Probl`emes de Math´ematiques
Entiers alg´ebriques. Loi de r´eciprocit´e quadratique.
´Enonc´e
Entiers alg´ebriques. Loi de r´eciprocit´e quadratique.
E.N.S Ulm et Lyon 2001
Avertissement
La partie 1 n’est utilis´ee que dans la partie 6. Les parties 4 et 5 sont mutuellement ind´ependantes
ainsi qu’essentiellement du reste du probl`eme : seules les formules obtenues dans les questions
4.5 et 5.6 sont utilis´ees dans la partie 6.
Notations
Soit ζ un nombre complexe. On note Q[ζ] le Q-espace vectoriel engendr´e par {ζ n | n ∈ N} :
c’est une Q-alg`ebre. On note Z[ζ] le sous-groupe additif de Q[ζ] engendr´e par {ζ n | n ∈ N} .
Un sous-corps de C qui est de dimension finie en tant que Q-espace vectoriel est appel´e corps
de nombre.
Soient n , k deux entiers. Si ζ est une racine ne de l’unit´e, le complexe ζ k ne d´epend que de la
classe x de k dans Z/nZ et sera not´e ζ x.
Dans le cas particulier o`u ζ = e 2iπ
n on notera τn la somme τn =
ζ x2.
X
x∈Z/nZ
1. Pr´eliminaires
Soit p un nombre premier impair et y ∈ (Z/pZ)∗. On dit que y est un carr´e s’il existe z ∈ (Z/pZ)∗
tel que y = z2.
1.1. Montrer l’´egalit´e
Y
x =
x∈(Z/pZ)∗
(
−y
y
p−1
2
p−1
2
si y est un carr´e,
sinon.
[ S ]
[Indication : regrouper deux `a deux dans le produit les termes x ,
1.2. En d´eduire les ´egalit´es
p−1
2 =
y
(cid:26) 1 si y est un carr´e
−1 sinon
[ S ]
y
x
, x ∈ (Z/pZ)∗].
2. G´en´eralit´es
2.1. Montrer que les deux propositions suivantes sont ´equivalentes :
(i) Il existe un polynˆome unitaire `a coefficients rationnels annulant ζ ;
(ii) La Q-alg`ebre Q[ζ] est un corps de nombres.
Soit V un Q-espace vectoriel de dimension finie et f un endomorphisme de V . Si
v1 , · · · , vn sont des ´el´ements de V , on note Zv1 + · · · + Zvn l’ensemble des combinaisons
lin´eaires `a coefficients entiers des vi , i ∈ [[ 1 , n ]] .
[ S ]
2.2. Montrer que les deux propositions suivantes sont ´equivalentes :
(i) Il existe un polynˆome unitaire `a coefficients entiers annulant f ;
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Entiers alg´ebriques. Loi de r´eciprocit´e quadratique.
´Enonc´e
(ii) Il existe un entier n et une famille g´en´eratrice (v1 , v2 , . . . , vn) de V telle que
f hZv1 + · · · + Zvni ⊂ Zv1 + · · · + Zvn .
[ S ]
[Indication : Pour (ii) =⇒ (i) on pourra introduire une matrice carr´ee A dont les
n
X
coefficients aij v´erifient f (vj) =
aijvi pour tout j ∈ [[ 1 , n ]] et consid´erer son polynˆome
caract´eristique].
Un tel endomorphisme est dit entier.
i=1
2.3. Montrer que le compos´e et la somme de deux endomorphismes entiers f , g de V qui
commutent (i.e f ◦ g = g ◦ f ) sont entiers.
[Indication : On pourra montrer qu’on peut choisir un entier n et des vecteurs v1 , · · · , vn
comme dans (ii) de 2.2 qui conviennent `a la fois pour f et g].
Donner un exemple de deux endomorphismes entiers dont le compos´e n’est pas entier.
[ S ]
Soit K un corps de nombres, muni de sa structure de Q-espace vectoriel de dimension finie.
est
On dira qu x ∈ K est entier lorsque l’endomorphisme de multiplication K
y
‘−−−→
∧−−→
K
xy
entier. On note OK l’ensemble des ´el´ements de K qui sont entiers : OK est un sous-anneau
de K d’apr`es la question 2.3.
2.4. Montrer l’´egalit´e OK ∩ Q = Z .
[ S ]
3. Entiers des corps quadratiques
Soit D ∈ Q qui n’est pas le carr´e d’un rationnel. Si D < 0 on notera
Un corps de la forme Q[
de Q[
D] est dit corps quadratique. On remarque que (1 ,
D]
√
D] . On note σ l’automorphisme du corps Q[
D] d´efini par Q[
√
√
√
√
D le complexe ip|D| .
D) est une base
√
√
√
‘−−−→
∧−−→
Q[
a − b
D] .
√
D
a + b
D
3.1. Montrer que les seuls automorphismes du corps Q[
√
D] sont l’identit´e et σ .
[ S ]
3.2. Soit D0 ∈ Q∗. Montrer que Q[
√
√
D] = Q[
D0] si et seulement si
D
D0 est le carr´e d’un
rationnel.
[ S ]
3.3. Montrer qu’il existe un unique d ∈ Z sans facteur carr´e tel que Q[
3.4. Soit K un sous-corps de C de dimension 2 sur Q . Montrer que K est un corps quadratique.
D] = Q[
[ S ]
d] .
√
√
[ S ]
Soit d un entier sans diviseur carr´e et K = Q[
√
3.5. Montrer que x ∈ OK si et seulement si x ∈ K et
[ S ]
d] .
(cid:26)x + σ(x) ∈ Z
x σ(x) ∈ Z .
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Soit ω ∈ OK d´efini par ω =
d
√
1 +
2
√
d
si d ≡ 1 [4]
sinon .
3.6. Montrer que l’application ϕ : Z2
(p , q)
‘−−−→
∧−−→
OK
p + qω
est un isomorphisme de groupes additifs.
[ S ]
4. Un calcul analytique de τn
On se donne un entier n ∈ N∗. Pour k ∈ [[ 1 , n − 1 ]] on note fk la fonction
fk : [0 , 1]
t
‘−−−→
∧−−→
C
exp( 2iπ(k+t)2
n
)
et
f =
n
X
k=0
fk .
4.1. Montrer que la suite de terme g´en´eral uk =
k
X
Z 1
m=−k
0
f (t) e−2iπmt dt converge vers τn .
[ S ]
4.2. Montrer que la fonction de R+ dans C x ∧−−→
Z x
−x
e 2iπt2
n dt admet une limite In quand
x → +∞ .
[ S ]
4.3. Montrer que
τn + f
(cid:17)
(cid:16) 1
2
= 2In .
[ S ]
4.4. Comparer In et I1 .
[ S ]
4.5. Montrer la formule
τn =
√
1 + i−n
1 + i−1
n .
[ S ]
4.6. Soit K un corps quadratique. Montrer qu’il existe une racine de l’unit´e ζ telle que
K ⊂ Q[ζ] .
[ S ]
5. Un calcul alg´ebrique de τn
Soit n un entier impair > 3 , et ζ le complexe ζ = e 2iπ
n . Soit V le C-espace vectoriel des
applications de Z/nZ vers C . Soit ϕ l’endomorphisme de V qui `a tout f ∈ V associe
ϕ(f ) : Z/nZ
‘−−−→
∧−−→
X
C
f (y)ζ xy
x
y∈Z/nZ
5.1. Soit f ∈ V . Montrer l’´egalit´e
ϕ ◦ ϕ(f )(x) = nf (−x) pour tout x ∈ Z/nZ .
[ S ]
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´Enonc´e
5.2. Montrer que ϕ est diagonalisable et localiser son spectre.
X
ζ x2
est la trace de ϕ .
On observe que
τn =
[ S ]
5.3. Montrer que
|τn| =
x∈Z/nZ
√
n .
[ S ]
On note a , b , c et d la multiplicit´e de
caract´eristique de ϕ .
5.4. Montrer que a + b =
n + 1
2
, c + d =
n − 1
2
5.5. Calculer D´et ϕ .
[ S ]
√
√
n , −
√
n , i
√
n et −
n dans le polynˆome
et que (a − b)2 + (c − d)2 = 1 .
[ S ]
5.6. En d´eduire les valeurs de a , b , c et d en fonction de n et la formule τn =
(compatible avec le r´esultat de 4.5).
[ S ]
(cid:26) √
√
i
n si n ≡ 1 [4]
n si n ≡ 3 [4]
6. R´eciprocit´e quadratique
On consid`ere deux nombres premiers impairs distincts p , q . On note L le corps de nombres
Q[e
p ] et K le corps quadratique Q[τp] , qui est contenu dans L . On note
l’entier qui
(cid:19)
2iπ
(cid:18)q
p
vaut 1 si la classe de q modulo p est un carr´e et −1 sinon. On se propose de montrer par deux
Advertisement
m´ethodes diff´erentes que
(cid:19)
(cid:18)q
p
(cid:19) (cid:18)p
q
= (−1)
p−1
2
q−1
2 .
(1)
Premi`ere m´ethode
6.1. Montrer l’´egalit´e OL ∩ K = OK .
[ S ]
6.2. Montrer la relation τ q
p −
(cid:19)
(cid:18)q
p
τp ∈ qOL ∩ K = qOK .
[ S ]
6.3. Soit n ∈ Z . Montrer que si nτp ∈ qOK alors q divise n .
[ S ]
[Indication : utiliser le r´esultat de 3.6].
6.4. Montrer l’´egalit´e (1) .
[ S ]
Seconde m´ethode
6.5. Montrer que l’on d´efinit bien une application Φ : Z/pZ × Z/qZ 7−→ Z/pqZ par la formule
Φ(x mod p , y mod q) = qx + py mod pq ,
pour tout (x , y) ∈ Z2,
[ S ]
et que cette application Φ est bijective.
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6.6. Montrer la formule
τpq =
(cid:19)
(cid:18)p
q
(cid:19) (cid:18)q
p
τpτq .
[ S ]
´Enonc´e
(2)
6.7. D´eduire de (2) l’´egalit´e (1) en utilisant le r´esultat de 5.6.
6.8. Dans cette question K d´esigne le corps quadratique Q[i] . En ´etudiant (1 + i)q dans OK ,
[ S ]
montrer l’´egalit´e
(cid:19)
(cid:18)2
q
= (−1)
q2−1
8
.
[ S ]
(cid:7) (cid:7)
(cid:7)
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Corrig´e
Corrig´e du probl`eme
1. Pr´eliminaires
1.1. Soit y ∈ (Z/pZ)∗. Si y n’est pas un carr´e, pour tout x ∈ (Z/pZ)∗, x 6= yx−1. Il y a
paires {x , yx−1} distinctes formant une partition de (Z/pZ)∗ et ainsi
Y
x = y
p − 1
2
p−1
2 .
Si y est un carr´e, il existe exactement deux ´el´ements ±x0 de (Z/pZ)∗ dont le carr´e est y
0 = (x−x0)(x+x0)(cid:1) . Dans ce cas on obtient une
(cid:0)car Z/pZ est un anneau int`egre et x2 −x2
partition de (Z/pZ)∗ en deux singletons {x0} , {−x0} et
paires {x , yx−1} distinctes.
p − 3
2
x∈(Z/pZ)∗
On a donc
Y
x∈(Z/pZ)∗
x = −x2
0y
p−3
2 = −y
p−1
2 .
[ Q ]
1.2. On peut choisir le carr´e y0 = 1Z/pZ (not´e simplement 1) qui donne
Y
x∈(Z/pZ)∗
x = −1 , donc
p−1
2 =
y
(cid:26) 1 si y est un carr´e
−1 sinon
[ Q ]
2. G´en´eralit´es
2.1. Si la condition (i) est v´erifi´ee, la Q-alg`ebre Q[ζ] est de dimension finie sur Q ´egale au
degr´e du polynˆome minimal de ζ . Cette Q algebre est integre puisqu’elle est incluse dans
C qui est un corps. Toute algebre integre de dimension finie ´etant un corps, Q[ζ] est un
corps de nombres lorsque la condition (i) est v´erifi´ee.
R´eciproquement, si la condition (ii) est v´erifi´ee, Q[ζ] est de dimension finie sur Q donc
l’id´eal annulateur dans Q[X] de ζ n’est pas nul et la condition (i) est v´erifi´ee.
[ Q ]
2.2. Supposons la condition (i) v´erifi´ee : il existe une famille (a1 , a2 , . . . , ap) ∈ Zp telle que
f p =
akf p−k. Consid´erons alors une famille g´en´eratrice (g1 , g2 , . . . , gq) du Q-espace
p
X
k=1
de type fini V et posons vi(p−k+1) = f p−k(gi) pour tout (k , i) ∈ [[ 1 , p ]] × [[ 1 , q ]] . Par
construction, la famille (v1 , v2 , . . . , vpq) est g´en´eratrice de V et v´erifie f (vj) ∈
pour tout j ∈ [[ 1 , pq ]] . La condition (ii) est alors v´erifi´ee.
R´eciproquement, supposons la condition (ii) est v´erifi´ee : on peut trouver une famille
(v1 , v2 , . . . , vn) g´en´eratrice de V et une matrice A ∈ Mn (Z) telle que f (vj) =
aijvi
pour tout j ∈ [[ 1 , n ]] . Le th´eor`eme de Cayley-Hamilton permet d’affirmer que le polynˆome
caract´eristique χA est un polynˆome annulateur de A . En actionnant la matrice eχA(A)
sur les vecteurs colonnes canoniques de Qn on obtient eχA(f )(vj) = OV pour tout
i=1
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pq
X
r=1
Zvr
n
X
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Corrig´e
j ∈ [[ 1 , n ]] . L’endomorphisme eχA(f ) de V s’annule sur une famille g´en´eratrice de V :
c’est donc l’endomorphisme nul. Ainsi χA est un polynˆome unitaire annulateur de f et
par construction χA ∈ Z[X] . Donc (ii) =⇒ (i) .
[ Q ]
2.3. Consid´erons deux endomorphismes entiers de V qui commutent. On peut trouver des
familles g´en´eratrices finies u et v associ´ees `a f et g respectivement et v´erifiant la condition
Zvj . Par lin´earit´e de f et g ,
Zuj et g(vi) ∈
impos´ee dans 2.2.(ii) : f (ui) ∈
X
X
f ◦ g(ui) = g ◦ f (ui) ∈
X
j
j
Zg(uj) et f ◦ g(vi) = g ◦ f (vi) ∈
j
Zf (uj) si bien qu’en notant
X
j
w la famille obtenue en r´eunissant les vecteurs de u , v , f ◦ u et f ◦ v , on obtient une
famille g´en´eratrice de V v´erifiant la condition (ii) aussi bien pour f ◦ g que pour f + g :
les endomorphismes f ◦ g et f + g sont donc entiers.
L’exemple V = Q[i] f (x + iy) = x et g(x + iy) =
(x + y) (x , y) ∈ Q2 donne deux
projecteurs,donc des endomorphismes entiers de V tels que le compos´e f ◦ g d´efini par
1 + i
2
f ◦ g(x + iy) =
n’est pas entier (c’est la moiti´e d’un projecteur).
[ Q ]
x + y
2
2.4. Soit x ∈ OK ∩ Q . Il existe alors un polynˆome unitaire P = X p −
p
X
k=1
akX p−k `a coefficients
dans Z annulateur de mx . Donc le rationnel x =
m
n
est racine de P : mp =
On peut choisir les entiers relatifs m et n ´etrangers, et comme n divise
p
X
p
X
k=1
akmp−knk.
akmp−knk = mp
en ´etant ´etranger avec mp, il faut que |n| = 1 . On a donc x = ±m ∈ Z . On en d´eduit que
OK ∩ Q ⊂ Z . L’inclusion inverse est imm´ediate.
[ Q ]
k=1
3. Entiers des corps quadratiques
√
3.1. Un automorphisme f du corps Q[
√
D)2 = f (D) = D donc f (
D] doit conserver 1, par suite f induit l’identit´e sur
D si bien que l’application Q-lin´eaire f
D] . Les seuls automorphismes
D] sont donc l’identit´e et σ (on v´erifie sans difficult´e que σ est bien un
Q . Ainsi f (
co¨ıncide avec l’identit´e ou avec σ sur la base (1 ,
du corps Q[
automorphisme de corps).
D) = ±
√
D) de Q[
[ Q ]
√
√
√
√
3.2. Soit D0 ∈ Q∗ et σ0 l’automorphisme associ´e de Q[
Alors σ = σ0 (d’apr`es 3.1.) donc en ´ecrivant
√
D ce qui exige a = 0 . On a donc
D0 = b
√
√
D0 = a − b
−
carr´e dans Q .
R´eciproquement si
D0
D
√
√
√
D0 = a + b
√
D0] . Supposons que Q[
√
D0] = Q[
D] .
D avec (a , b) ∈ Q2 on a aussi
D0
D
= b2 est un
D et alors
√
√
√
D0
D
= ±b 6= 0 si bien que les
√
√
est le carr´e d’un rationnel b on a
Q-droites engendr´ees par
D sont les mˆemes. D`es lors Q[
D0] = Q[
D] .
[ Q ]
√
D0 et
√
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Corrig´e
m
n
D
d
3.3. ´Ecrivons d =
avec m et n entiers relatifs ´etrangers. Soit d l’entier relatif du signe
de D et dont la valeur absolue est le produit des facteurs premiers de m et de n dont
l’exposant est impair dans la d´ecomposition de m et n en produit de facteurs premiers.
√
√
√
√
d] = Q[
est le carr´e d’un rationnel, donc, par 3.2., Q[
Par construction
divisible par aucun autre carr´e dans Z que 1 (d est sans facteur carr´e autre que 1).
Si Q[
d0] avec (d , d0) ∈ Z2 et d et d0 sans facteur carr´e autre que 1 alors d’apr`es
a2
b2 avec a et b entiers relatifs ´etrangers. L’´egalit´e d0b2 = da2
3.2., on peut ´ecrire
montre que b2 divise da2 et comme b2 et a2 sont ´etrangers, le th´eor`eme de Gauss dit que
b2 divise d . Comme d est sans facteur carr´e autre que 1, b2 = 1 et d0 = da2. De mˆeme
a2 = 1 puisque d0 est sans facteur carr´e autre que 1. Ainsi d = d0 .
d] , et d n’est
D] = Q[
Advertisement
d0
d
[ Q ]
=
3.4. Soit (1 , δ) une base du corps K regard´e comme Q-espace vectoriel de dimension 2. Alors
il existe (a , b) ∈ Q2 tel que δ2 = aδ + b . En posant D = a2 + 4b on obtient un ´el´ement
de Q qui n’est pas un carr´e et tel que δ ∈ Q[
D] sont deux plans tels que
K ⊂ Q[
D] . K et Q[
D] : ils sont ´egaux et K est un corps quadratique.
[ Q ]
√
√
√
3.5. Soit x ∈ OK . Alors x est racine d’un polynˆome unitaire P ∈ Z[X] et comme 0 =
eP (x)(cid:1) = eP (cid:0)σ(x)(cid:1), on a aussi σ(x) ∈ OK (cf 2.2.(ii)). Comme OK est un sous-anneau
σ(cid:0)
de K on a x + σ(x) ∈ OK ∩ Q et xσ(x) ∈ OK ∩ Q . Or OK ∩ Q = Z d’apr`es 2.4. Donc
x + σ(x) = s et xσ(x) = p sont des entiers relatifs.
R´eciproquement, si x + σ(x) = s et xσ(x) = p sont des entiers relatifs, x et σ(x) sont
racines du polynˆome unitaire P = X 2 − sX + p ∈ Z[X] . En particulier x ∈ OK d’apr`es
2.2.(ii) .
[ Q ]
3.6. Soit x ∈ OK . D’apr`es 3.5., x+σ(x) est un entier relatif. Donc x = a+b
et b ∈ Q . De mˆeme x−σ(x) = 2b
d ∈ OK donc 4b2d ∈ Z . En ´ecrivant b =
√
√
d avec 2a = a0 ∈ Z
, (p , q) ∈ Z2
p
q
et p ∧ q = 1 , on observe que q2divise 4p2d et comme q2 ∧ p2 = 1 , q2 divise 4d . Puisque d
est sans facteur carr´e, |q| 6 2 donc 2b = b0 ∈ Z . Ainsi a02 − b02d = 4xσ(x) ≡ 0 [4] . Cela
exige que a0 et b0 soient de mˆeme parit´e (en effet d n’est pas divisible par 4 = 22).
√
• Cas o`u a0 et b0 sont pairs : x = a + b
d] . Inversement
d ∈ Z[
d ∈ OK donc
√
√
√
Z[
d] ⊂ OK .
• Cas o`u a0 et b0 sont impairs : a =
avec u ∈ Z et de mˆeme b = v +
a0
2
= u +
1
2
avec v ∈ Z . Dans ce cas a02 − b02d ≡ 1 − d ≡ 0 [4] et en posant ω =
on a
x = (u − v) + (2v + 1)ω ∈ Z[ω] . Inversement, lorsque d ≡ 1 [4] , d = 1 − 4d0 avec d0 ∈ Z
et ωσ(ω) =
= d0 ∈ Z et ω + σ(ω) = 1 ∈ Z donc ω ∈ OK et alors Z[ω] ⊂ OK .
√
d selon que d est, ou n’est pas congru `a 1 modulo 4, on a
En posant ω =
montr´e que OK = Z[ω] . L’application ϕ : Z2 7−→ OK = Z[ω] d´efinie par ϕ(p , q) = p + qω
est alors un isomorphisme de groupes additifs.
[ Q ]
ou
1 − d
4
1 +
2
d
√
1
2
√
d
1 +
2
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Corrig´e
4. Un calcul analytique de τn
4.1. La fonction f est de classe C1 sur [0 , 1] et f (0) = f (1) = τn . On peut donc appliquer le
th´eoreme de Dirichlet a la fonction 1-p´eriodique et C1 par morceaux associ´ee `a f :
∀ t ∈ [0 , 1] ,
f (t) =
+∞
X
m=−∞
cm(f ) e2iπmt
o`u cm(f ) =
Z 1
0
f (t) e−2iπmt dt .
En particulier, pour t = 0 : τn =
+∞
X
m=−∞
cm(f ) .
[ Q ]
4.2. La fonction g : R 7−→ C d´efinie par g(t) = e 2iπt2
n
est paire et continue sur R donc elle y est
Z x
Z x
localement int´egrable. Pour montrer que Gn(x) =
g(t) dt = 2
limite quand le r´eel x tend vers +∞ il suffit de montrer que Hn(x) =
−x
0
g(t) dt admet une
Z x
g(t) dt admet
une limite quand x → +∞ . En int´egrant par parties on a
Hn(x) =
n
4iπ
Z x
1
1
t
(cid:16)
d
e 2iπt2
n
(cid:17)
=
n
4iπ
(cid:20)1
t
(cid:21)t=x
e 2iπt2
n
Comme
g(t)
t2 = O
(cid:19)
(cid:18) 1
t2
est int´egrable sur [1 , +∞[ et
1
Z x
e 2iπt2
n
dt
t2 ·
+
n
4iπ
= O
t=1
g(x)
x
1
(cid:18) 1
x
(cid:19)
admet une limite quand x → +∞ , ce qui assure l’existence de In = lim
x→+∞
[ Q ]
4.3. Par la relation de Chasles
−−−−−→
x→+∞
0 , Hn(x)
Z x
−x
g(t) dt .
In = lim
p→+∞
p−1
X
Z (m+1)n
m=−p
mn
g(t) dt = lim
p→+∞
p−1
X
Z n
m=−p
0
2iπ(t+mn)2
n
e
dt = lim
p→+∞
p−1
X
Z n
e 2iπt2
n e4iπmt dt .
m=−p
0
`A nouveau par la relation de Chasles
Z n
e 2iπt2
n e4iπmt dt =
n−1
X
Z k+1
e 2iπt2
n e4iπmt dt =
0
k=0
k
On a donc In =
+∞
X
c2m(f ) . Or d’apr`es 4.1, τn =
m=−∞
Il en r´esulte que
τn + f
(cid:17)
(cid:16) 1
2
4.4. Le changement de variable t =
= 2In .
√
[ Q ]
la limite quand x → +∞ donnent directement
lorsque n = 1 , f
(cid:17)
(cid:16) 1
2
= f0
(cid:17)
(cid:16) 1
2
n−1
X
Z 1
e
k=0
0
2iπ(t+k)2
n
e4iπmt dt = c2m(f ) .
+∞
X
cm(f ) et f
m=−∞
(cid:17)
(cid:16) 1
2
=
+∞
X
cm(f )(−1)m .
m=−∞
n u dans l’int´egrale d´efinissant Gn(x) et un passage `a
n I1 . On a directement τ1 = 1 et
√
In =
√
√
2 = i . Donc 2In =
n 2I1 =
n (1 + i) .
[ Q ]
= e iπ
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Entiers alg´ebriques. Loi de r´eciprocit´e quadratique.
Corrig´e
iπk2
p . De
e
iπ(2k+1)2
4p
e
.
p−1
X
k=0
p−1
X
k=0
4.5. Distinguons deux cas selon la parit´e de n .
p−1
X
n−1
X
• Cas o`u n = 2p : τn =
e 2iπk2
n =
k=0
k=0
mˆeme f
(cid:17)
(cid:16) 1
2
=
n−1
X
k=0
Advertisement
iπ(2k+1)2
2n =
e
p−1
X
e
k=0
iπ(2k+1)2
4p +
p−1
X
k=0
e
iπk2
p +
p−1
X
k=0
iπ(k+p)2
p
e
= (cid:0)1 + (−1)p(cid:1)
iπ(2k+1+2p)2
4p
e
= (cid:0)1−(−1)p(cid:1)
√
(cid:17)
(cid:16) 1
2
p
X
Donc si n ≡ 2 [4] ,
τn = 0 et si n ≡ 0 [4] ,
f
= 0 et τn =
n (1 + i) .
• Cas o`u n = 2p + 1 : τn =
n−1
X
k=0
(cid:17)
f
(cid:16) 1
2
=
n−1
X
k=0
iπ(2k+1)2
2n =
e
p
X
e
k=1
Alors τn+f
(cid:17)
(cid:16) 1
2
= τn(1+in) =
En remarquant que
1 + i
1 + in =
√
e 2iπk2
n = 1 +
p
X
e 2iπk2
n +
2iπ(n−k)2
n
e
= 1 + 2
iπ(n−2k)2
2n +in +
k=1
iπ(n+2k)2
2n
= in
1 + 2
p
X
e 2iπk2
n
e 2iπk2
n .
p
X
k=1
!
= inτn .
n (1+i) . Ainsi τn =
√
n
1 + i
1 + in =
k=1
(cid:26) √
√
i
1 + i−n
1 + i−1 on observe que la formule τn =
n si n ≡ 1 [4] ,
n si n ≡ 3 [4] .
1 + i−n
1 + i−1
√
n
k=1
p
X
e
k=1
obtenue dans le cas n impair est aussi valable dans le cas n pair.
[ Q ]
4.6. Soit d un entier sup´erieur ou ´egal `a 2 sans diviseur carr´e.
√
d] ⊂ Q[ζ] . De plus i
d ∈ Q[ζ 0] o`u ζ 0 = e iπ
d = τd ∈ Q[ζ] o`u ζ = e 2iπ
√
d est une racine de de l’unit´e. Dans ce
2d est une racine de l’unit´e et alors
• Si d ≡ 1 [4] , alors
√
cas Q[
√
Q[i
d] ⊂ Q[ζ 0] .
√
√
• Si d ≡ 3 [4] , on obtient les inclusions Q[
• Si d ≡ 2 [4] , alors d = 2(2p + 1) et par l’un des deux cas pr´ec´edents, il existe une
2 ∈ Q[e iπ
4 ]
4 ] et i
n0 avec n0 = n ∨ 8 . Les deux
2p + 1 ∈ Q[ζ] . Comme
n telle que
d appartiennent a Q[ζ 0] ou ζ 0 = e 2iπ
√
d] ⊂ Q[ζ 0] et Q[i
racine de l’unit´e ζ = e 2iπ
les nombres
corps quadratiques Q[
d] sont alors inclus dans Q[ζ 0] .
d] ⊂ Q[ζ] .
2 ∈ Q[e iπ
d] et Q[i
d et i
√
√
√
√
√
√
On a ainsi prouv´e que, pour tout corps quadratique K , il existe une racine de l’unit´e ζ
telle que K ⊂ Q[ζ] .
[ Q ]
5.1. ϕ2(f )(x) =
X
y∈Z/nZ
5. Un calcul alg´ebrique de τn
ϕ(f )(y)ζ xy =
X
f (z)ζ zyζ xy =
X
f (z)
X
(ζ (z+x))y. Or
(y,z)∈
(cid:0)Z/nZ(cid:1)2
X
ξy =
y∈Z/nZ
1 − ξn
1 − ξ
z∈Z/nZ
y∈Z/nZ
= 0 , donc ϕ2(f )(x) = n f (−x) .
pour toute racine ne de l’unit´e ξ 6= 1 ,
[ Q ]
5.2. D’apr`es 5.1, un polynˆome annulateur de ϕ2 est X 2 − n2 : ce polynˆome est scind´e avec
pour racines simples ±n . Donc ϕ2 est diagonalisable avec spectre inclus dans {−n , n} .
Comme n est non nul on en d´eduit que ϕ est diagonalisable avec spectre inclus dans
{−
n , −i
n , i
[ Q ]
n} .
n ,
√
√
√
√
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Corrig´e
5.3. |τn|2 = τn τn =
X
ζ x2ζ −y2 =
X
ζ (x−y)(x+y). Comme on suppose n impair,
(cid:0)Z/nZ(cid:1)2
(x,y)∈
(cid:0)Z/nZ(cid:1)2
(x,y)∈
2 est inversible dans Z/nZ donc on r´ealise une bijection de
u + v
2
−u + v
2
(cid:26)u = x − y
v = x + y
On a donc |τn|2 =
posant
x =
y =
(u,v)∈
X
(cid:0)Z/nZ(cid:1)2
√
(cid:16)
(cid:17)2
Z/nZ
sur lui mˆeme en
ζ uv . Or on a vu que si
ζ u 6= 1 la somme
X
(cid:0)ζ u(cid:1)v est nulle. Donc |τn|2 = n et |τn| =
n .
[ Q ]
v∈Z/nZ
√
5.4. La trace de ϕ est la somme de ses valeurs propres r´ep´et´ees avec leur multiplicit´e. Donc
n(cid:0)a − b + i(c − d)(cid:1) et comme |τn|2 = n on en d´eduit que (a − b)2 + (c − d)2 = 1 .
τn =
Par construction c−d est la dimension de l’espace propre pour ϕ2 associ´e `a la valeur propre
−n . D’apr`es 5.1 cet espace propre est celui des applications impaires de Z/nZ dans C .
Le seul ´el´ement x ∈ Z/nZ v´erifiant x = −x est 0 car n est impair. Donc la dimension
n − 1
2
du sous-espace de V constitu´e des applications impaires est
· On en conclut que
c + d =
n − 1
2
et a + b = n − (c + d) =
n + 1
2
5.5. La matrice de ϕ relativement `a la base canonique de V est M = (ζ pq)(p,q)∈[[ 0 , n−1 ]]2.
Le d´eterminant de ϕ est donc le d´eterminant de Van der Monde associ´e `a la famille
(1 , ζ , · · · , ζ n−1). Ainsi D´et ϕ =
n facteurs dans ce produit
(ζ q − ζ p). Il y a C2
[ Q ]
Y
·
chaque facteur ayant pour argument
06p<q<n
π
2
+
(p + q)π
n
. Un calcul simple donne
2
n
X
(p+q) =
06p<q<n
1
n
X
(p + q) −
(p,q)∈[[ 0 , n−1 ]]2
(p + p)
=
1
n
n−1
X
p=0
(cid:0)n2(n−1)−n(n−1)(cid:1) = (n−1)2
et comme (n − 1)2 est multiple de 4 ,
π
n
X
(p + q) ≡ 0 [2π] . Il en r´esulte que
06p<q<n
D´et ϕ = i
n(n−1)
Advertisement
2 n n
2 .
[ Q ]
5.6. D’apr`es 5.4 il n’y a que deux possibilit´es :
• a = b =
et c − d = ±1 , auquel cas n ≡ −1 [4] . Il faut alors d’apr`es 5.5
n(n−1)
que i
2 = (−1)bic−d. Or i
n(n−1)
c − d = 1 . Sachant que c + d =
2 = i1−2b = (−1)bi . Le seul choix possible est donc
n − 1
2
n(cid:0)a − b + i(c − d)(cid:1) = i
il vient a = b = c =
n − 3
4
n + 1
4
· Dans
et d =
n .
√
√
ce cas τn =
• c = d =
et a − b = ±1 , auquel cas n ≡ 1 [4] . Cette fois i
n(n−1)
2 = (−1)c et
n + 1
4
n − 1
4
par 5.4 il faut que b et c soient de mˆeme parit´e. La condition a + b =
n + 1
2
donne
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Corrig´e
la seule possibilit´e a − b = 1 avec b = c = d =
√
τn =
n(cid:0)a − b + i(c − d)(cid:1) =
√
n .
[ Q ]
n − 1
4
et a =
n + 3
4
· Dans ce cas
6. R´eciprocit´e quadratique
6.1. Soit x ∈ OL ∩ K . L’endomorphisme mx,L = x IdL de L laisse stable K ⊂ L et il existe un
polynˆome unitaire P ∈ Z[X] annulateur de mx,L . Ce polynˆome annule aussi la restriction
mx,K = x IdK de mx,L `a K donc x ∈ OK .
R´eciproquement soit x ∈ OK . Le polynˆome unitaire Px = X 2 − (cid:0)x + σ(x)(cid:1)X + xσ(x) est
a coefficients entiers d’apres 3.5 et comme ePx(mx,L) = ePx(x) IdL , la relation eP (x) = 0
[ Q ]
montre que mx,L est annul´e par Px donc x ∈ OL . Il en r´esulte que OL ∩ K = OK .
6.2. Posons ζ = e
2iπ
p . On a τp =
p
X
k=1
ζ k2 donc τ q
p =
X
n1+···+np=q
q!
n1! · · · np!
p
Y
k=1
ζ k2nk. Dans cette
q!
n1! · · · np!
somme tous les coefficients
sont des entiers divisibles par q d`es que tous les
entiers nk sont diff´erents de q car q ´etant premier, q est ´etranger avec n1! , . . . , np!
(th´eor`eme de Gauss). Comme les puissances de ζ sont ´el´ements de l’anneau OL , on en
d´eduit que τ q
p −
ζ k2q ∈ qOL . Par ailleurs l’application x ∧−−→ x2q de Z/pZ dans lui
p
X
k=1
mˆeme induit une permutation de l’ensemble des carr´es de Z/pZ si
bijection de l’ensemble des carr´es de Z/pZ sur son compl´ementaire si
(cid:19)
(cid:18)q
p
(cid:18)q
p
= 1 et induit une
(cid:19)
= −1 . Comme
la somme des racines pe de l’unit´e est nulle, il vient
en conclut que τ q
p −
(cid:19)
(cid:18)q
p
τp ∈ qOL ∩ K = qOK .
[ Q ]
p
X
k=1
ζ k2q =
(cid:18)q
p
(cid:19) p
X
k=1
ζ k2 =
(cid:19)
(cid:18)q
p
τp . On
6.3. Si nτp ∈ qOK il existe (a , b) ∈ Z2 tel que nτp = q(a + bω) o`u ω ∈
n
τp ,
1 + τp
2
o
(cf 3.6).
Il en r´esulte que qb ∈ {n , 2n} et comme q est ´etranger avec 2, on d´eduit du th´eor`eme de
Gauss que q divise n .
(cid:18)q
p
τp = nτp avec n = (−1)
(cid:18)q
p
q−1
2 p
p −
[ Q ]
p−1
2
(cid:19)
(cid:19)
6.4. D’apr`es 5.6, τ q
n ≡ 0 [q] et par 1.2, p
q−1
2 ≡
[q] , donc (−1)
p−1
2
q−1
2
≡
(cid:19)
(cid:18)p
q
q−1
2 −
(cid:19)
(cid:18)p
q
. Or par 6.2 et 6.3,
(cid:18)q
p
[q] . Il s’agit l`a
(cid:19)
d’une congruence modulo q entre entiers relatifs ´egaux `a ±1 et q > 2 : on a donc une
(cid:18)p
q
´egalit´e, que l’on peut ´ecrire sous la forme
(cid:19) (cid:18)q
p
= (−1)
q−1
2 .
[ Q ]
p−1
2
(cid:19)
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Corrig´e
6.5. Pour n ∈ N∗, soit On la surjection canonique de Z sur Z/nZ . Si (x , x0) ∈ Z2 et (y , y0) ∈ Z2
v´erifient respectivement Op(x) = Op(x0) et Oq(y) = Oq(y0) alors q(x − x0) + p(y − y0) est
multiple de pq donc Opq(qx + py) = Opq(qx0 + py0) . On d´efinit donc bien une application
Φ : Z/pZ × Z/qZ 7−→ Z/pqZ par la formule : Φ(X , Y ) = Opq(qx + py) pour tout
(x , y) ∈ X × Y . Comme p et q sont ´etrangers, le th´eor`eme de B´ezout montre que pour
tout z ∈ Z il existe (x , y) ∈ Z2 tel que z = qx + py donc Φ(Op(x) , Oq(y)) = Opq(z) .
L’application Φ est donc surjective, et comme la source et le but de Φ ont le mˆeme cardinal
pq , Φ est bijective.
[ Q ]
6.6. Grˆace `a la bijection Φ pr´ec´edente on a
τpq =
X
2iπZ2
pq =
e
X
2iπ(qX+pY )2
pq
e
=
X
2iπqX2
p
e
2iπpY 2
q
e
Z∈Z/pqZ
(X,Y )∈Z/pZ×Z/qZ
(X,Y )∈Z/pZ×Z/qZ
X
2iπqX2
p X
e
2iπpY 2
q
e
=
X∈Z/pZ
Y ∈Z/qZ
On a d´ej`a vu en 6.2 pourquoi
X
2iπqX2
p =
e
X∈Z/pZ
(cid:19)
(cid:18)q
p
τp si bien que τpq =
(cid:19)
(cid:18)p
q
(cid:19) (cid:18)q
p
τpτq .
[ Q ]
6.7. • Supposons
p − 1
2
et
q − 1
2
de mˆeme parit´e :
– Ou bien p et q ≡ 1 [4] : alors τpq =
– Ou bien p et q ≡ 3 [4] : alors τpq =
√
pq = τpτq (cf 5.6) et
√
pq = −τpτq (cf 5.6) et
(cid:19)
(cid:18)p
q
(cid:18)p
q
(cid:19) (cid:18)q
p
(cid:19) (cid:18)q
p
= 1 (cf 6.6).
(cid:19)
= −1 (cf 6.6).
• Supposons
de parit´e contraire : alors pq ≡ 3 [4] et τpq = i
√
pq = iτpτq
p − 1
2
(cid:18)p
q
q − 1
2
(cid:19)
et
(cid:19) (cid:18)q
p
(cid:19) (cid:18)q
p
(cid:18)p
q
(cf 5.6) donc
= 1 (cf 6.6).
Dans tous les cas
(cid:19)
= (−1)
p−1
2
q−1
2 .
[ Q ]
6.8. Par la formule du binˆome et le fait que le nombre premier q divise Ck
Advertisement
q pour k...