Universit Sidi Mohamed Ben Abdellah
Facult des Sciences et Techniques
D partement des Sciences de La Vie
Projet de Fin dEtudes
Licence en Biologie et Sant
R alis Par Aicha ABLAD
Pr.K.FIKRI BENBRAHIM
Dr S. SENOUCI
Pr .A.HAGGOUD
Facult des Sciences et Techniques F s
Institut National dHygi ne Rabat
Facult des Sciences et Techniques F s
Pr sident
Encadrante
Examinateur
Ann e universitaire 2009-2010
REMERCIEMENTS
Je tiens remercier vivement tout ceux qui ont orient les diff rentes tapes de
ce travail jusqu son terme, par leurs estimables conseils et contributions, en
particulier, Docteur Samira SNOUCI, Chef du D partement de Microbiologie
et Hygi ne Alimentaire Institut National d'Hygi ne de Rabat.
Mes vifs remerciements vont galement Professeur Kawtar FIKRI BEN
BRAHIM pour son soutien, ses conseils et ses encouragements.
Je pr sente ma vive reconnaissance mes Professeurs, en g n ral, pour leur
soutien et leurs encouragements.
Enfin, je voudrais remercier les honorables membres du jury davoir accept de
consacrer une partie de leur pr cieux temps l volution de mon travail.
Je remercie galement mes amis ainsi que toute personne qui ma aid de pr s
et de loin au cours de ce travail, et, en particulier mon Mari.
2
DEDICACE
Je d die ce modeste travail :
Mes parents :
Gr ce vos tendres encouragements et grands sacrifices, vous avez su cr er le
climat affectueux propice la poursuite de mes tudes.
Aucune d dicace ne saurait exprimer mes respects, mes consid rations et mon
profond amour pour vous.
Je prie Dieu de vous pr server et de veiller sur vous et jesp re que serez
toujours fi re de moi.
Mon Mari :
Gr ce vos encouragements et votre aide en mati re Informatique.
Je prie Dieu de vous pr server et de veiller sur vous et jesp re que serez
toujours fi re de moi.
A tous mes Professeurs et mes amis de classe :
Votre collaboration et votre aide mont t tr s pr cieux.
3
SOMMAIRE
INTRODUCTION&&&&&&&&&&&&&...&&&&&&&&&&&1
I.PRESENTATION DE LA STRUCTURE DACEUIL&&&&...&&&..3
I.1.D partement Microbiologie et Hygi ne Alimentaire &&&&&&&&&&3
I-2.Missions du D partement de Microbiologie et Hygi ne Alimentaire&&...&&3
I-3.Activit s du d partement de Microbiologie et Hygi ne Alimentaire...............4
II.MICROORGANISMES RECHERCH S DANS LES ALIMENTS&&&...4
II.1.Flore M sophile A robie Totale&&&&&&&&&&&&&&&&..&.....4
II.2.FloreFongique&&&&&&&&&&&&&&&&&................................. 5
II.3.Coliformes Totaux et Coliformes F caux&&&&&&&&&.....&&&....6
II.4.Ana robies SulfitoR ducteurs&&&&&&&...&&&&&&&&&&&...6
II.4.1Sources de contamination et pr vention...........................................................7
II.5.Staphylococcus aureus&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&.&...7
II.5.1.Caract res culturaux&&&&&&&&&&&&..&&&&&&&&&...7
II.5.2.Potentiel Enzymatique&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&& 8
II.5.3.Sources de contamination et Pr vention&&&&&&&&&&&&..&.....9
II.5.4.Pouvoir pathog ne chez lHomme&&&&&&&&&&&&..&&&&.9
II.6.Salmonella&&&&&&&&&..&&&&&&&&&&&&&&&&&9
II.6.1.Caract res morphologiques&&&&&&&&.&&&&&&&&&&&10
II.6.2.Sources de Contamination et Pr vention&&&&&&&&&&&&&&10
II.7.Listeria monocytogenes&&&&&&&&&&&..&&&&&&&&&&&&.10
II.7.1.Caract res morphologiques&&&&&&&&&&&&&.&&&&&... 10
II.7.2.Sources de contamination et Pr vention&&&&&&&&&&&&&.....10
II.7.3.Mode daction&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&.....11
II.8.Campylobacter jejuni et Campylobacter coli &&&&&&&&&&&&.12
II.8.1. Caract res culturaux&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&...12
II.8.2.Sources de Contamination et Pr vention&&&&&&&&&&&&&&.12
II.8.3.Pouvior Pathog ne&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&..13
II.9.Vibrio parahaemoloticu&&&&&&&&&&&&&..&&&&&&&...13
II.9.1.Caract res culturaux&&&&&&&&&&&&&&&&&...&&&&.13
II.9.2.Habitat&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&...&&&.13
II.9.3.Pouvoir Pathog ne&&&&&&&&&&&&&&&&&&&...&&...14
III.MALADIES DORIGINE ALIMENTAIRE&&&&&&&&&&&&.....14
III.1.Salmonelloses&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&...14
III.2.Campylobact rioses&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&..15
IV.3.Listerioses&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&.16
Partie Mat riel et M thodes
I.Pes e&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&...&..18
II.Recherche de la Flore M sophile A robie Totale&&&&&.&........................18
II.1.Pes e ,Dilution et Homog n isation&&&&&&&&&&&&&&&......18
II.2.Isolement et D nombrement&&&&&&&&&&&&&&&&&&&18
III.Recherche de la Flore Fongique&&&&&&&&&&...................................19
III.1.Pes e,Dilution et Homg n isation&&&&&&&&&&&..&&&&&..19
III.2.Isolement et D nombrement&&&&&&&&&&&&&&&&&.........19
IV.Recherche des Coliformes Totaux et Coliformes F caux&&&&....&&....20
4
IV.1.Pes e,Dilution et Homog n isation&&&&&&&&&&&&&&&&.20
IV.2.Isolement et D nombrement&&&&&&&&&&&&&&&&&&....20
V.Recherche des Ana robies SulfitoR ducteurs&&&&&.&&&&&&&.&21
V.1.Pes e, Dilution et Homog n isation&&&&&&&&&.&&&&&........21
V.2.Isolement et D nombrement&&&&&&&&&&&&&&&&&&&.21
VI. Recherche de Staphylococcus aureus&&&&&&&&&&&&&&&....22
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VI.1.Pes e, Dilution et Homog n isation&&&&&&&&...&&&&&&&.22
VI.2.Isolement et D nombrement&&&&&&&&&&&&&&&&&&&.22
VI.3. Test de confirmation&&&&&&&..&&&&&&&&&&&&&......23
VII. Recherche de Salmonella&&&&&&&&.&&&&&&&&&&.........23
VII.1.Pr enrichissement&&&&&&&&&&&&&&&&..&&&&&.....23
VII.2.Enrichissement&&&&&&&&&&&&&&&&&&..&&&&&..24
VII.3.Isolement s lectif&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&.&&...24
VII.4.Identification&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&...............24
VIII. Recherche de Listeria monocytogenes&&&&&&&&&&&.&&........25
VIII.1.Pr enrichessement&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&..&&25
VIII.2.Enrichissement&&&&&&&&&&&&&&&&&&.&&&&......26
VIII.3.Isolement s lectif&&&&&&&&&&&&&&&&&&&.&.&.....26
VIII.4.Tests de Confirmation Identification biochimique&&&&&&&.&&...26
..
CONCLUSION ET RECOMMANDATION&&&&&&&&& &&&......28
R f rences
Annexes
5
INTRODUCTION
Les microorganismes pr sents dans les denr es alimentaires peuvent provoquer des modifications
organoleptiques, alt rer les qualit s marchandes des produits ou constituer un danger pour la sant
publique, en raison de leur pouvoir pathog ne pour lHomme.
Lexamen microbiologique est un outil incontournable d valuation du niveau de la contamination
des denr es alimentaires et de la nature de leur microflore. Il est tr s largement utilis , dans le cadre
du contr le officiel et des autocontr les mis en oeuvre par les industriels, pour garantir la salubrit
des denr es qu'ils commercialisent (1).
La mise en place progressive des principes de l'assurance s curit dans l'ensemble de l'industrie
agroalimentaire et l volution r cente du cadre r glementaire conduisent, cependant, s'interroger
sur l'int r t r el des examens microbiologiques des aliments. Il s'av re n cessaire de prendre en
compte les principes des techniques de tels examens et les limites de leur emploi, pour optimiser
leur utilisation dans ce contexte et parvenir garantir la protection de la sant du consommateur(1).
La s curit alimentaire, dont la qualit microbiologique des aliments en est une composante
essentielle, repr sente un enjeu consid rable. Sur le plan du commerce international, la s curit
alimentaire un r le vident jouer, dans la pr vention des maladies dorigine alimentaire et, par
voie de cons quence, elle participe la ma trise des d penses de sant (1).
La ma trise des risques microbiologiques repose sur le respect des r gles dhygi ne, tout au long
des fili res de production, de transformation et de distribution et sur la validation des pratiques
industrielles, par lanalyse du produit fini. La s curit alimentaire n tant pas n gociable et
lexigence dinnocuit microbiologique toujours plus forte, la parfaite ma trise de la contamination
est indispensable. Elle repose sur une bonne connaissance du monde microbien et fait appel au
g nie des proc d s, pour prendre en compte et ma triser les ph nom nes microbiens de fa on tr s
rigoureuse et chaque tape de la production, ceci, de la mati re premi re la distribution (2).
En effet, par rapport aux autres agents de contamination chimique ou particulaire, les
microorganismes ont une propri t importante et remarquable, car ils sont capables de se
reproduire, surtout, lorsque les conditions sont favorables cette reproduction, ce qui est souvent le
cas pour les microorganismes des produits naturels et alimentaires (2).
6
Ainsi, pour de telles raisons, les microbiologistes s'int ressent aux aliments, et, principalement, pour
quatre dentre elles :
- Pour des raisons conomiques, puisque, pendant leur fabrication et/ou leur stockage, les aliments
sont alt r s par l'oxydation, l'action des enzymes qui y sont pr sents et par des microorganismes
(bact ries, virus, parasites, champignons, invert br s..) qui sy multiplient et les rendent impropres
la consommation. En effet, l'alt ration microbienne est la plus fr quente, car tous les aliments sont
des substrats ventuels pour les microbes. Il est donc n cessaire de suivre la qualit
microbiologique des aliments, pour viter des pertes de production, pour les industriels, ou une
mauvaise publicit , lors dintoxications alimentaires.
- Pour des raisons de sant publique, puisque les aliments peuvent devenir toxiques, sous l'action de
certains microorganismes, ce qui aura donc des cons quences sur la sant des consommateurs. En
effet, la qualit microbiologique des aliments est donc surveill e par des organismes comp tents,
afin d viter des intoxications alimentaires.
- Pour respecter la l gislation, car diverses lois imposent des contr les r glement s.
- Pour le suivi ou la s lection de microbes utiles , dans le cas de processus industriels, pour leur
utilisation, dans la production d'aliments (yoghourt, fromage, pain, ...) (3).
7
I. PRESENTATION DE LA STRUCTURE DACEUIL
LInstitut National dHygi ne (INH) du Maroc est sous la tutelle du Minist re de la Sant et
constitue lorgane de r f rence en mati re de biologie m dicale et environnementale.
Institut tatique, lInstitut National dHygi ne (INH) prend en charge des probl mes d'hygi ne et
d' pid miologie au Maroc. Son champ d'intervention est tr s vaste et ses laboratoires jouent le r le
de supports technique et scientifique aux diff rents programmes sanitaires tels que la tuberculose, le
paludisme, la bilharziose, les leishmanioses, les m ningites, les maladies ent riques, le chol ra, les
salmonelloses, les infections sexuellement transmissibles, l'infection VIH, la poliomy lite, la
rougeole et la grippe.
LINH se compose de neuf (09) D partements tels que G n tique M dicale, Bact riologie
M dicale, Immunologie et Virologie, Parasitologie et Mycologie, Biochimie et H matologie,
Anatomopathologie, Microbiologie et Hygi ne Alimentaire, Toxicologie et Hydrologie et le Service
du Bureau des Laboratoires.
I.1 D PARTEMENT DE MICROBIOLOGIE ET HYGI NE ALIMENTAIRE
Le D partement de Microbiologie et Hygi ne Alimentaire (MHA) de lInstitut National dHygi ne
(INH) constitue le laboratoire national de r f rence, pour le Minist re de la Sant , et reste lun des
piliers des enqu tes pid miologiques men es par le Minist re de la Sant .
Les principales missions du D partement de Microbiologie et Hygi ne Alimentaire (MHA) sont
d'assurer et de mener bien toutes les analyses microbiologiques des eaux et des denr es
alimentaires, aussi bien pour les services publiques que pour le secteur priv et de former les
techniciens des laboratoires.
I.2. Missions du D partement de Microbiologie et Hygi ne Alimentaire
Lune des missions principales du D partement de Microbiologie et Hygi ne Alimentaire (MHA)
est le renforcement du syst me d' pid miosurveillance des toxiinfections alimentaires collectives
(TIAC), par l'introduction de nouvelles techniques sp cialis es et dune m thodologie d' tudes au
laboratoire qui fournira une information exacte et utile pour lutter contre l' pid mie, tout en
accordant une place importante la coordination des activit s du microbiologiste et de
l' pid miologiste.
8
Le souci primordial du D partement de Microbiologie et Hygi ne Alimentaire (MHA) est
l' largissement de l' ventail des prestations en bact riologie alimentaire, par l'introduction
danalyses sp cialis es vis e diagnostique, afin de prendre en charge les microorganismes des
maladies r mergentes.
Ainsi, par la cr ation d'unit s de r f rence telles que l'unit de r f rence de Listeria monocytogenes,
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l'unit de Clostridium botulinum, l'unit de Campylobacter Coli, l'unit de Legionella, &, le
D partement de Microbiologie et Hygi ne Alimentaire (MHA) se veut tre performant.
I.3. Activit s du D partement de Microbiologie et Hygi ne Alimentaire
Le D partement de Microbiologie et Hygi ne Alimentaire effectue les analyses microbiologiques
des denr es alimentaires de toutes cat gories, des eaux de toutes natures, des chantillons de
lenvironnement quel que soit leur origine, des produits cosm tiques, des d sinfectants &, selon
des crit res, des normes et des r glementations nationaux et internationaux en vigueur.
II. MICROORGANISMES RECHERCH S DANS LES ALIMENTS
Trois
types de microorganismes sont conventionnellement recherch s,
lors de
lanalyse
microbiologique des denr es alimentaires. Il sagit des microorganismes responsables de
lalt ration, des microorganismes indicateurs de la contamination f cale et des microorganismes
pathog nes responsables de toxiinfections alimentaires (4).
Parmi les microorganismes responsables de lalt ration des aliments, se trouvent la Flore M sophile
A robie Totale (FMAT) et la Flore Fongique constitu e par les Levures et Moisissures. Les
microorganismes dits indicateurs de contamination f cale sont les Coliformes Totaux et les
Coliformes F caux. Les microorganismes pathog nes
responsables de
toxiinfections
alimentaires sont les Ana robies SulfitoR ducteurs (ASR), Staphylococcus aureus, Salmonella sp,
Listeria monocytogenes, Campylobacter jejuni et Campylobacter coli, Vibrio cholerae et Vibrio
parahaemolyticus.
II.1. Flore M sophile A robie Totale
La Flore M sophile A robie Totale (FMAT) est un indicateur sanitaire qui permet d valuer le
nombre dUnit Formant Colonie (UFC) pr sent dans un produit ou sur une surface. Lunit de
d nombrement est lUnit Formant Colonie, car une colonie observable, sur la surface du milieu
g los est le r sultat dun microorganisme vivant isol partir dune spore ou encore dune
association de microorganismes.
9
Th oriquement, il sagit alors de rechercher la flore thermophile dont la temp rature optimale de
croissance se situe +45 C, la flore m sophile dont la temp rature optimale de croissance se situe
entre +20 C et +40 C et la flore psychrophile dont la temp rature optimale de croissance se situe
+20 C. Leur isolement se faisant sur un milieu g los dit ordinaire ou nutritif, la plupart des
microorganismes se d veloppe, sauf les microorganismes exigeants et les microorganismes
ana robies stricts. Il est donc pr f rable de parler de Flore M sophile A robie +30 C, plut t que
de Flore Totale (5).
II.2. Flore Fongique
Les levures sont des organismes unicellulaires qui se divisent par fission et par bourgeonnement.
tant donn leur grande capacit dadaptation de nombreux substrats, les levures sont tr s
largement r pandues dans lenvironnement et se retrouvent de fa on normale dans le lait. Ce sont
des champignons, chez les lesquels la forme unicellulaire est pr dominante. Elles sont class es par
genre et par esp ce et sont regroup es au sein de famille, selon leur morphologie et leur mode de
reproduction. Parmi elles, se trouvent, notamment, Geotrichum Candidum et Saccharomyces
cerevisiae.
Les moisissures sont des organismes pluricellulaires qui se propagent par leurs spores. Tout comme
les levures, les moisissures peuvent tre v hicul es par lenvironnement et se retrouver dans le lait
et dans le fromage. Ce sont des microorganismes filamenteux qui sont diss min s par l mission
des spore (6) .Les concentrations de moisissures ambiantes ne causent pas deffets sur la sant de la
majorit des personnes. Cependant, dans des situations o ces concentrations sont anormalement
lev es ou dans le cas de certaines personnes souffrant de probl mes respiratoires ou ayant un
syst me immunitaire d ficient, lexposition aux moisissures peut favoriser lapparition de
sympt mes de maladies. Les effets ressentis d pendent des esp ces pr sentes, de leurs produits
m taboliques, de la concentration et de la dur e de lexposition ainsi que de la susceptibilit
individuelle.
Les principaux effets sur la sant associ s une exposition aux moisissures sont les r actions
dhypersensibilit (allergie), les infections et lirritation. Mais, il sagit l de transmission par
a rosols et non de dinfection par contamination alimentaire (7).
II.3. Coliformes Totaux et Coliformes F caux
Les coliformes fermentent le lactose +30 C, avec production de gaz. La fermentation du lactose
avec production de gaz est recherch e dans un milieu nutritif sp cifique additionn de sels biliaires
et de vert brillant. Parmi les coliformes totaux, les coliformes thermotol rants ou f caux fermentent
le lactose, la temp rature de +44 C.
10
Les coliformes sont recherch s dans les aliments, car ce sont de bons marqueurs de l'hygi ne de
leurs manipulations. D'origine f cale, ils sont retrouv s dans les eaux us es et le sol. tant des
bact ries vivant dans les intestins d'animaux ou de lHomme, leur pr sence indique alors une
pollution f cale, dans le milieu hydrique. Ainsi, ils sont connus comme tant des organismes
indicateurs de la qualit de l'eau. Cependant, ils ne provoquent pas d'intoxications alimentaires,
lexception de Escherichia coli O157:H7 qui est un s rotype particulier responsable de plusieurs
pathologies, dont la colite h morragique, le syndrome h molytique et ur mique (SHU), et le
purpura thrombotique thrombocytop nique (PTT). Cette bact rie, potentiellement mortelle, se
trouve g n ralement l'int rieur des intestins des bovins. Elle est ainsi responsable de beaucoup
d'intoxications alimentaires caus s par de la viande hach e dites maladie du hamburger .
Toutefois, on a trouv r cemment cette bact rie dans des plantes vertes, tels des pinards(8).
II.4. Ana robies SulfitoR ducteurs
Les ana robies sulfitor ducteurs sont des microorganismes qui se multiplient, en absence dair, au
cSur des produits, leur r sistance la cuisson tant alors remarquable. Clostridium perfringens est
lexemple typique de microorganismes ana robies sulfitor ducteurs.
Elles deviennent pathog nes quand elles p n trent accidentellement dans l'organisme par voie
cutan e ou intestinale et y produisent leur toxine qui va ensuite alt rer les fonctions de d fense de
l'organisme. Clostridium perfringens est une bact rie tr s ubiquitaire largement r pandue dans tout
l'environnement (sol, s diments, cadavres, poussi res, surface des v g taux, etc.). Elle est
responsable d'intoxications alimentaires qui surviennent uniquement, apr s la consommation
d'aliments fortement contamin s par une souche ent rotoxinog ne. Une partie des bact ries ing r es
est tu e au niveau de l'estomac (pH tr s acide, milieu riche en prot ases, inhibition par la flore
digestive r sidente. Mais, lingestion dun nombre important de Clostridium perfringens entra ne sa
multiplication, dans le contenu de l'intestin gr le (108-109 UFC.g-1). Ensuite, leur sporulation
synth tise l'ent rotoxine qui, lib r e apr s lyse de la paroi bact rienne, interagit avec les ent rocytes
provoquant une fuite d'eau et d' lectrolytes. De ce fait, Clostridium perfringens est retrouv en
nombre sup rieur 106 UFC.g-1, dans les selles des malades (9).
II.4.1. Sources de contamination et Pr vention
Dans les aliments, l'intoxication alimentaire est g n ralement li avec des arrangements impliquant
de grandes quantit s de nourriture, particuli rement de plats de viande et de volaille, g n ralement
pr par s l'avance et laiss s refroidir lentement, ou insuffisamment r frig r s. Les viandes
produites lamin s, les volailles farcies et les tartes offrent des conditions de croissance favorables
au transfert de la contamination. La cuisson des potages, des rago ts et des sauces cr ent des
Advertisement
conditions ana robies id ales, pendant le refroidissement, pour la germination des spores.
11
La maladie est le plus souvent due lingestion de produits carn s, particuli rement les viandes
r chauff es, qui ont t cuits pr alablement en masse dans les lieux de restauration rapide.
Les mesures pr ventives qui peuvent tre prises pour viter la maladie sont :
- dassurer la manutention des aliments,
- davoir une bonne hygi ne personnelle et une formation ad quate en s curit alimentaire,
-
tre pleinement conscients des risques encourus dans la cuisine grande chelle, en
particulier des plats de viande,
- dveiller ce que des temp ratures ad quates soient atteintes lors de la cuisson,
- dassurer le refroidissement rapide des aliments cuits en les divisant en petites quantit s et
en r alisant leur r frig ration dans des contenants peu profonds (moins de 10 cm de
profondeur),
- de stocker des aliments froids en dessous de +4 C, pour emp cher la multiplication des
bact ries et des toxines produites,
- de r chauffer des aliments, jusqu' ce que la vapeur chaude en soit d gag e,
-
et, de bien laver les fruits et l gumes l'eau claire et potable avant usage (10).
II.5. Staphylococcus aureus
Staphylococcus aureus est, comme tous les staphylocoques, une bact rie sous forme cocci Gram
positif, de 1 m de d'un diam tre environ, apparaissant en amas l'examen microscopique. Il est
immobile, non sporul et ne pr sente pas de capsule visible au microscope optique.
II.5.1. Caract res culturaux
Staphylococcus aureus cultive facilement sur des milieux ordinaires, en a robiose comme en
ana robiose, en formant, sur milieux solides, des colonies lisses, luisantes et bomb es, plus ou
moins pigment es en jaune dor d'o l'appellation de staphylocoque "dor ". En milieu liquide, il
produit, dans le bouillon, un trouble homog ne.
Staphylococcus aureus n'a pas d'exigences particuli res. Si les conditions id ales de croissance sont
une temp rature de +37 C et un pH de 7,5, de grandes variations sont tol r es. Comme tous les
Micrococacceae, il se multiplie dans des milieux contenant une concentration de 75 g.L-1 de
chlorure de sodium (NaCl).
II.5.2. Potentiel Enzymatique
Outre les enzymes n cessaires aux fonctions m taboliques d crites ci-dessus, Staphylococcus
aureus a la capacit de synth tiser plusieurs enzymes telles que la catalase qui existe chez tous les
Micrococacceae, la coagulase, la d soxyribonucl ase, la phosphatase, la hyaluronidase, la
fibrinolysine, la lipase et la prot olysine.
12
La pr sence d'une coagulase identifie, en pratique courante l'esp ce Staphylococcus aureus. La
coagulase libre est une prot ine diffusible, r agissant comme la prothrombine et coagulant, en
quelques heures, le plasma citrat de l'Homme ou du lapin. La forme li e, r agit directement avec
le fibrinog ne, entra nant l'agglutination de Staphylococcus mis en contact avec du plasma.
L'activit de toutes ces enzymes explique, en partie, la physiopathologie de l'infection
staphylococcique.
Le pouvoir pathog ne de Staphylococcus aureus tient galement la production d'un grand nombre
de substances diffusibles. L'h molysine ou staphylolysine est cytotoxique et cytolytique. Elle a
un effet n crotique sur la peau li son effet vasoconstricteur. Quant la leucocidine, elle agit sur
les granulocytes, les macrophages et les basophiles et provoque leur immobilisation puis leur
d granulation et leur lyse.
Certaines souches de Staphylococcus aureus laborent cinq toxines prot iques responsables de
toxiinfections alimentaires dites ent rotoxines staphylococciques A, B, C, D, E.
La toxine du syndrome de choc toxique est une toxine pyrog ne et l tale dite toxine du syndrome de
choc toxique ou TSST (20).
II.5.3. Sources de Contamination et Pr vention
Les aliments qui sont souvent impliqu s dans des intoxications alimentaires staphylocoques sont
la viande et les produits base de viande, la volaille, les Sufs, des salades, le thon, les pommes de
terre et les macaronis. Sont galement impliqu s les produits de boulangerie (11).
II.5.4. Pouvoir pathog ne chez lHomme
Staphylococcus aureus est un microorganisme pyog ne responsable de la plupart des infections
suppur es de la peau et des muqueuses. Il "surinfecte" souvent les plaies n glig es. Les principales
staphylococcies cutan es focales sont dues la p n tration de Staphylococcus aureus au niveau des
annexes de la peau (follicules pilos bac s, glandes sudoripares) ou dans les muqueuses l'occasion
d'une plaie, m me minime. Elles donnent lieu des folliculites, furoncles, sycosis, anthrax, orgelets,
hidrosad nites, panaris, onyxis, imp tigo et abc s localisations vari es (sein, fesse, marge de
lanus, aisselle, aine ....). Plus rares sont les conjonctivites, les angines, les phlegmons de
l'amygdale, les otites et les sinusites.
Les manifestations intestinales provoqu es par les staphylocoques se pr sentent sous deux formes :
les toxiinfections alimentaires sont les plus fr quentes : il s'agit de troubles digestifs provoqu s par
l'ingestion d'aliments contenant l'ent rotoxine pr form e, d'incubation tr s courte (une heure six
heures apr s le repas) et voluant sans fi vre. Lent rocolite aigu pseudomembraneuse, plus rare,
13
survenant chez des sujets ayant re u une antibioth rapie qui a s lectionn une souche intestinale de
St. aureus r sistante au traitement et s cr trice d'ent rotoxine (12).
II.6. Salmonella
Salmonella, pr sente dans le tube digestif des animaux et de lHomme et pouvant tre alors
lorigine de toxiinfections alimentaires tr s graves, est d truite par la cuisson. Cependant, les
nombreuses esp ces de Salmonella diff rent entre elles, quant leur pouvoir pathog ne. Bien que la
plupart des esp ces puissent se retrouver dans les aliments, il est essentiel de prendre en
consid ration celles qui sont lorigine de toxiinfections plut t que celles qui sont lorigine des
maladies infectieuses graves (fi vres typho des et paratypho des).
II.6.1. Caract res morphologiques
Salmonella est une bact rie en forme de b tonnet, Gram n gatif, ana robie facultative, non sporul ,
principalement mobile, avec un diam tre de 0,7 m 1,5 m, une longueur de 2 5 m, et des
flagelles p ritriches. Lobtention de leur nergie se fait par les r actions d'oxydation et les r actions
de r duction, partir de sources organiques (13).
II.6.2. Sources de Contamination et Pr vention
Les sources de contamination par Salmonella sont le manque dhygi ne lors des manipulations, une
contamination initiale de la mati re premi re (surtout volailles, Sufs) et des contaminations crois es
possibles par linterm diaire des manipulations et/ou des surfaces de travail. La pr vention contre
de telles sources de contamination serait de veiller au nettoyage des mains, du mat riel et des
surfaces de travail et de veiller la qualit des mati res premi res (14).
Par ailleurs, il est important de bien cuire les aliments, en particulier les viandes et les oeufs. Il faut
aussi bien faire r chauffer les pr parations d j cuites, bien congeler et bien d congeler. Il faut
toujours s parer les aliments non cuites des aliments cuits ou pr ts tre consomm s.
Il faut toujours viter les contaminations crois es, en veillant laver correctement l'endroit o des
pr parations ult rieures seront effectu es. Sinon d'autres aliments risquent d' tre contamin s quand
ils seront d pos s cet endroit (23).
II.7. Listeria monocytogenes
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L. monocytogenes, appartenant au genre Listeria et division des Firmicutes, doit son nom Joseph
Lister. Listeria monocytogenes est la seule esp ce du genre Listeria pathog ne pour l'Homme.
II.7.1. Caract res morphologiques
Listeria monocytogenes est un bacille de petite taille, non sporul , ana robie facultatif, ubiquitaire
(sol, v g taux, eau), Gram positif, synth tisant une catalase, mobile +25 C. Elle est mobile,
14
gr ce ses flagelles. Selon certaines tudes, 1 10 % des humains seraient porteurs sains de
Listeria monocytogenes dans leur intestin.
II.7.2. Sources de Contamination et Pr vention
Il existe plusieurs sources possibles de transmission de la maladie. Chez lhomme, la transmission
de la m re au fStus, par la voie h matog ne (list riose cong nitale), peut se faire par voie digestive
ou par voie respiratoire (infection amniotique, aspiration des microorganismes situ s au niveau du
col de l'ut rus ou dans le vagin). Les infections nosocomiales sont des sources dinfections
transmissibles, lors dactes th rapeutiques. Une transmission dite directe, par un simple contact, est
aussi possible. Une transmission indirecte se fait par linterm diaire dun vecteur inanim comme
les produits dorigine animale (15).
Listeria monocytogenes, tant une bact rie pathog ne opportuniste, attaque pr f rentiellement les
sujets dont le syst me immunitaire est perturb . Cest le cas des personnes g es, des femmes
enceintes, des nouveau-n s et des personnes immunod prim es telles que les canc reux, les
transplant s, les personnes d pendantes aux narcotiques et au tabac, les personnes diab tiques mal
quilibr s et les alcooliques. En effet, la list riose est la troisi me infection n onatale, apr s les
infections Escherichia coli et Streptococcus.
En effet, la bact rie ing r e dans une nourriture quelconque (viande, l gume, fromage..) peut
traverser la paroi intestinale et induire divers sympt mes tels quun tat pseudogrippal
apparemment b nin, notamment, chez la femme enceinte. Les sympt mes sont plus importants chez
le foetus o la contamination in utero, au moment de laccouchement, se traduit par des formes
septic miques g n ralis es, donnant un avortement ou des complications qui surviennent d s la
naissance et/ou des formes tardives se traduisant par une m ningite. Chez les sujets fragiles,
linfection peut se
traduire par des atteintes enc phalites neurom ning es. Chez
les
immunocomp tents, peut survenir un syndrome pseudo grippal, avec fi vre, souvent inapparent.
La pr vention serait la prise de pr cautions multiples, afin de lutter contre la list riose chez les
femmes enceintes, les patients immunod prim s et les personnes g es, d viter la consommation
de fromages p te molle au lait cru, denlever les cro tes de fromages avant leur consommation,
d viter la consommation de fromages vendus d j r p s, d viter la consommation de poissons
fum s et d viter la consommation de graines germ es crues (soja, luzerne,&) (16).
II.7.3. Mode daction
Listeria monocytogenes, capable de r sister la d gradation lysosomiale, par chappement des
phagosomes (v sicule de phagocytose), produit des toxines qui d sorganisent la membrane du
phagosome. Une fois dans le cytosol, Listeria monocytogenes peut alors d tourner le cytosquelette
d'actine son profit, pour se d placer et se propager vers d'autres cellules en r p tant les m mes
actions.
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Deux des ses prot ines de surface (InIA et InIB), en se fixant sur des r cepteurs sp cifiques
(E-Cadherine et Met) du placenta, permettent
la bact rie de
traverser
la barri re
h matoenc phalique. La bact rie passe alors d'une cellule l'autre, en se propulsant dans la cellule
infect e, en crevant la membrane plasmique de l'h te et de la cible. Elle d tourne la machinerie
cellulaire et le cytosquelette d'actine, pour favoriser la polym risation des monom res d'actine en
une com te qui la propulse. La prot ine (Act A), activateur des facteurs de nucl ation de l'actine,
qui provoque le recrutement et la polym risation d'actine (16).
II.8. Campylobacter jejuni et campylobacter coli
Campylobacter jejuni et Campylobacter coli, esp ces les plus fr quemment isol es chez lHomme
infect ou malade, peuvent tre transmis de lanimal lHomme, par un contact direct avec les
animaux ou par le biais de la consommation ou de la manipulation de produits alimentaires
dorigine animale contamin s.
II.8.1. Caract res culturaux
Campylobacter
jejuni
et Campylobacter Coli
sont des bact ries
thermotol rantes,
Gram n gatif, tr s mobile, n cessitant pour une croissance optimale des conditions de
microa rophie, une temp rature de +42 C. Lajout dantibiotiques s lectifs, dans les milieux
disolement sont plus que n cessaires, partir d chantillons de produits alimentaires.
La sous-esp ce jejuni et, bien plus fr quemment, isol e que la sous-esp ce doylei. Campylobacter
jejuni et Campylobacter Coli sont les 2 esp ces pathog niques dint r t majeur car ce sont des
agents zoonotiques (16).
II.8.2. Sources de Contamination et Pr vention
La source primaire des infections Campylobacter jejuni ou Campylobacter coli chez lHomme
semble tre la manipulation ou la consommation des aliments contamin s crus ou mal cuits, la
viande de volaille, les contacts avec les animaux de compagnie et le b tail, la consommation deau
contamin e ou de lait cru et les voyages dans les zones forte pr valence, puisque consid r s
comme des facteurs de risque de la maladie humaine (17).
II.8.3. Pouvoir Pathog ne
Une infection Campylobacter jejuni peut engendrer, dans de rares cas, des neuropathies auto
immunes s v res (syndromes de Guillain Barr et de Miller Fisher) provoqu es par un mim tisme
mol culaire entre les gangliosides (glycosphingolipides) exprim s dans la cellule nerveuse et les
lipooligosaccharides pr sents au niveau de la membrane externe de la bact rie.
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Campylobacter jejuni et Campylobacter coli causent des ent rites qui sont beaucoup plus
fr quentes chez lenfant vivant dans des conditions dhygi ne pr caires. Apr s une incubation de 1
3 jours, survient une diarrh e f brile avec parfois du sang dans les selles ; des douleurs
abdominales et des vomissements sont habituels (18).
II.9. Vibrio parahaemolyticus
Bact rie marine, commun ment associ e des toxiinfections alimentaires, Vibrio parahaemolyticus
est associ aux produits de la mer.
II.9.1. Caract res culturaux
Vibrio parahaemolyticus est une bact rie qui se pr sente sous forme de Bacille, Gram n gatif,
oxydase positive, a roana robie facultative, halophile, ayant un optimum de croissance +37 C,
mais, pouvant cro tre des temp ratures de +5 C +43 C. Elle peut se multiplier, dans les produits
de la mer, entre +10 C et 45 C. Le pH optimal est compris entre 7,8 et 8,6. Vibrio
parahaemolyticus synth tise deux h molysines, une h molysine directe thermostable (TDH) et une
h molysine apparent e la TDH (TRH).