Si on relie ces deux bornes avec un fil

conducteur (par exemple le cuivre), les

lectrons seront attir s par les protons

et ce mouvement d lectrons g n re-

ra un courant lectrique (voir figure 10)

qui ne cessera que lorsquun parfait

quilibre entre protons et lectrons se

sera r tabli dans les atomes.

Nombreux sont ceux qui consid rent

que le flux du courant lectrique va du

positif vers le n gatif.

Au contraire, le flux du courant lec-

trique va toujours du n gatif vers le

Fig. 2 : Les lectrons sont

maintenus en orbite par le noyau.

Les lectrons les plus loign s

peuvent facilement se soustraire

leur noyau.

(figure 3). Latome de bore poss de 5

protons et 5 lectrons (figure 4), lato-

me de cuivre poss de 29 protons et

29 lectrons, tandis que latome dar-

gent poss de 47 protons et 47 lec-

trons.

Plus le nombre d lectrons pr sents

dans un atome est grand, plus le

nombre dorbites qui tournent autour

de son noyau est important.

Les lectrons qui tournent tr s pr s du

noyau sont appel s lectrons li s car

ils sont difficiles arracher de leur or-

bite.

Les lectrons qui tournent dans les or-

bites les plus loign es sont appel s

Fig. 3 : Latome

dhydrog ne a 1

proton et 1 lectron.

Fig. 4 : Latome de bore

a 5 protons et 5

Publicité

lectrons.

Fig. 5 : Latome de

sodium a 11 protons et

11 lectrons.

Fig. 6 : Lorsque le

nombre d lectrons

est gal au nombre

de protons, la charge

est neutre.

Fig. 7 : Si on retire un

atome des lectrons, il

devient une charge

lectrique positive.

Fig. 8 : Si on ajoute un

atome des lectrons, il

devient une charge

lectrique n gative.

Fig. 9 : Deux atomes de charge

positive ou de charge n gative se

repoussent tandis que deux atomes

de charge oppos e sattirent.

4,5 V

Fig. 10 : Les lectrons sont attir s

par les protons donc le flux du

courant lectrique va du n gatif vers

le positif.

positif car ce sont les protons qui atti-

rent les lectrons pour quilibrer leurs

atomes et non linverse.

Pour comprendre le mouvement de ce

flux d lectrons, on peut se ser vir de

deux l ments tr s connus : leau et

lair.

On peut associer les lectrons n ga-

tifs leau et les protons positifs lair.

Si on prend deux r cipients pleins dair

(charge positive) et si on les relie entre

eux avec un tube, il ny aura aucun flux

car dans chacun de ces r cipients il

manquera l l ment oppos , cest- -

dire leau (voir figure 11).

M me si on relie entre-eux deux r ci-

pients pleins deau (charge n gative),

il ny aura aucun flux dans le tube car

il nexiste pas de d s quilibre eau/air

(voir figure 12).

Si, par contre, on relie un r cipient plein

dair (polarit positive) un autre plein

deau (polarit n gative), on obtiendra

un flux deau du r cipient plein vers le

vide (voir figure 13) qui ne cessera que

lorsque les deux r cipients auront at-

teint le m me niveau (voir figure 14).

ELECTRONIQUE et Loisirs magazine

7

Cours dElectronique Premier niveau

Le mouvement des lectrons peut tre

utilis pour produire de la chaleur en

les faisant passer travers une r sis-

tance (radiateurs lectriques, fer sou-

der, etc.), pour produire de la lumi re

en le faisant passer travers le fila-

ment dune ampoule ou encore, pour

r aliser des lectro-aimants en le fai-

sant passer dans une bobine enroul e

sur un morceau de fer (relais, t l rup-

teurs).

Pour conclure, on peut affirmer que le

courant lectrique est un mouvement

d lectrons attir s par des protons. Une

Fig. 11 : Si on compare lair une

charge positive et leau une

charge n gative , en reliant entre

eux deux r cipients pleins dair, il

ny aura aucun flux.

Fig. 12 : De m me que, si on relie

deux r cipients pleins deau entre

eux, il ny aura aucun flux parce quil

nexiste pas de d s quilibre entre la

charge positive et la charge n gative.

Fig. 13 : En reliant entre eux un

r cipient plein deau et un plein

dair, on obtiendra un flux deau de

ce r cipient vers lautre, car il existe

un d s quilibre.

Fig. 14 : Le flux deau cessera

lorsquon aura atteint un parfait

quilibre eau/air. Une pile est

d charg e quand les lectrons sont

au m me nombre que les protons.

L E C O U R S

fois que chaque atome aura quilibr

ses protons avec les lectrons man-

quants, il ny aura plus aucun courant

lectrique.

LA TENSION

unit de mesure VOLT

Nimporte quelle pile a une lectrode

positive et une lectrode n gative car

lint rieur de son corps il existe un

d s quilibre d lectrons.

Ce d s quilibre de charges positives

et n gatives g n re une tension qui se

mesure en volt.

Une pile de 9 volts a un d s quilibre

d lectrons 6 fois plus impor tant

quune pile de 1,5 volt, en ef fet, en

multipliant 1,5 x 6 on obtient 9 volts

(voir figures 15 et 16).

Une pile de 12 volts aura un d s qui-

libre d lectrons 8 fois plus important

quune pile de 1,5 volt.

Pour vous expliquer limpor tance de

cette diff rence, nous utiliserons en-

core les l ments eau - air.

Une pile de 1,5 volt peut tre compa-

r e deux r cipients peu profonds :

lun plein deau (n gatif) et lautre plein

dair (positif).

Si on les relie entre eux, on aura un

flux deau tr s modeste parce que la

diff rence de potentiel sav re toute

aussi r duite (voir figure 13).

Une pile de 9 volts est comparable

un r cipient dont la profondeur sav -

re tre 6 fois plus grande que celle du

r cipient de 1,5 volt, par cons quent,

si lon relie entre eux le r cipient n -

gatif et le r cipient positif on aura un

flux deau sup rieur en raison dune

dif f rence de potentiel plus impor-

tante.

Comme pour les mesures de poids, qui

peuvent tre exprim es en kilogrammes

  • quintaux - tonnes et en hectogrammes
  • grammes - milligrammes, lunit de

mesure volt peut aussi tre exprim e

avec ses multiples appel s :

  • kilovolt
  • m gavolt

En alimentant une ampoule avec une

tension continue fournie par une pile

ou un accumulateur (voir figure 19), on

aura un fil de polarit n gative et un fil

de polarit positive. Les lectrons cir-

culeront donc toujours dans une seu-

le direction, cest- -dire, du p le n gatif

vers le p le positif avec une tension

constante.

1,5 V.

1,5 V.

1,5 V.

Fig. 15 : Une pile de 3 volts a un

d s quilibre d lectrons double par

rapport une pile de 1,5 volt.

1,5 V

1,5 V

1,5 V

1,5 V

1,5 V

ou bien alors avec ses sous-multiples

appel s :

1,5 V

1,5 V

  • millivolt
  • microvolt
  • nanovolt

Vous avez probablement souvent en-

tendu parler de tensions continues et

de tensions alternatives, mais avant

de vous expliquer ce qui les diff ren-

cie lune de lautre, il faut savoir que :

  • la tension continue est fournie par :

des piles - des accumulateurs - des cel-

lules solaires

  • la tension alternative est fournie par :

des alternateurs - des transformateurs

1,5 V

1,5 V

Fig. 16 : Une pile de 9 volts a un

d s quilibre d lectrons six fois

plus grand quune pile de 1,5 volt et

deux fois plus grand quune pile

de 4,5 volts.

ELECTRONIQUE et Loisirs magazine

8

Cours dElectronique Premier niveau

Les mesures de tension les plus utilis es

dans le domaine de l' lectronique sont :

kV =

V =

mV =

V =

kilovolt

volt

millivolt

microvolt

L E C O U R S

10

20

30 40

0

50

40

60

20

0

80

100

VOLTS

mV

Dans le tableau 1 nous reportons les facteurs

de division et de multiplication pour convertir

une tension en ses multiples et sous-multiples :

TABLEAU 1

CONVERSION

VOLT

volt

volt

volt

millivolt

millivolt

microvolt

microvolt

x

:

:

x

:

Publicité

x

x

1 000

1 000

1 000 000

= kilovolt

= millivolt

= microvolt

1 000

1 000

= volt

= microvolt

1 000

1 000 000

= millivolt

= volt

En alimentant une ampoule avec une

tension alternative de 12 volts, fournie

par un alternateur ou un transforma-

teur (voir figure 20), ce nest plus un

fil n gatif et un fil positif que nous au-

rons mais alternativement lun ou

lautre car la polarit changera conti-

nuellement. Cela revient dire que,

successivement (alternativement) cir-

culera dans chaque fil une tension n -

gative qui deviendra positive pour re-

devenir n gative, puis nouveau

positive, etc. Donc, les lectrons cir-

culeront tant t dans un sens, tant t

dans le sens oppos . Linversion de

polarit sur les deux fils ninter vient

pas brusquement cest- -dire quil

ny a pas une inversion soudaine de

polarit de 12 volts positifs 12 volts

n gatifs ou vice-versa mais de fa-

on progressive.

Cela signifie que la valeur dune ten-

sion alternative commence une va-

leur de 0 volt pour augmenter pro-

gressivement 1, 2, 3, etc. volts

positifs jusqu atteindre son maximum

positif de 12 volts, puis elle commen-

ce redescendre 11, 10, 9, etc. volts

positifs jusqu revenir la valeur ini-

tiale de 0 volt.

A ce point, sa polarit sinverse et, tou-

jours de fa on progressive, augmente

1, 2, 3, etc. volts n gatifs jusqu at-

teindre son maximum n gatif de 12

volts, puis elle commence redes-

cendre 11, 10, 9, etc. volts n gatifs,

jusqu retourner la valeur de d part

de 0 volt (voir figure 26).

Ce cycle du positif au n gatif se r p -

te linfini.

4,5 V.

Fig. 17 : TENSIONS CONTINUES - On pr l ve la tension continue des

batteries rechargeables, des piles et des cellules solaires.

Une fois de plus, nous allons vous ex-

pliquer la diff rence qui existe entre

une tension continue et une tension

alternative , avec un exemple hy-

draulique et pour ce faire, nous utili-

serons nos r cipients, lun plein deau

(p le n gatif) et lautre plein dair (p le

positif).

Pour simuler la tension continue on re-

lie les deux r cipients comme sur la fi-

gure 21.

Leau s coulera vers le r cipient vide,

et lorsquelle aura atteint le m me ni-

veau dans les deux r cipients, le d -

placement de leau cessera.

De la m me fa on, dans une pile ou

dans un accumulateur, les lectrons

n gatifs en exc s afflueront toujours

vers le p le positif, et lorsque sera at-

teint un par fait quilibre entre les

charges positives et les charges n -

gatives, ce flux cessera.

Une fois que cet quilibre est atteint,

il ny a plus de d placement d lec-

trons, la pile ne r ussissant plus four-

nir de courant lectrique. Elle est alors

consid r e comme d charg e.

Quand une pile est d charg e on la jet-

te (pas nimporte o mais dans les r -

cipients pr vus cet effet !), la dif-

f rence dun accumulateur qui, lorsquil

est d charg , peut tre recharg en

tant reli un g n rateur de tension

4,5 V

Fig. 19 : En tension continue on

aura toujours un fil de polarit

n gative et un de polarit positive.

Fig. 18 : TENSIONS ALTERNATIVES - On pr l ve la tension alternative des

alternateurs, des transformateurs et du secteur 220 volts.

PRISE 220 V

Fig. 20 : En tension alternative

les deux fils nont pas de polarit ,

parce qualternativement, les

lectrons vont dans un sens puis

dans le sens oppos .

ELECTRONIQUE et Loisirs magazine

9

Cours dElectronique Premier niveau

L E C O U R S

externe, qui se chargera de cr er nou-

veau le d s quilibre initial entre lec-

trons et protons.

Pour simuler la tension alternative, on

utilise toujours les deux r cipients, que

lon place, cette fois, sur un plan en

bascule (voir figure 22).

Une main invisible placera celui plein

deau (polarit n gative) en position

sur lev e par rapport lautre qui est

vide (polarit positive).

Tout dabord, leau s coulera vers le

r cipient vide et lorsque le flux cesse-

ra, on aura le r cipient de gauche vide

(polarit positive), et celui de droite

plein deau (polarit n gative).

A ce point, la main invisible soul -

vera le r cipient de droite en faisant

couler leau dans le sens inverse jus-

qu remplir le r cipient de gauche, et

une fois quil se sera rempli, cette

m me main le soul vera encore pour

inverser nouveau le flux de leau (voir

figure 25).

De cette fa on, leau s coulera dans

le tube reliant les deux r cipients,

dabord dans un sens, puis dans le

sens oppos .

LA FREQUENCE

unit de mesure

le HERTZ

Dans la figure 26 nous montrons le gra-

phique dune p riode de la tension al-

ternative qui, comme vous pouvez le

voir, repr sente une sinuso de compo-

s e dune alternance positive et dune

alternance n gative.

On appelle fr quence, le nombre des

sinuso des qui se r p tent en lespa-

ce dune seconde. On lexprime avec

le symbole Hz, qui signifie Hertz.

Si vous observez l tiquette qui figure

sur le compteur de votre habitation,

vous y trouverez lindication 50 Hz.

Ce nombre sert indiquer que la ten-

sion que nous utilisons pour allumer

nos lampes change de polarit 50 fois

en 1 seconde.

Les mesures de fr quence les plus utilis es

dans le domaine de l' lectronique sont :

Hz = hertz

kHz = kilohertz

MHz = m gahertz

GHz = gigahertz

Dans le tableau 2 nous reportons les facteurs

de division et de multiplication pour convertir

une fr quence en ses multiples et sous-multiples :

TABLEAU 2

CONVERSION

HERTZ

hertz

hertz

kilohertz

kilohertz

m gahertz

kilohertz

m gahertz

m gahertz

gigahertz

gigahertz

x

x

x

x

x

:

:

:

:

:

1 000

1 000 000

= kilohertz

= m gahertz

1 000

1 000 000

1 000

1 000

1 000

1 000 000

= m gahertz

= gigahertz

= gigahertz

= hertz

= kilohertz

= hertz

1 000

1 000 000

= m gahertz

= kilohertz

Fig. 21 : En tension continue

leau s coule vers le r cipient plein

dair jusqu ce que sop re un

parfait quilibre entre les deux

l ments.

Fig. 22 : En tension alternative

leau s coule vers le r cipient vide.

Fig. 23 : Quand celui-ci sest rempli,

il devient de polarit oppos e,

cest- -dire n gative.

Fig. 24 : A ce point, le r cipient plein

se l ve et leau s coule en sens

inverse.

1 seconde

ALTERNANCE

POSITIVE

ALTERNANCE

Publicité

NEGATIVE

VOLT

MAX

0 VOLT

VOLT

MAX

CC =

AC =

tension

continue

tension

alternative

Fig. 25 : Quand le r cipient de

Fig. 25 : Quand le r cipient de

gauche est plein, il se l ve pour

gauche est plein, il se l ve pour

inverser le flux.

inverser le flux.

Fig. 26 : On appelle fr quence le nombre des sinuso des qui se r p tent en

1 seconde . La fr quence se mesure en Hertz.

ELECTRONIQUE et Loisirs magazine

10

Cours dElectronique Premier niveau

L E C O U R S

1 seconde

1 seconde

1 seconde

4 Hz

10 Hz

50 Hz

Fig. 27 : Pour une

fr quence de 4 Hz, la

tension change de

polarit 4 fois par

seconde.

Fig. 28 : Pour une

fr quence de 10 Hz, la

tension change de

polarit 10 fois par

seconde.

Fig. 29 : Pour une

fr quence de 50 Hz, la

tension change de

polarit 50 fois par

seconde.

Fig. 30 : A laide dun instrument de mesure appel oscilloscope, il est possible

de visualiser sur l cran, le nombre de sinuso des pr sentes en 1 seconde.

Le courant ne d pend en aucune fa on

de la valeur de la tension. On peut donc

pr lever 1 amp re aussi bien dune pile

de 1,5 volt que dune pile de 9 volts,

dune batterie de voiture de 12 volts

ou encore de la tension secteur de

220 volts.

Pour mieux comprendre la diff rence

existant entre volt et amp re, nous uti-

liserons nouveau leau.

Si nous relions le r servoir n gatif et

le r servoir positif avec un tube de pe-

tit diam tre (voir figure 31), le flux deau

s coulera lentement, et puisquil est

possible de comparer ce flux un

nombre d lectrons en transit, on peut

donc affirmer que quand il passe peu

deau dans le tube, dans le circuit lec-

trique s coulent peu damp res.

Si nous relions les deux r servoirs avec

un tube de diam tre plus impor tant

(voir figure 32), le flux deau augmen-

tera, cest- -dire que dans le circuit

s couleront plus d lectrons et donc

plus damp res.

Comme le volt, lamp re a ses sous-

multiples, appel s :

  • milliamp re
  • microamp re
  • nanoamp re

LA PUISSANCE

unit de mesure

le WATT

En connaissant la valeur de la tension

de nimporte quel g n rateur tel une

pile, une batterie, un transformateur

ou une ligne lectrique et la valeur du

courant que nous pr levons pour ali-

menter une lampe, une radio, un r fri-

g rateur, un fer souder etc., nous

pouvons conna tre la valeur de la puis-

sance absorb e, exprim e en watts.

LE COURANT

unit de mesure

lAMPERE

On appelle le mouvement des lectrons

de l lectrode n gative vers l lectro-

de positive, le courant. Il se mesure en

amp res.

A titre dinformation il plaira aux plus

curieux de savoir qu1 amp re corres-

pond : 6 250 000 000 000 000 000

lectrons ! qui se d placent du p le n -

gatif vers le p le positif en lespace d1

seconde.

Fig. 31 : Un tuyau troit permettra

peu deau de s couler du p le

n gatif vers le p le positif.

Fig. 32 : Un gros tuyau permettra

beaucoup deau de s couler du p le

n gatif vers le p le positif.

Une variation de 50 fois en 1 seconde

est tellement rapide que notre Sil ne

r ussira jamais remarquer la valeur

croissante ou d croissante des alter-

nances.

En mesurant cette tension avec un volt-

m tre, laiguille ne d viera jamais dun

minimum un maximum, car les va-

riations sont trop rapides par rapport

linertie de laiguille. Seul un oscil-

loscope nous permet de visualiser sur

son cran cette forme donde (voir fi-

gure 30).

Les mesures de courant les plus utilis es

dans le domaine de l' lectronique sont :

2

3

1

0

4

5

AMPERES

40

20

60 80

0

100

mA

A

mA

A

= amp re

= milliamp re

= microamp re

Dans le tableau 3 nous reportons les facteurs

de division et de multiplication pour convertir

un courant en ses multiples et sous-multiples :

TABLEAU 3

CONVERSION AMPERES

amp re

amp re

milliamp re

milliamp re

milliamp re

microamp re

microamp re

:

:

x

:

x

x

x

1 000

1 000 000

= milliamp re

= microamp re

1 000

1 000

1 000 000

= amp re

= microamp re

= nanoamp re

1 000

1 000 000

= milliamp re

= amp re

ELECTRONIQUE et Loisirs magazine

11

Cours dElectronique Premier niveau

L E C O U R S

10

20

30 40

0

50

VOLTS

10

20

30 40

0

50

VOLTS

12 V

Fig. 33 : Linstrument appel

voltm tre sapplique toujours

entre les p les positif et n gatif,

pour mesurer le d s quilibre

d lectrons qui existe entre les deux

p les. Voir les exemples des

r cipients pleins deau dans les

figures 15 et 16.

2

3

4

1

5

0

AMPERES

Fig. 34 : Linstrument appel

amp rem tre sapplique toujours

en s rie sur un fil, pour mesurer

le passage d lectrons. Les

amp res ne sont pas influenc s par

la tension, donc 1 amp re peut

s couler sous des tensions de

4,5 - 9 - 24 - 220 volts.

La formule permettant dobtenir les

watts est tr s simple :

1

0

2

3

4

5

AMPERES

0,5 A

Fig. 35 : Une ampoule aliment e par une tension de 12 volts, absorbe un

courant de 0,5 amp re et d bite une puissance lumineuse de 6 watts.

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Pour calculer la puissance, il suffit de multiplier les volts par les amp res :

12 volts x 0,5 amp re = 6 watts

En connaissant les watts et les volts,

nous pouvons conna tre les amp res

absorb s en utilisant la formule sui-

vante :

amp re = watt : volt

Une lampe dune puissance de 6 watts

devant tre aliment e avec une tension

de 12 volts, absorbera un courant de :

6 : 12 = 0,5 amp re

A pr sent que vous savez que le watt

indique la puissance, vous compren-

drez quun fer souder de 60 watts d -

bite en chaleur une puissance plus im-

por tante quun fer souder de 40

watts.

De la m me mani re, pour deux am-

poules, lune de 50 watts et lautre de

100 watts, la seconde consommera

une puissance double de celle consom-

m e par la premi re mais mettra ga-

lement le double de lumi re !

Le multiple des watts est appel :

  • kilowatt

et ses sous-multiples :

  • milliwatt
  • microwatt

Les

g n rateurs

de tension

Les g n rateurs de tension les plus

communs sont les piles que nous pou-

vons trouver dans le commerce, sous

diverses formes et dimensions (voir fi-

gure 37).

Chaque pile peut fournir, selon son mo-

d le, une tension de 1,5 - 4,5 - 9 volts.

Il existe des g n rateurs de tension re-

chargeables, dont, par exemple, les ac-

cumulateurs au nickel/cadmium

(Ni/Cd) qui fournissent une tension de

watt = volt x amp re

Les mesures de puissance les plus utilis es

dans le domaine de l' lectronique sont :

W = watt

mW = milliwatt

W = microwatt

Une lampe de 12 volts - 0,5 amp re

absorbe donc une puissance de :

12 x 0,5 = 6 watts

En connaissant les watts et les am-

p res, nous pouvons conna tre la va-

leur de la tension dalimentation, en

utilisant la formule contraire, cest- -

dire :

volt = watt : amp re

Si nous avons une lampe de 6 watts

qui absorbe 0,5 amp re, sa tension

dalimentation sera de :

6 : 0,5 = 12 volts

watts = V x A

amp res = W : V

volts = W : A

Dans le tableau 4 nous reportons les facteurs

de division et de multiplication pour convertir

une puissance en ses multiples et sous-multiples :

TABLEAU 4

CONVERSION

WATT

watt

watt

watt

milliwatt

milliwatt

microwatt

x

:

:

x

:

x

1 000

1 000

1 000 000

= kilowatt

= milliwatt

= microwatt

1 000

1 000

1 000

= watt

= microwatt

= milliwatt

ELECTRONIQUE et Loisirs magazine

12

Cours dElectronique Premier niveau

la tension, qui reste toujours de 4,5

volts, mais seulement la puissance dis-

ponible.

En pratique nous avons doubl lauto-

nomie de la pile, cest- -dire que si une

seule pile pouvait tenir allum e lam-

poule pendant 10 heures, en reliant

deux piles en parall le, nous r ussi-

rions la garder allum e pendant 20

heures.

Maintenant, reliez le positif dune pile

au n gatif de la seconde (voir figu-

re 40), puis reliez une ampoule aux

deux extr mit s des piles et vous no-

terez une augmentation de la lumino-

sit .

Ce branchement, appel s rie, a dou-

bl la valeur de la tension qui est mon-

t e de :

4,5 volts 4,5 + 4,5 = 9 volts.

Si par erreur, vous reliez le n gatif

dune pile avec le n gatif de la secon-

de pile et sur les deux extr mit s po-

sitives (voir figure 40 droite) vous re-

liez lampoule, celle-ci restera teinte

parce que les lectrons de m me po-

larit se repoussent.

Le m me ph nom ne se produit si on

branche le positif dune pile au positif

dune deuxi me pile.

Important

Nous pouvons relier en parall le ga-

lement deux - trois - quatre piles,

condition quelles d bitent la m me

tension et donc, relier en parall le deux

ou plusieurs piles de 4,5 volts ou en-

core deux ou plusieurs piles qui d bi-

tent 9 volts. Par contre, nous ne pou-

vons pas relier en parall le une pile de

L E C O U R S

10 watts

50 watts

100 watts

Fig. 36 : On peut comparer la puissance un marteau .

Un petit marteau a une puissance moindre quun marteau de dimensions plus

importantes. Cest la raison pour laquelle une lampe de 10 watts diffuse moins

de lumi re quune lampe de 100 watts, et quun moteur lectrique de 1 000

watts distribue plus de puissance quun moteur de 500 watts. Plus le nombre

de watts de la lampe, du moteur ou du circuit que nous alimentons est

important, plus sont nombreux les amp res absorb s par la source.

Procurez-vous deux piles carr es de

4,5 volts, une ampoule de 6 volts mu-

nie de sa douille et un morceau de fil

de cuivre isol plastique pour installa-

tions lectriques.

En reliant les deux extr mit s de lam-

poule une seule pile (voir figure 39),

vous verrez sallumer lampoule.

Si vous prenez les deux piles et que

vous reliez entre eux les deux p les po-

sitifs et les deux p les n gatifs, en

branchant lampoule, vous la verrez cet-

te fois encore sallumer, avec la m me

intensit que pr c demment.

Cette liaison, appel e parall le (voir fi-

gure 39), na pas modifi la valeur de

1,2 volt ou encore, des accumulateurs

au plomb (vulgairement appel s bat-

teries ), normalement install s sur

tous les v hicules et qui, g n ralement,

fournissent une tension de 12,6 volts.

Il existe aussi des g n rateurs pouvant

transformer la lumi re en une tension,

et qui sont pour cette raison appel s

cellules solaires (voir figure 17).

Certains g n rateurs fonctionnent avec

le mouvement. Par exemple la dynamo,

install e sur toutes les bicyclettes (voir

figure 18) ou les alternateurs, instal-

l s sur les v hicules, pour recharger la

batterie.

Rappel : les dynamos install es sur les

bicyclettes g n rent une tension al-

ternative.

Dans chaque appartement, on retrou-

ve les prises lectriques desquelles on

peut pr lever une tension alternative

de 220 volts.

Le g n rateur de tension appel trans-

formateur est utilis en lectronique

pour abaisser la tension alternative

220 volts du secteur des tensions

inf rieures, par exemple 9 - 12 - 20 -

30 volts. Ces m mes transformateurs

peuvent galement tres construits

pour lever une tension, par exemple

110 220 volts.

1er exercice

Le premier exercice que nous vous pro-

posons, vous permettra de constater

ce qui arrive si lon relie en s rie ou en

parall le deux sources dalimentation.

Fig. 37 : Dans le commerce, on peut trouver des piles de tensions et de

dimensions diverses. La capacit dune pile est exprim e en amp re/heure. Une

pile de 3 Ah se d charge en une heure si lon pr l ve 3 amp res, en deux

heures si lon pr l ve 1,5 amp re et en 30 heures si lon pr l ve 0,1 amp re.

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Cours dElectronique Premier niveau

L E C O U R S

10

20

30 40

0

50

VOLTS

VOLTS

13,5

4,5 V

4,5 V.

4,5 V

Fig. 39 : En reliant une pile une ampoule, celle-ci sallume.

En reliant en parall le deux piles, nous modifions seulement la capacit

de la source, donc la luminosit de lampoule ne varie pas.

En reliant en s rie (voir figure 40 gauche) deux piles, la luminosit double,

car nous augmentons le d s quilibre des lectrons.

4,5 V

9 V

Fig. 41 : En reliant en s rie une...