Modélisation des Empreintes Digitales

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Modélisation des Empreintes Digitales

Didactique des Mathématiques, Modélisation · textbook

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Mod lisation

Master Didactique des Math matiques

Universit Paris VII

Juin 2006

Les empreintes digitales

V ronique Mess ant

Patrick Nizou

Nathalie Villain

Remerciements

Nous remercions vivement :

Madame Mich le Artigue et Monsieur Fran ois Sauvageot pour leur encadrement et leurs

conseils,

Monsieur le commissaire Vianney Dy vre et Monsieur Jean-Jacques Champain pour leur

aimable accueil dans les locaux de lIdentit Judiciaire, pour le temps quils nous ont

consacr , les pr cieux renseignements et documents quils nous ont fournis,

Monsieur Christophe Champod pour les r ponses donn es nos courriers lectroniques et

surtout pour lenvoi de sa th se. Sa lecture nous a t pr cieuse et a contribu compl ter

nos connaissances sur ce vaste sujet,

Tous les coll gues de notre groupe qui ont accept de se salir les doigts pour nous donner

leurs empreintes.

Table des mati res

INTRODUCTION...................................................................................................................... 1

I. QUELQUES REPERES CHRONOLOGIQUES............................................................... 2

II. GENERALITES................................................................................................................. 6

A. Caract risation dune empreinte digitale et description du motif .................................. 6

B. Traitement informatique dune empreinte digitale......................................................... 8

C. Traces et empreintes....................................................................................................... 9

III. ESSAIS DE MODELISATIONS DE FORMES ET DE MINUTIES ............................. 10

A. Mod lisation dune empreinte en forme darche avec huit minuties. .......................... 11

B. Mod lisation dune empreinte en forme darche ......................................................... 13

C. Mod lisation dune empreinte en forme de spire avec six minuties ............................ 14

D. Mod lisation dune empreinte en forme de boucle ...................................................... 17

E. Mod lisation dune bifurcation laide de courbes de B zier..................................... 18

IV. MODELES DE CLASSIFICATIONS DEMPREINTES ............................................... 19

A. Classification propos e par Galton (1891)................................................................... 19

B. Classification de Henry ( 1896) ................................................................................... 22

V. EMPREINTES ET PROBABILITES .............................................................................. 27

A. Le mod le propos par Galton (1892).......................................................................... 27

B. Le mod le propos par Balthazard (1911) ................................................................... 31

C. Critiques et limites ....................................................................................................... 32

D. Autres mod les propos s Pr sentation des travaux de Christophe Champod........... 33

VI. PROPOSITION DUN MODELE DE RECONNAISSANCE DEMPREINTES .......... 35

VII. PRESENTATION DUN TPE ET CRITIQUES ............................................................. 41

CONCLUSION ........................................................................................................................ 43

BIBLIOGRAPHIE ................................................................................................................... 44

ANNEXE 1 : TEXTE DU PROGRAMME ARCHES.G2W................................................... 45

ANNEXE 2 : TEXTE DU PROGRAMME SPIRES.G2W ..................................................... 46

ANNEXE 3 : TEXTE DU PROGRAMME BOUCLES.G2W ................................................ 48

ANNEXE 4 : TEXTE DU PROGRAMME BIFURCATION.G2W........................................ 49

ANNEXE 5 : ENQUETE......................................................................................................... 50

Introduction

Il existe trois pr mices fondamentaux la dactyloscopie 1 :

" La p rennit du dessin papillaire de la naissance la mort,

" Linalt rabilit du dessin,

" Lindividualit du dessin dun individu lautre.

Ces empreintes digitales2 existent d j notre naissance, on peut donc sinterroger en premier

lieu sur la gen se de cette formation.

Les avis divergent, on lit selon les auteurs quelles se forment partir de la onzi me semaine

de gestation ou au d but du troisi me mois. Les lignes adoptent leur morphologie finale chez

le fStus. L tude de lorigine de ces lignes papillaires fait partie de la morphogen se3.

Beaucoup de recherches restent encore faire dans ce domaine.

Nos empreintes sont individuelles, cependant, elles ne sont en fait pas si diff rentes les unes

des autres, elles affichent des constantes, nous verrons quon retrouve toujours les m mes

formes. Le dessin g n ral ne suffit pas individualiser une empreinte.

Dans un premier temps, nous avons essay de mod liser laide de courbes ces diverses

formes. En g n ral elles ne font lobjet que de descriptions et ne sont pas mod lis es. Il existe

des syst mes de classification des formes des empreintes des dix doigts. Nous en d taillerons

deux.

Lindividualit du dessin est due des irr gularit s appel es minuties dans les lignes.

On lit que Galton, anthropologue cousin de Darwin4 a d montr quil y a une chance sur 64

milliards davoir la m me empreinte quun autre individu . Ce propos a t un des points que

nous avons tudi s. Nous en avons vu les limites et il a t la base dune ouverture sur

dautres mod les.

Les recherches math matiques sur les empreintes sont utilis es comme outil de preuve pour la

police et la justice. Des mod les permettent d valuer la probabilit dune certaine

configuration et de fixer un seuil partir duquel on peut assurer quil y a identification de

lindividu dont on a relev une trace5.

Enfin, nous nous sommes pos s une question : sommes-nous capables de jouer aux d tectives

dans notre groupe de travail ?

Allons-nous r ussir identifier lempreinte choisie au hasard parmi celles de nos coll gues ?

Le suspens est maintenu jusqu la fin de la soutenance&

1 Dactyloscopie : Etude des empreintes digitales

2 Empreintes digitales : dessin caract ristique form par les lignes visibles sur la peau du bout des doigts.

3 Morphogen se : Processus de d veloppement des formes d'un organisme au cours de l'embryogen se.

4 Voir historique

5 Pour la police, il y a cependant deux aspects dans lidentification des empreintes :

" Les classements dactyloscopiques bas s sur la morphologie des empreintes des dix doigts donnent lieu

des comparaisons d cadactylaires : la probabilit derreur est nulle (en fait actuellement les

comparaisons ne portent plus que sur deux index)

" Les classements appel s trace contre d ca : il sagit dattribuer une trace laiss e sur un lieu de d lit un

individu dont les empreintes sont fich es.

Les traces laiss es ne sont que partielles ou de mauvaise qualit .

La probabilit derreur lorsquon compare une trace et une empreinte d pend du nombre de points communs

entre la trace et lempreinte (ce nombre de points communs varie selon les pays). Aucun point de

discordance ne doit tre relev .

1

I. Quelques rep res chronologiques

Relev dempreintes digitales trouv sur une

paroi dune falaise de Nouvelle-Ecosse (plus

ancien relev intentionnel connu)

D s la pr histoire, les traces dempreintes humaines apparaissent sur des murs ou

danciennes poteries. Lempreinte digitale est alors utilis e comme signature lors de

transactions. On a retrouv une empreinte de pouce sur une tablette Babylone.

Deux si cles av. J-C, en Chine, des scell s sont identifi s gr ce une empreinte

digitale.

A partir de la fin du 17 me si cle, les sciences connaissent un d veloppement

remarquable.

  • 1684 : le scientifique anglais Grew r dige un premier trait d taill sur

lempreinte.

Entre 1820 et 1880, commence une p riode o lon souhaite classifier les individus suivant

leurs caract ristiques physiques : cest le d but de lanthropom trie6.

En effet, les malfaiteurs changeant fr quemment d tat civil, cette classification est un

moyen de les identifier.

On tablit des mesures de cr nes et de membres que lon reporte sur des fiches

signal tiques, de nombreux r sultats li s la nature des empreintes sont obtenus.

Quelques dates importantes :

  • 1823 : Le physiologiste tch que Purkinje classe les empreintes en neuf

cat gories.

  • 1832 : Abolition de la marque sur les d tenus, le probl me de lidentification des

r cidivistes se pose.

6 Anthropom trie : Technique qui concerne la mesure des particularit s dimensionnelles dun homme ou dun

animal.

2

  • 1860 : Le diplomate anglais Herschel note que les empreintes digitales sont

form es avant la naissance et restent inchang es tout au long de la vie .

  • 1870 : Le Fran ais Alphonse Bertillon simple employ lorigine est charg de classer

les dossiers que la pr fecture tablit sur des criminels notoires. Nomm ensuite chef du

service photographique de la pr fecture de police de Paris, il affirme qu'en prenant

quatorze mensurations (taille, pied, main, nez, oreilles, etc.) sur n'importe quel individu, il

n'y a qu'une seule chance sur deux cent quatre-vingt-six millions pour qu'on retrouve les

m mes chez une autre personne. Un mat riel sp cialis est d s lors utilis dans tous les

tablissements p nitentiaires : table, tabouret, toise, compas de proportion, tablette et

encreur pour prise d'empreintes digitales.

Il a donn son nom la technique appel e bertillonnage 7

Prises des mesures selon la m thode de Bertillon

Adolphe Bertillon vers 1890 par Nadar

  • 1880 : Le m decin cossais Faulds affirme que les empreintes sont sp cifiques

chaque individu et propose une m thode pour enregistrer les empreintes avec de

lencre dimprimerie.

Les recherches scientifiques trouvent leur application dans le domaine de la criminalistique8.

L tude des empreintes digitales appel e la dactyloscopie permet de donner un caract re

scientifique la notion de preuve qui tait jusqualors essentiellement bas e sur laveu.

Cest un l ment qui sajoute lenqu te polici re. La dactyloscopie simposera ensuite

comme moyen didentification des r cidivistes.

  • 1891 : le premier fichier dempreintes est mis en place en Argentine.

7 Bertillonnage : Technique criminologique reposant sur lanalyse biom trique mise au point par Alphonse

Bertillon au XIXi me si cle.

8Criminalistique : Branche de la science sur laquelle sont fond es les techniques didentification des individus et

de recherche de preuves mat rielles.

3

  • 1892 : le policier argentin Vucetich est le premier identifier une criminelle par

ses empreintes digitales.

  • 1892 : Lanthropologue anglais Francis Galton tudie les empreintes digitales pendant

dix ans et publie un ouvrage Finger-Prints. Il tablit une classification exp rimentale de

plus de 2500 s ries dempreintes. Il calcule quil y a seulement une chance sur 64

milliards que deux individus aient la m me empreinte.

Francis Galton en 1850

Premier ouvrage de r f rence sur les empreintes digitales

  • 1893 : Cr ation du service didentit judiciaire en France. Pour ce service, lidentit

judiciaire permet de pallier les probl mes des diff rents alias pris par un m me individu.

-

1898 : Sir Edward Richard Henry chef de la police londonienne a mis en place un

syst me de classification des empreintes, ce syst me a t largement adopt et a remplac

le Bertillonnage.

  • 1902 : en France, Bertillon identifie par ses empreintes digitales lauteur dun crime,

Sheffer. Il avait ajout r cemment ce caract re ses fiches anthropom triques dans

lesquelles appara t le double portrait face-profil avec un talon m trique inclus dans

limage.

Fiche signal tique et dactyloscopique de

Henri-L on Scheffer

4

  • 1910 : Edmond Locard, l ve de Bertillon, cr e le laboratoire scientifique de Lyon. A

cette poque, le relev dempreintes des dix doigts (fiches d cadactyloscopiques)

seffectue contre quatre du temps de Bertillon.

Il labore la Th orie de l change : tout malfaiteur laisse des traces sur le lieu du d lit et

emporte avec lui des traces de ce m me lieu .

Il a r dig Le Trait de Police Scientifique en 7 volumes. Cet ouvrage propose une

m thodologie de cette nouvelle science et sert m me l'heure actuelle de base tous les

laboratoires de police scientifique du monde.

  • 1937 : Etats-Unis :

Premi re machine de recherche automatique dempreintes

A partir des ann es 1970 : Lensemble des fiches d cadactyloscopiques obtenues

manuellement vont tre informatis es, et des logiciels vont permettre le traitement

informatique des empreintes et de leur reconnaissance.

  • 1994 : Le Fichier Automatis des Empreintes Digitales (F.A.E.D) est op rationnel. Il

comprend les empreintes de 1 million 600 mille individus mis en cause dans des affaires

p nales. Il permet d'identifier 130 individus par mois environ. Il rend le traitement et

l'identification des empreintes d couvertes plus rapides. Une trace relev e et lanc e au

FAED a une chance sur cinq d' tre identifi e par le service de l'Identit Judiciaire.

  • Aujourdhui. :

Dautres moyens didentifications apparaissent : la biom trie9 se d veloppe ainsi que la

recherche dADN, lexploitation des images issues de la vid osurveillance, le pr l vement des

odeurs sur les sc nes de crimes.

Lutilisation des empreintes digitales est encore ce jour un moyen fiable et conomique.

9 Biom trie : Technique globale visant tablir l'identit d'une personne en mesurant une de ses caract ristiques

physiques. La biom trie est consid r e maintenant comme lensemble des proc d s de reconnaissance

automatique dune personne par certaines de ses caract ristiques physiques.

5

II. G n ralit s

A. Caract risation dune empreinte digitale et description du

motif

Lempreinte digitale est unique pour chaque individu et garde la m me forme tout au long de

la vie. Elle subit des transformations homoth tiques ou des distorsions mod lisables par des

similitudes dues la croissance. Lorsque l piderme est alt r , celui-ci se r g n re de fa on

identique.

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Cette unicit est donc une opportunit pour identifier un individu, mais alors quest-ce

qui caract rise lempreinte digitale?

a. Motif

En regardant les images dempreintes ci-dessous, on saper oit que les lignes fonc es

localement parall les appel es stries ou cr tes caract risent la forme de lempreinte. On peut

r pertorier trois grandes familles dempreintes : arches ou tentes (fig1), boucles droite

(fig2) ou boucles gauche, spires ou verticilles ou tourbillons (fig3).

Ces trois types dempreintes regroupent 95% des doigts humains : 30% pour les spirales, 60%

pour les boucles et 5% pour les tentes.

Figure 1 Figure 2 Figure 3

Des dessins beaucoup plus rares sont par exemple des doubles boucles imbriqu es.

.

Empreinte assez rare : deux spirales

6

b. Points singuliers

Les l ments qui permettent

de diff rencier deux

empreintes digitales ayant le

m me motif sont :

(cid:1) Dune part les points

singuliers globaux :

noyau ou centre :lieu de

convergences des stries.

delta : lieu de divergences des

stries.

(cid:1) Dautre part les points

singuliers locaux :

les minuties : points dirr gularit se

trouvant sur les lignes capillaires.

On peut relever jusqu seize types de minuties mais dans les algorithmes on nen retient

g n ralement que quatre types:

(cid:3) Terminaison droite ou gauche (minutie situ e en fin de strie): figure a.

(cid:3) Bifurcation droite ou gauche (intersection de deux stries) : figure b.

On peut citer galement :

(cid:3) le : assimil e deux terminaisons : figure d et e.

(cid:3) Lac : assimil e deux bifurcations : figure c.

Types de minuties possibles (stries en noir)

7

B. Traitement informatique dune empreinte digitale

Diff rents proc d s que nous ne d velopperons pas ici permettent lacquisition cest dire la

capture de lempreinte.

Limage dorigine est binaris e (noir et blanc) puis squelettis e (les stries ont toutes la m me

paisseur de 1 pixel).

On peut ensuite gr ce diff rents algorithmes extraire les minuties et jecter les fausses .

On r cup re ainsi en moyenne une centaine de minuties par empreinte.

On obtient alors la signature de lempreinte.

Chaque minutie est rep r e et r pertori e comme suit :

" Le type de minutie : bifurcation ou terminaison.

" La position de la minutie dans limage : coordonn es (

" La direction du bloc local associ la strie : q

)yx;

.

Cette tape permet alors le stockage de la signature int gr e ensuite dans une base de donn es

au moyen dune technique darchivage cest la classification. Ce fichier a une taille inf rieure

0,5 Ko ce qui est un gain de m moire non n gligeable par rapport au stockage dimages

consommatrices de Ko.

8

C. Traces et empreintes

Sur les lieux dun d lit ou dun crime, les agents de la police scientifique rel vent des

morceaux dempreintes appel s traces.

Ces traces sont captur es, trait es informatiquement et le proc d didentification est

possible.

Combien de minuties sont rep rer pour permettre de d terminer une corr lation entre

une trace de quelques millim tres carr s et une empreinte ? Le chiffre 12 en France, 8

aux Etats-Unis&.. ?

9

III. Essais de mod lisations de formes et de minuties

Nous nous proposons de mod liser laide d quations math matiques les trois principales

familles dempreintes. Pour les repr sentations graphiques, nous utiliserons les logiciels excel

et g oplan.

Il existe des logiciels de cr ation artificielle dempreintes permettant de tester des

programmes de reconnaissances.

Pour r aliser nos mod lisations, nous avons utilis les images de pseudo-empreintes produites

par le logiciel FingerPrint Creator de Optel10. Ces images correspondaient des empreintes

non d form es, par exemple une empreinte en spire avec quelques minuties :

10 http://www.optel.com.pl/software/english/method.htm

10

A. Mod lisation dune empreinte en forme darche avec huit

minuties.11

Nous avons choisi une famille de courbes

est donn e par :

a

x

0,3

+

=

a

y

3

avec a variant de 2 3,6 avec un pas de 0,1 et x compris entre -3 et 10,5.

aC (cubiques dAgnesi) dont l quation g n rale

A laide du tableur excel nous avons tabli un tableau de valeurs et repr sent ces diff rentes

fonctions (voir figure page 15 ). Les minuties de type terminaison ont t obtenues par

interruption du tableau de valeurs et celles de type bifurcation ont t obtenues en tra ant

des segments.

11 Fichier arches.xls

11

Rep rage des minuties

Repr sentation graphique de lempreinte

-4

-2

y2

y2.9

bif1'

0

2

4

y2.1

y3

bif2

y2.2

y3.1

bif2'

y2.3

y3.2

bif3

y2.4

y3.3

bif3'

6

y2.5

y3.4

bif4'

8

10

12

y2.7

y3.6

y2.8

bif 1

y2.6

y3.5

bif4'

Remarque : le probl me de cette mod lisation est de respecter l' cart entre deux lignes

papillaires suppos constant.

12

B. Mod lisation dune empreinte en forme darche12

Logiciel utilis : g oplan

Figure obtenue :

On choisit un rep re (

;OIO;

)OJ

non orthonorm pour ne pas avoir

un axe de sym trie vertical .

I(1 ;0) et J(0,3 ;1) dans un rep re

orthonorm initial.

Les courbes ont pour quation :

=

y

3

a

+

2

b

.

2

x

A laide du logiciel, nous avons

observ les courbes obtenues selon les valeurs prises par a et par b.

Dans notre programme : a appartient lintervalle [

]8,2;5,0

et b lintervalle [1 ;2,8]

Texte du prototype cr e

D but de

a r el donn

b r el donn

I point de coordonn es (1,0) dans le rep re Roxy

J point de coordonn es (0.3,1) dans le rep re Roxy

r rep re (o,vec(o,I),vec(o,J)) (graduations: 1,1)

c courbe d finie par Y=a^3/(X^2+b^2), X d crivant [-3,3] (200 points, rep re r)

Description de l'interface

c courbe de a et b

Ant c dent 1 (nombre r el):

Ant c dent 2 (nombre r el):

R sultat (courbe):

Aide particuli re non crite.

Fin de

12 Fichier arches.g2w

Le texte int gral du programme figure en annexe 1.

13

C. Mod lisation dune empreinte en forme de spire avec six

minuties13

Logiciel utilis : g oplan

" Figure obtenue et r sum de la d marche utilis e

rep re (

)OJ

Pour d former les courbes, nous navons pas utilis le rep re orthonorm initial mais un

;OIO;

non orthonorm o I(1 ;0) et J(0,2 ;1,2) dans le rep re orthonorm initial.

La difficult principale tait de cr er des minuties tout en gardant des distances peu pr s

r guli res entre les spires.

Figures obtenues

Commentaire de la figure

Les coordonn es affich es sont celles des minuties dans le rep re orthonorm initial.

Les minuties apparaissent par appuis successifs sur les touches 1, 2, 3, 4, 5 et 6.

L'empreinte est effac e par appui sur la touche 7

A/R

:(4.88,-15.51)

B/R

:(23.55,23.55)C/R

:(16.08,-51.15) D/r:(14.3,-53.36) E/R

:(-36.88,55.31) F/R

:(-69.31,-69.31)

oxy

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oxy

oxy

oxy

oxy

13 Fichier spires.g2w

Le texte int gral du programme figure en annexe 2.

14

D marche utilis e

Cr ation des courbes et dinterruptions

On fait tracer le d but de la spirale dArchim de de pas 2p .

Elle a pour quation polaire

t=r

ou encore pour courbe param tr e

t

;0

p

19

4

.

, on choisit

( )

tx

( )

ty

=

=

t

t

cos

t

sint

Extrait du texte de la figure

c1 courbe param tr e par X=tcos(t), Y=tsin(t), t d crivant [0,19pi/4] (500

points, rep re r)

On veut cr er une interruption, on a choisi dentourer la

p

19

p

27

( car

spirale par un cercle de rayon

27p

4

respecte ainsi un cart de 2p entre le point dinterruption de la

spirale et le point du cercle de m me angle polaire)

Extrait du texte de la figure

c3 courbe en polaires: rho=27pi/4, t d crivant [0,2pi] (500 points, rep re

r)

, on

p

2

=

+

4

4

Pour quil ny ait pas un cart trop important entre la spirale et

le cercle, on fait tracer un arc de cercle de rayon

ayant

19p

4

pour extr mit la fin de la premi re spirale.

Extrait du texte de la figure

c2 courbe param tr e par X=(19pi/4)cos(t), Y=(19pi/4)sin(t), t d crivant

[3pi/4,5pi/3] (500 points, rep re r)

15

A

Pour visualiser la minutie (interruption) ; on cr e un cercle de

centre A et un segment qui a pour support la tangente en A au

cercle.

Extrait du texte de la figure

A point de coordonn es ((19pi/4)cos(5pi/3),(19pi/4)sin(5pi/3)) dans le

rep re r

Objet dessinable A, particularit s: nom droite, marque paisse

m1 cercle de centre A et de rayon 5 (unit Uoxy)

Objet dessinable m1, particularit s: rouge, trait pais

d1 droite passant par A et de coefficient directeur -cos(5pi/3)/sin(5pi/3)

(rep re r)

Objet dessinable d1, particularit s: non dessin

A1 point d'intersection 1 de la droite d1 et du cercle m1

Objet dessinable A1, particularit s: rouge, non dessin

A2 point d'intersection 2 de la droite d1 et du cercle m1

Objet dessinable A2, particularit s: non dessin

d'1 droite munie du rep re (A,vec(A,A1)) graduation 1

Objet dessinable d'1, particularit s: non dessin

A3 point d'abscisse 2 dans le rep re d'1

Objet dessinable A3, particularit s: rouge, non dessin

Segment

Objet dessinable , particularit s: rouge, trait pais

On continue le proc d .

La courbe est compos e de :

" parties de spirales (en bleu)

" cercles (en vert)

" arcs de cercles (en rouge)

" courbes d quation polaire

( )tf=r

o f est une

fonction affine de t (en noir), voir exemple ci-dessous.

Exemple de r alisation dune minutie bifurcation

N

M

)

p

p

M

cos

cos

-

;

3

( )

p

18:0

p

47

sin(

3

)0

( )

sin

p

47

3

(

pN

18

On a cherch tracer une courbe reliant M N d quation

polaire de la forme

3

ou encore.

o f est une fonction affine de t

( )

0 =

-

3

( )

tf

On obtient

.

Extrait du texte de la figure

c8 courbe en polaires: rho=7t+18pi, t d crivant [-pi/3,0] (500

points, rep re r)

( )tf=r

p

47

3

p18

7 +

=

= t

telle que

p18

et

.

p

f

f

16

-

D. Mod lisation dune empreinte en forme de boucle14

Logiciel utilis : g oplan

Figure obtenue :

Apr s quelques essais infructueux obtenus partir de la fonction

cosinus (la p riodicit de la fonction posait trop de probl mes), il a

t plus simple de travailler partir de la fonction cosinus

hyperbolique.

On choisit un rep re (

)OJ

;OIO;

non orthonorm pour ne pas avoir

un axe de sym trie vertical .(I(1 ;0) et J(0,2 ;1) dans un rep re

orthonorm initial).

Les courbes ont pour quation :

y

+

-=

a

ch

2

puis a varie dans lintervalle [

1,0=a

x

a

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a

3

,

]5,7;5,0

avec un pas de 0,5

Texte du prototype cr e

D but de

a r el donn

I point de coordonn es (1,0) dans le rep re Roxy

J point de coordonn es (0.2,1) dans le rep re Roxy

r rep re (o,vec(o,I),vec(o,J)) (graduations: 1,1)

c courbe d finie par Y=-(a/2)(exp(X/a)+exp(-X/a))+3a, X d crivant [-20,20] (500 points, rep re r)

Description de l'interface

c courbe param tre a

Ant c dent 1 (nombre r el):

R sultat (courbe):

Aide particuli re non crite.

Fin de

14 Fichier boucles.g2w

Le texte int gral figure en annexe 3.

17

E. Mod lisation dune bifurcation laide de courbes de

B zier15

Logiciel utilis : g oplan

Figure obtenue :

Les courbes ont pour

quation

y

=

1

+

2

x

1

+

a

, a

varie dans lintervalle

]5,0;3-

[

avec un pas de 0,5.

D marche utilis e pour la minutie bifurcation

D

D'

A

B

E

C

C'

On interrompt la courbe verte entre A et E

B appartient la partie interrompue de cette courbe.

On interrompt les deux courbes noires respectivement en D et D.

C et C appartiennent respectivement ces deux parties interrompues.

On fait tracer en bleu la courbe de B zier avec 4 points de contr le A, B, C et D :

" elle passe par les extr mit s A et D,

"

la tangente en A a pour vecteur directeur AB (en rouge),

"

la tangente en D a pour vecteur directeur CD (en rouge).

De m me on fait tracer en bleu la courbe de B zier avec 4 points de contr le A, B C et D.

Extrait du texte de la figure :

b1 courbe param tr e par X=(1-t)^3(-3)+3t(1-t)^2(-2)+3t^2(1-t)*(-1.5)+t^3(-0.5), Y=(1-t)^3(-0.4)+3t(1-t)^2(-

0.3)+3t^2(1-t)0.307+t^3(0.8), t d crivant [0,1] (500 points, rep re Roxy)

Objet dessinable b1, particularit s: ciel, trait pais, points li s

Remarques : il a fallu cr er une interruption qui va de pair avec la bifurcation.

Le probl me de la gestion d carts peu pr s r guliers entre les courbes reste non r solu.

15 Fichier bifurcation.g2w

Le texte int gral du programme figure en annexe 4

18

IV. Mod les de classifications dempreintes

A. Classification propos e par Galton (1891)16

Cette classification est expos e dans larticle intitul Method of indexing Finger-Marks paru

en 1891

Tableau des mod les

Explications du tableau ci-dessus :

Il existe trois sortes de formes :

Les primaires (arches) cod es 1 ou 2

1 pour celles qui ont un axe de sym trie, cest dire a, b et c,

2 pour les autres, cest dire d, e, f et h

Les spires cod es 3 ou 4

3 pour celles qui ont un axe normal , cest dire h et i,

4 pour les autres, cest dire j, k, l et m.

Les boucles cod es 5 ou 6

Elles nont pas daxe de sym trie, leur code est 5 si leur pente est normale , 6 sinon.

Pente normale empreinte main gauche :

Pente normale empreinte main droite :

La parit du code d pend donc de la normalit de lempreinte, les codes pairs sont plus

rares.

16 Il en existe dautres du m me auteur

19

Code des doigts

Pouce (thumb)

T

Index

1

Majeur

2

Annulaire

3

Auriculaire

4

Exemple de tableau

Galton reporte sur diff rents

tableaux les codes correspondants

aux dix doigts dune centaine de

personnes.

Il tudie les corr lations ventuelles

entre les formes et les doigts, les

fr quences de chaque forme

diff rent en effet selon le doigt.

Cest pour ces raisons que les doigts

ne sont plus dans lordre naturel

dans les colonnes de gauche.

Expliquons la ligne correspondant la quatri me personne :

Colonne left :

Auriculaire gauche : doigt 4

Annulaire gauche : doigt 3

doigt 2

Majeur gauche :

doigt 1

Index gauche :

doigt T

Pouce gauche :

Colonne right :

Pouce droit :

Index droit:

Majeur droit :

Annulaire droit:

Auriculaire droit :

doigt T

doigt 1

doigt 2

doigt 3

doigt 4

code 5 (boucle pente normale)

code 3 (spire avec axe)

code 5 (boucle pente normale)

code 3 (spire avec axe)

code 3 (spire avec axe)

code 3 (spire avec axe)

code 6 (boucle pente anormale)

code 5 (boucle pente normale)

code 3 (spire avec axe)

code 5 (boucle pente normale)

Ces codes sont report s et correspondent aux dix chiffres de gauche dans le tableau.

20

Exemple de tableau r capitulatif pour les formes concernant lindex gauche

Il y a donc :

30 % darches

29 % de spires

41 % de boucles

Ces tableaux pourraient tre refaits aujourdhui rapidement avec un tableur !

21

B. Classification de Henry ( 1896)

Code pour chaque forme :

Arche

A

Boucle

L

Spire

W

Cette classification est li e au syst me binaire

Les dix doigts sont cod s par une suite de dix lettres (A, L ou W), chaque doigt est

attribu un entier de 1 10.

Si un doigt a une empreinte en spirale, il lui est attribu une valeur qui est une puissance

de deux : 16, 8, 4, 2 ou 1, selon le doigt dont il sagit, sinon, il lui est attribu 0.

Le tableau ci-dessous donne lordre des doigts, lentier attribu , ainsi que sa valeur sil a

une forme de spirale:

Pouce

droit

1

Index

droit

2

Majeur

droit

3

Annulaire

droit

4

Auriculaire

droit

5

Pouce

gauche

6

Index

gauche

7

Majeur

gauche

8

Annulaire

gauche

9

Auriculaire

gauche

10

16

16

8

8

4

4

2

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2

1

1

Num ro

du

doigt

Valeur

si

spirale

Exemple 1: LWAALALWLA

Num ro du

doigt

Type

dempreinte

Valeur

attribu e

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

boucle

spirale

arche

arche

boucle

arche

boucle

spirale boucle

arche

0

16

0

0

0

0

0

2

0

0

On calcule alors le rapport suivant :

=

r

+

(1

+

(1

somme

somme

des

des

valeurs

valeurs

attribu es

attribu es

aux

aux

num ros

num ros

pairs

)

impairs

)

Dans lexemple ci-dessus.

Lindividu appartient au groupe 19 :1.

22

Exemple 2 : reprenons la quatri me personne du tableau de Galton

Num ro du

doigt pour

Galton

Forme

Num ro du

doigt pour

Henry

Lettre

correspondante

Valeur

attribu e

T

1

2

3

4

T

1

2

3

4

Spire Boucle Boucle Spire Boucle Spire

1

2

3

6

4

5

Spire Boucle Spire Boucle

7

10

8

9

W

16

L

0

L

0

W

8

L

0

W

4

W

2

L

0

W

1

L

0

Dans ce nouvel exemple.

Lindividu appartient au groupe 13 :20.

=

++++

++++

)1248

)1248

Remarques

Un individu qui na aucune spirale appartient au groupe 1 :1.

Un individu qui na que des spirales appartient au groupe 32 :32

+

16(1

+

16(1

Chaque terme de cette fraction est gal

1+(16 ou 0)+(8 ou 0)+(4 ou 0)+(2 ou 0)+ (1 ou 0).

Il y a donc

5

2

2

2

Au total, la classification comporte 1024 groupes.

52 sommes possibles.

10

.

32

32

024

=

=

.

1

5

Lunicit de la d composition dun entier en base 2 permet de valider la classification de

Henry.

A chaque codage des dix doigts (L et A non distingu s), correspond un unique rapport r

dont le num rateur et le d nominateur sont compris entre 1 et 32.

R ciproquement, chaque rapport r dont le num rateur et le d nominateur sont compris

entre 1 et 32 correspond un unique codage (L et A non distingu s).

23

On peut utiliser un tableur pour convertir rapidement les classifications de Henry

correspondant aux observations de Galton17 :

Les lignes 13 et 14 donnent les classifications des dix lignes du tableau de Galton.

Formules utilis es

17 fichier Henry.xls

24

Id es pour une exploitation en classe :

En seconde, en TS sp cialit ou en L sp cialit math matiques :

Travail sur la num ration en base 2.

Quel est le plus grand nombre de 5 chiffres en binaire ?

D nombrement des classifications.

Connaissant les formes de dessins dempreintes, donner la classification.

On peut ventuellement utiliser un tableur :

Probl me r ciproque :

Connaissant le groupe, faire retrouver les doigts (sachant quon ne peut pas distinguer

pour la r ciproque A et L).

On peut approfondir en liaison avec lunicit de l criture dun nombre en syst me

binaire.

25

Formules utilis es

26

V. Empreintes et probabilit s

Probabilit dune configuration de minuties

Pour calculer la probabilit que deux empreintes digitales soient identiques, il faut estimer le

nombre total dempreintes digitales pouvant exister ou tre g n r es. Pour cela, des mod les

diff rents ont t propos s.

A. Le mod le propos par Galton (1892)

Comment Galton d montre quil y a une chance sur 64 milliards que deux individus aient

les m mes empreintes.

On attribue Galton les premiers calculs de probabilit dans son ouvrage Finger Prints

paru en 1892.

Galton : Our problem is this: given two finger prints, which are alike in their minutiaes,

what is the chance that they are made by different persons?

R sum de ce premier essai de th orie didentification des empreintes digitales 18.

a) Comment Galton prouve que la seule observation des formes

dempreintes ne suffit pas. Combien existe-t-il dempreintes digitales

d...