Ingénierie des réseaux
Chapitre III : Les protocoles de liaisons de données
ESEN Université De La Manouba
Introduction
| Paquet Réseau Réseau |
Col2 | Réseau Réseau |
|---|---|---|
| Réseau Réseau Paquet |
Réseau Réseau |
Réseau Réseau |
| Trame Liaison Liaison |
Col2 | Liaison Liaison |
|---|---|---|
| Liaison Liaison Trame |
Liaison Liaison |
Liaison Liaison |
Bits 010101
Support Physique
| Col1 | Réseau Réseau |
|---|---|
| Réseau Réseau |
Réseau Réseau |
| Col1 | Liaison Liaison |
|---|---|
| Liaison Liaison |
Liaison Liaison |
| Col1 | Physique Physique |
|---|---|
| Physique Physique |
Physique Physique |
| Col1 | Physique Physique |
|---|---|
| Physique Physique |
Physique Physique |
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Introduction
Liaison de données
Support Physique
Fournir les services nécessaires pour établir, maintenir et libérer une connexion
Acheminer les trames sur la liaison physique
Contrôler le flux de données afin d’éviter la saturation du récepteur
Contrôler la correction de la transmission des données
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Trames
Une trame est une suite de bits.
Selon le protocole, elle peut être de taille fixe ou variable (mais bornée)
X25.2, Ethernet : Taille variable
ATM : Taille fixe (53 octets)
Délimitation explicite ou implicite.
Utilisation de fanions de début (et de fin) de trame.
Détection de fin de trame par absence de signale
La structure varie selon le protocole, mais souvent divisée en 3 parties: en-tête, données et terminaison .
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Format générale d’une trame
Champs d’Information Terminaison En-tête
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Synchronisation au niveau de la trame
La couche physique (grâce à la technique de codage utilisée) permet généralement au récepteur de reconstituer (à l’aide du signal reçu) l’horloge
La couche physique assure la synchronisation au niveau du bit et ainsi reconstruit la suite binaire envoyée.
La couche liaison de données à partir de cette suite binaire va reconstituer la trame envoyée en assurant la synchronisation au niveau de la trame
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Méthodes de délimitation des trames
Chaque trame commence par un délimiteur de début et peut se terminer par un délimiteur de fin.
Un délimiteur peut être :
soit une séquence particulière de caractères,
soit une suite particulière de bits,
soit un codage particulier
- Des séquences, non-utilisées pour coder les éléments binaires, servent à délimiter les trames.
Utilisation d’un compteur de caractères:
L’en-tête de trame contient un champ indiquant la longueur de la trame.
Problème: si la valeur du champ est modifiée au cours de la transmission
Méthode rarement utilisée seule
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Exemple d’utilisation d’un compteur de caractères
Trame Émise
Code ASCII de C
| Col1 | Parasites Parasites |
Col3 | Col4 | Col5 | Col6 |
|---|---|---|---|---|---|
| Parasites Parasites |
Parasites Parasites |
Parasites Parasites |
Parasites Parasites |
Parasites Parasites |
Parasites Parasites |
| Parasites Parasites |
Parasites Parasites |
Parasites Parasites |
|||
| Parasites Parasites |
Parasites Parasites |
||||
| Parasites Parasites |
Parasites Parasites |
||||
| Parasites Parasites |
Parasites Parasites |
Trame Reçue
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TECHNIQUES DE CONTRÔLE
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Techniques de contrôle: les solutions
Mécanisme de détection des erreurs
Mécanisme d’acquittement positif ou négatif
Techniques de mémorisation des trames et de correction par retransmission
Utilisation de temporisateurs
Identification des trames
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Identifications
Une numérotation permet d’identifier les trames et leur acquittement
L’unité d’identification varie en fonction des protocoles: la trame (par exemple HDLC), l’octet (par exemple TCP)
Plus l’unité est petite plus l’identification est précise mais plus c’est coûteux (taille du champ)
- ex : TCP = 16 bits
La numérotation se fait modulo N (=2 )
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Identifications
L’identification permet de détecter
l’absence de trames: perte
la duplication de trames: destruction du duplicata
l’ordonnancement des trames: ré-ordonnancement si
la mémorisation est autorisée
sinon destruction des trames n’arrivant pas dans le
bonne ordre (+ facile).
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Perte de trames
I. Vérification au récepteur de données
Vérification du format des trames: longueur, valeurs prédéfinies de certains champs
Détection de la corruption des trames: champ de contrôle d’erreur
II. Information de l’émetteur de données
–. Soit implicitement: par temporisateur armé à chaque envoi de
trame, désarmé lors de la réception d’un acquittement –. Soit explicitement: par un Negative Acknowledgment (Nack)
- **Le rejet total:** retransmission de toutes les trames à partir de celle spécifiée
- **Le rejet sélectif:** retransmission de la trame spécifiée
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III. Retransmission de la trame (perdue ou détruite) par
l’émetteur
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PIGGYBACKING
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Piggybacking
Au sein d’un flot de données unidirectionnel, on peut discerner deux sous-flux:
- le sous-flux de données: de l’émetteur de données au
récepteur
- et le sous-flux de commande: du récepteur vers l’émetteur
de données (Ack par exemple).
Lorsque le flot de données est bidirectionnel, deux sens de transmission des données existent.
- Les deux systèmes d’extrémité fonctionnent à la fois comme
émetteur de données et comme récepteur de données.
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Piggybacking
flot de données unidirectionnel flot de données bidirectionnel
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Piggybacking
Piggybacking :
- Les trames transportant le sous-flux de
données d’un sens de transmission sont combinées avec les trames du sousflux de commande de l’autre sens.
- Par exemple : Une même trame peut se
comporter à la fois comme une trame de données (elle possède un champ d’information) et un acquittement (elle possède un champ du même nom).
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Piggybacking
Sans piggybacking Avec piggybacking
DATA + CMD
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CONTRÔLE DE FLUX
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CONTRÔLE DE FLUX
Lorsqu'un émetteur émet de façon systématique plus de trame que le récepteur peut en accepter → il se pose un problème que doit résoudre la couche liaison de données
Même si la transmission s'effectue sans erreur, le récepteur ne peut traiter toutes les trames émises et en perdra certaines
→ il faut mettre des mécanismes pour éviter cette situation
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CONTRÔLE DE FLUX
La solution habituelle consiste à instaurer un contrôle de flux pour contraindre l'émetteur à ne pas envoyer plus de trames que le récepteur ne peut en accepter.
Principe de base : il est interdit à l'émetteur d'envoyer des trames sans avoir auparavant reçu une permission implicite ou explicite du récepteur
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CONTRÔLE DE FLUX : MÉCANISMES MIS EN OEUVRE
Utilisation d'acquittements
Gestion de temporisateurs
Numérotation des trames
Limitation du nombre de trames pouvant être envoyées par l'émetteur
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PROTOCOLE 1 : MONODIRECTIONNEL UTOPIQUE
H1: On ne transmet les données que dans un sens.
H2 : Les couches réseaux cotées émetteur et récepteur sont toujours prêtes respectivement à émettre ou recevoir des paquets.
H3 : Les temps de calcul sont considérés comme négligeable.
H4 : On dispose autant de mémoire tampon que nécessaire.
H5 : Le canal de communication est parfait : aucune trame n'est erronée ni perdue.
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PROTOCOLE 2 : MONODIRECTIONNEL (ENVOYER & ATTENDRE) SEND & WAIT
Hypothèse levée : H4 mémoire tampon infinie
Problème à résoudre : empêcher l'émetteur d'envoyer des données plus rapidement que le récepteur ne peut les traiter
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PROTOCOLE 2 : MONODIRECTIONNEL (ENVOYER & ATTENDRE) SEND & WAIT
Si le récepteur a besoin de t secondes pour exécuter fromphysicallayer + tonetworklayer, l'émetteur doit émettre en moyenne moins d'une trame par t secondes.
L’émetteur ne doit jamais envoyer une trame avant que la précédente n'ait été traité par fromphysicallayer, sinon la trame en cours de traitement est écrasée par celle qui arrive.
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PROTOCOLE 2 : MONODIRECTIONNEL (ENVOYER & ATTENDRE) SEND & WAIT
##### Solution : obliger le récepteur à informer l'émetteur de son état
##### Après avoir transmis un paquet à la couche réseau, le récepteur envoie à l'émetteur une petite trame ne contenant aucune information mais donnant à l'émetteur la permission de transmettre la trame suivante
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PROTOCOLE 3: MONODIRECTIONNEL POUR UN CANAL BRUITÉ
Hypothèse levée : H5 canal parfait
Des trames peuvent être erronées ou perdues
Solution 1 : Ajouter un temporisateur au niveau de l’émetteur
Le récepteur n’émet un acquittement que si les données
sont correctement reçus.
Si une trame erronée arrive, elle ne sera pas prise en
compte
Après l'expiration du temporisateur, l'émetteur retransmet
la même trame
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PROTOCOLE 3: MONODIRECTIONNEL POUR UN CANAL BRUITÉ
Solution 1 : elle présente un gros défaut
La couche réseau n'a aucun moyen de savoir si un
paquet a été perdu ou dupliqué
Perte des trames d’acquittement → le canal est
bruité aussi bien pour les trames de données que les acquittements
Perte d’acquittement alors que la trame est reçu
correctement, retransmission d'une trame bien reçu → duplication
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PROTOCOLE : MONODIRECTIONNEL POUR UN CANAL BRUITÉ
Problème:
Timeout
le récepteur ne distingue pas une trame transmise pour la première fois d’une trame retransmise
Si A envoie à B un fichier, une partie de fichier sera dupliquée
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PROTOCOLE 3: MONODIRECTIONNEL POUR UN CANAL BRUITÉ
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Il est nécessaire de numéroter les trames pour distinguer deux trame successives.
Il est préférable que la trame d'acquittement contienne le numéro de la trame qui est acquittée.
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PROTOCOLE 3 : MONODIRECTIONNEL POUR UN CANAL BRUITÉ
##### Le récepteur doit être en mesure de distinguer une trame émise pour le première fois qu'une trame retransmise. → il suffit d'ajouter un numéro de séquence dans l'en-tête de la trame. → Solution : ARQ : Automatic Repeat Request
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PROTOCOLES AVEC FENÊTRE D'ANTICIPATION
Hypothèse levée : H1) transmettre des données dans les deux sens
Objectifs : utilisation du principe de piggybacking
Ajouter un champ type dans la trame : ack ou data !
Question : combine de temps la couche liaison de données doit-elle attendre avant de décider de joindre un ack à une trame de donnée ?
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PROTOCOLES AVEC FENÊTRE D'ANTICIPATION
Les trames émises possèdent un numéro de séquence variant de 0 à un max= 2 -1, n longueur du champ numéro de séquence
Fenêtre d'émission : la liste de numéros de séquence des trames dont l'émission est autorisé
Fenêtre de récepton : la liste des numéros de séquence des trames que l'on attend en réception
Variantes possibles
Taille fixe
Taille variable
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PROTOCOLES AVEC FENÊTRE D'ANTICIPATION
La liaison de données est inoccupée la plupart du temps.
L’émetteur passe son temps à attendre l’acquittement du récepteur
Le récepteur passe son temps à attendre la trame de données de l’émetteur
→ Protocole à fenêtres d’anticipation (sliding windows)
Deux fenêtres sont gérées par chaque entité de couche liaison. En effet:
Toute entité émettrice possède une fenêtre d'anticipation appelé fenêtre
d’émission.
- Toute entité réceptrice possède une fenêtre d'anticipation appelée fenêtre de
réception
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PROTOCOLES AVEC FENÊTRE D'ANTICIPATION
##### Les numéros de séquences situés à l’intérieur de la fenêtre d'émission correspondent aux trames envoyées mais non encore acquittés
Arrivée d'un trame de la couche réseau à la couche liaison
de données : borne supérieure de la fenêtre d’émission est augmentée de 1
Arrivée d'un ack : la borne inférieure est augmentée de 1
→ on a toujours la liste des trames non acquittées
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PROTOCOLES AVEC FENÊTRE D'ANTICIPATION
A sliding window of size 1, with a 3-bit sequence number.
(a) Initially. (b) After the first frame has been sent. (c) After the first frame has been received. (d) After the first acknowledgement has been received.
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PROTOCOLE 4 : ONE-BIT SLIDING WINDOW
##### Protocole avec fenêtre d'anticipation de largeur 1
De type « send and wait » : l’émetteur envoie une trame et
attend son ack avant d'envoyer la suivante
##### Deux variables
Nextframetosend_ : indique le numéro de la trame que
l'émetteur veut envoyer
frameexpected_ : le numéro de séquence de la trame que le
récepteur s'attend à recevoir
Les seuls valeurs prisent sont '0' et '1'
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PROTOCOLE 4 : ONE-BIT SLIDING WINDOW
**Cas où la station A**
commence à envoyer
Notation
Seq,Ack, Numéro du paquet
* : la couche réseau reçoit le paquet
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PROTOCOLE 4 : ONE-BIT SLIDING WINDOW
Cas critique
A veut envoyer la trame '0' à B
B veut envoyer la trame '0' à A
A envoie sa trame et arme son temporisateur
Le temporisateur expire de manière répétitive
A envoie une série de trame identiques avec seq ← 0 et ack ← 1
B reçoit la première trame valide, il l'accepte et met frameexpected_ ← 1
Toutes les trames arrivant ensuite seront rejetées puisque B attend des trames
de numéro de séquence égale à 1 et non 0
Toutes les trames dupliquées ont le champ ack=1 et que B attend un
acquittement de la trame 0, B n'ira pas chercher un nouveau paquet de sa couche réseau
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PROTOCOLE 4 : ONE-BIT SLIDING WINDOW
###### Après avoir rejeté toutes les trames dupliqués, B envoie une trame contenant seq ← 0 et ack ← 0
###### Lorsque A reçoit cette trame, il peut envoyer le prochain paquet.
###### Problème de synchronisation : les deux stations envoient simultanément un paquet initiale
14/11/2017 44
PROTOCOLE 4 : ONE-BIT SLIDING WINDOW
**Cas où A et B envoient**
simultanément leurs premier paquet
Notation
Seq,Ack, Numéro du paquet
* : la couche réseau reçoit le paquet
14/11/2017 45
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PROTOCOLE 5 : GO-BACK N
Hypothèse tacite : la somme des temps de transmission nécessaires pour l'envoie de la trame et la réception de l'acquittement était négligeable → hypothèse non réaliste
Impact du protocole 4 : canal satellite à 50 kbit/s avec un délai de propagation aller-retour de 500ms et des trames 1000 bits
À t=0 : l'émetteur commence l'envoie de la trame
À t=20ms (1000bits/50kbit/s), la trame a été complètement émise
À t=270ms : la trame arrive au récepteur
À t=520ms : l'acquittement est reçu par l 'émetteur
→ l'émetteur est bloqué durant 500/520=96 % du temps → on utilise 4 % de la bande passante!
14/11/2017 47
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PROTOCOLE 5 : GO-BACK N
Le problème est dû au fait que l'émetteur doit attendre un acquittement avant de pouvoir envoyer la trame suivante
Si nous supprimons cette restriction, nous pouvant obtenir une meilleur
efficacité
Désormais l'émetteur pourra envoyer 'w' trames de façon continue = Pipelining
L’émetteur pourra émettre de façon continue pendant un temps égale au
délai aller-retour sans atteindre la limite de la fenêtre d'anticipation.
Dans notre exemple w devrait être égale à au moins 26.
Envoie de 26 trames nécessite 520ms = temps de réception du premier ack
Les acquittement continueront d'arriver toutes les 20ms
Taille de la fenêtre d'anticipation = 26
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PROTOCOLE 5 : GO-BACK N
Soit :
la capacité du canal est b bits/s
La taille de la trame est l bits
Temps d'aller-retour de propagation R secondes
Il faut l/b secondes pour transmettre une trame
Après l'envoie du dernier bit de la trame, il faut attendre R/2 seconde pour que ce bit soit reçu par le récepteur
Et encore R/2 secondes pour que l'acquittement parviennes à l'émetteur
14/11/2017 49
PROTOCOLE 5 : GO-BACK N
##### Dans le protocole send-and-wait :
La ligne est occupée pendant l/b secondes et libre pendant
R seconds
Ce qui donne un taux d’utilisation de (l/b)/(l/b+R) = l /
(l+bR)
Si l < bR, l'efficacité du canal est inférieur à 50 % !
14/11/2017 50
PROTOCOLE 5 : GO-BACK N
Que se passe-t-il si une trame située au milieu de la série de trame envoyées est perdu ou erronée ?
Que doit faire le récepteur des trames correctes reçus ?
La couche liaison de données doit remettre les paquets à la couche réseau dans l'ordre de leurs émission.
Deux techniques de rejet sont possibles:
Technique du rejet total
Technique du rejet sélectif (selective repeat)
→ compris bande passante / taille mémoire tampon
14/11/2017 51
PROTOCOLE 5 : GO-BACK N
Rejet Total Rejet Sélectf
Le récepteur rejette toutes les trames qui suivent celle qui est erronée.
Inconvénient : le canal est mal exploité
Avantage : pas besoin de mémoires tampons
Le récepteur accepte les suivantes (en les stockant) jusqu'à une certaine limite donnée
Avantage : le canal est mieux exploité
Inconvénient : besoin de mémoires tampons
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PROTOCOLE 5 : GO-BACK N
PROTOCOLE 5 : GO-BACK N
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PROTOCOLE 5 : GO-BACK N
14/11/2017 55
14/11/2017 56
PROTOCOLE 6 : SELECTIVE REPEAT (REJET SÉLECTIF)
###### Le protocole 5 fonctionne correctement lorsque les erreurs sont rares
###### En revanche, si le taux d'erreur est élevé, les retransmissions font perdre une partie de la bande passante
###### Le récepteur possède une mémoire tampon pour chacune des trames dont le numéro de séquence figure dans la fenêtre
14/11/2017 57
Efficacité des protocoles de liaisons de
données
14/11/2017 58
Efficacité du Send-and-Wait
t : durée de transmission d’une trame trame
t : délai de propagation du signal propag
t : délai de traitement → négligeable trait
t : durée de transmission d’un acquittement → négligeable acq
Durée totale d’occupation du support de transmission pour transmettre la trame :
T = t + 2 t + 2 t + t t trame propag trait acq
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Efficacité du Send-and-Wait
Il est commode de raisonner en durée normalisée :
Durée de trame : 1
Délai de propagation du signal a = tpropag / ttrame
Durée totale d’occupation : Tt ~ 1 + 2a
Efficacité U du protocole = Durée utile / Durée totale
USW = 1/(1 + 2a)
14/11/2017 60
Efficacité du Send-and-Wait
Cas d’une liaison satellite
Débit = 2 Mbit/s
tpropag = 270 ms
Taille de la trame = 128 octets
a = tpropag / ttrame = 527,34375
Tpropag = 0,27s
Ttrame = (1288)/210⁶ =0,000512s
U = 1/(1+2a) = 0,00094725 = 0,1 %
14/11/2017 61
Efficacité de l’anticipation en l’absence d’erreurs
Taille N de la fenêtre d’anticipation (=durée normalisée) : nombre de trames qu’on peut émettre sans attente d’acquittement
Si N > 1+2a (1+2a : durée totale d'occupation)
→ alors pas de perte de temps U = 1
Si N < 1+2a (1+2a : durée totale d'occupation)
→ alors Uant = N / (1 + 2a)
→ Durée moyenne de transmission d’une trame : (1+2a)/N
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14/11/2017 62
Efficacité des protocoles de liaison de données en présence d’erreurs
Hypothèses
Les erreurs sont isolées (faibles probabilités d’avoir deux erreurs
successives)
Le canal de retour est parfait : pas d’erreur sur les acquittements
Temporisation d’attente maximale d’un acquittement
dimensionnée au plus juste (pour le Send and Wait)
On note p la probabilité d’erreur sur une trame
On raisonne en durée normalisée
14/11/2017 63
Efficacité du Send-and-Wait avec erreurs
Probabilité de transmettre au bout de k essais ( k -1 échec puis 1 succès) :
p [^(] (1- p )
Nombre moyen de transmissions :
^(k -1) Σkp (1- p )= 1/(1-p)
U'sw = 1/[( 1+2a )*( 1/(1-p) )]= (1-p)/(1+2a)
14/11/2017 64
Efficacité du protocole Go-back-N avec erreurs (1)
Cas avec anticipation insuffisante même en cas de bon fonctionnement
L’émetteur s’aperçoit de l’erreur au bout de 2+2a (1 + (1+2a)) trames
Pour k transmissions, on perd (k -1)(2+2a) à chaque cas d’échec puis on prend durée équivalente à (1+2a)/N pour transmettre
14/11/2017 65
Efficacité du protocole Go-back-N avec erreurs (1)
Durée moyenne :
Nr : Σk[(k -1)(2+2a) +(1+2a)/N ]p [^(] (1- p )
Après calcul, Nr =((2+2a )p/(1- p ))+(1+2a)/N
Pour N < 1+2a, U’GbN = 1/Nr =
N(1 - p )/[(1- p )(1 + 2 a )+2pN (1+ a )]
14/11/2017 66
Efficacité du protocole Go-back-N avec erreurs (2)
Cas avec anticipation suffisante même en cas d’erreur : N > 2+2a
L’émetteur s’aperçoit de l’erreur au bout de 2 + 2a trames
Pour k transmissions, on perd (k -1)(2+2a) à chaque cas d’échec puis on prend durée équivalente à 1 pour transmettre (sans erreur, efficacité max)
14/11/2017 67
Efficacité du protocole Go-back-N avec erreurs (2)
Durée moyenne :
Nr : Σk[(k -1)(2+2a) +1]p [^(] (1- p )
Après calcul, Nr =(1+ p (1+2a))/(1- p )
Pour N > 2+2a, U’GbN = (1 - p)/[(1- p ) +2p(1+ a)]
14/11/2017 68
Efficacité du protocole Selective Reject/Repeat avec erreurs (1)
Cas avec anticipation suffisante même en cas d’erreur
En cas d’erreur, la fenêtre d’anticipation ne doit pas être bloquée
Il faut au minimum que N > 1 + 2a + 1 + 2a = 2(1+2a) (1 retransmission)
Dans ce cas, on ne perd que la durée nécessaire à la retransmission de la trame erronée :
alors U’GbN = (1 - p )*Uant
donc pour N grand, U’SR = (1 - p )
14/11/2017 69
Efficacité du protocole Selective Reject/Repeat avec erreurs (2)
Cas avec anticipation insuffisante même en cas de bon fonctionnement
Pas de gain par rapport à Go-back N, la fenêtre d’anticipation est pleine !
donc U’ SR = N (1 - p)/[(1- p)(1 + 2 a) +2 pN(1+ a )]
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Comparaison des différents protocoles
14/11/2017 71
Comparaison des différents protocoles
Le Stop and Wait a des performances notablement inférieures aux protocoles à anticipation
Pour les faibles valeurs de a, une fenêtre d’anticipation de 2 et le Go-back-N suffisent
Le rejet sélectif ne se justifie que pour d’importantes valeurs de a
Pour profiter du gain apporté par le rejet sélectif, il faut une fenêtre d’anticipation grande
Très souvent, on utilise le Go-back-N qui est plus simple
14/11/2017 72
Considération sur le paramètre a
Le paramètre a représente le délai de propagation normalisé
a = tpropag / ttrame
On peut exprimer a en fonction de la taille de la trame L trame (dépendantde l’application et pas de la technologie) et du débit D
a = D*t / L propag trame
Le numérateur dépend uniquement de la technologie : D*tpropag
14/11/2017 73
Considération sur le paramètre a
##### Si (les distances augmentent) ou (le débit augmente) alors
a augmente
donc l’efficacité diminue
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Impact de l’augmentation des débits de transmission
##### La taille de la fenêtre d’anticipation N dépend de la capacité mémoire
Si le débit tend vers l’infini, on arrive toujours au cas N <
2+2 a car a tend vers l’infini
Le débit utile est obtenu par D.U’SR = DN (1 - p ) /[(1- p )(1 +
2 a ) +2 pN (1+ a )]
##### Pour D infini, le débit utile tend vers une valeur fixe :
N (1 - p )Ltrame /2t propag/[1- p + pN ]
14/11/2017 75
Impact de l’augmentation des débits de transmission
##### Conclusions
L’augmentation des débits nominaux de transmission ne
provoque pas systématiquement une augmentation proportionnelle du débit utile (existence d’une asymptote)
La capacité mémoire est une limitation importante
14/11/2017 76
À lire
##### APPENDIX 7A PERFORMANCE ISSUES du livre William Stallings-Data and Computer Communications (8th edition)-Prentice Hall (2006)
14/11/2017 77