La Logique des Pr dicats
Notes de Cours
21 avril 2020
Motivation
Syntaxe de la logique des pr dicats
R gles de grammaire
Propri t s
Exemples
S mantique
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2
2
3
4
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1
Motivation
Dans la logique des propositions on consid re une proposition comme un tout, repr sent
par une variable, dont on d taille pas le contenu. On ne sint resse qu la v rit ou la
fausset dune proposition.
Pourtant, la formulation du raisonnement suivant lui chappe :
" Certains tudiants assistent tous les cours
" Aucun tudiant nassiste un cours inint ressant
Peut -on alors conclure que tous les cours sont int ressants?
Regardons de plus pr s les propositions. Elles sont compos es dobjet (ce dont on parle )
et dun pr dicat (ce quon en dit).
exemples:
" Socrate est mortel; le pr dicat mortel sapplique lobjet Socrate :
P: Mortel (Socrate) : Pr dicat (Objet - terme) : proposition
l criture de proposition en logique de Pr dicats ( logique de premier ordre)
" Un Br silien boit du mat ; pr dicat boit qui sapplique aux objets Br silien et
mat頻. Q: Boit (Br silien, Mat );
Le pr dicat Boit est darit = 2 parcequil fonctionne deux arguments qui sont les deux
objet : Br silien et mat
" En math matique, des notation ont t invent es pour exprimer certains pr dicats.
3<46: Inf rieur (3, 46); Pr dicat : Inf rieur; objet 3 et 46
1/2=3/6 : Egal(1/2,3/6) le pr dicat gale est darit = 2 car il fonctionne
deux arguments;
Syntaxe de la logique des pr dicats
R gles de grammaire
Pour crire des formules de logique des pr dicats (c d des propositions), on se donne un
vocabulaire W compos de symboles de diff rents types:
" Variable { x, y ,z, ..}
" Constantes {a, b, c &.}
" Fonctions {f, g, h, &}
" Pr dicats {P, Q, R, &}
" Connecteurs logiques {"
}. "
" Quanticateurs {"
,
, ' , ( , ,
}
: nonc universel & "
: nonc existentiel
2
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A chaque symbole de pr dicat et de fonction est associ un nombre darguments (arit ).
Variables et quantificateurs:
Lintroduction de variables permet de formuler deux types d noncer:
1. Des nonc s universels dans lesquels les variables repr sentent tous les objets
dun domaine. Exemples: tous les humains sont mortels :
x(hum ain(x) m or tel(x))
exprime le fait que si x est un tre humain alors
" tous les humains sont mortels: "
hum ain(x) m or tel(x)
x est mortel;
x < x + 1
alors x est strictement inf rieur x+1: "
" "
pour les nombre entiers exprime le fait que x est un nombre
x, x < x + 1
2. Des nonc s exprimant lexistence de quelque chose, sans la connaitre pr cis ment ;
exemple:
" P re (Mohamed, x), x repr sente la personne qui est le p re de Mohamed
" 3x-8= 22; x repr sente un nombre encore inconnu, qui existe et qui v rie
l quation. "
x,3x 8 = 22
A partir du vocabulaire W, on construit les termes, les atomes et les formules, tels que:
" Les termes sont d nis r cursivement sur W par:
" toutes variables et toutes constantes est un termes
" Si f est une fonction et "
sont ses termes, alors "
t1, t2, t3, . . . tn
f (t1, t2, t3, . . . tn)
est un
terme
" Si P est un pr dicat et et "
t1, t2, t3, . . . tk
un atome ou encore une proposition
sont ses termes, alors "
P(t1, t2, t3, . . . tk)
est
" Les formules bien form e sont d nies r cursivement par:
" Les atomes sont des formules
" Si f est une formule et x est une variable, alors "
x( f ) et x( f )
sont des
formules
" Si f et g sont deux formules alors: "
f, f ' g, f ( g, f g, et f g
sont des
formules.
Propri t s
" R gles de priorit s: pour viter toute ambigu t on adopte la r gle de priorit
suivant :
1) , 2) , 3) ' , ( , 4) ,
" Liens entre quanticateurs: loi de Morgan:
" "
" "
" "
" "
x( f ) a x( f )
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x( f ) a x( f )
x( f ) a x( f )
x( f ) a x( f )
3
"
"
Exemples
1. 2+2=4 (ou encore deux plus deux gale quatre): Egale (Plus (2,2), 4)
tel que:
Pr dicat: Egale, dont les termes sont Plus(2,2) et 4
termes: 4 est une constante
Plus (2,2) est une fonction dont les termes sont 2 et 2
2. Tout le monde aime les brocolis: "
x Aim e(x, brocolis)
Aime: Pr dicat; les termes sont x: variable et Brocolis : constante
:
Or on sait que "
qui naime pas les brocolis : "
x( f ) a x( f )
x( Aim e(x, brocolis))
alors cette formule est quivalente il ny a personne
3. Certains tudiants assistent tous les cours
x(Et u dia nt (x) ' ( yAssist (x, y))
4. Aucun tudiant nassiste un cours inint ressant
x(Et u dia nt (x) (Assist (x, y) ' Interessa nt (y)))
5. Tous les hommes sont m chants
x(Hom m e(x) Mech a nt (x))
6. Seulement les hommes sont m chants
x(Mech a nt (x) Hom m e(x))
7. Il existes des hommes m chants
x(Hom m e(x) ' Mech a nt (x))
8. Il existe un homme qui aime toutes les femmes.
x(Hom m e(x) ' yFem m e(y) aim e(x, y))
9. Chaque chat connait un chien qui le d teste
x(Ch at (x) y(Chien(y) ' conn ait (x, y) ' detest (y, x)))
10. Chaque personne aime quelquun et personne naime tout le monde, ou bien
quelquun aime tout le monde et quelquun naime personne.
( x y aim e(x, y) ' ( x y aim e(x, y))) ( ( x y aim e(x, y) ' x y aim e(x, y))
11. Il y a des gens que lon peut rouler tout le temps et quelque fois on peut rouler
tout le monde, mais on ne peut pas rouler tout le monde chaque fois.
x t rouler (x, t) ' t xrouler (x, t) ' t x rouler (x, t)
Remarque:
On traduit couramment certaines expressions en logique du pr dicats:
" Tous les A sont B : "
" Seuls les A sont B : "
" Aucun A nest B : "
x(A(x) B(x))
x(B(x) A(x))
x(A(x) B(x))
4
"
"
"
"
"
"
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"
"
"
" Quelques A sont B : "
x(A(x) ' B(x))
S mantique
Une interpr tation I du vocabulaire W est la donn e de:
" Le domaine de linterpr tation D, qui est un ensemble non vide
" Une fonction dinterpr tation I, qui associe chaque:
" Variable un valeur dans D
" Constante une valeur dans D
" Fonction n termes une fonction totale de "
" Pr dicat k termes une relation k-aire dans D;
Dn D
Interpr tation des termes
On d nie une fonction dinterpr tation I par:
Terme
Constante c
Variable x
I(Terme)
I(c)
I(x
Fonction "f (t1, t2, . . . , tn)
"I( f )(I(t1), I(t2), . . . , I(tn))
Exemple:
Soient:
Le vocabulaire W { a, b, c, d : constantes; x, y: variables et f: une fonction}
Le domaine dinterpr tation D= {0, 1, 2, 3}
Et soit la fonction dinterpr tation I telle que:
" I(a) 0, I(b)= 1, I(c)= 2 et I(d)=3
" I(x)= 1 et I(y) =0
" "
I( f ) = ((0,0) 0, (0,1) 0, (1,0) 2, (2,3) 2, (3,3) 3, . . . 3 pour le reste)
les interpr tation des termes suivant selon I:
" "
" "
" "
I(a) = 0
I( f (a, x)) = I( f )(I(a), I(x)) = I( f )(0,1) = 0
I( f (x, f (y, b)) = I( f )(I(x), I( f (y, b)) = I( f )(1,I( f )(I(y), I(b)) = I( f )(1,I( f )(0,1)) = I( f )(1,0) = 2
Interpr tation des atomes
I(P(t1, t2, . . . , tn)) = v ssi (I(t1), I(t2), . . . I(tn)) I(P)
Interpr tation de formules avec quantificateurs
" "
I( x ) = vrai ssi pour tout d D on a Ix=d( ) = vrai
5
!
" "
I( x ) = vrai ssi il existe d D on a Ix=d( ) = vrai
Exemple
Soit le vocabulaire W { a, b: constantes, f: fonction, P: pr dicat}
Et soit D= {1,2} le domaine dinterpr tation I: une fonction dinterpr tation telle que:
" I(a) =1, I(b)= 2
" I(f(1))=2, I(f(2))= 1
" I(P(2,1) = faux; I(P(2,2))= faux; I(P(1,2))=vrai; I(P(1,1)) = vrai.
Donner les interpr tation des formules suivantes:
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" I(P(b, f(b))
I(P(b, f (b)) = vrai ssi (I(b), I( f (b))) I(P)
or (I(b), I( f (b)) = (2,I( f )(I(b)) = (2,I( f )(2)) = (2,1)
or I(P(2,1)) = fau x donc I(P(b, f (b)) = fau x
" I(P(a, f(a))
I(P(a, f (a)) = vrai ssi (I(a), I( f (a))) I(P)
or (I(a), I( f (a)) = (1,I( f )(I(a)) = (1,I( f )(1)) = (1,2)
or I(P(1,2)) = vrai donc I(P(a, f (a)) = vrai
" "
I( x P(b, x))
I( x P(b, x)) = vrai ssi d D, Ix=dP(b, x) = vrai
Ix=1(P(b, x)) = vrai ssi (I(b),1) I(P)
Ix=2(P(b, x)) = vrai ssi (I(b),2) I(P)}
{
(2,1) I(P)
(2,2) I(P)}
{
Donc "
I( x P(b, x)) = fau x
" "
x y(P(x, y)
x y(P(x, y) = vrai ssi il existe d D tel que Ix=d( yP(x, y)) = vrai
or Ix=d( yP(x, y)) = vrai ssi pour tout d2 D Ix=d,y=d2P(x, y) = vrai
or pour x = 1 on a
:
6
"
"
"
"
"
"
"
"
"
"
"
"
Ix=1,y=1(P(1,y)) = vrai ssi (1,1) I(P)
Ix=1,y=2(P(1,y)) = vrai ssi (1,2) I(P)}
donc
{
(1,1) I(P)
(2,2) I(P)}
{
do
x y(P(x, y) = vrai
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"
"
"