Sciences Industrielles
Modélisation des actions mécaniques
Statique des solides
STATIQUE DES SOLIDES
MODELISATION DES
ACTIONS MECANIQUES
1 Modélisation mathématique
1.1 Définition
On appelle action mécanique toute cause susceptible :
Ø de maintenir un corps au repos.
Ø de créer un mouvement.
Ø de déformer un corps.
1.2 Classification
On distingue deux types d’actions mécaniques :
Ø actions mécaniques à distance (champ de pesanteur ; champs électromagnétique ; ...)
Ø actions mécaniques de contact (liaisons entre solides ; ...)
Dès que deux solides S1 et S2 sont en contact ; S1 exerce sur S2 une action mécanique dite
de contact.
Notion d’action mécanique intérieure ou extérieure :
Soient 3 corps S1 ; S2 et S3 en contact de la façon ci-contre:
S1 est en contact avec S2 et avec S3
S2 est en contact avec S1 et avec S3
=
E
1
E
1
U avec
Si l’on sépare l’espace E en deux de la façon suivante :
U
E
S
3
Alors : S2 et S3 appartiennent à E1, et S1 appartient à l’extérieur
de E1 que l’on a noté
E
1
=
S
2
1E .
S2
S3
S1
Définitions :
Ø L’action mécanique de S1 sur S2 est dite :
extérieure à
1E (car entre un élément de
1E et
un élément de
1E )
Ø L’action mécanique de S3 sur S1 est dite :
intérieure à
1E (car entre deux éléments de
1E )
1.1 Premier principe de la statique
1.3.1 Force
Certaines actions mécaniques peuvent être modélisée par un vecteur lié :
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Modélisation des actions mécaniques
Exemple : Tuyau d’arrosage
Statique des solides
Dans ce cas l’action mécanique du jardinier sur le
tuyau d’arrosage peut être représentée par un
vecteur lié :
)AB
:(
r
· De direction, la direction de F
r
· De sens, le sens de F
:de B vers A
r
· D’intensité : la norme du vecteur F
· De point d’application A
· On note ce vecteur lié : (
r
;F A
)
Définition : Une force est une action mécanique représentée par un vecteur lié.
1.3.2 Moments
Exemple : Ouverture de Porte
r
)F A
;
Un opérateur noté OP1 exerce une
force perpendiculairement à la porte
en A :(
Un deuxième opérateur noté OP2
exerce une force perpendiculairement
r
à la porte en B : (
T B
;
)
A
B
r
T
r
F=
r
F
Expérience : A au bord de la porte
et B tout près de l’axe de rotation.
r
r
F T=
On remarque que l’action mécanique
de l’opérateur 1 qui tire en A fait
touner la porte alors que l’action de
l’opérateur 2 qui tire en B ne la fait
pas tourner.
Conclusion : Il manque une quantité pour caractériser les actions mécaniques des deux opérateurs
qui tirent de la même façon mais en des points différents : A pour le premier et B pour le second.
Cette quantité est la notion de moment qui dépend à la fois du vecteur et de son point d’application.
Si on note OP1 pour désigner l’opérateur qui tire en A, OP2 pour désigner l’opérateur qui tire en B ;
on représente les actions mécaniques de OP1 et OP2 sur la porte par les quantités suivantes :
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Statique des solides
Modélisation des actions mécaniques
Ø Lorsque l’opérateur 1 tire en A , on modélise l’action mécanique de (
r
1OPporte
deux quantités suivantes :
X
espace
Ø Lorsque l’opérateur 1 tire en B , on modélise l’action mécanique de (
r
deux quantités suivantes :
X
espace
)
par les
)
par les
(
(
)
=
F
uuur
r
ROPporte
1
r
r
®=
MOPporteXA F
1
1444442444443
rte
momentenXdel'actionmécaniquede:
2OPporte
OPpo
1
)
X
(
r
ROPporte
2
®=
)
=
F
uuur
(
r
r
MOPporteXB F
2
1444442444443
momentenXdel'actionmécaniquede:
rte
)
X
OPpo
2
Torseur d’action mécanique :
Soit C un autre point quelconque de l’espace ; le moment résultant en C de l’action mécanique de
(
1OPporte
r
uu
(
MOPporte
si l’opérateur tire en A s’écrit :
=
)
)
C
1
uuur
r
CA F
uuur
r
(
CAROPporte
uuuruuur
(
+Ù
CXXAROPporte
uuuruuurr
(
®+Ù
XAROPporteCXROPporte
1
14444244443
)
)
r
1
1
=Ù
=
=Ù
uur
(
MOPporte
X
uuruuur
(
)
MOPporteCX R
X
1
1
)
=®+Ù
)
r
(
1
)
r
(
OPporte
1
)
443r
1442
F
r
FÙ
uuru u r
(
MOP
X
=
1
port
+
e
)
u
X
C
On retrouve donc la structure de torseur.
Premier Principe de la statique :
1OPporte
Toute action mécanique est entièrement caractérisée d’un point de vue mécanique par un torseur
appelé torseur d’action mécanique, ici de l’opérateur 1 sur la porte, dont :
r
(
ROPporte
La résultante est un vecteur force :
1
(
rr
CMOPporteCA FCAROPporte
Le moment résultant est le vecteur noté :
uuuruuur
)
=
F
(
r
1
1
)
)
r
®=Ù=Ù
r
(
ROPporte
1
r
®=Ù
MOPporteROPporte
)
(
uuur
CA
C
1
r
)
=
F
r
)
1442443r
F
(
1
On le note :
{
TOPporte
1
(
}
)
=
C
Torseur particulier :
· Couple : L’action mécanique de (E) sur (S) est un couple si le torseur des actions
mécaniques de (E) sur (S) est de la
r
(
RE
forme :
{
(
TES
®="
}
)
r
ME
C
(
S
C
r
)
=
0
uuuuuuuuuur
C
constante
S
)
=
,espace
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Ù
®
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ù
®
ë
û
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®
®
®
®
®
®
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®
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Modélisation des actions mécaniques
Statique des solides
· Force : Si l’action mécanique de (E) sur (S) est une force s’exerçant en un point A :(
alors le torseur d’action mécanique de (E) sur (S) est un glisseur de la forme :
r
F
{
(
=
uuur
TE
CA
F
)
=
F
r
) 0
=
r
(
RE
r
(
MES
C
r
(
RE
r
ME
A
S
)
}
)
)
=
®=
®=
S
S
S
(
r
r
A
C
r
;F A
)
,
2 Modélisation des actions mécaniques à distance
2.1 Champ de pesanteur
Cette action mécanique à distance est la seule action mécanique à distance que l’on abordera, elle
conserne tous les mécanismes fonctionnant sur terre même si, dans certains cas, elle sera négligée
devant d’autres beaucoup plus importante.
Profitons de cette action mécanique pour étendre la notion de force :
Modélisation locale de l’action mécanique de pesanteur :
La force qui est une modélisation globale est en fait la somme de toutes les actions
mécaniques locales qui agissent sur une surface de contact dans le cas de contact entre solides
ou sur un volume dans le cas de la pesanteur.
Nous allons donc partir du modèle d’actions mécaniques locales pour en déduire une
modélisation globale.
Solide 1
Solide 2
r
Pf
(12)
P
dm
(TERRE)
La force élémentaire qu’exerce la terre 1 sur le
solide 2 au point P, notée
est le poids
de l’élément de matière élémentaire dm contenant
le point P.
(12)
r
Pf
r
Pour un solide 2 uniforme, si on note r sa masse volumique et g
pesanteur (que l’on supposera constant sur tout le volume du solide 2) alors l’élément de matière
élémentaire dm est égal à
Dans ce cas (modèle très représentatif de la réalité pour les mécanismes évoluant sur terre), la force
élémentaire au point P, appelée densité volumique de force de pesanteur s’écrit :
r r
r
(
(
fgdV
1
avec dV le volume élémentaire de matière correspondant.
, on trouve aussi couramment la notation :
le vecteur accélération de la
r
(
®=®
ffggdV
12
dVr
)
=
2
)
=
2
r
r
)
r
r
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Ù
ï
ï
ï
ï
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þ
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þ
®
®
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Modélisation des actions mécaniques
Modélisation globale de l’action mécanique de pesanteur :
Statique des solides
Il suffit de « sommer » toutes les actions mécaniques locales. Dans le cas d’un volume, cette somme
revient à intégrer toutes les actions mécaniques locales de pesanteur sur le volume du solide.
Torseur des actions mécaniques de pesanteur de la terre 1 sur le solide 2
Ce torseur s’écrit en un point A quelconque de l’espace :
{
(
®=®=
TT g
12
}
)
{
r
(
2
}
)
=
r r
(
R g
r
r
(
M g
A
2
)
2
)
A
r
f
P
(
r
g
)
2
2
P
r
uuur
AP f
P
(
r
g
)
2
A
P
2
Cette relation est celle relative à n’importe quelle densité volumique de force.
Appliquons la désormais au champ de pesanteur :
r
{
(
T g
}
)
=
2
r r
(
R g
r
r
fg
P
(
=
)
2
)
2
=®=
P
2
r
dm
r
mg
g
P
r
2
=
r
r
(
MgAPdm
A
)
2
=Ù
g
r
uuuruuu
(
AP fgAPgdm
2
P
r
)
=Ù
r
r
uuu
r
A
P
2
P
2
P
2
La résultante et le moment de ce torseur sont perpendiculaires, ce qui signifie que ce torseur est à
résultante. L’action mécanique de pesanteur est donc modélisable par une force. Il reste donc à
déterminer son axe central. Pour cela on va montrer que le centre d’inertie du solide 2 noté G est un
point central.
Rappel :
Le centre d’inertie G du solide 2 est le point qui vérifie la relation :
ruuur
uuuruuur
= ò
= ò
0
OGOPdm
2P
r
r
(
GM g ®
Il est donc évident en regardant les relations que
ou bien encore :
GPdm
)2
=
r
0
P
2
Le torseur d’action mécanique de pesanteur s’écrit donc très simplement au point G de la
)
=
2
façon suivante :
r
{
(
T g
}
)
=
2
r r
(
Rgmg
r
r
(
g
M
G
G
r
r
0
)
=
2
Remarque : Le plus compliqué étant bien souvent de déterminer la position du centre d’inertie G
du solide considéré
2.1 Théorèmes de GULDIN
2.1.2
Premier théorème de GULDIN : centre d’inertie d’une courbe
plane
Enoncé : L’aire de la surface engendrée par une courbe plane tournant autour d’un axe
contenu dans son plan est égale à sa longueur multipliée par le périmètre du
cercle décrit par son centre d’inertie lors de la rotation autour de l’axe.
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Statique des solides
Démonstration :
Soit M un point courant de la courbe de longueur L.
Soit dl l’élément élémentaire de la courbe autour de M.
Soit
l la distance de M à l’axe autour duquel on fait
M
dl
Ml
M
O
tourner cette courbe.
Soit G le centre d’inertie de la courbe
uuuruuuur
1
=
OGOMdl
L "
Mcourbe
, on a
Comme
=
l
G
1
L
l
M
dl
avec Gl distance de G à l’axe de
Mcourbe
rotation.
Or S surface engendrée par la courbe en tournant autour de
l’axe vaut :
=
Sdl L
2
plpl
M
=
Mcourbe
(
2
G
)
2.1.2
Second théorème de GULDIN : centre d’inertie d’une surface
plane
Enoncé : Le volume engendré par une surface plane tournant autour d’un axe contenu
dans son plan est égale à son aire multipliée par le périmètre du cercle décrit
par son centre d’inertie lors de la rotation autour de l’axe.
Démonstration :
Soit M un point courant de la surface d’aire S.
Soit ds la surface élémentaire autour de M.
Soit
l la distance de M à l’axe autour duquel on fait
M
Ml
dl
M
M
ds
O
tourner cette surface.
Soit G le centre d’inertie de la courbe
uuuruuuur
1
=
OGOMds
S "
Msurface
, on a
Comme
=
l
G
1
S
l
M
dl
avec Gl distance de G à l’axe de
Msurface
rotation.
Or V volume engendré par la surface en tournant autour de
l’axe vaut :
plpl
M
=
Vds
=
2
2
(
)
G
S
Msurface
3 Modélisation des actions mécaniques de contact
3.1 Modélisation locale : torseur d’actions mécaniques locales
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Statique des solides
Tout contact réel entre 2 solides S1 et S2 a lieu sur une surface même infinitésimale : (S)
L’action mécanique de S1 sur S2 est caractérisée par une densité surfacique de forces (homogène à
une pression qui dépend dans le cas le plus général du point P où on la considère.
On admet l’existence en P d’un plan tangent commun au deux surfaces en contact que l’on note p
Densité surfacique normale des
forces de contact :
(12)
r
Pn
Solide 2
Surface de
contact S
P
Surface de contact
élémentaire ds
Solide 1
Densité surfacique des forces de
contact :
(
1
2
)
r
Pf
p
Densité surfacique
tangentielle des forces de
(
1
contact :
)
2
r
Pt
Définitions :
r
Pf
r
Pn
(
1
(
1
)
)
2
2
Ø
Ø
Ø
C’est la composante de
r
Si on note n
rr r
)
(
®=
nfn n
1212 .
P
r
(
)
Pt
2
1
r
P
(
r
Pf
)
S2. C’est la composante de
r
r
r
n
t
2
f
P
P
P
(
)
®=®
12121
(
)
est la densité surfacique en P des forces de contact de S1 sur S2.
est la densité surfacique normale en P des forces de contact de S1 sur S2.
(
1
)
2
sur la normale au plan tangent communp .
un des deux vecteurs normaux unitaires au plan tangent communp , on a
est la densité surfacique tangentielle en P des forces de contact de S1 sur
r
Pf
(
sur le plan tangent communp . On a la relation
(
1
)
2
)
3.2 Modélisation globale
)
2
(
1
Il suffit de sommer toutes les actions mécaniques locales sur la totalité de la surface de contact (S) :
r
est la densité surfacique en P des forces de contact de S1 sur S2 qui s’exerce sur la
Pf
surface élémentaire ds, donc l’action mécanique élémentaire qui s’exerce en P est le glisseur ou la
force
.
2
)
r
(
Pfds ®
1
Son moment en un point A quelconque est le moment élémentaire :
uuur
r
APfdsÙ
P
(
1
)
2
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®
®
®
®
®
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Statique des solides
En généralisant cette action mécanique élémentaire en P à la totalité de la surface de contact (S) on
obtient le torseur des actions mécaniques de contact de S1 sur S2 :
{
T
(
1
}
)
=
2
r
(
®=
Rfds
121
)
2
r
(
®=Ù
MAPfds
121
A
)
2
A
P S
(
)
uuur
P S
(
)
r
P
(
)
r
P
(
)
3.3 Contact avec frottement : Lois de Coulomb
Reprenons le schéma simplifié d’un contact entre deux solides :
Densité surfacique normale des forces
de contact :
ou pression
(12)
r
Pn
Surface de
contact S
P
Surface de contact
élémentaire ds
Densité surfacique des forces de
contact :
(
1
2
)
r
Pf
p
Densité surfacique
tangentielle des forces de
(
1
contact :
)
2
:
r
Pt
Les lois de Coulomb nous renseignent sur les densités surfaciques
normales et tangentielles des forces de contact. Deux cas de figures sont à distinguer, suivant qu’il y
ait glissement ou non (on parle alors d’adhérence) au niveau du contact.
Premier cas : Il y a glissement en P
r
(
V P Î
2 /1
r
0
)
Composante des frottements
)
Advertisement
1 / 2
En effet, la vitesse de glissement au niveau du point P entre les deux solides 1 et 2 vaut :
r
(
V P Î
Dans ce cas le modèle des lois de Coulomb nous dit que la densité surfacique des forces de contact
est telle que :
· La composante tangentielle de l’action mécanique qu’exerce 1 sur 2 en P est colinéaire et
par les deux relations suivantes :
opposée à la vitesse de glissement de 2 par rapport à 1. Ce qui se traduit mathématiquement
r
(
0
r
(
0
r
(
)
tV P
122/1
P
r
(
)
tV P
12.2 /1
P
· La norme de la densité surfacique tangentielle des forces de contact en P est égale au produit
d’un coefficient (noté f : coefficient de frottement) multiplié par la norme de la densité
normale des forces de contact en P. Ce qui se traduit simplement par la relation suivante :
r
(
tf n®=
121
P
)
)
r
P
<
=
2
)
(
)
r
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Ù
Î
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®
®
®
®
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Statique des solides
On peut représenter cela de façon simplifié (sans les deux solides concernés) de la manière suivante :
Demi-angle au
sommet du
cône :j tel que
f
j
tan
=
Vitesse de glissement en
P de 2 par rapport à 1,
colinéaire opposée à
l’action mécanique
tangentielle de 1 sur
2/1
2 :
r
(
V P Î
)
r
Pn
(12)
r
Pf
(
1
)
2
· L’action mécanique
tangentielle
(frottement) qu’exerce 1
sur 2 s’oppose au
glissement de 2 par
rapport à 1.
P
p
r
Pt
(
1
)
2
(
1
est située au
· La densité surfacique
de force de contact
r
)
Pf
2
bord d’un cône dit cône
de frottement de demi-
angle au sommet
j (voir figure ci-contre)
Deuxième cas : Il n’ y a pas glissement en P, il y a adhérence :
r
(
V P Î
)
=
2 /1
r
0
Dans ce cas le modèle des lois de Coulomb nous dit que la densité surfacique des forces de contact
est telle que :
· La norme de la densité surfacique tangentielle des forces de contact en P est inférieure au
produit d’un coefficient (noté f : coefficient de frottement) multiplié par la norme de la
densité normale des forces de contact en P. Ce qui se traduit simplement par la relation
suivante :
2
(
)
)
r
r
(
tf n®
121
P
P
On peut représenter cela de façon simplifié (sans les deux solides concernés) de la manière suivante :
Demi-angle au
sommet du
cône :j tel que
f
j
tan
=
r
Pn
(12)
r
Pf
(
1
)
2
P
r
Pt
(
1
)
2
p
)
(
1
est située dans le
La densité surfacique de
force de contact
r
Pf
2
cône de frottement de demi-
angle au sommet j (voir
figure ci-contre)
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®
®
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®
®
®
®
®
®
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Remarque :
Le coefficient f en cas d’adhérence est normalement toujours supérieure au coefficient de frottement
en cas de glissement. Ici, on se situe dans le modèle où l’on considère les deux coefficients égaux
(c’est pourquoi on ne les a pas distingués).
Valeurs :
Acier - Acier
Bronze - Bronze
Fonte - Bronze
Cuir - Métal
Bois - Bois
Métal - Bois
Paquette - Disque
Pneu - Bitume
f
0.1
0.2
0.1
0.25
0.4
0.3
0.3
0.6
Cas particulier : étude à la limite du glissement
Ce cas particulier permet d’étudier un cas de rupture d’équilibre.
On se place donc à l’équilibre (avec les équations que cela donne) et dans le cas de glissement
(donc en mouvement ce qui est un peu contradictoire avec l’équilibre) pour les lois de Coulomb
(avec les égalités et hypothèses de direction que cela entraîne)
Cas particulier : contact sans frottement
C’est le cas lorsque les coefficients de frottement sont suffisamment petits pour négliger les
frottements.
Dans ce cas la densité surfacique tangentielle des forces de contact
)
2
(
1
est négligée et la
r
Pt
densité surfacique des forces de contact se réduit donc à la densité surfacique normale des forces de
contact :
(
®=
121
2
)
)
(
r
n
P
r
f
P
Conclusion : La densité surfacique des forces de contact est perpendiculaire au plan tangent
commun.
3.4 Contact avec frottement : Cas d’un contact plan-plan
r
n
Dans ce cas tous les plans locaux tangents
communs à S1 et S2 sont confondus et donc
toutes les normales aux surfaces de contact
locales (à chaque point P du contact) sont
identiques.
On peut donc facilement passer à une étude
globale du contact avec frottement puisque
la direction de toutes les densités
surfaciques normales de forces est le même,
c’est à dire la normale au plan de contact.
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Ó
®
®
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Statique des solides
Définitions : on appelle :
r
®=
Effort normal de contact
Nnds
Effort tangentiel de contact
(12)12colinéaireà n
Pplandecontact
r
®=
Ttds
(12)12dansleplandecontact
Pplandecontact
r
P
(
r
P
(
)
)
r
p
Les lois de Coulomb s’écrivent alors :
Ø Si S1 et S2 n’ont pas de mouvement relatif : contact avec adhérence
Pas de renseignement particulier sur la direction de l’effort tangentiel, si ce n’est qui est dans le plan
de contact.
Ø Si S1 et S2 sont en mouvement relatif :
· Soit les deux solides sont en translation et alors la vitesse de glissement étant la
même pour tous les points, on peut généraliser les lois de Coulomb locales au
niveau global :
Cas très classique d’un bloc qui glisse sur une pente plane :
Solide 2
Effort de contact :
r
(
)
®=®+
12121
F
r
2
T
(
Effort tangentiel de
r
(
T
1
contact :
2
)
Effort normal de
2
contact :
r
(
N ®
1
)
)
r
N
(
)
Solide 1
Vitesse de glissement
identique pour tous les
points de la surface de
r
(
V P Î
contact :
2/1
)
Tous les efforts normaux locaux de contact sont suivant la normale au plan de contact, donc
l’intégrale (effort normal) c’est à dire la somme est aussi suivant la normale au plan de contact.
Tous les efforts tangentiels locaux de contact sont opposés à la vitesse de glissement (qui est ici, en
tout point du contact identique), donc l’intégrale (effort tangentiel) c’est à dire la somme est aussi
opposée à la vitesse de glissement.
Etant donné que les directions des efforts normaux et tangentiels locaux sont constantes sur la
surface de contact et que puisque l’on glisse on a la relation locale :
)
on retrouve cette relation au niveau global, c’est à dire :
r
(
tf n®=
121
P
r
r
(
Tf N®=
121
r
P
,
.
2
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2
)
(
(
)
)
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®
ò
®
®
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Statique des solides
Ce qui se présente sous la forme simplifiée : Tf N=
La force de contact se situe donc encore sur le cône de frottement.
· Soit les deux solides ne sont pas en translation et on ne peut pas généraliser les lois
locales. Il faut alors étudier localement le contact et l’intégrer sur toute la surface de
contact.
3.5 Contact avec frottement : Cas d’un contact ponctuel
Un contact ponctuel est un contact surfacique tellement petit que l’on le considère ponctuel :
On définit à partir des 2 solides S1 et S2 en contact ponctuel :
r
n
·
·
·
I le point du contact
le plan tangent commun
r
n la normale à p
Dans le cas d’un contact
strictement ponctuel entre deux
solides, les actions mécaniques
locales et globales sont
confondues :
(
®=
121
(
®=
121
(
®=
121
r
N
r
(
T
r
F
)
)
2
)
·
·
·
r
In
r
It
r
If
2
2
)
(
(
)
)
Solide 2
I
Solide 1
En théorie donc l’action mécanique de 1 sur 2 n’a pas de moment en I. En fait, n’importe
quel contact n’est jamais ponctuel mais surfacique, ce qui engendre un moment en I issu
des actions mécaniques locales. L’action mécanique globale du solide 1 sur le solide 2 se
modélise donc dans le cas général par le torseur suivant :
r
2
N
{
r
T
M
(
)
®=®+
12121
(
(
1
)
)
2
}
)
=
r
T
(
1
r
F
2
)
(
I
I
Les lois de Coulomb locales sont donc très aisément transposable au niveau globale aussi bien
lorsqu’il y a glissement que lorsqu’il n’y a pas de glissement.
L’intérêt de ce cas réside dans la « généralisation » possible (suivant le modèle adopté) des
lois de Coulomb, au roulement et au pivotement :
ü La projection de
)2/1
r
:
)2/1
(
Rappel de cinématique :
Le roulement et le pivotement de deux solides en contact ponctuel sont quantifiés à partir du vecteur
vitesse de rotation
(
r
sur la normale au contact, noté
)
)
2 /12 /1 .
r
W= W
P
(
(
r
r
P
(
2/1
r
r
n n
)
, est appelée vecteur
vitesse de rotation de pivotement :
r
ü La projection de
(
)2/1
vitesse de rotation de roulement :
sur le plan tangent commun p
)
)
(
2 /12 /12/1
rr
W=W
r
(
r
)
2 / 1
, est appelée vecteur
r
r
(
)
, noté
(
P
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ì
ü
®
ï
ï
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í
ý
®
ï
ï
î
þ
W
W
W
é
ù
ë
û
W
W
-
W
p
®
®
®
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Statique des solides
Tout comme pour le vecteur vitesse de rotation du mouvement de 2/1 :
r
(
)2/1
, on peut
décomposer le moment en I des actions mécaniques de 1 sur 2 en deux vecteurs :
rr
(
)
®=®+
12121
MM
II
, une composante suivant la normale au contact :
(
)
t
r
(
)
2 n
M
I
1424314243
composantenormalecomposantetangentielle
r
(
IM ®
1
n
)
2
et une composante suivant le plan de contact :
r
(
IM ®
1
t
)
2
r
n
Loi de Coulomb générale
d’un contact ponctuel:
r
(
IM ®
1
n
)
2
r
(
IM ®
1
)
2
Loi de Coulomb relative au glissement :
1er cas :
r
0
· L’action mécanique tangentielle
glissement :
r
(
V I Î
2 /1
)
(frottement) de 1 sur 2 s’oppose au
glissement de 2 par rapport à 1 :
r
(
=
0
r
(
<
0
)
r
)
(
TV I
122 /1
r
(
)
TV I
12.2 /1
r
(
TV I
12et2/1sontcolinéairesopposés
(
)
)
)
r
r
S2
S1
I
r
(
IM ®
1
t
)
2
·
r
(
Tf N®=
121
)
2
r
(
2ème cas : non glissement :
(
r
(
Tf N®
121
·
2
)
r
f : coefficient de frottement entre 1 et 2
r
0
)
=
2 /1
r
(
V I Î
)
)
Loi de Coulomb relative au pivotement :
1er cas :
pivotement :
2 /1
r
0
)
(
r
P
· Le moment normal des actions mécaniques de 1 sur 2 s’oppose au pivotement de 2 par
rapport à 1 :
rrr
(
®<Û
nIn
r
n
IM
)
2 / 1.1
(
®=
121
r
(
(
n
IM
202 /1et12sontcolinéairesopposés
)
)
(
M
r
Nd
2
)
(
)
n
)
·
d : coefficient de résistance au pivotement, en mètre
2ème cas : non pivotement :
r
(<...