S curit Informatique
Chapitre 2 A : Les attaques r seau
1. Introduction g n rale :
Les vuln rabilit s et les attaques possibles sur les r seaux informatiques sont si
vari es quil est illusoire de vouloir les d crire de mani re exhaustive, nous allons
n anmoins tenter de d finir les bases et de donner un bon aper u de ces attaques afin
plus facile la
de
rendre
compr hension des nouvelles variantes qui apparaissent chaque jour.
1.1. Rappel sur les r seaux
Fig.1 le principe dencapsulation
1.1.1. les protocoles de transport : TCP et UDP
les deux protocoles utilisent des ports source et destination pour diff rencier
des paquets changes diff rentes applications.
TCP : mode avec connexion :
o Une connexion doit tre tablie
Bit SYN=1 , Bit ACK = 0
SYN :
SYN + ACK: Bit SYN=1 , Bit ACK =1
ACK
Bit SYN=0 , Bit ACK = 1
o Les donn es sont compt es : Num ro de s quence.
o Les donn es sont v rifi es et acquitt es : Num ro dacquittement.
o
UDP : mode sans connexion
Port source : 80
Num ro de s quence : on commence par un num ro al atoire = ISN
Num ro
signifier jai bien re u le paquet 40012 jattend le paquet N 40013
Taille
.......
.........
dacquittement =
Bit ACK
Bit SYN
R serv
...
Port destination : 5419
ex :
40013,
Bit RST
.......
Bit FIN
.....
.....
.....
.........
Fig2. Segment TCP
Message
Client : 192.168.1.2
00 :00 :00 :1c :4f :08
Serveur : 192.168.1.50
Advertisement
ff :ff :00 :14 :1d :33
G n rer un nombre
al atoire ISN = 2000
Envoyer le msg : AB
G n rer un nombre
al atoire ISN = 4000
Envoyer le msg : H
Fig3. Etablissement dune connexion TCP (en bleu)
1.1.2. Le protocole IP :
...
@IP source
...
Fig4. Paquet IP
...
@IP destination
...
Segment TCP (voir la figure 2)
1.1.3. Le protocole Ethernet :
@MAC source
@MAC destination
Paquet IP (voir la figure 4)
Fig.5 trame Ethernet
1.1.4. R sum : Ethernet + IP + TCP:
@MAC source :00 :00 :00 :1c :4f :08
@MAC destination ff :ff :00 :14 :1d :33
@IP source : 192.168.1.2
Port source : 80
Num ro de s quence : 2003
Num ro dacquittement : 4002
Taille
.......
.........
R serv
...
@IP destination : 192.168.1.50
Port destination : 5419
ACK=1
SYN=0
RST=0
.......
FIN =0
.....
.....
.....
Message = TOC
.........
Fig6. Le message TOC apr s lencapsulation de touts les protocoles
1.1.5. Le protocole ARP : (couche internet) la place de IP
Lorsquune source souhaite envoyer un paquet une adresse IPv4, elle doit conna tre ladresse
MAC correspondante.
Pour cela :
la machine source (Client : 192.168.1.2 _ 00 :00 :00 :1c :4f :08) va mettre une
trame dite requ te ARP who has 192.168.1.50 ? tout les machine (ou le
passerelle).
Une seule machine (Serveur 192.168.1.50) r pondra avec une r ponse ARP
Advertisement
192.168.1.50
ff :ff :00 :14 :1d :33
is at
@MAC source :00 :00 :00 :1c :4f :08
Sender IP: 192.168.1.2
Sender MAC : 00 :00 :00 :1c :4f :08
@MAC destination ff :ff :ff :ff :ff :ff :ff / .. : .. : .. : .. : .. : ..
(diffusion sur tout les r seau / ou ladresse Mac du passerelle)
Target IP: 192.168.1.50
Target MAC: 00 :00 :00 :00 :00 :00
( POUR DIRE QUE JE CONNAIS PAS LADRESSE MAC)
Fig.7. Requ te ARP du client (who has 192.168.1.50 )
@MAC source : ff :ff :00 :14 :1d :33
@MAC destination 00 :00 :00 :1c :4f :08
Sender IP: 192.168.1.50
Sender MAC : ff :ff :00 :14 :1d :33
Target IP: 192.168.1.2
Target MAC: 00 :00 :00 :1c :4f :08
Fig.8. R ponse ARP du serveur ( 192.168.1.50
is at
ff :ff :00 :14 :1d :33 )
2. Techniques utilis es pour attaquer un r seau :
2.1. Usurpation didentit :
Dans les r seaux, il est possible de falsifier son identit r seau en modifiant ladresse MAC ou
ladresse IP des paquets mis, par exemple pour contourner un contr le de s curit .
2.1.1. usurpation dadresse MAC :
Les adresses MAC sont crites en dur dans les cartes r seaux lors de leur fabrication. Elles ne
peuvent donc a priori pas tre chang es. En revanche, aujourdhui il existe des outils qui
permettent denvoyer des trames Ethernet en utilisant une autre adresse MAC que celle inscrite
dans la carte.
Objectif : permettre de passer un contr le de s curit (un point dacc s permet de
restreindre son utilisation certaines adresses MAC enregistr es).
2.1.2. usurpation dadresse IP :
Il est galement possible dusurper une adresse IP source. Les paquets de donn es sont trait s
diff remment en fonction de leur adresse source.
Ex1 : Dans les r seaux, un routeur ou un pare-feu peut laisser passer des paquets
dont ladresse source indique quils proviennent dun site privil gi .
Ex2 : rsh, sous Unix, peut permettre lex cution de commandes sans demander de
mot de passe, condition que la requ te mane dune adresse IP digne de confiance
3. Attaques sur les r seaux informatiques
3.1. coute r seau (sniffer) :
L coute r seau consiste simplement capturer une image du trafic qui circule sur un brin de
r seau.
Ex : mettre la carte r seau en mode coute Promiscuous mode
Objectif : Un des buts de l coute est dexploiter le fait que de nombreuses
m thodes dauthentification transmettent des mots de passe en clair sur le r seau.
3.2. Vol dune session (hijacking)
Le vol dune session est un moyen de sintroduire dans un system sans avoir besoin de conna tre un
nom dutilisateur et un mot de passe.
Lattaquant attend quun utilisateur l gitime se connecte distance au
syst me.
Une fois que lutilisateur sest authentifi et que la connexion est tablie,
lattaquant prend le contr le de la connexion et lutilise ses fins.
v La notion de session peut sappliquer diff rents niveaux (vol de session TCP
voir exo1 TD3 , vol dune session Web, etc...)
Advertisement
3.3. IP Spoofing usurpation d adresse IP dans des paquets TCP
Dans cette attaque il y a 3 acteurs : lattaquant (PC1), la victime (PC2), lordinateur dont ladresse
IP est forg (PC3).
Pour r ussir une attaque " IP Spoofing" dans le cas d'une connexion Tcp :
Le PC3 (le propri taire de ladresse IP quon va utiliser) doit tre arr t hors service /
Denis de service / lisoler.
l'attaquant (PC1) doit remplacer son adresse IP par ladresse IP de la machine hors service
(PC3).
Lattaquant aura besoin de voir lISN utilis par la victime pour envoyer des
acquittements corrects.
Il existe 3 scenarios possibles :
3.3.1. Scenario 1 : lattaquant et lordinateur dont ladresse IP est forg dans le m me
sous r seau 192.168.1.0 :
IPattaquant
= 192.168.1.1
IPvictime
= 10.0.0.2
IPforg
= 192.168.1.3
i.
Lattaquant (PC1) envoi une demande de connexion TCP la victime (PC2) en
utilisant ladresse IP de la machine 3 :
CMD1 =
| IPsource = 192.168.1.3 | IPdestination= 10.0.0.2 | SEQ(6000) | SYN.
ii.
La victime (PC2) croit que la demande de connexion CMD1 vient de la machine 3
Elle doit envoyer une CMD2 de type SYN, ACK au PC3 (et pas lattaquant), avec
le num ro ISN (ex : 9000).
CMD2 =| IPsource = 10.0.0.2 | IPdestination= 192.168.1.3 | SEQ(9000) | SYN | ACK
iii.
Comme lattaquant (PC1) se trouve dans le m me sous r seau que lordinateur dont
ladresse IP est forg (PC3) il peut utiliser un sniffer pour analyser la CMD2 et voir
ce qui est lint rieure (c. .d. il peut voir lISN =9000) il peut envoyer un ACK
correcte : ACK=9001
iv.
Lattaquant envoi un ACK correct la victime pour confirmer la synchronisation
CMD3 =
| IPsource = 192.168.1.3 | IPdestination= 10.0.0.2 | SEQ(6001) | ACK= 9001| ACK.
v.
Si La victime fait confiance ladresse IP= 192.168.1.3, dans ce cas lattaquant
peut b n ficier des nouvelles services. Ainsi, lattaquant peut masquer sa propre
identit pour r aliser une attaque contre un serveur.
3.3.2. Sc nario 2 : lattaquant et la victime se trouvent dans le m me sous r seau
Le m me principe que le 1er sc nario, la seule diff rence que l coute se passera dans le sous
r seau o se trouve la victime et lattaquant.
3.3.3. Sc nario 3 : spoofing aveugle
Dans ce cas, lattaquant nest ni dans le sous-r seau de la cible ni dans celui de la machine dont
ladresse IP est forg e il ne sera pas capable d couter le paquet SYN-ACK il ne peut pas
voir lISN.
Solution :
Deviner lISN analyser lalgorithme de g n ration de lISN de la victime. Comment trouver
l chantillon analyser? En ouvrant quelques connexions l gitimes avec la victime.
3.4. D tournement de connexion :
Les r seaux locaux c bl s sont g n ralement commut s. Lefficacit du Sniffer est alors
Advertisement
fortement r duite puisquil ne voit que le trafic concernant la machine sur laquelle il est install .
Cette attaque consiste d tourner les paquets afin quils transitent par lui, en utilisant lune des
attaques suivante :
Empoisonnement du cache ARP : en alt rant le cache ARP, il est possible de faire
correspondre une adresse IP (victime) avec une adresse MAC diff rente (ladresse MAC
dun attaquant). la technique est d crite dans le TD et le TP
o Cons quence : les paquets destination de ladresse IP seront envoy s au travers
Ethernet ladresse MAC de lattaquant.
Empoisonnement DNS : il est possible de corrompre la correspondance entre les noms de
domaines et les adresses IP. Cela peut tre r alis en forgeant des r ponses DNS, en
modifiant le cache du serveur, ou en attaquant le serveur DNS primaire.
3.5. D couverte r seau :
Un attaquant cherchant p n trer un r seau ou une machine va devoir sinformer sur
lenvironnement cible.
La d couverte r seau consiste conna tre quelles sont les machines allum es, les ports ouverts,
les services actifs ainsi que les syst mes dexploitation utilis s dans un r seau cible.
Loutil nmap est tr s utilis pour ce genre de travaux et offre une tr s grande vari t doptions
pour atteindre les diff rents objectifs.
3.6. D nis de service :
Une attaque par Denis de service (DoS) consiste emp cher un syst me informatique de
fonctionner correctement.
3.6.1.
Inondation de requ tes SYN : SYN flooding
Cette attaque consiste envoyer tellement de demande de connexion TCP SYN vers la
cible quelle se trouve noy e et nest plus capable de r pondre aux requ tes l gitimes.
Description :
Lattaquant envoi un tr s grand nombre de demande connexion TCP.
La machine qui re oit un SYN r pond par un SYN-ACK. A ce moment, la connexion
est partiellement tablie.
la machine cible met cette connexion dans une queue de connexions qui attendent un
ACK pour compl ter la proc dure d tablissement de connexion.
Lattaquant nenvoi jamais les acquittement attendus.
o Cons quences : la queue devient satur e, ce qui emp che le syst me
daccepter de nouvelle connexionJ.
o Contre-mesure :
les connexions partiellement tablies sont effac es si elles ne sont pas
acquitt es dans un d lai raisonnable.
Utiliser une fille dattente circulaire.
3.6.2. Attaque par r flexion :
Une attaque par r flexion consiste envoyer une requ te un grand nombre de machines,
chacune allant r pondre la victime.
Ex : lattaque smurf : consiste noyer la victime par des r ponse ICMP
Lattaquant inscrit ladresse de la victime comme adresse IP source dans le paquet
ICMP.
Lattaquant envoi la requ te ICMP plusieurs machines.
Les machines qui re oivent une requ te ICMP doivent envoyer une r ponse ICMP la
victime
o Avantage : la victime naura aucun moyen de savoir qui lui veut du mal.
3.6.3. D nis de service distribu : DDoS
Consiste a utiliser un grand nombre de machines simultan ment afin dattaquer une seule cible.