L3 Mathématique et Statistique 2: Vérification des hypothèses d’application de la régression

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L3 Mathématique et Statistique 2: Vérification des hypothèses d’application de la régression

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L3 Mathématique et Statistique 2 Vérification des hypothèses d’application de la régression

M4

Module 4 : vérification des hypothèses d’application de

la régression et robustesse du modèle

Dans les paragraphes précédents on a supposé que les hypothèses d’application de la régression

étaient vérifiées ce qui permet de montrer les propriétés remarquables (BLUE) des estimateurs, de

construire des tests des paramètres et du coefficient de détermination et enfin d’élaborer des

intervalles de confiance prévisionnels. L’importance de ces hypothèses étant manifeste, il est

indispensable de les vérifier pour contrôler la qualité statistique et donc opérationnelle du modèle de

régression.

L’hypothèse d’indépendance de la variable explicative est une hypothèse ad hoc. Il en est de même

dans ce cours de celle concernant le sens de causalité entre deux variables ainsi que l’absence de

tendances communes pouvant conduire à une « spurious régression » (régression factice, c'est-à-dire

une régression qui semble de bonne qualité à cause d’une tendance semblable entre les deux

variables (r² élevé) mais qui dans la réalité n’est qu’une covariation).

En définitive, ce sont les hypothèses sur l’aléa qui font l’objet de ce paragraphe. Rappelons que l’aléa

est une succession temporelle (pour le modèle choisi ici) de variables aléatoires centrées,

homoscédastiques, non autocorrélées et obéissant à une loi normale. Cet aléa est inconnu.

L’hypothèse fondamentale sur laquelle repose le modèle de régression c’est que le résidu du modèle

e

=

Y

t

t

t

(connu)

est un échantillon de cette famille de variables aléatoires. De ce fait, si le résidu

vérifie, à partir de ses caractéristiques, les propriétés de l’aléa, on dira qu’il est issu de la famille des

variables aléatoires. On utilise ainsi la moyenne, la variance, l’autocorrélation, et l’histogramme des

résidus pour vérifier les hypothèses d’application du modèle de régression (unités 1, 2, 3 et 4).

Il est enfin possible de vérifier si le modèle estimé est valide dans diverses circonstances : c’est la

robustesse (unité 5)

1 L’hypothèse de nullité de l’espérance mathématique de l’erreur

[

E t

] 0

=

On veut tester

[

E t

] 0

=

On utilise la moyenne des résidus

e

1

∑=

n

t

te

pour vérifier cette hypothèse.

On sait que :

,mNe

e

n

soit

me

)1,0Nn

(

e

On construit alors le test de signification :

0m:H

=

0

contre

0m:H

1

0e

Si

e

vérifiée.

<

96,1n

(le quantile à 95% de la loi normale centrée réduite) alors l’hypothèse

0H est

Cette hypothèse ne joue pas un rôle important dans la régression puisqu’on sait que

et

e = . Il s’agit donc d’une hypothèse ad hoc et l’utilité de ce test ne se justifie

donc par construction

que dans d’autres applications (séries temporelles par exemple)

0

t

t

t

e

=

y

2 L’hypothèse de non autocorrélation des erreurs

[

E

] 0

=

t

't

On va tester

[

E

]

=

0

t

't

,t

t,'t

't

2.1 Détection de l’autocorrélation

L3MS2_M5.doc

1/12

-

e

e

s

s

-

s

-

-

e

e

"

"

e

e

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M4

L’autocorrélation concerne les résidus :

. Il y a autocorrélation toutes les fois où on peut

t

trouver un coefficient de corrélation linéaire significativement différent de 0 entre la chronique des

résidus et cette même chronique décalée d’un ou de plusieurs pas de temps.

Y

t

e

=

t

Si on note k le pas de temps du décalage temporel (

)*Nk ˛

et kr le coefficient de corrélation linéaire

simple correspondant, on peut construire la Fonction d’AutoCorrélation des résidus :

*

Nk

FAC

[

]1,1

+

r

k

dont la représentation graphique est le corrélogramme :

kr

+1

0

-1

3r

1r

2r

kr …

K

k

K est le décalage maximal pour lequel kr a un sens statistique (le nombre de points permettant le

calcul de kr ). En général

n

6

K

n

3

Si les résidus sont une bonne représentation de l’aléa, ils doivent vérifier l’hypothèse de non

autocorrélation ; cela signifie que

les autocorrélations successives doivent être non

significativement différentes de 0.

toutes

2.2 Principales causes de l’autocorrélation

Plusieurs raisons peuvent être la cause d’une autocorrélation. On peut citer :

  • Les variables de départ ne vérifient pas l’hypothèse de stationnarité, c’est-à-dire qu’elles peuvent

contenir des tendances déterministes (trend linéaire) ou stochastiques (promenade aléatoire)

communes, ce qui est générateur d’une régression factice pour laquelle le 2r

une autocorrélation importante du résidu.

est proche de 1 avec

  • Les variables de départ étaient saisonnières et elles ont été mal désaisonnalisées.
  • Les variables contiennent des phénomènes exceptionnels (grèves,…) qui sont mal expliqués par le

modèle.

  • Les variables de départ possédaient des « non informations » qui ont été corrigées par extrapolation

linéaire…

2.3 Les effets de l’autocorrélation des erreurs

Considérons le modèle sous la forme :

y

t

b=

e+

x

t

t

Et supposons que :

obéisse à un processus autorégressif d’ordre 1, c’est-à-dire qu’il existe entre

t

et

t

1t -

un modèle

de régression linéaire :

L3MS2_M5.doc

2/12

-

-

˛

(cid:190)

(cid:190)

(cid:190)

˛

£

£

e

e

e

L3 Mathématique et Statistique 2 Vérification des hypothèses d’application de la régression

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=

0

s=

2

n

]

=

0

t

't

t

[

E



[

Cov

V

t

]

]

[

e=

t

h+

1t

avec

t

1<r

(qui assure la stabilité du modèle) et

On sait que :

yx

t

2

t

ˆ

=b

x

t

=

yw

t

t

avec

w

t

=

x

t

x

2

t

ˆ

=b

(

Yw

t

t

)

Y

=

Yw

t

t

wY

t

321

=

0

D’où

ˆ

=b

a=

(

b+a

e+

t

w

w

t

t

Xw

t

t

43421321

=

X

b+

t

1

)

+

+b=

0

w

t

t

w

t

t

D’où

[ ]

ˆE

+b=b

]

t

[

t Ew

321

=

0

(cid:1) L’estimateur reste sans biais quelque soit

[

tE e

]

.

On peut vérifier cependant que :

e=

r=

(

h+

1t

2t

t

h+

s’écrit :

)

h+

1t

r=

2

2t

LLetc

h+

h+

1t

t

t

h=

h+

t

r+

2

1t

+

L

2t

t

t

t

=

¥+

=q

0

t

[

E

]

=

t

=q

0

[

]

E

t

Advertisement

43421

=

0

(cid:1) La variance de b ˆ s’écrit :

[ ]

ˆV

s=b

[ ]

]

[

ˆEˆE

b=

x

2

/

2

2

t

Comme

V

[

]

=

t

E

t

2

]

[

E

t

{

=

0

[

e=

E

]2

t

On a :

L3MS2_M5.doc

3/12

r

e

-

h

h

h

h

-

-

e

e

e

r

e

-

r

e

r

e

e

-

-

-

-

q

-

q

-

-

h

r

h

r

e

q

-

q

h

r

e

b

-

e

e

-

e

e

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h=

h+

t

r+

2

1t

L+

2t

h=

2

t

r+

22

1t

+

L

h+

2

+

L

t

1t

t

2

t

D’où

[

E

]

2

t

h



2

2

=

E

s=

s=

r+

2

t



2

E

h



2

1t



+

L

r+

[

]

E2

t

1t

43421

=

0

+

L

22

r+

2

+

r+

(

1

+

K

+

0

)L

Or :

[

E

2

t

1<r

]

=

1

d’où :

1

2

2

s=

2

De ce fait :

[ ]

ˆV

=b

1

2

1

∑r

2

2

tx

t

En conclusion, lorsqu’il y a autocorrélation des erreurs (ici d’ordre 1)

  • les estimateurs restent sans biais.
  • les variances d’échantillon des coefficients de régression ne sont plus

minimales : plus l’autocorrélation est forte (

plus la quantité

)1

1

2

1

est grande et donc plus forte est la sous-estimation de la variance de b ˆ .

La méthode des MCO n’est donc pas, dans ce cas, la meilleure des méthodes pour estimer le

modèle. Elle sous-estime les variances vraies dans le cas d’une autocorrélation positive par exemple,

ce qui a pour conséquence une surestimation de la prévision de l’estimation. Dans le cas d’une

prévision, on n’aura plus des valeurs de la variable endogène les meilleures possibles.

L’autocorrélation remet en cause l’estimation du MLGS par les MCO ; on doit disposer de tests

permettant de la détecter.

2.4 Tests d’autocorrélation des résidus

Le plus utilisé est le test de Durbin-Watson. Ces auteurs proposent la statistique suivante :

DW

=

1n

(

e

=

1t

+ -

1t

)

2

e

t

n

e

=

1t

2

t

Pour n grand :

1n

e

=

1t

2

+

1t

1n

e

=

1t

2

t

n

=

1t

e

2

t

; on peut alors approximer DW par la quantité :

DW

=

)r

(

ˆ12

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4/12

h

r

e

-

-

h

r

h

e

-

-

s

h

h

e

h

h

h

-

-

e

h

s

r

-

e

-

s

h

r

r

-

-

-

-

»

»

-

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avec

=r

ˆ

t

ee

+

t1t

n

=

1t

e

2

t

r ˆ est l’estimation, par les MCO, du modèle

e

r=+

1t

e

t

e+

t

avec

<r

1

  • si
  • si

ˆ fi

ˆ fi

0

1

, absence de corrélation dans les résidus

DW fi

2

;

, forte autocorrélation positive dans les résidus

DW fi

0

  • si

ˆ

1

, forte autocorrélation négative dans les résidus

DW fi

4

tX ; ce sont des variables aléatoires fonction de

Durbin-Watson ont montré que la statistique DW dépendait de deux valeurs 1d et 2d , indépendantes

de

. Ils en ont tabulé les valeurs pour n (nombre

d’observations), K (nombre de variables exogènes) données et deux seuils 5% et 10%. Le test se

déroule de la façon suivante :

t

  • On calcule

cDW (avec

te et la formule non simplifiée) ;

  • On place le résultat trouvé dans le tableau suivant :

0

1d

2d

2

2d4 -

1d4 -

4

Autocorrélation

>0

Doute

indépendance

Doute

Autocorrélation

<0

Ce test présente l’inconvénient de ne pouvoir déceler que les autocorrélations d’ordre 1. On peut

remédier à ce problème en utilisant les résultats de la FAC (Fonction d’autocorrélation). Chaque

autocorrélation peut être testée par un test classique de signification de Student :

:H

0

k

:H0

1

k

0

=

r

k

2

r1

k

=

t

c

)2n(T2n

lu

<

on est sous l’hypothèse H0.

3 L’hypothèse d’homoscédasticité des erreurs

On va tester

[

Advertisement

E

]

2

t

s=

2

t

3.1 Définition

[

2

tE

]

s=

2

L’homoscédasticité peut être considérée comme un cas particulier de la non autocorrélation

[

E

; lorsque t = t’ alors :

] 0

=

]

,

't

t

't

Cov

[

t

=

Cov

[

]

=

[

[

E

t

,

t

t

[

E

[

]

]

t

t

[

E

]

]

]

t

e=

E

[

]

2

t

s=

2

Il y a hétéroscédasticité lorsque la variance des variables aléatoires qui composent

sont différentes

au cours du temps. Les conséquences de l’hétéroscédasticité sont, par construction, identiques à

celles de l’autocorrélation :

t

  • les estimateurs des paramètres restent sans biais.

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5/12

r

r

-

r

e

r

r

-

-

-

e

e

"

e

e

e

e

e

e

-

e

e

-

e

e

e

e

e

e

L3 Mathématique et Statistique 2 Vérification des hypothèses d’application de la régression

M4

  • les estimateurs des paramètres ne sont plus de variance minimale.

Il faut donc, comme pour l’autocorrélation, détecter une présence possible d’hétéroscédasticité en

utilisant le résidu

te , seule information disponible concernant

.

t

3.2 Tests d’hétéroscédasticité

(cid:2) Test paramétrique de Goldfeld-Quandt

Il s’applique toutes les fois où l’écart type de l’erreur du modèle s’accroît proportionnellement avec la

variable explicative du modèle.

Ecriture de cette hypothèse :

[

E

]

2

t

[

]

=

aX

t

E

2

t

=

2

Xa

2

t

Principe du test :

On ordonne les observations des variables

XetY

t

t

en fonction des valeurs croissantes de

tX .

On néglige les observations centrales de l’échantillon. On appelle m le nombre de ces observations

négligées.

Comme m dépend de n, on prend pour n = 30, m = 8 et pour n = 60, m = 16, etc.

On obtient deux sous échantillons, l’un correspond aux faibles valeurs de

tX (premier échantillon),

l’autre aux fortes valeurs ( deuxième échantillon). On applique les MCO sur les

mn -

2

observations

faibles et sur les

importants).

mn -

2

observations fortes. (Il faut que les deux échantillons soient suffisamment

On appelle SCR1 la somme des carrés des résidus du premier échantillon, SCR2 la somme des carrés

des résidus du second échantillon. On démontre alors que :

SCR

2

SCR

1

F

p1

4mn

2

;

4mn

2

Les hypothèses du test sont :

H0 : homoscédasticité H1 : hétéroscédasticité (SCR2 > SCR1)

Règle de décision :

si

si

SCR

2

SCR

1

SCR

2

SCR

1

<

F

1

H

0

acceptée

au

rique

ère

1de

espèce

p

hom

oscédastic

ité

F

1

H

0

rejetée

au

rique

ère

1de

espèce

p

hétéroscéd

asticité

(cid:2) Test de Glejser

Ce test propose de régresser la valeur absolue des résidus de la régression avec la variable

tX . On considère des fonctions simples du type, (selon l’hypothèse précédente) :

explicative

e

t

=

a

0

+

Xa

t1

h+

avec

t

t

=aléa vérifiant les hypothèses de base

e

t

=

a

0

+

a

1

X

t

h+

t

e

t

=

a

0

+

Xa

1

t

h+

t

L3MS2_M5.doc

6/12

e

e

(cid:219)

e

-

-

-

-

-

r

-

r

-

h

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M4

e

t

=

a

0

+

a

1

X

t

h+

t

L’hypothèse d’homoscédasticité est vérifiée si le paramètre a1 n’est pas significativement différent de

zéro.

D’où le test :

a:H

0

1

=

0

(hom

oscédastic

ité

a:H)

1

1

(0

hétéroscéd

asticité

)

On applique alors la méthode des MCO aux différents modèles proposés par Glejser :

=

t

c

1

1aˆ

)2nT

(

Si

t

<

(

2nT

)

⇒-

c

lu

(cid:2) Test Arch - LM

H

0

acceptée

au

risque

ère

1de

espèce

p

hom

oscédastic

ité

Il s’agit d’un test de conception différente utilisé principalement pour les séries temporelles. Les

modèles AutoRégressifs Conditionnellement Hétéroscédastique (ARCH) ont été introduits par Engle

en 1982 pour modéliser la volatilité des cours boursiers. Un représentant de ce modèle est associé au

test du Multiplicateur de Lagrange (test du 2c

te (qui est une série chronologique).

) pour vérifier l’hypothèse d’homoscédasticité du résidu

Déroulement du test :

  • On considère le modèle suivant, appelé modèle autorégressif de retard p, sur le carré des résidus :

e

2

t

f=

f+

0

2

+

e

  • L

1t1

f+

2

e

ptp

h+

t

  • On estime le modèle par la méthode des MCO (il s’agit d’un modèle à plusieurs variables qui sera

étudié ultérieurement).

2

t

f=

ˆ

f+

2

1t1

0

+

L

f+

2

ptp

  • On calcule la statistique :

2nR avec

2R le coefficient de détermination du modèle

n le nombre d’observations

  • On démontre que :

2

nR

2

)p(

Sous l’hypothèse H0 du test, les coefficients du modèle ne sont pas significativement différents de

zéro (ils sont donc significativement égal à zéro) :

=

=

L

0

1

p

De ce fait :

2

te

f=

0

e+

[

eV

t

]

Advertisement

=

et

t

1

n

e

2

t

=

(

1

n

e+

0

)

t

f+e=

f=

0

0

, il y a homoscédasticité

D’où le test :

:H

0

1

=

L

Si

nR

2

c<

2

p

( )p

=

0

(homoscédasticité) 1H : un au moins des coefficients „

de 0 (hétéroscédasticité)

on est sous l’hypothèse H0 donc homoscédasticité.

p le nombre de retard est choisi successivement dans N*.

(cid:2) Test de White

L3MS2_M5.doc

7/12

-

s

-

-

-

c

f

f

f

f

f

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M4

On effectue une régression entre le carré du résidu et une ou plusieurs variables explicatives en

niveau et au carré (ici, on considère une seule variable explicative puisque l’on se place dans le cas

du modèle linéaire général simple à 2 variables), c’est-à-dire :

e

2

t

=

a

0

+

Xa

t11

+

Xb

2

t11

h+

t

Si l’un de ces coefficients de régression ( 1a ou 1b ) est significativement différent de 0, on accepte

l’hypothèse d’hétéroscédasticité. Deux manières pour effectuer le test :

1) On effectue un test de Fisher :

a:H

0

1

=

b

1

=

a

0

=

0

On construit le Fisher calculé suivant :

où k représente le nombre total de paramètres estimés (ici, k=3)

2

R

kn

2

1k

R1

)kn,1kF

(

=

F

c

Fc

Règle de décision :

Si

F

c

<

F

p1

Si

F

c

F

p1

)kn,1k

(

)kn,1k

(

alors Ho acceptée au risque de 1ère espèce p ⇒ homoscédasticité

alors Ho rejetée au risque de 1ère espèce p ⇒ hétéroscédasticité

2) Soit on recourt à la statistique

LM

2

)Kp

(

=

K étant le nombre de variable explicatives, ici K=2

LM

=

nR

2

c>

LM

=

nR

2

c<

2

2

( )p

( )p

H0 rejetée au risque de 1ère espèce p ⇒ hétéroscédasticité

H0 acceptée au risque de 1ère espèce p ⇒ homoscédasticité

4. L’hypothèse de normalité des erreurs :

)e

On veut tester

(

,0Nt

(

,0Nt

)e

Cette hypothèse est indispensable pour calculer les estimateurs du maximum de vraisemblance mais

aussi et surtout pour réaliser nombre de tests concernant les caractéristiques du modèle de

régression (test de Student des paramètres, test de Fisher du r² etc …). On utilise dans la pratique le

test de Jarque et Béra fondé sur la notion de skewness (asymétrie) et du Kurtosis (aplatissement).

Néanmoins il est toujours possible de recourir aux tests standards d’ajustement d’une loi normale à

une distribution empirique (comme le test du 2c

).

Principales étapes du test de Jarque et Béra :

te en découpant l’étendu du résidu en classes d’amplitudes

On construit l’histogramme du résidu

égales. On calcule alors après avoir affecté à chacune des classes le nombre de fois que le résidu se

répète :

Le coefficient du skewness :

1

2

1

Le coefficient du Kurtosis

=

2

On démontre que :

L3MS2_M5.doc

3

3

où 3

est le moment centré d’ordre 3 de la distribution.

où 4

est le moment centré d’ordre 4 de la distribution.

=

4

4

8/12

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

c

s

e

s

e

s

m

b

m

s

m

b

m

L3 Mathématique et Statistique 2 Vérification des hypothèses d’application de la régression

M4

1

,0N2

1

6

n

et

,3N2

24

n

Remarque : il est donc possible de réaliser un test de symétrie et d’aplatissement en utilisant les lois

normales centrées réduites. :

=

1

1

02

1

6

n

)1,0N

(

et

=

2

)1,0N

(

32

24

n

Les tests de symétrie et d’aplatissement normal se font ainsi :

• 0H : aplatissement normal

1

2

1

si

0

<

96,1

6

n

(le quantile à 95% de la loi normale centrée réduite) alors

0H est acceptée au

risque de 5% donc aplatissement normal.

1

2

1

si

96,1

alors 0H est rejetée au risque de 5%.

0

6

n

• 0H : symétrie normale

Si

Si

<

32

24

n

32

24

n

96,1

alors 0H est acceptée au risque de 5% donc symétrie normale.

96,1

alors 0H est rejetée au risque de 5%.

Pour vérifier l’hypothèse de normalité, il faut à la fois l’aplatissement normal et la symétrie normale.

De ce fait la statistique (due à Jarque Béra) notée JB s’écrit :

+

=

JB

n

6

n

24

déroule de la façon suivante :

)2

3

(

2

1

Elle obéït à un

( )22c

(somme de deux lois normales au carré). Le test se

  • Hypothèse :

loi normale

0H : la distribution obéit à une loi normale 1H : la distribution n’obéit pas à une

  • Calcul de JB

( )22c

  • Si JB <

(égal à 5,99 au seuil

05,0=a

) on est sous l’hypothèse 0H de normalité.

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b

b

-

b

n

-

b

n

-

b

-

b

-

b

-

b

-

b

b

L3 Mathématique et Statistique 2 Vérification des hypothèses d’application de la régression

M4

5. La robustesse du modèle

Un modèle est dit robuste lorsqu’il est valide dans des circonstances différentes.

Exemple : l’estimation de la fonction de consommation pendant la première moitié du XXè siècle est-

elle restée identique à celle de la deuxième moitié ?

La relation prix – récolte de vin est-elle restée identique après l’introduction de la viticulture dans le

marché commun en 1970 ?

Dans ces exemples, appelés exemples de robustesses structurelles, l’étude porte sur des époques de

temps consécutives, mais elle peut concerner des périodes qui se chevauchent. Cette robustesse

peut aussi être liée à des problèmes d’homogénéité spatiale. La robustesse concerne aussi le sens de

la causalité de la relation économique.

Dans ce cours, on dira qu’un modèle est robuste, si quels que soient les sous-ensembles constitués à

partir d’observations consécutives sur la période [1,n], les estimateurs du même modèle sur chacun

de ces sous-ensembles sont :

-

-

valides (test des paramètres, R², résidus…)

stables : les paramètres estimés ne sont pas significativement différents entre eux, et

différents de a ˆ et b ˆ .

Cette définition amène sur le plan statistique à comparer les estimations des paramètres entre eux et

les qualités de la régression entre elles. Trois tests de stabilité sont présentés

5.1 Tests de comparaison de deux coefficients de corrélation

Ils permettent de s’assurer que les relations sont bien de type linéaire et qu’elles ne sont pas

globalement différentes.

Supposons que, sur la période [1,n], on construise 2 sous périodes de cardinal 1n et 2n . Soient 1r et

2r , les coefficients de corrélation linéaire des deux sous périodes échantillons.

On montre qu’un coefficient de corrélation ne suit pas une distribution d’expression simple autour de

son espérance mathématique : la distribution est fortement asymétrique pour les valeurs éloignées de

zéro. Ainsi pour comparer deux coefficients de corrélation on peut utiliser au préalable la

transformation non linéaire de FISHER :

=

z

Argth

=r

=

népérien :

( )

zE

( )

zV

=

Argth

( )

2

zs

avec Argth : fonction Argument tangente hyperbolique et Log le logarithme

[ ]

rE

r=

1

2

=

Log

r+

Advertisement

1

1

avec

1

3n

Si on note alors :

z

z

1

2

=

=

Argth

Argth

1

2

a pour caractéristique :

La différence

)

)

(

( )

=

zEdE

( )

(

dV

zV

=

1

1

=

zd

(

zE

(

ZV

+

2

z

2

) 0

=

)

1

1

2

1

=

+

n

1

3

n

2

3

La valeur estimée de d est dˆ . Elle est égale à

zdˆ

=

'

1

z

'

2

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r

-

-

r

r

r

-

-

-

-

-

L3 Mathématique et Statistique 2 Vérification des hypothèses d’application de la régression

M4

Avec

z

'

1

=

Argth

r

1

=

1

2

=

z

2

Argth

r

2

=



Log



Log

1

2

+

r1

1

r1

1



2

+

r1

r1

2



On teste alors l’hypothèse

0d:H

=

0

Sous l’hypothèse 0H on a :

t c

=

( )

dˆs

0d:H

1

)1,0N

(

avec

( )

dˆs

=

1

n

1

3

+

1

n

2

3

La règle de décision est alors la suivante :

tsi

tsi

c

c

96,1

<

96,1

H

H

0

0

rejetée

au

rique

%5de

acceptée

au

rique

%5de

Si 0H acceptée, la différence entre les deux coefficients 1r et 2r n’est pas significativement différente

de 0.

5.2 Tests de comparaison de deux coefficients de régression

Soient

1ˆb

et

2ˆb

, les deux coefficients de régression estimés sur les deux sous-ensembles de

cardinal 1n et 2n .Considérons l’hypothèse

différents. Si cette hypothèse est vraie alors

zéro. En effet, le caractère non biaisé de 1ˆb

b=

et 2ˆb

0H : les deux coefficients ne sont pas significativement

n’est pas significativement différente de

2

1

ˆ

ˆ

permet d’écrire que :

1

ˆ[E]ˆ[E

=

2

]

b=

D’où :

1

ˆ[E]ˆ[E

2

ˆ[E]

=

1

2

ˆ

=

0]

De plus comme 1ˆb

et 2ˆb

sont deux variables aléatoires indépendantes on a :

2

]dˆ[s

=

2

1

ˆ[s]ˆ[s

+

2

2

]

D’où :

=

t

c

[ ]

dˆs

T

1

(

n

1

+

n

2

)4

D’où le test :

d:H

0

b=

1

2

=

0

0d:H

1

Et la règle de décision :

Si

t

c

=

[ ]

dˆs

<

T

1

(

n

1

+

n

2

)4

pas significativement différents.

on est sous l’hypothèse

0H et donc les deux coefficients ne sont

5.3 Tests de stabilité du modèle : test de Chow

Ce test est une présentation différente du test de comparaison de deux coefficients de régression.

SCR : la somme des carrés des résidus du modèle sur toute la période et

Soit

somme des carrés des résidus sur chacune des deux sous périodes.

0

SCR et

1

SCR la

2

On teste

:H

0

1

b=

2

1

2

:H

1

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-

-

-

b

-

b

b

b

-

b

b

-

b

b

b

-

a

-

b

-

-

a

-

b

b

b

L3 Mathématique et Statistique 2 Vérification des hypothèses d’application de la régression

M4

Sous 0H :

F

c

=

(

4n

)

SCR

0

SCR

1

Règle de décision :

+

SCR

2

)

(

SCR

1

+

SCR

2

)4n,2

(

F

p1

Si

F

c

F

p1

Si

F

c

<

F

p1

)4n,2

(

)4n,2

(

0H rejetée au risque de 1ère espèce p

0H acceptée au risque de 1ère espèce p donc les deux coefficients sont

significativement différents.

5.4 Une étude simple de la robustesse : les régressions roulantes

La régression roulante consiste à régresser le modèle sur un nombre suffisant ( 1n ) d’observations en

1n jusqu’en fin de

début de période puis de réitérer l’estimation en rajoutant une observation à

période. (en accroissant le nombre d’observations sur l’axe du temps). Pour chacune des régressions

, DWc…) que l’on représente

on mémorise une ou plusieurs caractéristiques (t de Student,

graphiquement. La stabilité au cours du temps de ces caractéristiques est une indication de la

robustesse du modèle.

2r

Remarque : il est possible d’utiliser les régressions roulantes de l’instant 1 vers l’instant n (régression

Forward) ou au contraire de n vers 1 (régression backward)

Bibliographie :

Régis BOURBONNAIS (2009) : Econométrie - Dunod - 7ième édition

J JOHNSTON, J DINARDO (1999) : Méthodes économétriques – Economica - 4ième édition

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