Les compétences personnelles et sociales du leader

Dunod
Page 1 sur 16Lecteur de document UniversityLib

Les compétences personnelles et sociales du leader

Leadership and Emotional Intelligence · course

Browse all gestion et économie documents

Chapitre II. Les comp tences personnelles et sociales du

leader

Chapitre II. Les comp tences personnelles et sociales du leader ..........................................................1

I. Les comp tences personnelles .................................................................................................4

II.1. La conscience de soi ........................................................................................................4

II.2. La confiance en soi ..........................................................................................................5

II.3. La ma trise de soi .............................................................................................................6

II.4. La conscience professionnelle et lexemplarit .................................................................8

II.5. Adaptabilit et innovation ................................................................................................9

II.6. Le courage .......................................................................................................................9

II. Les comp tences sociales ...................................................................................................... 11

II.1. Empathie ........................................................................................................................... 11

II.2. Lassertivit ....................................................................................................................... 13

II.3. La relation daide, la g n rosit ......................................................................................... 15

II.4. La valeur Exemplarit ........................................................................................................ 15

Objectif global.

  • Conna tre les comp tences personnelles et sociales n cessaires la consolidation de

lidentit de leader

  • Prendre conscience du niveau de ses comp tences personnelles et sociales et identifier les

axes de d veloppement de ses comp tences personnelles et sociales.

Bibliographie.

Boussuat, B., P. David et J.M. Laguache (2017). Manager par les couleurs . Editions Dunod.

Golleman, D., T, Pi lat , D. Roche (2014). Lintelligence motionnelle . Editions Jai Lu.

1

Introduction

Lanalyse des facteurs qui d finissent une performance professionnelle hors pair a connu son

premier essor au d but du 20e si cle avec le travail de F. Taylor. Les experts en efficacit

tayloristes avaient r volutionn le monde du travail en optimisant les gestes dun point de vue

m canique des gestes du travailleur : la machine tant devenue la mesure du travail humain.

Ensuite, un nouveau crit re d valuation est apparu : le quotient intellectuel (QI). Puis, avec

lessor de la pens e freudienne, une autre vague dexperts avaient expliqu quoutre le QI, la

personnalit tait un ingr dient de lexcellence. Cependant, dans les ann es 60, la majorit des

tests de personnalit normalement destin s mesurer le potentiel professionnel des individus,

taient plut t utilis s pour diagnostiquer les troubles mentaux. Et le test QI n tait pas non plus

infaillible puisque les personnes QI lev nobtenaient pas de meilleurs r sultats dans leur

travail que les personnes QI moyen.

Larticle de McClelland de 1973, intitul Tester la comp tence plut t que lintelligence 1, a

t lorigine de la modification des termes du d bat. Il avait d montr que les aptitudes

scolaires, les dipl mes et les titres les plus minents ne procuraient aucune garantie de succ s

dans la vie professionnelle et m me personnelle. Il avait propos d valuer certaines

comp tences dont lempathie, lautodiscipline et linitiative, selon lesquelles, on distinguait

entre ceux qui r ussissaient le mieux dans leur carri re par opposition ceux pouvaient faire la

diff rence entre ceux qui sont simplement assez bons pour conserver leur emploi.

Dans cette perspective, une comp tence est une qualit personnelle ou un ensemble de

dhabitudes qui g n rent une performance professionnelle plus efficace, meilleure, en

dautres termes une aptitude qui apporte de la valeur ajout e aux efforts dune personne

dans son travail 2.

Cette id e, a depuis cette ann e-l , inspir e des recherches sur ces centaines de milliers de

salari s, des petits employ s aux plus hauts dirigeants dentreprise dans les plus grandes

soci t s, dans ladministration publique. De ces recherches, manait un faisceau commun

daptitudes sociales et personnelles, ingr dients de la r ussite, que Daniel Goleman appelle

Intelligence motionnelle.

1 McClelland D. C. (1973). Testing for competence rather than for intelligence . American Psychologist, 28,

1-14. Cit par Golleman, D., T, Pi lat , D. Roche (2014). Lintelligence motionnelle . Editions Jai Lu.

2 Op cit. Golleman, D., T, Pi lat , D. Roche (2014).

2

Les aptitudes motionnelles sont en synergie avec les aptitudes purement intellectuelles. Les

leaders allient les deux types de comp tences. Plus le travail est complexe, plus lintelligence

motionnelle compte, car une carence dans cette derni re pourrait g ner le libre jeu des

comp tences techniques ou intellectuelles de la personne.

Exemple : Une personne qui venait d tre embauch e comme PDG dune entreprise

familiale de taille moyenne. C tait la 1e fois quun tel poste allait tre occup par

quelquun d tranger la famille. Apr s un entretien avec un sp cialiste, ce dernier a

attest laptitude de la personne ma triser intellectuellement une situation complexe et

quelle tait apte occuper un poste de PDG dans une grande entreprise. Mais pendant

cet entretien, le sp cialiste a abord une question d licate : pourquoi avait-il quitt son

ancien poste ? (Il avait t licenci car il navait pas su critiquer ouvertement ses

subordonn es alors que parfois la m diocrit flagrante de leur travail laurait exig ). Cette

question avait provoqu un d clic motionnel chez le candidat. Il commen ait sagiter et

devenu tr s perturb . Il sest av r quil tait dur pour le candidat dheurter de front des

employ s sous-productifs, surtout lorsquils appartenaient lentreprise depuis longtemps.

Autrement dit, une violente contrari t entravait la capacit du candidat g rer

intellectuellement une situation complexe.

Bref, des motions dont nous perdons le contr le peuvent rendre stupides les personnes les plus

intelligentes intellectuellement.

Dans le but dam liorer ses comp tences personnelles et sociales, dans ce chapitre, lapprenant

prendra dabord connaissance de ces comp tences telles que d finies par Golleman et

pr sent es par Boussuat, B., P. David et J.M. Laguache (2017). Ensuite, Il prendra la

position m ta pour lever sa conscience sur ses propres comp tences personnelles et

sociales. En dautres termes, il sera spectateur dune pi ce de th tre dans laquelle il se

verra jouer des r les pour identifier et mieux comprendre ses motions et ses attitudes.

Ensuite, de spectateur, il passera la position de r alisateur de sa pi ce de th tre pour

d cider de ses points dam lioration de ses comp tences pour un meilleur leadership dans

ce quil entreprend.

3

I. Les comp tences personnelles

Les comp tences personnelles sont en quelque sorte le noyau central de notre syst me.

II.1. La conscience de soi

Tout ce qui nous g ne nous permet de nous d finir.

Sans infirmit s, point de conscience de soi .

Emile Cioran

La conscience de soi traduit la capacit porter une r flexion consciente et d lib r e sur son

identit , d tre l coute de soi, didentifier ses motions, de comprendre les raisons pour

lesquelles elles surviennent, d tre conscient de limpact de ses comportements sur ses

sentiments et humeurs, de conna tre ses forces et ses limites (axes de d veloppement).

" Test

Rarement

Parfois

Plut t

Vrai

Tout

vrai

1

2

vrai

4

fait vrai

3

5

Je sais identifier et d finir les motions que

j prouve et leur cause

Je fais le lien entre mes motions, mes

pens es et mes actions

Advertisement

Je connais mes forces et sais les utiliser

Je connais mes faiblesses et jai b ti une

strat gie pour limiter leurs effets

Je sais me fixer intentionnellement des limites

personnelles en prenant soin de moi et des

autres

Jai du recul et de lhumour sur moi-m me

Total/30

4

" Pour lever la conscience de soi :

  • D crivez l motion la plus fr quente que vous prouvez.
  • Remontez le temps et notez les 5 10 derni res fois que vous lavez prouv e.
  • Analysez ces s quences. Quelles sont les origines communes : lieux, personnes, actions,

temps ?

  • J prouve& chaque fois que& car&
  • Quelles sont mes forces principales ?
  • Quelles sont les actions ou t ches dans lesquelles je peux les mettre le plus en Suvre ?
  • Quels sont mes axes de progr s ?
  • Quels outils, personnes, conseils ou connaissances peuvent maider ?
  • Quest-ce qui me ferait dire que jai significativement progress ?

II.2. La confiance en soi

La confiance en soi se construit avec la consolidation de la conscience de soi. Lorsquon

cerne sa valeur individuelle, ses valeurs, ses forces et ses succ s et on reconna t ses limites et

ses faiblesses, on pourra agir avec r alisme et assurance personnelle et on consolide sa

confiance en soi. Cette derni re permet de se projeter de mani re positive dans les diff rentes

situations : Jai d j r ussi dans une situation analogue, je vais donc encore r ussir .

Que pense-t-on dun manager qui est tr s anxieux et qui na pas confiance en lui et donc en son

quipe ? Peut-on lui faire confiance ?

Test

Rarement

Parfois

Plut t

Vrai

Tout

vrai

1

2

vrai

4

fait vrai 5

3

Je suis s r(e) de moi-m me dans les

rapports humains

Jai confiance aux autres

Je suis capable de d fendre des points de

vue impopulaires

Je suis capable de prendre des d cisions

saines malgr

les

pressions

Je suis capable de prendre des risques

Je ne crains pas les checs car ils me font

grandir

Total/30

les incertitudes et

5

" Pour consolider la confiance en soi

Parmi les moyens qui permettent de consolider la confiance en soi, on cite la respiration et

lancrage.

Techniques pour augmenter son niveau de conscience en management

On a d montr scientifiquement quune bonne quantit doxyg ne envoy e au cerveau

est l quivalent dun message : Je sais faire face . Les gens stress s respirent mal et disent

leur cerveau Tu risques d chouer . Le sport, la m ditation, la sophrologie& nous permettent

dapprendre bien respirer par le ventre. On peut choisir de pratiquer la respiration consciente

un rythme normal ou ralenti plusieurs fois dans la journ e, notamment au moment de

sendormir.

L'auto-ancrage pour un tat ressource selon Paul Pyronnet

Lancrage consiste visualiser (se projeter) un sc nario positif par limagination de la

sc ne o on est acteur (o , quand, avec qui, comment, quest-ce que jentends, quest-ce que je

vois, quest-ce que fais et r ussi, quest-ce que je r ussi. Par exemple, se projeter de fa on

positive dans une r union. Cette pratique dancrage est utilis e par les sportifs de haut niveau

car le cerveau ne fait pas la diff rence entre cette projection et la r alit .

II.3. La ma trise de soi

Sachez vous loigner, car quand vous reviendrez

votre travail, votre jugement sera plus s r.

L onard de Vinci

La capacit de Ma trise de soi traduit la capacit sauto- valuer et sauto-r guler. La prise

de conscience et la discipline n cessaire au contr le et la ma trise de ses sentiments ont un

6

impact direct sur sa capacit atteindre ses objectifs personnels et d velopper une v ritable

d termination.

Le cerveau de la personne est programm sur la base de ses exp riences. Les motions se

d clenchent pour se prot ger des dangers selon ces propres programmes qui d finissent le profil

comportemental3. En apprenant les identifier (conscience de soi), la personne peut les

modifier (d sencodage et reprogrammation). En reconnaissant ses vieux r flexes inutiles,

elle change sa perception des autres et accepte leurs limites sans se sentir attaqu .

Donc, est-on ma tre ou esclave de ses motions ?

" Test

Rarement

vrai

1

Parfois

2

Plut t

vrai

3

Vrai

4

Tout fait

vrai 5

Je suis responsable de ce que j' prouve

Jai b ti une strat gie pour viter les

facteurs d clencheurs de mes motions

Lorsque l motion monte, jai une strat gie

pour en limiter les effets n gatifs.

Je suis capable de revenir positivement

discuter du sujet qui ma heurt .

Je suis capable ventuellement de

mexcuser si n cessaire et de rire sur moi-

m me

Je me concentre sur ce que je fais sans me

laisser distraire

Total/30

" Pour consolider sa ma trise de soi

Advertisement

Pour progresser dans la gestion des putschs motionnels :

1. Identifier les facteurs d clenchants et causes communes afin, dans un premier temps, de

limiter lexposition. Il sagit de la conscience de soi qui est la base de la ma trise de soi.

2. Reconna tre les tous premiers signes : je suis impatient, je gigote, je marche, je parle

bruyamment, je coupe la parole, je l ve le ton&Pour ce faire, il faut porter son attention

sur ce qui se passe dans ma communication non verbale (corps), paraverbale (voix) et

verbale (mots utilis s).

3. Mettre au point une strat gie adapt e. Prendre du recul en mettant :

3 Le profil comportemental sera trait dans le pr sent cours selon le mod le des couleurs, appel DISC.

7

une distance physique : se d placer pour changer dendroit ;

une distance temporelle : se poser les questions suivantes : Est-ce que ce probl me

sera important dans un mois quand je serai en vacances ? Et quand je serai la

retraite ?

4. Remettre son corps en harmonie en pratiquant des exercices de respiration.

II.4. La conscience professionnelle et lexemplarit

Le leader est porteur dune vision quil partage avec ses collaborateurs. Il exerce sa mission

pour avancer dans le sens de sa vision en adoptant une attitude exemplaire, en alignement avec les

valeurs de son organisation, notamment la responsabilit , la confiance, le respect et lengagement.

En disant ce quil fait et en faisant ce quil dit, le leader se montrera coh rent et exercera une influence

positive sur ses collaborateurs et ses partenaires. Il jouera le r le de premier mod le dans sa

communaut .

Certes, il est difficile de r sister devant la pression des r sultats, mais le leader fait preuve de courage

et ne c de pas la pression pour pr server lalignement aux valeurs de sa communaut . Par exemple, il

pourrait se retrouver face un choix de sengager dans une relation valeur ajout e en termes de chiffre

daffaires mais non thique. Etant courageux, il passera son honn tet professionnelle avant latteinte

des r sultats.

De plus, le leader a un sens dengagement et de promesses important. Il fournit tous les efforts pour

respecter ses engagements et tenir ses promesses, il le fait avec enthousiaste de fa on transmettre

une nergie positive autour de lui.

" Test

Rarement

vrai

1

Parfois

2

Plut t

vrai

3

Vrai

4

Tout fait

vrai 5

Je donne lexemple en mati re de

comportement

Je donne lexemple dans le domaine

technique

Je ne triche pas et suis intransigeant(e) dans

ce domaine

Je sais faire passer l thique avant les

r sultats

Je respecte mes engagements (dont les

d lais) fussent-ils co teux en nergie

d ploy e

Cest avant tout moi-m me que je rends

des comptes sur la qualit de mon travail.

Total/30

8

II.5. Adaptabilit et innovation4

L'innovation distingue clairement le leader du suiveur . Steve Jobs

L'innovation syst matique requiert la volont de consid rer le changement comme

une opportunit . Peter Drucker

Le leader est innovant et agile dans un environnement complexe, impr visible et en perp tuel

changement. Pour la viabilit de sa communaut /son organisation, il cr un environnement

innovant autour des r flexions, des syst mes et des outils pour sadapter aux volutions de

Rarement

vrai

1

Parfois

2

Plut t

vrai

3

Vrai

4

Tout

fait vrai

5

lenvironnement.

" Test

Je propose des solutions nouvelles aux

probl mes.

Je prends des initiatives

Je sais valuer et prendre des risques

Je sais madapter des priorit s

variables

Je sais improviser au dernier moment

selon les circonstances et saisir

des opportunit s

Je remets r guli rement mes pratiques

en cause

Total/30

II.6. Le courage

Lorsque vous lancez une nouvelle id e, vous avez trois cat gories de

personnes contre vous : ceux qui font la m me chose, ceux qui font le

contraire et ceux qui ne font rien, cest- -dire tout le monde !

Jacques Monod

Le pr sident dun groupe bancaire ouvrit un jour un de sos s minaires de management avec ces

paroles : Soyez courageux, soyez rebelles, pensez diff remment [&] .

Pourquoi tre courageux ? Avoir du courage permet au leader de gagner la confiance de ses

collaborateurs qui lobservent.

4 Livre blanc "Innovation Leadership". Center for creative leadership.

9

Exemple.

Une manageuse a eu un jour le courage de penser diff remment. En effet,

lors dune revue des effectifs elle avait, contre toute attente, d fendu

un collaborateur en sous-performance depuis un an, en mettant en avant un

potentiel inexploit . Face au DRH qui voulait lui r gler son sort , cest

sa r putation enti re quelle engageait, au risque de se mettre elle-m me

en danger. L nergie quelle d ploya pour le sauver et en faire un

collaborateur performant, autonome et confiant en lui-m me suscita

le respect total de son quipe qui se savait bien prot g e. Cette r putation

la toujours pr c d e lors de ses prises de postes suivantes. Un atout

Advertisement

extr mement facilitant pour r ussir.

" Avoir le courage de dire non.

Voil une action bien difficile pour certains managers qui ont un besoin d mesur de se faire

aimer de lautre. En effet, refuser, cest oser exister, saffirmer, poser des limites et marquer,

ne serait-ce quun temps, une opposition.

Vous connaissez le fameux principe de Peters, selon lequel chacun progresse dans lentreprise

jusqu ce quil atteigne son seuil dincomp tence : il est dur de refuser une promotion un

collaborateur performant dans son poste donc on le laisse grimper. Un bon vendeur devient

manager, mais que de d g ts dans la t te de ce nouveau promu devenu brusquement

incomp tent, et pour ceux qui le subissent au quotidien. Que de r sultats non atteints ! Faire

comprendre un collaborateur quil ne pourra pas voluer vers un futur poste demande du

courage, de lhonn tet , tout autant que des explications claires et justifi es, ainsi quun

accompagnement pour trouver le poste dans lequel il s panouira. Peu de managers en sont

capables.

" Avoir le courage de remettre en cause les habitudes de travail.

Le cerveau aime les conomies d nergie. Il aime emprunter des chemins connus. Il est plus

facile de se satisfaire des m thodes en place, m me si elles sont imparfaites, plut t que de

prendre le risque de changer et daffronter les plus r ticents. Ce courage, permet de guider son

quipe vers de n cessaires adaptations.

10

Rarement

vrai

1

Parfois

2

Plut t

vrai

3

Vrai

4

Tout

fait vrai

5

" Test

Je sais dire non mon entourage (coll gues,

enfants, parents, famille)

Je me sens suffisamment fort pour d fendre

les plus faibles

Je r value en permanence mes m thodes et

objectifs professionnels

Je suis assertif et critique une personne

uniquement en sa pr sence

Je suis pr t perdre la reconnaissance

temporaire pour d fendre les valeurs

auxquelles je crois

On me consid re comme une personne

courageuse.

Total /30

II. Les comp tences sociales

II.1. Empathie

Lempathie est une facult intuitive de se mettre la place dautrui, de percevoir ce quil

ressent (Larousse).

11

Daniel Goleman d crit lempathie comme notre radar social, cette capacit d chiffrer les

sentiments de lautre, nous mettre la place de lautre. Lempathie conjugue trois l ments

distincts et compl mentaires :

1. Reconna tre lautre (je remarque quelque chose chez lautre),

2. Ressentir (ses motions se dupliquent chez moi gr ce aux neurones miroirs),

3. R agir (porter assistance par exemple).

Pour un manager, lempathie, cest comprendre les autres, sint resser authentiquement leurs

pr occupations : un petit mot sur la sant des enfants dune collaboratrice, du soutien votre

vendeur pour laider sen sortir&

Cest donc une qualit fabuleuse partir du moment o la deuxi me tape de lempathie

(ressentir) ne se solde pas en une contagion motionnelle handicapante&

Un leader empathique arrive promouvoir lempathie une comp tence individuelle peut tre

en v ritable culture dentreprise : cest penser client (interne et externe). Les enqu tes de

satisfaction, les Vis ma vie ou les questionnaires 360 sont des outils de lempathie). Les

entreprises empathiques ont une longueur davance sur les autres car elles sont centr es sur

lexp rience client dont chacun devient ambassadeur.

" Test

Rarement

vrai

1

Parfois

2

Plut t

vrai

3

Vrai

4

Tout

fait vrai

5

Je suis attentif aux signaux motionnels

de mon entourage.

Je ressens ce que mes interlocuteurs

ressentent.

Je comprends les points de vue des autres et

sais changer mon point de vue.

Je sais deviner les besoins des autres et leur

apporter une r ponse satisfaisante.

Je suis sensible.

Je suis capable dint grer les priorit s de

mes interlocuteurs sans perdre les miennes

de vue.

Total /30

12

Pour d velopper son empathie

Il est recommand de sentra ner r guli rement habiter dautres personnages : se mettre la

place de gens qui sont diff rents, un homme, une femme, un oiseau, son patron, un de ses

collaborateurs, et imaginer pr cis ment comment ils vivent et ressentent les diff rentes

situations quotidiennes. Le jour o on ira n gocier une augmentation par exemple, on se met

la place de son patron, on arrivera mieux pr par son entretien.

II.2. Lassertivit

Vous tes au restaurant et apr s une longue attente, lentrec te-frites dont vous r viez arrive

enfin. Elle est presque froide, que faites-vous ?

1. Vous la mangez, ce nest pas la peine de d ranger la serveuse, elle est d bord e (mais cest

s r que vous ne reviendrez pas).

2. Vous appelez imm diatement la serveuse : Mademoiselle, cette entrec te est froide et de

plus jai attendu 20 minutes. Veuillez sil vous pla t me la faire r chauffer au plus vite .

3. Vous appelez la serveuse : Sil vous pla t mademoiselle, je sais que vous faites votre

possible. Pourriez-vous me faire r chauffer mon entrec te ; cest gentil. Merci bien . Vous

finissez par recommander le restaurant.

Advertisement

La r ponse 3 est la plus assertive et donc la plus efficace. Savoir dire les choses et les dire bien

est difficile. Cette comp tence sappuie sur deux affirmations qui se compl tent :

Je suis quelquun dimportant (mon avis compte, donc jexprime mon point de vue).

Mon interlocuteur est aussi quelquun dimportant (son avis compte, je l coute et respecte

son point de vue).

13

En mati re de management, on trouve souvent des managers qui ont le courage de donner leur

feedback mais le font en heurtant la sensibilit de collaborateur, ce qui est contre-productif. Un

feedback constructif et assertif contient la fois des points positifs et des points

dam lioration et les points positifs doivent tre voqu s au d but et la fin de son feedback.

Du c t des manag s, linverse, on trouvera plus fr quemment des collaborateurs timides qui

noseront pas sexprimer, ce qui sera interpr t par un manager comme un accord tacite. Alors,

Rarement

vrai

1

Parfois

2

Plut t

vrai

3

Vrai

4

Tout

fait vrai

5

h risson ou paillasson ?

" Test

Jexprime facilement mon avis.

Jexprime facilement un avis contradictoire.

Je suis attentif la fa on dont jenvoie mes

messages.

Je sais me faire comprendre facilement.

Je ne blesse pas mes interlocuteurs.

Je pr f re exprimer un avis divergeant que

de le garder pour moi.

Total /30

" Pour am liorer son assertivit

Sil est difficile dexprimer son point de vue, il est recommand de commencer par des sujets

faciles et avec des gens qui sont facilitants.

Si on manque de rondeurs dans ses propos, il vaut mieux prendre du recul avant de sexprimer.

R fl chir de mani re empathique : comment son interlocuteur va-t-il recevoir le message ? Se

fixer un objectif qualitatif : amener lautre adh rer ses propos.

Utiliser des expressions comme je comprends ton point de vue , si je comprends bien& ,

je vois bien& , comme vous dites, il est vrai que& et le faire de fa on authentique. Il ne

faut pas confondre entre la compr hension dun point de vue et son acceptation.

14

II.3. La relation daide, la g n rosit

Cela revient agir avec la volont de contribuer, de soutenir les autres et de les accompagner

pour les aider se d velopper. Il sagit d tre dans la culture du don, dop rer de mani re

constructive avec lintention daider les autres atteindre un tat de bien- tre ; ce qui implique

la reconnaissance des besoins et des demandes des autres et la prise en compte de leurs pens es,

Rarement

vrai

1

Parfois

2

Plut t

vrai

3

Vrai

4

Tout

fait vrai

5

perceptions et perspectives.

" Test

Je suis disponible et facilement accessible.

Je sais interrompre mes propres t ches pour

couter les autres.

Je consacre r guli rement du temps avec

chaque collaborateur.

Je partage facilement mes ressources.

Je suis pr t aider, m me si cela ne me

rapporte rien.

On me dit g n reux.

Total /30

II.4. La valeur Exemplarit

Quitte enfoncer quelques portes ouvertes, tant ce sujet semble vident, le manager dune

quipe doit tre cr dible. Un manager attentif ses clients invite souvent son quipe

reproduire ces m mes talents. Cela sappelle leffet miroir. Si tous les managers que nous avons

coach s saccordent sur ce point, nous sommes toujours tonn s de mesurer les carts dans les

t moignages de leurs manag s.

15

Rarement

vrai

1

Parfois

2

Plut t

vrai

3

Vrai

4

Tout

fait vrai

5

" Test

Je suis fid le des valeurs fortes.

Je communique sur ces valeurs fortes.

Je montre lexemple en mati re de capacit

travailler avec d termination et rigueur.

Je respecte tous mes engagements.

Montrer lexemple est plus important que

les sacrifices que cela peut entra ner.

Je suis plus exigeant envers moi, quenvers

les autres

Total /30

Ces comp tences sont le socle de ce que nous sommes et d terminent notre capacit

communiquer. Pensez cultiver r guli rement ces comp tences. La route est infinie&

16