LA DEMARCHE STRATEGIQUE
A- LE PROCESSUS DE LA REFLEXION STRATEGIQUE
Un processus de r flexion strat gique doit toujours se composer de :
1. Une phase de diagnostic
2. Une phase de recherche et d' valuation de strat gies alternatives
3. Une phase de choix et de d cisions
4. Une phase de mise en place d'un plan d'action
5. Une phase d' valuation
La phase d'audit ou de diagnostic strat gique se compose de diff rents l ments :
mobilisation du comit strat gique sur l'importance capitale pour l'entreprise de r ussir
ce processus de r flexion
recueil d'informations essentielles sur l'entreprise (variables sous contr le) et son
environnement (variables hors contr le)
mise noir sur blanc de la mission de l'entreprise, de sa strat gie actuelle, de ses forces,
faiblesses et vuln rabilit s
Ces diff rentes phases et sous phases sont d crites ci-dessous. Pour tre efficace, le processus
de r flexion strat gique doit couvrir l'ensemble des points repris ci-dessous. Il ne faut pas, par
exemple, luder la partie concernant l'analyse de la strat gie actuelle ou des variables sous
contr le et hors contr le. Cette partie du processus est indispensable pour faire le point et
prendre du recul par rapport aux strat gies alternatives.
Statuer et mettre noir sur blanc les forces ou les vuln rabilit s de l'entreprise ainsi que la
d finition de sa strat gie actuelle sont fondamentales. Cette phase permet d'obtenir un
consensus de la part du management sur les l ments cl s de l'entreprise. Souvent d'ailleurs
dans les entreprises issues de PME, il n'y a pas vraiment de strat gie tablie : l' volution de
l'entreprise s'est faite par opportunit s. Le confesser n'est pas d nigrant. Cela permet au
contraire de clarifier les choses avant de construire le futur.
La m thodologie ci-dessous peut- tre adapt e en fonction de la probl matique particuli re de
l'entreprise ou de la structure de celle-ci.
1. DIAGNOSTIC
1.1. INFORMATION PR LIMINAIRE
Les informations pr liminaires doivent comprendre :
les raisons du lancement dun processus de r flexion strat gique
les forces et les faiblesses per ues de lentreprise
les opportunit s ou les menaces
la capacit financi re et d'investissement
la constitution de l'actionnariat
l'historique de l'entreprise
la culture d'entreprise
son organisation
le potentiel du management en place
le processus de d cision dans l'entreprise
le style de management
les r sultats et la profitabilit
la vision du chef d'entreprise
1.2. EXPOSE DE LA M THODOLOGIE D 'INTERVENTION
Le lancement de lintervention de r flexion strat gique doit tre pr c d par :
une m thodologie avec un planning
la fa on selon laquelle va se d rouler le processus de r flexion strat gique
l'implication du comit dentreprise dans ce processus
les concepts de force motrice, de m tier, de valeur ajout e, d'avantage comp titif, de
domaine d'activit strat gique, de strat gie volutive, de strat gie de diff renciation,
de strat gie de rupture
1. 3. D FINITION DE LA STRAT GIE ACTUELLE ET DES FACTEURS CLES DE
L'ENTREPRISE
Cette partie de la d marche repose sur une d finition pr cise des l ments suivants du
diagnostic de lentrerise :
les forces, les opportunit s et les facteurs d terminants du succ s pr sent de
l'entreprise
les faiblesses et les vuln rabilit s de l'entreprise ainsi que les menaces qui p sent sur
elle
la d finition de la "force motrice et du m tier actuel de l'entreprise
la d finition de ses domaines d'activit strat giques
la strat gie actuelle de l'entreprise
la mission de l'entreprise
1.4. ANALYSE DES VARIABLES HORS ET SOUS CONTR LE
Il sagit danalyser les donn es sp cifiques l'entreprise et son environnement.
Analyse des variables hors contr le
1. environnement
o national et international
o
o
l gal, comportemental, technologique...
tendances
2. march
o chiffres cl s profil et comportement du client
o tudes de march existantes
o volution et tendances
o comparaison avec l' tranger
o march s connexes
3. concurrence
forces et faiblesses
o caract ristiques
o
o vuln rabilit
o avantages comp titifs
o veille concurrentielle
Analyse des variables sous contr le
le positionnement de l'entreprise dans son march
la gamme de produits de l'entreprise
son portefeuille clients
ses secteurs d'excellence
sa valeur ajout e, son avantage comp titif
ses facteurs cl s de succ s
sa politique sociale
sa capacit informatique
son avance technologique
son outil de production
l'efficacit et le style de management
sa politique de recherche et de d veloppement
sa politique d'alliance et de partenariat
son domaine d'activit strat gique
2. LES STRAT GIES ALTERNATIVES
Il sagit de remettre en question de toutes les hypoth ses pass es et pr sentes et de balayer
de nouvelles pistes alternatives possibles, danalyser leur int r t, leur port e et leur
implication pour le futur de l'entreprise.
Advertisement
analyse des forces motrices alternatives
analyse des domaines d'activit s strat giques alternatifs
remise en question des r gles du jeu actuellement appliqu es par l'entreprise au niveau
du march , de ses clients, de ses fournisseurs, de ses alliances, de son organisation, de
ses produits, de sa recherche, de son management, de ses outils de production, de son
informatique, etc.
3. CHOIX D'UNE STRAT GIE POUR LE FUTUR
d finition pr cise de la strat gie retenue pour les trois ann es venir
description des implications de cette nouvelle strat gie sur toutes les activit s de
l'entreprise
4. PLAN D'ACTION
formalisation d'un plan d'action structur pour atteindre les nouveaux objectifs
strat giques
mise en place d'un plan op rationnel top/down pour implanter la nouvelle strat gie
tous les niveaux hi rarchiques de l'entreprise
tablissement des missions sp cifiques de chaque membre du comit strat gique
visant communiquer, sensibiliser, mobiliser et motiver l'ensemble du personnel de
l'entreprise ces nouveaux objectifs
5. VALUATION
mise en place de mesures de contr le pour valuer la bonne mise en place du plan
d'action
valuations r guli res, sur base d' l ments objectivables, de la bonne mise en place
des moyens d'atteindre les nouveaux objectifs
valuation s quentielle, en comit de direction, du succ s de la nouvelle strat gie
mise en place d' l ments correctifs
B- RECHERCHE D'UN AVANTAGE COMPETITIF DURABLE
Une bonne analyse strat gique doit sefforcer de d boucher sur des pistes procurant
lentreprise un avantage comp titif durable sur ses concurrents. Cet avantage doit tre d cisif
pour quil soit durable et donc d fendable dans le temps. Lorsquil est d cisif, m me la
capacit de r action des concurrents ou leur volont de copier cet avantage ne pourra le mettre
en p ril. Il est toujours possible, en peaufinant le concept, de garder une longueur davance.
Lavantage comp titif peut se situer au niveau du produit ou du service dans les domaines
suivants :
Labaissement des co ts de production et donc du prix de vente :
Cet objectif peut tre atteint de plusieurs mani res : soit laugmentation des volumes de
production, soit des investissements technologiques, soit de la formation, de la motivation
ou du contr le de la main dSuvre, soit une meilleure gestion de la logistique, soit une
politique des achats plus agressive.
Lam lioration de la qualit :
La qualit commence lors de la conception du produit/service et se poursuit tous les
stades de son d veloppement : fabrication, livraison, service apr s-vente etc. La recherche
de la qualit totale vise la disparition de tous les dysfonctionnements possibles tous ces
niveaux du processus. Rappelons que lon estime que, m me dans les entreprises tr s bien
organis es, les dysfonctionnements co tent pr s de 25% du chiffre daffaires. Quen est-il
alors des entreprises mal organis es !
Lam lioration de la flexibilit et du temps de r ponse :
Lentreprise qui adopte cet axe de d veloppement essayera de d stabiliser ses concurrents
par des r actions plus rapides qui permettront de saligner plus vite sur les besoins ou les
modification dattentes de ses clients.
Linnovation :
La question qui se pose ici est de savoir dans une offre souvent pl thorique, comment
proposer avant ses concurrents un produit ou un service qui apportera au march quelque
chose de radicalement nouveau et qui sortira du lot.
Lavantage comp titif devient incontournable lorsquil peut tre brevet tant au niveau de ses
caract ristiques produit/service que de son processus de fabrication.
1-
QUELLE EST LA FORCE MOTRICE D'UNE ENTREPRISE ?
L'identification de la force motrice est un l ment d'analyse d terminant dans le processus de
diagnostic de la strat gie actuelle et donc dans l' laboration de la strat gie future d'une
entreprise.
Ce concept fut initi dans les ann es 1980 par les chercheurs Benjamin Trego et John
Zimmermann qui firent prosp rer plus tard leur cabinet de conseil en entreprises gr ce cette
approche.
En effet, toute organisation est mue par des pouss es, des motivations, des forces qui la font
voluer dans une certaine direction. La force motrice d'une entreprise est la force propulsive
sp cifique qui lui donne son identit particuli re et sa place dans le march . La force motrice
d'une entreprise est la comp tence de base et le m tier que l'entreprise domine le mieux et qui
lui procurent la r ussite et un avantage concurrentiel d terminant.
Beaucoup dentreprises ont, en leur sein, de nombreuses activit s qu'elles ont int gr es
verticalement : la recherche et le d veloppement, la production, le marketing, la vente, la
distribution, etc. Dans chacune de ces activit s, l'entreprise a d velopp des comp tences
qu'elle ma trise
excelle.
D'autres entreprises ont pr f r ne pas s'investir dans l'ensemble de ces activit s soit qu'elles
voulaient se concentrer sur un seul m tier, soit qu'elles n'avaient ni les moyens, ni les
comp tences pour int grer, ce moment-l , ces diff rentes activit s. Exemple :
ou moins
d'autres
bien
plus
elle
o
et
Entreprises qui produisent des articles dont elles n'ont pas assur la recherche et le
d veloppement et qui paient des royalties leurs concepteurs
Entreprises qui n'ont pas int gr la distribution et qui fabriquent des produits qui
portent la marque de leurs clients
Entreprises qui ne d veloppent aucun marketing et qui vendent exclusivement des
grossistes
Entreprises qui n'assurent que la distribution de produits qu'elles ach tent des
fabricants, etc.
Quel que soit le niveau d'int gration de ces diff rents m tiers, il y en a toujours un que
l'entreprise domine le mieux. Il y a toujours dans une entreprise un domaine d'activit o elle
a une comp tence sup rieure ses concurrents. Ce savoir faire sp cifique peut- tre d soit
la vision du chef d'entreprise, soit au hasard du d veloppement de l'entreprise qui a su, un
jour, saisir une opportunit qui l'a conduit ma triser un m tier plus sp cifiquement qu'un
autre.
C'est, cette activit o l'entreprise excelle, que nous appelons sa force motrice.
8 forces motrices potentielles peuvent tre d nombr es:
Recherche & d veloppement
Production
Marketing
Vente
Distribution
Capacit de croissance rapide
Rendement et rentabilit
Management et organisation
Exemples de forces motrices dentreprises industrielles :
3M est un leader incontest dans le march des colles industrielles et domestiques. La force
motrice de l'entreprise est li e au nombre incroyable de brevets qu'elle d pose chaque ann e.
25% du chiffre d'affaires r alis dans les trois ans portera sur des produits qui ne sont
aujourd'hui qu'au stade du d veloppement. La force motrice ind niable de 3M est son
d partement recherche & d veloppement.
Prenons un autre exemple : le march des couches pour b b . Deux concurrents principaux s'y
affrontent : Kimberley-Clark et Procter & Gamble avec leurs marques respectives Huggies et
Pampers. Bien que f roces adversaires sur le terrain, chacun de ces deux protagonistes s'y
trouve pour des raisons diff rentes.
Kimberley-Clark est sur le march des couches pour b b parce que la force motrice qui
anime sa strat gie consiste optimiser la capacit de production de ses usines de papier.
Procter & Gamble, de son c t est une entreprise dont la force motrice est le marketing. Elle a
toujours su d velopper des produits qui correspondent parfaitement aux attentes des m nages.
Ceux-ci font confiance sa marque et les couches pour b b taient un produit
suppl mentaire l gitime dans l'extension de la gamme de produits commercialis s par
l'entreprise.
Les motivations de ces deux entreprises sur ce march sont aussi diff rentes que ne le sont
leur strat gie et leur force motrice.
Exemple de forces motrices dans le march automobile :
Toutes les grandes marques automobiles sont pr sentes aujourd'hui dans tous les m tiers
depuis la recherche et le d veloppement jusqu' la distribution. Toutes les grandes marques
ont galement d velopp des gammes de v hicules qui couvrent tous les segments du march .
On peut consid rer qu'il n'y a plus de mauvaises voitures sur le march et le grand public
pense que beaucoup de v hicules d'un m me segment se valent. Le march est donc
hyperconcurrentiel.
Il y a cinquante ans, chaque marque avait ses sp cificit s et des mod les que l'on ne retrouvait
pas la concurrence. Il n'y avait aucun mod le comparable la Deux-Chevaux de Citro n.
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M me il y a dix ans, Renault pouvait se targuer d' tre seul produire un mod le comme
l'Espace. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas.
Les constructeurs n'ont plus le choix. Il faut se distinguer dans un march de plus en plus
comp titif. Il faut se concentrer sur ses points forts et appara tre comme un champion dans un
domaine. Pour s duire des consommateurs de plus en plus versatiles et infid les, les grands
t nors de l'industrie de l'automobile ont chacun des forces qui leur sont propres et qui
d bouchent sur des avantages comp titifs dont ils peuvent faire tat dans leur marketing et
dont ils peuvent faire b n ficier les consommateurs.
3 marques automobiles et 3 forces motrices d bouchant sur des valeurs ajout es sp cifiques.
MARQUE
PEUGEOT
TOYOTA
RENAULT
FORCE MOTRICE
Recherche & d veloppement
Management & Organisation
Recherche & Developpement
VALEUR AJOUTEE
Design
Fiabilit
S curit
C- QUELQUES STRATEGIES GENERIQUES
1-
STRATEGIES DE DIVERSIFICATION
Les strat gies de diversification sont caract ris es par un changement de m tier. Lentreprise
d veloppe une nouvelle activit qui est li e la premi re dune fa on ou dune autre mais qui
requi re lacquisition dun nouveau know-how par tout le personnel d di cette nouvelle
activit . Ces strat gies sont envisager quand les conditions ext rieures (l gislatives,
techniques, environnementales ou autres) forcent lentreprise trouver une solution pour
pr server sa survie terme.
2-
STRATEGIES DE DIFFERENCIATION
Les strat gies de diff renciation sont envisager pour lentr e dans un march d j occup
par des concurrents, ou quand un march arrive maturit avec un grand nombre de
concurrents qui vendent quasiment les m mes produits aux m mes cibles et peu pr s de la
m me fa on. Lentreprise doit alors d velopper un avantage comp titif ou sadresser des
cat gories sp cifiques de clients pour se distinguer de ses concurrents. Elle peut galement
d velopper des concepts novateurs qui vont lui assurer une meilleure rentabilit .
3-
STRATEGIES DINNOVATION
Beaucoup dentreprises sortent r guli rement des produits ou des services novateurs. Soit
quils r pondent une demande sp cifique du march soit quils anticipent l volution de ce
march .
N anmoins, certaines entreprises consid rent linnovation comme une r elle strat gie pour
d sar onner leurs concurrents et pour imposer une image particuli re leur marque.
4-
STRATEGIES DE RUPTURE
plus
jamais
les m mes
Les strat gies de rupture sont les plus cr atives et donc les plus difficiles concevoir. Ces
strat gies changent les r gles du jeu. Apr s les avoir d velopp es, les donn es du march ne
seront
d stabilis s.
et
Une strat gie de rupture comporte une tr s haute probabilit de risque de succ s ou d chec.
Aucune tude de march ne pourra jamais conforter le bienfonder de ces strat gies car le
consommateur ne peut bien juger que ce quil conna t. Quand les strat gies sont en rupture
avec son quotidien, il na pas dexp rience de r f rence et il ne peut les valuer
objectivement.
Les strat gie de rupture manent donc toujours du g nie dun patron visionnaire ou du travail
cr atif dune organisation dynamique et bien coach e.
concurrents
seront
les
Lorsque BANDAG, soci t sp cialis e en rechapage de pneus de camion, d cida
d quiper des semi-remorques pour effectuer le travail chez ses clients la nuit plut t
que dobliger ceux-ci se d placer dans ses ateliers pendant leurs heures productives,
cette soci t innovatrice changea les r gles du march son avantage.
DELL COMPUTER, TUPPERWARE ou DOMINO PIZZA ont os envisager de
nouveaux circuits de distribution pour leurs produits. Leurs concurrents qui avaient
toujours utilis les circuits classiques sen trouv rent d stabilis s.
Les soci t s LOW COST r volutionnent laviation civile avec le succ s que lon
conna t, tout en tant tr s rentables. En privil giant les r servations sur Internet, en
faisant varier les tarifs en fonction du d lai de r servation, en faisant la chasse tous
les gaspis et en r duisant leur service au minimum, elles ont cr une nouvelle
g n ration de produits que les compagnies a riennes classiques vouaient l chec il y
a encore peu de temps.
tablir un diagnostic de la strat gie actuelle, d finir toutes les strat gies alternatives et enfin
faire le choix de la strat gie pour le futur est un exercice qui ne peut sav rer que th orique
sil nest pas suivi dune phase de planification strat gique structur e et r vis e intervalles
r guliers.
La planification strat gique est loutil de mise en Suvre de la nouvelle strat gie, sous forme
dactions entreprendre, d tapes franchir et de ressources r partir entre les diff rents
responsables de d partements. La planification strat gique programme les actions et les
moyens mettre en Suvre pour atteindre lobjectif.
D- LA MISE EN RUVRE DE LA STRATEGIE
Cette phase du processus strat gique demande un pilotage :
l'implication totale du patron de l'entreprise pour mobiliser ses troupes sur la nouvelle
donne strat gique et la faire appliquer tous les niveaux de l'entreprise
la mise en place d'indicateurs et d'un syst me d'information pour valuer les r sultats
s quentiels de la nouvelle approche
la tenue de r unions d' valuation qui doivent d boucher sur l'identification de
probl mes critiques et la prise de d cision d'actions correctives imm diates si
n cessaire.
Le consultant sera le garant du bon d roulement de la mise en place et de l' valuation de la
nouvelle strat gie. De plus, ayant acquis une tr s bonne connaissance de l'entreprise ainsi que
la confiance de son patron et de ses quipes, il n'est pas rare de voir le consultant devenir le
coach de l'entreprise et participer aux comit s de direction ou d'autres r unions importantes.
E- CONSEILS PRATIQUES POUR LETUDE
DUN CAS DENTREPRISE :
Commencer par parcourir rapidement le cas pour s'en impr gner, rep rer de quel type de
campagne il s'agit et quel est le travail faire (5 mn).
Puis effectuer une deuxi me lecture et apporter des annotations en marge des paragraphes qui
pr sentent un int r t, effectuer les calculs qui sont n cessaires : parts de march , volutions...
(20 mn)
Pr parer au brouillon (30 40 mn) le canevas de votre devoir :
-
-
-
-
-
-
-
les r ponses aux questions d' tudes, surtout s'il s'agit de calculs pouvant aider
l' tablissement du bilan,
les grandes lignes du bilan et la formulation du probl me,
la r daction du positionnement,
les objectifs,
la liste des cibles,
la r daction de la promesse et lindication g n rale du ton,
la liste des moyens utiliser (m dias et supports et moyens hors m dia).
Avant de commencer r diger sur la copie, relire la partie "travail faire " et v rifier :
- que vous n'avez rien oubli ,
- que vos propositions strat giques sont coh rentes (permettent de r soudre le
probl me, et coh rence entre objectifs - cibles - moyens )
1 ERE PARTIE : Le BILAN - DIAGNOSTIC
1.1 LE BILAN
Pour pr senter le bilan de la situation, il faut se placer diff rents niveaux :
1.1.1 S'il s'agit d'un produit d'une marque ou d'un service
Lanalyse peut sarticuler autour des paragraphes suivants :
" l'entreprise :
-
-
-
-
-
-
-
-
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son histoire (son anciennet ), ses activit s, son organisation,
sa situation financi re,
son personnel,
sa place sur le march ,
son volution,
la strat gie suivie,
sa notori t ,
son image
" la marque ou les marques: vocation, image, notori t
" le produit ou les produits ou le service :
-
-
-
caract ristiques techniques, atouts faiblesses,
les ventes : importance, volution, saisonnalit , r partition g ographique,
strat gie marketing adopt e: pull, push indiff renci e, concentr e, sp cialis e
" autres l ments du mix :
-
-
le prix : quelle est la politique adopt e ( cr mage, p n tration, alignement...)
comparer aux prix pratiqu s par les concurrents,
la
exclusive)
circuits utilis s (courts, longs ...), type de points de vente et r partition
g ographique
distribution
(intensive,
s lective,
strat gie
suivie
:
" la communication ant rieure
- analyse quantitative :
-
-
-
importance des investissements publicitaires de lannonceur par rapport
l'ensemble des investissements du march donn (share of voice = part de voix)
et volution de ces investissements
importance des investissements par rapport au CA et aux principaux concurrents
r partition par m dia : m dias les plus utilis s
- analyse qualitative :
-
-
analyse des positionnements de lannonceur (si il a dej communiqu ) et des
concurrents sont-ils distinctifs ?
analyse des messages : adaptation au produit, pertinence...
" le march et la concurrence:
-
-
-
-
rep rer sur quel march se situe lentreprise ou le produit : march g n rique,
segment de march ,
ses caract ristiques, son volution, ses perspectives,
concurrence directe
implantation sur le march ,
concurrence indirecte.
: nombre dentreprises, produits, parts de march ,
" les consommateurs : actuels ou potentiels:
- profil, r partition g ographique, attentes, attitudes, comportement....,
-
les acheteurs, les influenceurs : profil, attentes, attitudes, comportement...
1.1.2 - S'il s'agit d'une entreprise ou d'une collectivit
On peut retrouver les m mes l ments d'analyse mais il faut donner une orientation un peu
diff rente suivant la situation et les objectifs de l'annonceur en ce qui concerne:
" l'image : interne; externe
" la situation interne : climat social ; circulation des informations; motivation et adh sion du
personnel
" les publics de l'entreprise (actionnaires, milieux financiers, fournisseurs, clients....) :
attitudes; comportements...
Conseils pour la r daction du bilan
-
-
la liste des points examiner est une grille => ne doivent tre envisag s que les points
qui pr sentent un int r t pour le cas pos ,
il ne s'agit pas de recopier les l ments fournis dans le cas en les classant en force ou
faiblesse...,
- pour chacun des points retenus il faut porter un jugement personnel et la r daction
adopt e doit justifier le classement en force ou faiblesse menace ou opportunit ,
attention au style : faire des phrases compl tes, ne pas utiliser de style t l graphique
-
Exemple de r daction :
Forces
- L'entreprise est la premi re occuper ce cr neau,
- Elle a une bonne image dont le nouveau produit doit pouvoir b n ficier,
- La marque est vocatrice et facilement m morisable,
- Le conditionnement du produit est innovant et porteur d'image, il facilitera
l'identification par le consommateur.
1.2 -DIAGNOSTIC
-
-
-
Il ne doit pas tre un simple r sum de ce qui pr c de.
Il doit pr senter en 4 5 lignes vos principales conclusions sur la situation, qui sont
une vision prospective.
Il peut tre pr sent au fur et mesure du bilan, la fin de chaque paragraphe.
1.3 - Probl me r soudre par la communication
- Attention formuler sous forme de probl me "Comment...... alors que ...."
Exemples :
Comment :
- d velopper la notori t
-
am liorer limage
-
susciter un int r t
-
fid liser
-
faire voluer le positionnement......
Alors que...la concurrence est vive
-
-
la marque ne pr sente pas davantage
concurrentiel
limage nest pas bonne .....
2 me Partie : La strat gie de communication
2.1 LE POSITIONNEMENT
" Formulation
Cest limage que lon souhaite donner lentreprise, la marque, aux produits, dans lesprit
des consommateurs. Cette image doit tre distincte de celle des concurrents.
Le positionnement peut tre :
- objectif
Lechat, une lessive sans phosphates
Orangina, le soda qui contient de la pulpe dorange
- symbolique ou psychologique
Cr dit Agricole : le bon sens
Lux le savon des stars
Kiri, le fromage des gastronomes en culottes courtes
Le positionnement se formule en une phrase synth tique (il ne doit pas reposer sur trop
d l ments sinon limage donn e est floue) .
" Justification
Le positionnement doit tre justifi , il faut montrer quil est :
- attractif
- cr dible
=
=
il correspond aux attentes des consommateurs parce que...
il peut tre accept car il est coh rent avec le produit, lentreprise...
- distinctif
=
il nest pas encore exploit par les concurrents...
- durable
=
il doit pouvoir r sister lusure et aux concurrents
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2.2 LES OBJECTIFS
2.2.1 Rappel des objectifs commerciaux :
augmenter le C.A de X %, atteindre X% de PDM, augmenter le nombre de points de vente,
les r f rencements...
2.2.2 Objectifs de notori t , dinformation (cognitifs)
- faire conna tre lentreprise, sa marque, ses produits, ses points de vente..
- faire conna tre un nouveau produit, ses utilisations...
- am liorer la notori t spontan e ou assist e.
- informer sur lentreprise, ses produits...
- informer sur une caract ristique du produit, sur un avantage du packaging...
- faire conna tre le lancement dune campagne promotionnelle...
2.2.3 Objectifs dimage (affectifs)
- donner une image li e au positionnement...
- cr er une personnalit forte, distinctive...
- renforcer ou faire voluer limage (redresser, am liorer, rajeunir...)
- capitaliser sur limage...
2.2.4 Objectifs de comportement (conatifs)
- inciter se d placer = cr er du trafic
- d clencher des contacts (appel, demande de documentation...)
- inciter passer des commandes
- inciter lessai
- cr er, modifier, renforcer les habitudes dachat ou de consommation
- fid liser
- inciter les distributeurs r f rencer
- inciter la force de vente proposer le produit...
2.3 LES CIBLES
Elles doivent tre d termin es avec pr cision.
Les cibles (personnes que lon souhaite toucher par la communication) peuvent tre :
- les consommateurs : le plus souvent, ils constituent la cible principale
- les acheteurs : ils doivent parfois tre distingu s des consommateurs-utilisateurs
la m nag re d cide des achats de biens de consommation courante pour lensemble du
foyer
les parents ach tent pour leurs enfants
- les prescripteurs : ils imposent leurs choix aux consommateurs
les m decins,
les professeurs,
les architectes
- les conseillers ou influenceurs : ils conseillent, aident le consommateur dans son choix
les artisans,
les associations de d fense des consommateurs...
- les leaders dopinion : personnes qui par leur statut, leurs comp tences, leur popularit ,
exercent une influence sur les consommateurs
les c l brit s du cin ma, de la TV, du sport, du domaine m dical, culinaire
- les journalistes sont des relais dopinion tr s importants
- les distributeurs (responsables de centrales dachat, directeurs de magasins) m ritent une
attention particuli re car leur participation conditionne le succ s commercial de produits, de
marques (r f rencement des produits, mise en place des lin aires, PLV, actions de promotion)
- la force de vente (les repr sentants, les commerciaux) doivent tre stimul s
- lensemble du personnel de lentreprise doit tre tenu inform des actions de communication
men es par lentreprise, il doit tre motiv , sensibilis limage quil donne en externe.
Les cibles doivent tre hi rarchis es. La cible principale est celle laquelle seront consacr es
les actions de communication les plus importantes.
La ou les cibles principales doivent tre d termin es :
- quantitativement partir de crit res socio-d mographiques
ge,
sexe,
d limitation g ographique,
cat gorie de revenus,
...
- qualitativement partir de crit res psychologiques
motivation,
freins,
centres dint r t,
...
Pour la cible principale le coeur de cible est constitu des individus les plus importants
toucher
cible principale : les m nag res
coeur de cible : les m nag res appartenant des foyers revenus A-B.
Les diff rents choix de cibles doivent tre justifi s.
Exemple de pr sentation
" Cible principale (ou cible 1) : les consommateurs
- profil socio d mographique
Hommes et femmes, g s de 25 45 ans,...
justification : les consommateurs sont aussi bien les H que les F et la d cision dachat est
conjointe. On choisit de sadresser des adultes assez jeunes car il sagit dun produit
nouveau, et ce sont les jeunes qui modifient le plus facilement leurs comportements dachat.
- dun point de vue psychologique, il sagit de personnes attir es par la nouveaut , attir es par
la valorisation sociale...
Coeur de cible :
les utilisateurs actuels de la marque
justification : ...
" Les journalistes de la presse crite sp cialis s dans le domaine de ..., afin quils informent
leurs lecteurs de la sortie du produit dans les rubriques r serv es aux nouveaux produits ou
quils fassent r f rence au produit de mani re valorisante dans des articles portant sur...
" Les distributeurs
Les directeurs de centrales dachat, les responsables de rayons de... dans les grands magasins,
et les g rants ou responsables de magasins sp cialis s en..., doivent tre touch s pour les
inciter r f rencer le produit et le mettre en rayon de mani re valorisante
2.4 LA STRATEGIE CREATIVE
2.4.1 La promesse
Cest le principal avantage propos au consommateur que le message doit mettre en avant.
Elle correspond le plus souvent lattente la plus forte.
Elle doit tre coh rente avec le positionnement.
Elle sert de base la r daction de laccroche.
2.4.2 La justification de la promesse (ou support)
Cest l num ration de tous les l ments qui rendent la promesse cr dible : qualit s du
produit, de la fabrication, image de la marque...
2.4.3 Le ton du message : les moyens dexpression, les styles utiliser en vue de produire un
effet d termin sur les destinataires
Ton d monstratif, informatif, humoristique, complice, bas sur l motion, le spectaculaire...
2.4.4 Les contraintes
Ce sont les l ments impos s par lannonceur ou lenvironnement , dont les cr atifs devront
tenir compte :
contraintes l gales (m dias interdits, mentions obligatoires...)
respect de la charte graphique (logo, couleurs...)
reprise dun visuel, dune accroche...
faire figurer la liste des points de vente
3 EME PARTIE : LA STRATEGIE DES MOYENS
3.1 LE CHOIX DES MOYENS
3.1.1 Les m dias et les supports
- M dia principal : caract ristiques et justification du choix par rapport aux objectifs, aux
cibles, au budget...
3.1.2 Les moyens hors m dia
Les diff rents moyens hors m dia peuvent tre :
les moyens didentification (charte graphique : logo, signature, codes couleurs...)
l dition (catalogues, brochures, plaquettes, d pliants...)
le marketing direct (mailing, imprim sans adresse, phoning, annonce presse avec
coupon..)
la promotion (prix, prime, jeu-concours...),
les relations publiques (cr ation d v nement, anniversaire, journ e portes ouvertes,
foires et salons, sponsoring m c nat...)
les relations presse (conf rence de presse, dossier de presse...)
Pour chaque moyen choisi, pr senter :
les objectifs et les justifications du choix
les cibles vis es
le contenu et le d roulement de laction
Remarque : Dans certains cas, au lieu de pr senter en distinguant m dia et hors-m dia, il est
pr f rable de pr senter les choix de moyens par cibles :
1- Pour toucher la cible principale.......
2- Pour toucher le coeur de cible........
3- Pour toucher les distributeurs.......
3.2 LE BUDGET
A pr senter sous forme de tableau comportant :
les moyens
les formats
les co ts unitaires
le nombre de parutions
le co t total par moyen
le co t total global
Penser comptabiliser les frais techniques ( fabrication, production...)
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