Premiers pas avec Derby dans Eclipse
Table des matières
Installation du plugin Derby
Création d'un projet Derby
Lancement d'un serveur Derby
Création d'une source de données
Première requête SQL
Se connecter à une base existante
Ce tutorial a pour objectif d'installer le plugin Derby dans Eclipse, de se connecter à une base
Derby, et de lancer une première requête SQL. Il s'adresse aux utilisateurs connaissant déjà un
peu Eclipse et les bases de données.
Il suppose que l'on a installé la version JEE d'Eclipse. Les captures d'écran ont été réalisées
avec la version 3.7.1 d'Eclipse. Elles peuvent être différentes sous d'autres versions.
Installation du plugin Derby
L'équipe de développement de Derby a commencé à écrire un plugin pour Eclipse, puis a
abandonner ce développement, qui sortait de son champ d'activité. Le plugin Derby que l'on
peut utiliser actuellement est donc toujours disponible sur les pages Apache / Derby, jusqu'à
ce qu'une autre équipe le prenne en charge. La version 10.8.1.2 de ce plugin a été publiée en
avril 2011, elle n'est donc pas, à l'heure où nous écrivons ces lignes, obsolète !
On peut télécharger le plugin sur cette page : http://db.apache.org/derby/releases/release
10.8.1.2.cgi. Il se compose de deux fichiers :
derby_core_plugin_10.8.1.zip
derby_ui_doc_plugin_1.1.3.zip
Une fois ces deux fichiers téléchargés, il faut les ouvrir dans le répertoire d'installation
d'Eclipse. Cela aura pour effet d'ajouter trois répertoires dans le répertoire plugins d'Eclipse :
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org.apache.derby.core_10.8.1 ;
org.apache.derby.plugin.doc_1.1.3 ;
org.apache.derby.ui_1.1.3.
Si Eclipse était lancé lors de la copie de ces répertoires, alors il faut le relancer.
Création d'un projet Derby
On peut interagir avec Derby à partir de n'importe quel projet Eclipse. Pour cela il faut activer
sa nature Derby (car tout projet, en général sans le savoir, a une nature Derby cachée !). Cela
se fait en allant chercher la bonne option du menu contextuel du projet.
Figure 1. Activation de la nature Derby d'un projet
Une fois cette nature ajoutée, on doit voir les dépendances vers les bibliothèques de Derby
dans le projet, comme sur la figure ciaprès.
Figure 2. Dépendances Derby dans le projet
Notre projet est prêt, et va pouvoir utiliser une base Derby.
Lancement d'un serveur Derby
Derby est une base de données entièrement programmée en Java, que l'on peut utiliser dans
deux modes.
Un mode embedded : Derby fonctionne dans la même JVM que l'application
principale. Ce mode ne permet qu'à un seul utilisateur de se connecter à la base, ce qui
est suffisant dans de nombreux cas applicatifs.
Un mode serveur classique : Derby écoute un port TCP, accepte des connexions
dessus, et traite les requêtes au travers de ce port. Ce mode est moins performant que
le premier, mais permet à de nombreux utilisateurs d'accéder au serveur en même
temps.
C'est ce second mode que nous allons utiliser à présent.
Le lancement d'un serveur Derby se fait en sélectionnant la bonne option dans le menu
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contextuel du projet.
Figure 3. Lancement d'un serveur Derby
C'est sur la console Eclipse que s'affichent les messages d'erreur, ou qui indiquent que le
serveur est correctement lancé. Il ne reste plus qu'à se connecter à ce serveur.
Notons deux choses :
le lancement d'un serveur Derby est indépendant du fait que l'on a créé une data
source qui permet d'y accéder ;
on peut lancer un serveur Derby de tout projet qui posséde une nature Derby.
Création d'une source de données
La connexion à un serveur Derby sous Eclipse passe par une source de données. Cette source
de données est enregistrée au niveau du workspace dans lequel on travaille, il suffit donc de la
créer une unique fois, et de l'utiliser à chaque fois que l'on souhaite se connecter au serveur.
La gestion des sources de données se fait dans la vue Data Source Explorer, que l'on ouvre
par le menu Windows > Show view.
Figure 4. Vue Data Source Explorer
C'est à partir de cette vue que l'on peut créer des sources de données.
Figure 5. Création d'une source de données
Cette option lance le wizard de création d'une source de données, qui se fait en plusieurs
étapes.
La première étape consiste à choisir à quel serveur de base de données l'on va s'adresser. La
plupart des serveurs sont disponibles : MySQL, PostgreSQL, Oracle, SQL Server, etc... Ici
l'on choisit Derby.
Figure 6. Création d'une source de données : étape 1, choix de la base
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L'étape suivante dépend du serveur qui a été sélectionné. Les informations qui sont
typiquement demandées sont l'hôte et le port sur lequel se trouve le serveur de base de
données, ainsi que les identifiants de connexion : nom et mot de passe. On choisit de prendre
scott comme nom de connexion et tiger pour mot de passe, dans la grande tradition des
bases de données sérieuses.
Notons que Derby nous fait l'amabilité de créer cet utilisateur s'il n'existe pas.
Figure 7. Création d'une source de données : étape 2, hôte, port, identifiants de
connexion
La dernière étape de cette création consiste simplement à valider les paramètres qui ont été
choisis.
Figure 8. Création d'une source de données : étape 3, validation
Cliquer sur le bouton Finish permet de lancer la création de cette source de données.
Notre source de données apparaît alors dans la fenêtre Data Source Explorer, elle doit
ressembler à la figure suivante.
Figure 9. Source de données créées
Première requête SQL
Lancer des requêtes SQL peut se faire via la vue Eclipse SQL Scrapbook. Cette vue s'ouvre à
partir du menu contextuel d'une source de données, comme sur la figure suivante.
Figure 10. Ouverture de la vue SQL Scrapbook
Cette vue permet de saisir des requêtes SQL en mode texte classique, avec bien sûr la
coloration syntaxique Eclipse. On peut saisir autant de requêtes que l'on souhaite, et les lancer
toutes ou en partie à l'aide du menu contextuel, ou de raccourcis clavier. Le contenu de cette
fenêtre peut être sauvé dans un fichier, exactement comme un code source.
Figure 11. Vue SQL Scrapbook
Une création de table a toujours lieu, par défaut, dans un schéma qui porte le nom de
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l'utilisateur sous lequel on s'est connecté, ici Scott. De fait, si l'on rafraîchit la vue Data
Source Explorer, on voit ce nouveau schéma, et la table que l'on vient de créer dans notre
exemple.
Figure 12. Création d'une première table
Notons enfin que les requêtes de type select renvoient leurs résultats dans une autre vue (qui
s'ouvre automatiquement) : SQL Results. Cette vue permet d'exporter les résultats sous
différents formats, ainsi que de gérer l'historique des requêtes SQL passées.
Se connecter à une base existante
Cette connexion s'établit en deux temps :
lancement du serveur proprement dit ;
connexion à ce serveur, via la source de données.
Le lancement du serveur se fait par le menu contextuel de tout projet possédant la nature
Derby.
Figure 13. Lancement d'un serveur Derby
Une fois le serveur lancé, on peut connecter une source de données existante à ce serveur.
Figure 14. Connexion d'une source de données existante
Si le mot de passe de connexion n'a pas été enregistré lors de la création de la source de
données (il n'est pas conseillé de le faire !), alors il faut l'entrer à chaque connexion.
Figure 15. Entrer son mot de passe de connexion
On peut ensuite lancer des requêtes SQL sur la base, en utilisant la vue SQL scrapbook,
comme expliqué précédemment.