Minist re de lEnseignement Sup rieur et de la Recherche Scientifique
Universit Virtuelle de Tunis
Syst mes d'Information Pour LEntreprise
Le Commerce lectronique (e-Commerce)
Belhassen Guettat
Attention !
Ce produit p dagogique num ris est la propri t exclusive de l'UVT. Il est
strictement interdit de la reproduire des fins commerciales. Seul le
t l chargement ou impression pour un usage personnel (1 copie par
utilisateur) est permis.
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Syst mes d'Information Pour LEntreprise
Le Commerce lectronique (eCommerce)
Semaine 9 : Le Commerce Electronique (eCommerce)
Description
Le moteur de la croissance conomique mondiale ne r side plus dans le volume, mais dans
lam lioration des rapports avec la client le. Il sen suit que, pour le nombre dentreprises, la r ussite
passe par loptimisation de ces rapports.
Dans le cas de plusieurs entreprises, le fait de devenir une entreprise en affaires lectroniques ax e sur
le client est surtout valable dans la mesure o cela aide fid liser les clients, pr voir leurs besoins
futurs, r pondre leurs pr occupations et am liorer le service client le.
Le commerce lectronique est donc devenu, pour les entreprises un moyen strat gique permettant
doffrir des produits et des services de qualit adapt s aux pr f rences de chaque client.
Ce cours vise donner lapprenant lexpertise n cessaire lui permettant de
- Mesurer les enjeux de l'e-commerce et ses cons quences positives sur les entreprises
- Mettre en place des solutions de commerce lectronique : construction et gestion.
Objectifs Sp cifiques
- D finir les principales cat gories dapplications du commerce lectronique.
- Comprendre le cadre juridique du commerce lectronique.
- D terminer les processus essentiels dun syst me ecommerce.
- Discuter les avantages et les compromis de la combinaison du commerce classique et du
commerce lectronique.
Effectuer toutes les activit s de mise en Suvre d'une solution ecommerce.
-
Ressources Disponibles pour les Apprenant
Support de cours (Ac tates).
-
- Diapositives parap dagogiques (suppl ment).
- Une Solution Open Source ecommerce.
-
tudes de cas.
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Enseignant : Belhassen Guettat
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Le Commerce lectronique (eCommerce)
1. INTRODUCTION AU COMMERCE ELECTRONIQUE (ECOMMERCE=EBUSINESS)
1.1. ECommerce
On appelle Commerce lectronique
l'utilisation d'un m dia
lectronique pour la r alisation de transactions commerciales. La plupart du temps il s'agit de la
vente de produits travers le r seau Internet, mais le terme de eCommerce englobe aussi les
m canismes d'achat par Internet (pour le BToB).
(ou eCommerce)
Le client effectuant des achats sur Internet est appel cyberconsommateur. Le eCommerce ne se
limite pas la seule vente en ligne, mais englobe galement :
La r alisation de devis en ligne
Le conseil aux utilisateurs
La mise disposition d'un catalogue lectronique
"
"
"
" Un plan d'acc s aux points de vente
"
"
"
"
La gestion en temps r el de la disponibilit des produits (stocks)
Le paiement en ligne
Le suivi de la livraison
Le service apr svente
Dans certains cas, le commerce lectronique permet un haut niveau de personnalisation des
produits, notamment si le site de commerce lectronique est coupl avec le syst me de production
de l'entreprise (par exemple cartes de visites, objets personnalis s tels que tshirts, tasses,
casquettes, etc.).
Enfin, pour les services et produits lectroniques (fichiers MP3, logiciels, livres lectronique, etc.), le
commerce lectronique permet de disposer de son achat dans un temps tr s court voire instantan .
1.2. Boutiques en Ligne
La plupart des sites de commerce lectronique sont des boutiques en ligne
comprenant minima les l ments suivants au niveau du frontoffice :
" Un catalogue lectronique en ligne, pr sentant l'ensemble des produits disponible la
vente, leur prix et parfois leur disponibilit (produit en stock ou nombre de jour avant
livraison) ;
" Un moteur de recherche permettant de trouver facilement un produit l'aide de crit res de
recherche (marque, gamme de prix, mot cl , ...) ;
" Un syst me de caddie virtuel (appel parfois panier virtuel) : il s'agit du cSur du syst me de
ecommerce. Le caddie virtuel permet de conserver la trace des achats du client tout au long
de son parcours et de modifier les quantit s pour chaque r f rence ;
Le paiement s curis en ligne (accounting) est souvent assur par un tiers de confiance (une
banque) via une transaction s curis e ;
"
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Le Commerce lectronique (eCommerce)
" Un syst me de suivi des commandes, permettant de suivre le processus de traitement de la
commande et parfois d'obtenir des l ments d'information sur la prise en charge du colis par
le transporteur.
Un syst me de back office permet au commer ant en ligne d'organiser son offre en ligne, de
modifier les prix, d'ajouter ou de retirer des r f rences de produits ainsi que d'administrer et
de g rer les commandes des clients.
2. DEPLOIEMENT DUN SITE ECOMMERCE
La structure informatique d'un business en ligne est compos e de plusieurs grands
ensembles g n riques :
Le "frontoffice", ou boutique.
Le backoffice, ou outil de gestion.
Linfrastructure (r seau, intranet, proc dures, etc.).
Remarque : le backoffice est parfois fusionn avec le frontoffice dans les cas les plus
simples.
Sch ma d'Architecture Logique Globale
2.1.FrontOffice
Le "frontoffice" est le programme qui va interagir avec le client ou le prospect pour g rer la
relation commerciale. C'est en quelque sorte la version Internet d'un magasin et d'un
vendeur.
a) L'application
Typiquement, l'application se pr sente sous la forme d'un ensemble de pages Web, et se
d compose en plusieurs modules :
" Pr sentation de la soci t (engagements, conditions g n rales de vente, etc.).
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Le Commerce lectronique (eCommerce)
" Pr sentation de l'offre commerciale (catalogues, ficheproduits, etc.).
" Achat et paiement ("panier", commande, paiement s curis ).
" Gestion de compte client (adresses, abonnements, cr dit, etc.).
" Envoi et r ception de mails (confirmation de commande, relationclient, etc.).
" Contenus ditoriaux (conseil, information, actualit , etc.).
G n ralement, l'application du frontoffice communique avec d'autres syst mes : la
comptabilit , la logistique (achats, stocks, pr paration de commande), l'administration du
Advertisement
site.
Sch ma d'Architecture Logique du FrontOffice
Logiciels :
de
sur
existe
logiciels
nombreux
le march ,
Il
sp cialis s.
D'un c t les supersp cialis s (intershop par exemple) sont con us pour fabriquer sp cifiquement
des boutiques en ligne. D'un autre c t , les g n riques sont des langages de programmation tout
faire qui peuvent servir galement construire des boutiques en ligne. Entre les deux, on trouve des
platesformes telles que les serveurs d'applications (plut t du c t des g n riques) et des logiciels
tels que Broadvision (plut t du c t des sp cialistes).
ou moins
plus
dont
L'arbitrage entre ces deux extr mes se fait en fonction de la sp cificit de ce que vous voulez, de la
souplesse
disposez.
Enfin, il existe une troisi me voie pour les plus petits projets travers des services de location de
logiciel en ligne. Un fournisseur de service applicatif (ASP) met votre disposition un logiciel tout
int gr qui permet de cr er et g rer une boutique simple, avec une interface de gestion en ligne.
besoin,
temps
aurez
dont
vous
vous
du
et
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Le Commerce lectronique (eCommerce)
L'inconv nient est le manque de souplesse de ces solutions (en termes d'ergonomie et de
fonctionnalit s), mais leur avantage est le co t de mise en place et de maintenance.
Prestataires :
Il est possible de programmer cette application en interne ou en externe. La t che est plus ou moins
lourde / compliqu e selon la solution logicielle retenue. En gros, plus une solution est complexe,
moins il est int ressant de s'investir en interne sur le sujet, et plus on soustraitera le
d veloppement. Par exemple, une application d velopp e avec Broadvision n cessite une
acquisition de comp tence assez lourde et longue, aussi il est g n ralement pr f rable de faire appel
un prestataire sp cialis qui sera imm diatement op rationnel et qui programmera l'application
bien plus rapidement et proprement que vous ne pourriez le faire ; l'inconv nient est votre
d pendance vis vis de ce prestataire, selon la raret de la technologie et la complexit des
d veloppements effectuer. Si vous pouvez soutenir financi rement la charge que repr sente un (ou
plusieurs) d veloppeur(s) en interne, il est essentiel qu'il(s) soit/soient l d s le d but, et prenne(nt)
en charge / participe(nt) l' laboration de l'application.
Maintenance, volutions :
Il est primordial de penser la "maintenabilit " de l'application et ses volutions futures. En effet,
une application de commerce en ligne est amen e voluer tr s fr quemment sous la pouss e des
services marketing et commercial : Nouvelles mises en sc ne de l'offre marchande, nouveaux types
de produits, nouveaux types de remises, personnalisation de l'offre imposent de fr quents
r ajustements. Ces fonctionnalit s qui n'ont pas t incluses dans le p rim tre initial (car non
imagin es, non n cessaires ou trop co teuses) n cessitent de relancer un projet similaire au projet
initial (g n ralement avec le m me prestataire pour viter pertes de temps et d'argent, au risque
d'augmenter la d pendance). Si l'application a t bien con ue au d part, ces ajustements seront
peu longs et co teux ; l'inverse, un d veloppement initial d faillant peut rendre ces volutions
le manque de
lourdes et exorbitantes. Parmi
documentation, l'utilisation de technologies sot riques, le d veloppement de l'application par une
seule personne amen e partir. En r sum , ce n'est pas parce qu'une boutique en ligne marche
qu'elle continuera marcher.
les plus fr quentes, on trouve
les erreurs
b) Processus d'achat :
C'est la succession de pages que l'internaute doit suivre pour effectuer un achat partir du moment
o il sait ce qu'il veut acheter sur le site. Il passe en g n ral par une page centrale dite "panier" qui
rassemble tous les produits ou services que l'internaute veut acheter. Elle est parfois pr c d e par
un "configurateur" de produit qui permet l'internaute de choisir une variante particuli re en
fonction de ses besoins lorsque le produit est complexe (voiture, voyage...). Le processus consiste
rassembler toutes les informations n cessaires au traitement de la commande (adresse(s) de
transport, paiement
facturation, quantit s, emballage, mode de
livraison, adresse de
( ventuellement en ligne), confirmation de commande) et fournir en retour au client les
informations n cessaires au suivi de sa commande (re u paiement, r capitulatif, code de suivi, etc.).
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Toutes ces informations peuvent tre r parties en plusieurs pages successives pour plus de souplesse
ou de simplicit .
Conseils d'ergonomie
" Minimiser le nombre de pages successives (id alement, une page suffit)
" Structurer/"prioriser" visuellement l'information pour ne pas perdre l'internaute
" Toujours TOUT expliquer et d tailler, prendre l'internaute par la main
"
Informer l'internaute des raisons pour lesquelles on lui demande telle ou telle info
" Ces pages sont la zone critique d'un site de ecommerce ; tout bug y est catastrophique.
c) Paiements :
mis
Beaucoup d'encre a coul propos des moyens de paiement en ligne. Il en existe de nombreuses
cat gories,
prestataires.
Bien s r, tous les moyens de paiement classiques sont disponibles (ch ques, mandats, t l phone
surtax ,
d veloppements.
A l'inverse, le "paiement s curis par carte bancaire" n cessite une interface avec les r seaux cartes
bancaires (RCB), il implique donc l'intervention d'un interm diaire sp cialis .
n cessitent
disposition
nombreux
etc.),
peu
pas
par
ou
ne
de
de
et
Paiements offline :
:
ch que,
C'est de tr s loin le plus simple mettre en Suvre ; les clients paient avec les moyens habituels de la
courrier/fax/t l phone.
VPC
Les deux premiers vont de soi, mais le paiement par CB offline n cessite l'utilisation par le marchand
d'une interface bancaire de saisie des transactions CB (minitel, Internet, etc.). Dans ce dernier cas, la
Advertisement
banque prendra sa commission de 1 3% sur chaque transaction.
mandat,
n CB
par
ou
Sites de paiement :
Ce sont les solutions les plus simples mettre en Suvre ; en gros, quand le client d sire payer, il est
redirig vers une page h berg e par une banque avec comme param tres son identifiant et le
montant payer. La page de la banque, s curis e, permet l'internaute de saisir ses informations
bancaires. Lorsque la transaction est termin e (1 15 secondes plus tard), l'internaute est nouveau
redirig vers le site marchand avec comme param tre son identifiant le r sultat de la transaction que
le marchand enregistre. L'inconv nient de ce syst me est l'ergonomie mod r e de ces serveurs
bancaires, et le vaetvient du client qui risque d'abandonner en cours.
Batch CB :
Cette solution ressemble la pr c dente, si ce n'est que la page s curis e est g r e par le marchand
et non plus par la banque. L'avantage est l'ergonomie, la souplesse fonctionnelle et la continuit de
la navigation du client.
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Le Commerce lectronique (eCommerce)
L'inconv nient majeur est que le marchand est responsable de la s curit des informations ainsi
re ues, et qu'il doit veiller ce qu'elles demeurent inaccessibles toute personne mal intentionn e
(en interne comme en externe). En outre, il doit les d truire d s qu'il n'en a plus l'usage (c'est la loi),
et veiller la r cence de tous les certificats et logiciels de s curit n cessaires la s curit .
Le lecteur de carte :
Cette technique est dans toutes les bouches depuis 5 ans (SET, CyberCom, ...) mais n'a pas t
significativement mise en Suvre sur internet. Elle n cessite qu'un lecteur de carte bancaire soit
install chez tous les clients (int gr au clavier, ou connect au port s rie par exemple). Cette
solution techniquement tr s prometteuse est sans doute conomiquement morte : pas de marchand
car pas de client, et pas de client car pas de marchand.
Les autres moyens de paiement :
Il existe de nombreux autres moyens de paiement, pour la plupart tr s peu utilis s. Pour m moire,
en voici une liste non exhaustive :
" Monnaie lectronique : cybercash, ebucks, etc, bas s sur un compte aliment par un autre
moyen de paiement.
" Cartes bancaires jetables : num ros de CB mis par une banque usage unique.
" T l phone surtax : pour le paiement la dur e, l'internaute doit t l phoner en m me
temps qu'il surfe.
d) Gestion de la relation clients (CRM)
Derri re ce terme utilis tout va se trouvent des notions assez diverses qui permettent
l'entreprise de
commande.
Emails automatiques :
construire un
audel de
clients
avec
lien
ses
la
Ces emails sont g n r s et exp di s par le frontoffice sans intervention humaine. Il s'agit de mails
de confirmation de commande, de confirmation d'inscription un service, de rappel de mot de
passe, de ticket de paiement par carte bancaire, d'information sur l' tat d'une commande, de relance
de paiement. Le but de ces emails est de transmettre au client des informations personnelles alors
qu'il n'est pas ou plus connect sur le site. Ils renforcent la pr sence et la cr dibilit du site aux yeux
de l'internaute.
Mailings de masse :
Ces emails commerciaux envoy s de tr s grands nombres de prospects et clients permettent de
maintenir le lien avec le marchand au fil du temps. G n ralement associ s des offres
promotionnelles pour inciter l'internaute une visite sur le site, ces mails doivent tre r dig s avec
beaucoup de savoirfaire pour avoir un taux de transformation d'envoi/visite/achat lev . On
consid re parfois qu'un taux de transformation en achat est tr s bon s'il d passe les 1%, mais ce taux
d pend norm ment de la qualification du fichier d'emails, c'est dire de l'int r t a priori des
destinataires pour le message.
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Ces mailings de masse effectu s sur des bases de mails propres ou achet es/lou es peuvent tre
r alis s en interne comme en externe ; cependant les volumes importants impliquent des risques
importants : envoyer des offres erron es 250.000 personnes peut d cr dibiliser n'importe quelle
entreprise en une demijourn e. Cette fonction n'est donc "internalis e" que par les entreprises dont
la taille leur permet d'avoir des sp cialistes marketing ET techniques sur le sujet. Cette fonction se
rapproche videmment des mailings papiers et op rations classiques de la VPC ; de fait emailings
sont g n ralement compl mentaires d'op rations plus classiques.
Centres d'appels :
Le centre d'appel (ou plus g n riquement centre de relation client) est le maillon humain entre
l'internaute et la soci t de ecommerce. Recevant et mettant des appels t l phoniques, fax et
emails, les op rateurs du centre g rent tout ce qui ne peut se faire en ligne : r clamations client,
demandes d'information, prise de commandes sp ciales (grosses commandes, commandes
professionnels, etc.), relances de paiement, v rification de coordonn es, suivi de commandes. La
r activit du centre rassure le client qui h site passer une commande, vite les litiges, et lisse la
plupart des grains de sable humains qui grippent facilement tout syst me enti rement automatis .
Logiciels :
Un callcenter implique des contraintes assez nombreuses du fait du support utilis : le t l phone.
"
"
"
"
"
Il doit parler la langue des clients d s qu'il d croche
Il doit avoir toutes les principales informations sur le client d s les premiers mots
Il doit pouvoir obtenir et modifier toutes les informations sur les commandes et les clients
Il doit pouvoir trouver tr s rapidement les informations tarifaires et descriptives des produits
Il doit avoir acc s tout le site
Cela impose g n ralement une interface informatiquet l phonie (CTI), ainsi qu'une interface
troite entre le logiciel de gestion des appels et le syst me d'information (frontoffice et/ou ADV en
backoffice). Il existe de tr s nombreux logiciels ce jour sur le march pour g rer des appels, voire
une relationclient compl te. Il est m me possible de d velopper cette fonctionnalit en interne,
comme un nouveau module du frontoffice par exemple. De fait, la difficult r side dans la qualit
des interfaces voqu es (exhaustivit des donn es disponibles, rapidit d'acc s, possibilit s de mises
jour, etc.).
Le choix d'un logiciel n'est donc pas le point critique ; c'est l'architecture du syst me qui peut tout
ou rien permettre. Et comme les technologies utilis es sont souvent assez sp cifiques, le choix du
partenaire int grateur est particuli rement d licat et doit tre effectu suffisamment en amont.
e) Administration du frontoffice
Un frontoffice doit pouvoir "vivre", c'est dire voluer en fonction de l'activit commerciale, des
fonctionnelles.
nouveaut s
am liorations
marketing
des
du
et
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Jadis r serv au Webmaster, homme tout faire de l'Internet, cette t che est d sormais en train de
revenir au service marketing. Cela permet en temps plus ou moins r el et apr s tests et v rifications
de :
" Mettre en sc ne les nouveaux produits (argumentaires, descriptifs, caract ristiques...)
Advertisement
" Modifier mises en avant de produits et services en fonction de l'actualit commerciale et de
la strat gie de communication
" Mettre jour et enrichir le contenu ditorial (infos corporate, actualit s, guides d'achat...)
" et bien
coquille ou erreur en
rapidement
corriger
toute
tr s
s r
ligne.
f) H bergement
L'h bergement consiste placer l'application "frontoffice" disposition de tous les clients ; en
pratique, l'application est plac e sur un ou plusieurs ordinateurs "serveurs" qui sont connect s
d'internet.
directement
C'est le r le de "l'h bergeur", soci t sp cialis e dans la connexion internet et l'administration de
serveurs. Il existe g n ralement plusieurs offres, selon que vous disposiez ou non d'un ou de
plusieurs serveurs qui vous sont propres (cas g n ral), ou que vous vouliez louer un espace au sein
d'un gros serveur mutualis par l'h bergeur.
communication
majeur
nSud
un
de
Serveurs :
s pare
On
trois
Un niveau de pr sentation des donn es (g n ralement le serveur web).
traditionnellement
application
une
en
niveaux
superpos s
:
" Un niveau applicatif (qui contient les r gles de fonctionnement).
" Un niveau donn es (g n ralement un syst me de gestion de base de donn es SQL).
D s lors qu'un logiciel est l' troit sur un serveur unique, on le r partit donc sur 3 serveurs ou
ensembles de serveurs.
Par les temps qui courent, les machines les plus stables sont les machines de la famille "Unix"
(Solaris, HPUX, AIX, Linux, SCO, etc.). Les machines les plus puissantes (vitesse, m moire, stockage)
par rapport leur prix sont les machines Intel. Pour des raisons videntes de mutualisation des co ts
de maintenance et d'exploitation, on essaiera de maintenir une homog n it parfaite, en termes de
plateforme mat riel et syst me d'exploitation.
Administration et maintenance :
Assez fr quemment, il faut intervenir sur les serveurs h berg s (bouton on/off, changement de
carte r seau, de disque, changement d'un mot de passe, lancement d'un logiciel, ajout d'un
utilisateur...). Ce genre de t ches n cessite une parfaite ma trise du syst me, des "droits" tendus en
terme de s curit , et souvent un acc s physique la machine.
L'h bergeur fournit donc g n ralement une grille de tarifs / d lais d'intervention qu'il faut tudier et
n gocier avec soin, car elle est garante de la stabilit du service pour le client et de la r activit du
site en cas d' volution / correction.
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Pour des raisons strat giques et de s curit , il est bon d'avoir au moins une ressource en interne qui
puisse s'occuper de cet aspect des choses, les h bergeurs n' tant pas toujours fiables / r actifs sur ce
sujet. Il peut tre int ressant pour des raisons pratiques et financi res de faire appel d'autres
comp tences de l'h bergeur, en particulier pour la maintenance applicative et le d veloppement de
nouvelles fonctionnalit s : si votre projet se fonde sur des technologies "standard", l'h bergeur a
sans doute des ressources pour vous assister, sans que vous n'ayez faire appel un autre
prestataire.
Noms de domaine et certificats :
tous
Il ne faut pas oublier d'acheter les noms de domaines correspondant votre nom commercial, et
dans
d velopper.
pourriez
Il est souvent bon d'acheter les variantes, comme nomdedomaine.com, nomdedomaine.com, nom
domaine.com.
amen s
vous
vous
pays
tre
les
o
Si cela repr sente beaucoup de noms de domaines (plus de 5, mettons), il est souvent int ressant de
passer par un prestataire sp cialis , car la gestion des noms de domaines n cessite beaucoup de
ressources (paperasserie, oublis...). Ce prestataire g rera l'achat, la maintenance, l'h bergement et le
renouvellement (tous les ans ou tous les 2 ans) de vos noms de domaines.
Un nom de domaine disponible vaut de 30 100 Euros selon les pays, et l'achat peut durer de 1
minute (.com) 1 mois (dans certains pays). Dans le m me ordre d'id e, il vous faut acheter un ou
des certificats SSL si tout ou partie de votre site est s curis e (c'est dire que les informations saisies
par l'internaute sont crypt es). Un certificat n cessite des v rifications approfondies de la part de
l'organisme de certifications concernant votre soci t , et est rarement d livr en moins de 15 jours.
2.2. Backoffice
Un "backoffice" combine l'ensemble de fonctions n cessaires une boutique, exception
faite de la partie commerciale. Il est constitu en particulier de logiciels pour :
"
"
"
"
La gestion des achats et des fournisseurs
L'administration des ventes et le suivi de commande
La gestion de stock, d'entrep t et la pr paration de commande
La comptabilit
Il existe de nombreux logiciels de gestion int gr s (ERP) qui recoupent toutes ces fonctions ; il y en a
pour toutes les bourses ( partir d'un certain montant quand m me), et pour tous les m tiers.
a) Choix d'un backoffice
Le choix d'un outil de gestion est essentiel, car c'est lui qui va repr senter la contrainte majeure pour
l'ensemble du syst me en termes de structure de donn es et fonctionnalit s. En effet, du fait du
nombre de fonctionnalit s et de leur complexit (la gestion et l'optimisation d'un entrep t par
exemple) implique une souplesse mod r e voire faible. La lourdeur de cette partie logicielle am ne
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souvent les entreprises opter pour des logiciels int gr s et livr s "cl en main" en surmesure par
des diteurs de logiciels reconnus pour diminuer les risques de d rapage. Audel de la d pendance
que cela cr e (et qu'il faut ma triser sous peine de d rives), cela implique une souplesse encore
diminu e ; en effet, toute modification du syst me pour am liorer son fonctionnement implique de
faire appel un diteur ou un prestataire sp cialis , dans des d lais et des co ts souvent d licats.
b) Gestion des achats
Voici, sans pr tention l'exhaustivit les grandes fonctionnalit s d'un module de gestion des achats :
Gestion des fournisseurs
Comptabilit fournisseurs, encours, r glements...
Gestion des produits (cr ations, enrichissement, conditionnements, cat gories...)
Suivi des stocks, couvertures de stock, valorisation, ruptures
Advertisement
Taxes, douanes, fiscalit et r glementations
Gestion des commandes d'approvisionnement, livraisons partielles
Gestion des tarifs de base, p riodes, remises, promos, tarifs conditionnels
Suivi des marges, prix de revient, frais
Alertes sur fournisseurs, ruptures, ...
Interface avec la comptabilit (fournisseurs)
Interface avec le frontoffice (base produits)
Interface avec les autres modules backoffice
c) Administration des ventes
Toujours sans pr tention l'exhaustivit , voici les principales fonctionnalit s d'ADV :
contr le du paiement, des adresses, des tarifs sur les commandes
distribution des commandes en fonction de leurs types
gestion des transporteurs, du groupage, de l'export, taxes...
gestion des avoirs, retours, d doublonnage
dition de factures, proforma, etc.
Interface avec le frontoffice (commandes)
Interface avec la pr paration de commandes
Interface avec la comptabilit clients
Remarque : Ce module tant plus l ger que les autres, on l'int gre parfois dans le frontoffice.
d) Gestion de stock et pr paration de commandes
Gestion et optimisation des emplacements
Gestion des unit s de stockage, de vente, de transport
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Gestion et optimisation des circuits de pr paration de commande
Gestion des r ceptions, livraisons partielles, ...
Inventaires, inventaires tournants...
Interface avec l'informatique embarqu e (pistolets, ...)
e) Comptabilit
La comptabilit est un monde en soi, avec ses r gles propres, et son mode de fonctionnement
immuables. Il serait donc vain de faire ici des recommandations en mati re de choix de logiciel ou de
standard comptable. Les seules r gles que l'ont peut donner, c'est de ne pas oublier la compta lors
de la conception de l'architecture globale, et pour ce faire, int grer le responsable de la comptabilit
dan le processus. En particulier, il convient de penser d s le d but aux interfaces informatiques avec
la comptabilit , sp cialement avec le backoffice si le logiciel de backoffice n'int gre pas la
comptabilit . Enfin, ne pas oublier que m me si le ecommerce fait r ver "l'entreprise sans papier",
la comptabilit doit archiver sous forme de papier authentifi (signature et/ou tampon) une trace de
chaque transaction.
f) Options et interfaces
Bien videmment, selon les cas (m tier sp cifique, volumes importants...) on peut avoir besoin
d'outils compl mentaires. On regroupe dans cette rubrique des id es d'outils divers pouvant tre
utiles dans un cas ou un autre ; il ne s'agit pas forc ment d'outil sp cifiques, mais de fonctionnalit s
qui peuvent reposer sur un outil particulier ou non.
Interface EDI avec les achats
Interface EDI pour les commandes
Interface EDI avec des transporteurs
Interface sp cifique avec la Poste pour l'impression des tiquettes colis
Interface avec un outil de gestion de droits de douane et taxes
Interface avec le r seau des cartes bancaires (RCB)
Outil d'affiliation permettant des partenaires de faire des ventes
Outil d'affiliation permettant des partenaires d'apporter des visites
Outil de recommandation diff rentiel ("collaborative filtering")
Outil de "datamining", d'analyse statistique multidimensionnelle
Module d'export catalogue XML/CSV pour les partenaires commerciaux
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3. EXPLOITATION
Une fois construit, un syst me de vente en ligne doit vivre. Il lui faut de l'aide pour traiter ce qui est
hors de sa port e : les op rations "intelligentes" et les op rations mat rielles (sauf m canisation
extr me ou d mat rialisation). Une de ces t ches les plus importantes est la g n ration de trafic :
sans cela, pas de raison d' tre...
3.1. T ches d'exploitation
a) Informatique
Id alement, une fois construite, une boutique en ligne pourrait tourner sans informaticien. Mais en
pratique, certaines t ches demeurent : en particulier la maintenance et les volutions du syst me. La
maintenance concerne l'ensemble des outils informatiques (on consid re la louche que maintenir
un syst me informatique en activit co te entre 10% et 20% de son investissement chaque ann e).
Les volutions sont l'ensemble des projets et d veloppements permettant au syst me de suivre les
besoins commerciaux et les besoins du marketing. Il ne faut surtout pas sousestimer ce poste sous
peine d'immobilisme. Voici donc les t ches "informatiques" dont on ne peut g n ralement se passer
:
Maintenance g n rale (imprimantes, ADSL, Windows update, d plantage, crash disques&
S curit (antivirus, surveillance firewall, sauvegardes).
Maintenance modules (comptabilit , backoffice, frontoffice).
Sp cifications des volutions de modules (frontoffice et backoffice principalement).
D veloppement des volutions de modules.
Design des volutions de modules (non informatique, mais g n ralement "assimil ").
En pratique, on utilise g n ralement un consultant (ou plus) assez pointu pour la conception de la
boutique, puis on peut passer en exploitation avec un (ou des) techniciens pour la maintenance et un
(ou des) d veloppeur pour les volutions, ou simplement un chef de projet et des prestataires
externes. D'une mani re g n rale, il convient d' tre vigilant lors de l'externalisation de t ches qui
n cessitent une grande r activit , car mettant en danger l'activit commerciale, on n'est jamais si
bien servi que par soim me ; mais les budgets restent rois. G n ralement, pour plus de souplesse et
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Enseignant : Belhassen Guettat
Universit Virtuelle de Tunis
Syst mes d'Information Pour LEntreprise
Le Commerce lectronique (eCommerce)
de r activit , on emploie en plus un "webmaster", sorte d'homme (ou de femme) tout faire,
capable de "boucher les trous" en jonglant avec graphisme, r seau, programmation, mise en page.
b) Backoffice et comptabilit
m me
Il faut penser aux 4 modules voqu s (achats, administration des ventes, entrep t, comptabilit ). En
g n ral, il ne faut pas sousestimer la comptabilit , et une personne plein temps est rarement de
trop,
modeste.
Pour le reste, tout d pend du point fort de votre business (achats, livraison, ...) ; il ne faut pas perdre
un
forts.
de
Quant aux activit s d'entrep t (r ceptions, exp ditions...) compter au moins un plein temps d s lors
qu'il y a plus de 30 commandes et une r ception par jour.
concurrentiel
r activit
avantage
boutique
points
faute
pour
une
vos
sur
c) Marketing
Le marketing a un poids renforc sur internet. Il a en effet beaucoup plus de marge de manSuvre car
il est en prise directe (si l'informatique ne fait pas cran) avec les prospects et clients. Voici une liste
(non exhaustive, comme d'habitude) de t ches qui reviennent au marketing :
N gociation de partenariats d'apport de trafic
Suivi et anima...