Minist re de lEnseignement Sup rieur et de la Recherche Scientifique
Universit Virtuelle de Tunis
Syst mes d'Information Pour LEntreprise
Urbanisation des Syst mes dInformation
Belhassen Guettat
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Syst mes d'Information Pour LEntreprise
Urbanisation des Syst mes dInformation
Semaine 13 : Urbanisation des Syst mes dInformation
Description
Urbanisation des syst mes d'information montre comment concevoir le syst me d'information
d'une entreprise et son volution selon un plan d'urbanisme informatique. A l'instar d'une ville, le
syst me d'information aura son d coupage propre par quartiers, durable, ind pendant des
technologies et ob issant au principe d'asynchronisme des relations entre les quartiers. L'urbanisme
informatique consiste donc d finir les diff rents composants d'un syst me d'information et leurs
modalit s d'assemblage. L'urbanisme informatique n'est pas une fin mais un moyen. C'est une action
permanente qui est un cadre pour une volution continue du syst me d'information, adapt e la
strat gie des entreprises, avec une grande r activit un co t ma tris . Comment une entreprise
doitelle valuer son syst me d'information par rapport l'urbanisme, comment doitelle l'urbaniser
? Lurbanisme des SI r f re la n cessit dint grer harmonieusement des soussyst mes dans un
syst me existant, et la ma trise de l volution du syst me pour que celuici soit mieux adapt aux
besoins changeant de lorganisation. La d marche de lurbanisme de S.I. consiste fondamentalement
poser 5 questions principales, et conseiller ceux qui doivent y r pondre
les
qui
lois
sont
Q1. Quelles
?
Q2. Pour une organisation donn e, quel est l tat actuel de son SI, quel est son usage r el ?
Q3. Quels sont les intentions de lorganisation concernant l volution de son S.I. ?
Q4. Quelles sont les trajectoires praticables d volution du SI pour atteindre les buts ? Quelle
trajectoire suivre ?
Q5. Comment conduire op rationnellement le changement d cid ?
gouvernent
l volution
syst mes
des
Objectifs Sp cifiques
Comprendre les enjeux de lurbanisation.
Savoir cartographier le syst me dinformation suivant les quatre couches : m tier, fonctionnelle,
applicative et technique.
Etre capable de travailler dans une quipe de mise en place dun syst me urbanis .
Ressources Disponibles pour les Apprenants
Support de cours (Ac tates).
Diapositives parap dagogiques (suppl ment).
Documents lire et synth tiser.
tudes de cas.
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Enseignant : Belhassen Guettat
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Urbanisation des Syst mes dInformation
1. INTRODUCTION
Les concepts de l'urbanisation de l'habitat humain (organisation des villes, du territoire) ont
t r utilis s en informatique (notamment par Jacques Sassoon dans les ann es 1990 dans
le secteur bancaire) pour formaliser ou mod liser l'agencement du syst me d'information
(SI) de l'entreprise.
2. DEFINITION
2.1. D finition propos e par le Club UrbaEA:
Urbaniser, c'est organiser
la transformation progressive et continue du syst me
dinformation visant le simplifier, optimiser sa valeur ajout e et le rendre plus r actif et flexible
vis vis des volutions strat giques de l'entreprise, tout en s'appuyant sur les opportunit s
technologiques du march . L'urbanisme d finit des r gles ainsi qu'un cadre coh rent, stable et
modulaire, auquel les diff rentes parties prenantes se r f rent pour toute d cision d'investissement
dans le syst me dinformation.
2.2. D finition plus concise :
Urbaniser, c'est diriger la transformation continue du syst me dinformation pour le
simplifier durablement. On utilise le terme d'urbanisation plut t que celui d'urbanisme pour mettre
l'accent sur le travail progressif n cessaire pour faire voluer le syst me d'information vers une cible
correctement urbanis e.
3. POURQUOI URBANISER ?
Les volutions des strat gies des entreprises (regroupements et fusions, acquisitions, diversification
des offres commerciales, ecommerce, gestion de la relation client, nouveaux modes ou canaux de
distribution, partenariats, r organisation, externalisation, red ploiement des fonctions de back et
front office, etc.)
importants et accroissent
linterd pendance (d pendance mutualis e) et limbrication des applications informatiques avec le
risque de renforcer leffet plat de spaghettis du syst me d'information ou SI. Cette complexit
croissante a des cons quences sur les co ts, les dur es et les risques des projets d volution des SI.
Advertisement
impliquent des changements
structurels
Pour ma triser progressivement l volution des SI avec la r activit n cessaire et pour r duire les
co ts informatiques, une r ponse est apport e par la d marche durbanisation des syst mes
dinformation et par son prolongement au niveau de larchitecture des syst mes informatiques. Par
ailleurs, cette d marche d'urbanisation rencontre une des pr occupations des ma trises d'ouvrage :
l'alignement strat gique du syst me d'information sur le m tier.
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4. APPLICATION DES CONCEPTS DURBANISATION
Lurbanisation informatique d finit l'organisation dun syst me d'information (SI) limage
dune ville. Elle vise un SI capable de soutenir et daccompagner la strat gie de lentreprise
dans le meilleur rapport co ts/qualit /d lais. Elle permet dam liorer la r activit et de
ninvestir que dans les produits et services g n rateurs de valeur ajout e, tout en ma trisant
les charges informatiques et le retour sur investissement. Les outils d'EAI favorisent cette
d marche qui peut se mettre en Suvre :
" de mani re opportuniste : loccasion dun projet de d veloppement, de refonte ou de
maintenance,
" de mani re plus volontariste : dans le cadre dun chantier durbanisation.
4.1. Zone, quartier et bloc
L'urbanisation consiste d couper le SI en modules autonomes, de taille de plus en plus
petite : Les zones, les quartiers (et les lots si n cessaire) et les blocs (blocs fonctionnels).
Entre chaque module (zone, quartier, lot, bloc) se dessinent des zones d change
dinformations qui permettent de d coupler les diff rents modules pour qu'ils puissent
voluer s par ment tout en conservant leur capacit interagir avec le reste du syst me.
Plus particuli rement, lurbanisation vise :
"
"
renforcer la capacit construire et int grer des soussyst mes d'origines diverses,
renforcer la capacit faire interagir les soussyst mes du SI et les faire interagir avec
dautres SI (interop rabilit ),
(interchangeabilit ).
et de mani re g n rale pour le SI :
remplacer certains de ces
la capacit pouvoir
soussyst mes
renforcer
"
"
"
favoriser son volutivit , sa p rennit et son ind pendance,
renforcer sa capacit int grer des solutions h t rog nes (progiciels, l ments de
diff rentes plateformes, etc.).
4.2. Les diff rents types de zones
Dans le d coupage d'un SI on distingue habituellement diff rents types de zones :
Les zones des changes avec lext rieur du SI : acquisition/ mission de/vers les partenaires : clients,
fournisseurs, etc..
Les zones des activit s op rationnelles : gestion des op rations bancaires, gestion des op rations
commerciales, gestion des op rations logistiques internes, etc.
Les zones de gestion des donn es de r f rence communes l'ensemble du SI : les r f rentiels de
donn es structur es (donn es clients, catalogue de produits et services, etc.).
4
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Les zones de gestion des gisements de donn es : ensemble des
quotidiennement, communes l'ensemble du SI (donn es de production, etc.).
informations produites
Les zones des activit s de support : comptabilit , ressources humaines, etc.
Les zones des traitements pour laide la d cision et le pilotage : informatique d cisionnelle.
Dans le cas de tr s grandes entreprises, il est mat riellement impossible d'urbaniser la
totalit du SI dans un m me mouvement. Cela explique que l'on d coupe le SI de l'entreprise
en p rim tres autonomes ; par exemple : par grandes directions. Chaque p rim tre est alors
consid r comme un SI autonome qui est urbanis individuellement. Sa zone d' change g re
ainsi aussi bien les flux extraentreprises.
4.3. Exemple de d coupage
A titre d'illustration, une partie du d coupage du syst me d'information d'une
banque :
" ensemble des zones d'activit s op rationnelles
zone production bancaire
o
(cid:131) quartier gestion des cr dits
(cid:131)
lot gestion des cr dits immobiliers
(cid:131) bloc fonctionnel gestion d'un impay
4.4. Quatre niveaux de pr occupation
Les quatre niveaux de pr occupation indiqu s correspondent ceux du m tamod le
durbanisme, sauf la vue strat gique, qui toutefois doit int grer les aspects du mat riel, du
contexte, des ressources humaines, etc. Le mat riel se retrouve dans la vue technique du
m tamod le durbanisme.
5. LA VUE STRATEGIQUE
Cette vue est constitu e par la description des objectifs de l'entreprise, des objectifs du
syst me d'information urbaniser et de la mise en correspondance entre ces deux sortes
d'objectifs : l'alignement strat gique. Ces objectifs peuvent tre mod lis s :
soit comme une liste hi rarchique de th mes et de sous th mes,
Advertisement
soit comme un diagramme de causes et effets, ou diagramme d'Ishikawa (en ar te de
poisson), qui indique les causes (mati re, mat riel, m thode, ressources humaines, milieu /
contexte) qui produisent des effets.
"
"
La liste de th mes peut tre obtenue par l'analyse des exigences du syst me. L' tude du
diagramme de causes et effets doit analyser chaque type de cause :
" Mati re : cette cause comporte les enjeux de mati res premi res.
5
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" Mat riel : le mat riel inclut les mat riels informatiques et les logiciels, qui
correspondent la quatri me vue du m ta-mod le durbanisme. Cette cause peut
comporter des enjeux tr s importants de s curit .
" M thode : par exemple, comment est g r e la communication ?
" Ressources humaines : par exemple, comment le capital intellectuel est-il valu ?
" Contexte : consulter Communication, Contexte (communication), Perception de
l'environnement, Th orie des contextes.
5.1. Le syst me m tier
Le syst me m tier est constitu de lensemble des m tiers et des processus de l'entreprise et des
organisations qui y concourent. La d finition de la strat gie de l'entreprise conduit r pertorier :
"
les m tiers strat giques quelle exerce vis vis de son march et autour desquels elle
structure ses activit s et son organisation un m tier strat gique (exemples : octroi de
cr dit, courtage d'assurance, ligne de fabrication, etc.) correspond une combinaison de :
segments de march , offres commerciales ou marketing, techniques de distribution ;
les m tiers op rationnels quelle exerce dans le cadre de chacun des m tiers strat giques
(exemples : production, marketing, gestion des risques, etc.)
Les activit s exerc es par l'entreprise, sont de plusieurs types :
"
"
"
"
les activit s op rationnelles qui contribuent la fabrication des produits vendus ou
l laboration des services rendus aux clients,
les activit s de gestion,
les activit s de pilotage.
L'analyse du syst me m tier peut s'appuyer sur les techniques de BPM (Business Process
Management ou Business Process Modeling ou Gestion des processus m tier) qui visent :
" mod liser les processus de fa on transversale l'entreprise, dans le cadre d'une gestion
de programme,
" outiller ces processus pour faciliter une ex cution fluide (workflow, moteur de r gles
ou d'ex cution),
" piloter l'activit de ces processus au moyen d'indicateurs (gestion de la qualit ,
performance).
L'un des objectifs du BPM est de porter un diagnostic sur les processus de l'entreprise et de
d terminer ainsi dans quels secteurs les volutions du SI offriront le meilleur retour sur
investissement.
5.2. Le Syst me d'information
Le syst me d'information (SI) est constitu de lensemble : des objets m tiers, des
fonctions, des informations, et des r gles de gestion, utilis s par les m tiers et les processus
mis en Suvre par une m me entit organisationnelle de l'entreprise. Un SI urbanis doit
pouvoir d coupler facilement les soussyst mes dinformation supportant diff rents m tiers
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et pouvant voluer terme vers des syst mes dinformation autonomes. Par exemple, une
entreprise peut vouloir se donner terme la possibilit de s parer ses m tiers de
distribution (vente) de ses m tiers de production (gestion des produits) dans des unit s
organisationnelles distinctes. L'urbanisation dun SI combine :
la volont de pouvoir isoler certaines de ses parties pour pouvoir les faire voluer facilement
"
" et l'objectif de mutualiser (mettre en commun avec des SI d'autres partenaires) ou
d'externaliser dautres parties plus stables, moins strat giques, pour r aliser des conomies.
Pour ce faire, larchitecture fonctionnelle recense lint rieur de chaque zone, quartier et
lot, les blocs fonctionnels qui entrent dans la composition du SI pour quil supporte les
processus m tiers de l'entreprise. Le bloc fonctionnel assure :
" une coh sion forte, coh sion entre les objets quil g re et les fonctions quil assure,
" un couplage faible, soit un nombre limit d changes avec les autres blocs du SI.
La granularit du bloc fonctionnel (le niveau de maille du d coupage) doit :
"
"
faciliter sa r utilisation dans diff rents processus et renforcer la modularit du SI
favoriser son remplacement par un bloc offrant des fonctionnalit s quivalentes.
Le bloc fonctionnel constitue lunit changeable du SI. Un bloc fonctionnel est d fini par :
"
"
"
les objets m tier quil g re pour le compte du SI,
les "services fonctionnels, interfaces permettant d changer avec les autres blocs du SI, cela
inclus les flux qu'il prend en charge et ceux qu'il produit,
les fonctions qu'il regroupe (fonctions li es aux objets m tier), et les r gles de production
des donn es quil communique.
5.3. Le Syst me informatique
Le syst me informatique est constitu d'un ensemble structur :
" de composants mat riels,
Advertisement
" de composants logiciels,
" et de donn es,
permettant dautomatiser tout ou partie dun syst me d'information, et dont
ladministration et lexploitation sont assur es par une m me entit organisationnelle (unit
dadministration et dexploitation). Le syst me informatique est d crit par :
"
"
"
son architecture applicative,
son architecture technique,
son architecture physique.
Dans l' tude de l'existant, il faut prendre en compte ces trois types d'architecture, afin
d' valuer les vuln rabilit s des sousensembles, ce qui ne peut tre fait qu'en prenant en
compte les niveaux technique et physique. Pour la d finition de larchitecture cible, on peut
se limiter l'architecture applicative. L'architecture applicative d finit lensemble des
composants logiciels constituant la partie automatis e dun syst me dinformation ainsi que
leurs modalit s dassemblage et de communication. Elle est une instanciation de
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larchitecture fonctionnelle dun SI dans un environnement technique et dexploitation
donn .
Le bloc applicatif est un ensemble de composants logiciels qui pr sentent une coh rence
"
"
fonctionnelle : donn es et traitement sur les m mes objets m tiers,
technique : impl mentation globale monoplateforme
Le bloc applicatif est autonome dans la mesure o son fonctionnement doit tre
ind pendant du chemin que l'information aura suivi en amont et poursuivra en aval.
Le bloc applicatif est d crit en terme de :
" de structures de donn es quil g re,
" de proc dures fonctionnelles quil ex cute,
" de services applicatifs quil met disposition d'autres blocs ou des utilisateurs
"
les messages quil re oit (les v nements quil traite) et quil publie (les comptesrendus
d v nements ou d'op rations quil produit).
Les constituants du bloc applicatif (donn es et services) peuvent tre publics (le bloc en
donne la visibilit pour permettre dautres blocs de les utiliser) ou priv s (pour les besoins
internes du bloc).
Un bloc applicatif est un objet logiciel concret qui, dans un contexte technique donn , offre
lensemble du SI, l'impl mentation des fonctionnalit s des prises d finies par le bloc
fonctionnel correspondant. Un bloc applicatif communique avec les autres blocs par change
de messages et par appel de services.
5.4. Correspondances entre : Syst me m tier, Syst me d'information
et Syst me informatique
Le tableau ciapr s pr sente les principales quivalences de vocabulaire entre les trois
niveaux de pr occupation d finis plus haut : syst me m tier, syst me d'information et
syst me informatique.
Syst me m tier
Syst me d'information
Syst me informatique
Vue m tier
architecture fonctionnelle
architecture applicative
Processus m tier processus fonctionnel
processus applicatif
<pas d' quivalent> quartier fonctionnel
quartier applicatif
<pas d' quivalent> lot fonctionnel
lot applicatif
Activit
bloc fonctionnel
bloc applicatif
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<pas d' quivalent> <pas d' quivalent>
application
Objet m tier
information
donn e
T che
fonction / service fonctionnel
traitement / service applicatif
<pas d' quivalent> prise de type question/r ponse interface de service
<pas d' quivalent> prise de type flux/ v nement v nement et compterendu d' v nement
L'urbanisation du SI consiste d crire ces trois niveaux de SI en utilisant une vari t de
concepts d crits pr c demment. Il est d'usage de repr senter ces concepts sur un
diagramme appel m tamod le d'urbanisme. Il s'agit d'un diagramme de classes UML dans
lequel chaque classe repr sente un concept d'urbanisme.
6. METHODOLOGIE DURBANISATION
La d marche d'urbanisation s'articule sur 3 axes cl s qui s'alimentent mutuellement :
"
"
"
la mod lisation de la strat gie
Advertisement
la cartographie des syst mes existants (m tier, fonctionnels, applicatifs, techniques)
la d termination des syst mes cibles (m tier, fonctionnels, applicatifs, techniques)
La distinction forte entre existant et cible est un facteur de clarification essentiel.
La d marche d'urbanisation du SI consiste :
" d finir un SI cible, align sur la strat gie de l'entreprise,
" d terminer la trajectoire suivre pour atteindre ce SI cible.
7. CARTOGRAPHIE DU SYSTEME DINFORMATION BANCAIRE
7.1. Objectif
L'objectif de cette approche est de montrer une cartographie d'un syst me d'information
bancaire. Celleci est vue de fa on fonctionnelle m me si son objet est technique puisqu'il s'agit de
repr senter un syst me d'information.
Plut t que de pr senter une cartographie statique, nous pensons qu'il est plus opportun de restituer
une cartographie dynamique partir du traitement des op rations bancaires.
En effet, l'op ration bancaire constitue l'unit l mentaire de traitement de tous processus M tier.
D'une fa on all gorique, nous dirons que l'op ration bancaire est au syst me d'information ce que le
sang est un organisme vivant : c'est ce qui permet de l'animer.
La construction de cette cartographie est centr e sur les syst mes d'op ration M tier car ils
constituent la finalit conomique de la Banque qu'il ne faut pas perdre de vue. Celleci est
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construite partir de couches fonctionnelles et d' l ments chang s entre couches fonctionnelles
dont le sous jacent est une op ration bancaire ou son reflet en comptabilit . Au regard de cette
finalit conomique, on distingue 5 types de couches :
"
"
"
"
"
La couche r f rentiel regroupe les fonctions bancaires qui traversent les couches m tiers
aussi bien en tant que r f rentiel de donn es qu'en tant que r f rentiel de traitement. La
vocation de cette couche est de servir comme une ressource d'utilisation pour la couche
m tier sous la forme d'un service d'acc s ou d'un service m tier.
La couche d'acquisition regroupe les fonctions bancaires pouvant tre utilis es tous
moment du cycle de traitement des op rations bancaires dans le syst me d'information de la
Banque.
La couche m tier regroupe les fonctions bancaires propres aux processus m tiers. Cette
couche est utilisatrice de la couche r f rentiel, de la couche d'acquisition et de la couche de
support.
La couche de support regroupe les fonctions bancaires permettant de traiter les op rations
bancaires dans leur cycle normal de traitement.
La couche de synth se regroupe les fonctions bancaires de pilotage de l'entreprise Banque.
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7.2. La cartographie applicative d'un Syst me d'Information
bancaire
La cartographie applicative d coule logiquement de la cartographie fonctionnelle. La
cartographie fonctionnelle est charg e d'exprimer le niveau du quoi et la cartographie
applicative le niveau du comment . On ne peut bien comprendre le niveau du comment que
lorsque le niveau du quoi a bien t compris.
La cartographie applicative consiste d cliner les processus m tiers identifi s dans la cartographie
fonctionnelle en objets de traitements informatiques (modules ou services applicatifs, interfaces,
fichiers, entrep ts de donn es, r f rentiels de donn es &).
L'exemple de cartographie applicative pr sent ici, est vu travers le mode de r partition des
modules ou services applicatifs dans un syst me d'information bancaire.
Nous avons recens 2 modes de r partition :
Le mode CENTRAL : Pour des questions de volume et de coh rence d'efficacit des
contr les, ce mode constitue l'unit logique de traitement naturelle des op rations Clients.
Le mode DISTANT : Ce mode constitue l'unit logique de traitement des processus
M tiers. Ce mode se d cline de 2 postes de travail diff rents :
"
"
Le poste CLIENT LEGER qui r pond la notion d'applications ou de services m tiers
d centralis s et accessible par un r seau externe l'entreprise (type INTERNET &).
Le poste SERVEUR qui r pond la notion de serveur de domaine accessible seulement
par le r seau interne de l'entreprise (type INTRANET &).
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Exemple de cartographie applicative d'un Syst me d'Information bancaire
L gende des couleurs :
Violet = Poste CLIENT LEGER ,
Jaune = Poste SERVEUR ,
Vert = Mode CENTRAL ,
Orange = Entrep t de donn es,
Bleu roi = R f rentiels ou base de donn es.
Application : Voir dans les ressources jointes ce support le Cas RTEFrance.
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