Ecole Sup rieure Priv e dIng nierie et des Technologies
Module
Environnement de lEntreprise
NNiivveeaauu :: CCyyccllee IInngg nniieeuurr
Elabor par :
Mme Dhouha MELLITI
Rafika KHABBOUCHI
Unit P dagogique GED
Gestion Economie Droit
Ann e Universitaire 2016/2017
Plan du Cours
Pr ambule
Chapitre I : LApproche Classique de lEntreprise
Section 1 : D finition et classifications de lentreprise
Section 2 : Les finalit s de lentreprise
Section 3 : Les fonctions de lentreprise
Chapitre II : LEntreprise et son Environnement
Section 1 : Le march
Section 2 : Les partenaires de lentreprise
2.1 Le Micro-environnement de lentreprise
2.2 Le Macro-environnement de lentreprise
Section 3 : Les strat gies de croissance de lentreprise
3.1 Strat gie de croissance interne
3.2 Strat gie de croissance externe
3.3 Strat gie de croissance conjointe
3.4 Strat gie dinternationalisation de lentreprise
Pr ambule
Les forces pr sentes dans lenvironnement influencent l laboration de la
strat gie et doivent tre ad quatement prises en compte dans tous les processus
strat giques. Toutefois, certains auteurs estiment que les entreprises peuvent obtenir de
meilleurs r sultats si leur environnement est favorable quelque soit leur strat gie.
Dautres auteurs consid rent plut t que
la distinction de
lentreprise et ses
performances qui feront la diff rence. Ainsi, lentreprise devra reconna tre et g n rer
ses propres march s lui offrant la possibilit de mieux exploiter ses ressources et ses
comp tences.
Ce cours est destin aux l ves ing nieurs. Il se compose de deux chapitres :
- Un premier chapitre qui d finira lentreprise, ses finalit s, ses classifications
ainsi que ses principales fonctions.
- Un deuxi me chapitre qui analysera lenvironnement de lentreprise en
d finissant le concept de march , les principaux partenaires de lentreprise
ainsi
que
ses
strat gies
de
croissance.
Chapitre I : Approche Classique de lEntreprise
Section 1 : D finition et Classifications de lEntreprise
1.1 D finitions :
Une entreprise peut tre d finie comme tant une Structure
Economique et Sociale comprenant une ou plusieurs personnes travaillant de mani re
organis e et fournissant des Biens ou des Services des Clients dans un
environnement concurrentiel ou non concurrentiel
Lentreprise peut tre galement d finie en tant quunit de r partition
des richesses : les richesses cr es appel es valeurs ajout es servent par la suite
r mun rer lensemble des agents conomiques ayant particip lactivit de production
de lentreprise.
Lentreprise est cr e linitiative dun entrepreneur : une personne qui
pr sente plusieurs caract ristiques principalement il sagit dune personne qui :
- a une id e pour combler un besoin
- croit en ses id es et ses capacit s pr te prendre des risques
- capable de rassembler les gens autour delle
- a un sens inn de lorganisation et de la gestion
1.2 Classifications :
Lentreprise peut tre class e selon plusieurs crit res dont les principaux sont : le
secteur conomique, la taille, le statut juridique.
1.2.1 Classification par statut juridique :
" Entreprise priv e : elle est ind pendante, tant pour son financement que
pour sa direction.
" Entreprise semi-publique : cest une entreprise contr l e par le pouvoir
public (part du capital, choix dinvestissement, niveau des prix, emploi&) mais o des
personnes priv es participent au financement ou la gestion.
" Entreprise publique: son capital est d tenu majoritairement par l tat.
1.2.2 Classification Selon le crit re dimensionnel :
Les l ments ci-dessous pris s par ment ou ensemble permettent de distinguer
les petites, moyennes et grandes entreprises :
- Le chiffre daffaire: Ce crit re permet par comparaison avec ses concurrents, de
mesurer la part du march de lentreprise
- La valeur ajout e: Elle permet de mesurer la richesse cr e.
- Leffectif : Il d pend des contraintes de la fonction productive
- Les capitaux propres: ils mesurent les fonds apport s par les propri taires
- Le r sultat de lentreprise: Il traduit la performance de lentreprise .
1.2.3 Classification par secteur conomique : on distingue 4 secteurs
conomiques : le secteur primaire, secondaire, tertiaire et NTIC.
Activit s du secteur primaire : Le secteur primaire comprend l'agriculture,
la p che, l'exploitation foresti re et l'exploitation mini re. Les industries primaires sont
li es l'extraction des ressources de la terre.
Exp : En 1995, l'agriculture repr sentait en Tunisie 18 % de part de la
population active ayant un emploi, contre 67,7 % en 1956. (Statistiques de
lObservatoire National de lemploi et des qualifications 2011 & La Population de la
Tunisie, CICRED 1974).
Activit s du secteur secondaire:
- Agroalimentaire, Artisanat, Automobile,
- Astronautique, B timents et travaux publics (BTP), Construction
ferroviaire, Construction m canique, Construction navale,
- Industrie pharmaceutique, Industrie spatiale, lectrom nager,
nerg tique,
- Industrie textile, Industrie papeti re, Industrie du bois, Production
d' nergie (centrale lectrique, gaz) &
Activit s du secteur tertiaire : le secteur tertiaire est d fini par exclusion
des deux autres secteurs : il regroupe toutes les activit s conomiques qui ne font pas
partie du secteur primaire ou du secteur secondaire => le secteur qui produit des
services.
Activit s du secteur NTIC : le secteur des NTICs comprend tout d'abord le
mat riel informatique, les logiciels et les mat riels de t l communications. Le principe
consiste retenir l'ensemble des secteurs d'activit s conomiques qui contribuent la
visualisation, au traitement, au stockage et la transmission de l'information par des
moyens lectroniques.
Section 2 : Les Finalit s de lEntreprise
Les finalit s de lentreprise peuvent tre d finies comme tant les raisons pour
lesquelles lentreprise existe et dont elles contribuent sa coh sion et lorientation de
ses d cisions strat gique, on distingue principalement trois types de finalit s : Finalit s
conomiques, Finalit s humaines et Finalit s soci tales
2.1 Finalit s Economiques :
Produire et distribuer des biens et services, but commun toutes les
cat gories dentreprises: les entreprises industrielles, les entreprises agricole, etc.
Produire et commercialiser des biens: les entreprises commerciales.
Redistribuer les biens acquis aupr s des producteurs: les entreprises de
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services fournissent des services marchands ou non-marchands aux entreprises ou aux
consommateurs.
Assurer la survie de lentreprise et sa croissance except dans certaines
entreprises
qui
sont
cr es
pour
une mission
pr cise,
temporaire.
Produire un profit, pr server le patrimoine sont des buts majeurs, cette
recherche du profit distingue les entreprises priv s marchands des entreprises
publiques et des associations.
2.2 Finalit s Humaines :
Elles concernent aussi bien les ambitions des dirigeants que l panouissement du
personnel :
Bonnes conditions de travail
Bien- tre des salari s
Participation au pouvoir de gestion, etc.&
Finalit s humaines : Prestige (dirigeant), panouissement (personnel)
2.3 Finalit s Soci tales :
Coexistent avec les autres finalit s dans la plupart des entreprises
Constituent des finalit s primordiales
Finalit s sociales : id ologique, services la soci t , nationalit
Les D fis de lEntreprise :
Changement d mographique important.
Morcellement du march de la consommation.
D veloppement technologique acc l r .
Pr occupations environnementales accrues.
Mondialisation de l conomie.
Section 3 : Les Fonctions de lEntreprise
3.1 La Fonction Production
Lentreprise peut tre d finie comme tant un syst me/agent conomique de
production avec pour finalit la cr ation de richesse :
=> La richesse cr e nest pas le produit vendu mais la transformation qui aboutit
au produit vendu.
=> Produire des biens et des services destin s tre vendus sur un march .
3.1.1 Quelques d finitions :
Un march est le lieu o se r alise l change conomique, cest l quil y a
une confrontation entre les acheteurs et les vendeurs dun bien, dun service ou de
monnaie. Donc un march est le lieu de rencontre o les offres des vendeurs rencontrent
les demandes des acheteurs qui sajustent un certain prix.
Un syst me se d finie comme tant un ensemble d l ments en
interaction : des changes de mati re, d nergie, ou dinformation. La th orie des
syst mes de Ludwig von Bertalanffy (1901-1972) consid re que tout syst me est
constitu de 5 l ments : Inputs, Processus, Outputs, Environnement, Buts ou objectifs.
- Des inputs : entrent dans le syst me : pour une entreprise, ce sont
essentiellement
les achats effectu s aupr s des fournisseurs, sous-traitants et
quipementiers.
- Des outputs : ce sont des l ments plus labor s qui ressortent du
syst me qu'est l'entreprise : ce sont les ventes.
- Un processus : c'est dire une suite d'op rations au cours desquelles ces
inputs sont transform s : les salari s y ajoutent une valeur en travaillant
- L'environnement : Pour une entreprise, ce sont ses concurrents, ses
clients, ses fournisseurs, mais aussi les administrations publiques, ainsi que d'autres
l ments propres chaque nation.
- Des buts ou objectifs : les entreprises cherchent se d velopper et
assurer leur p rennit , leur survie, ce qui passe par la recherche de b n fices.
La Fonction de Production se mesure par la valeur ajout e et elle permet de
r mun rer lensemble des ressources mises en Suvre pour la g n rer : travail, capital et
savoir-faire.
L'organisation de l'entreprise s'articule autour de sa mission
fondamentale : produire un bien ou un service destin tre c d sur le march un
prix couvrant au moins ses co ts de production.
La production est un processus gr ce auquel lentreprise produit un bien
ou un service apte satisfaire une demande laide de facteurs de production acquis sur
le march .
Le syst me de production, outre sa finalit premi re qui est de produire
un bien conomique, cherche satisfaire dautres objectifs secondaires : Quantit s
produites, Qualit , Co t, D lai et Flexibilit :
Quantit s produites: la fonction de production doit permettre
lentreprise de satisfaire la demande qui lui est adress e ce qui suppose que lentreprise
adapte sa capacit de production au volume des ventes.
Qualit : les biens conomiques produits doivent satisfaire les besoins de la
client le. La production doit aussi tre de qualit en terme dutilisation des ressources
afin de respecter le crit re defficience attach au syst me productif. Le syst me
productif doit donc tre conome en ressources et constant en terme de qualit .
Co t : le syst me productif adopt par lentreprise doit proposer les plus
faibles co ts de production possibles de mani re garantir la comp titivit de
lentreprise.
D lai : r duire le d lai de fabrication pour limiter les co ts, produire dans
des d lais conformes au niveau de la demande.
Flexibilit : le syst me productif doit tre capable de sadapter aux
variations de la demande, aux volutions de lenvironnement productif de lentreprise
(innovations technologique, nouveau mode de production&)
3.1.2 Organisation de la Production
La fonction de production sorganise autour de 4 principaux services fonctionnels
qui prennent en charge la pr paration et le contr le du bon fonctionnement de la cha ne
de production
:
le bureau des tudes,
le bureau des m thodes,
le bureau
dordonnancement et le service de contr le.
Le bureau des tudes : con oit les prototypes des produits r alis s par
lentreprise et en donne une d finition compl te qui permettra de mettre en place un
processus de production standardis .
Le bureau des m thodes : d finit les m thodes de production qui vont
tre utilis es pour r aliser le produit propos par le bureau des tudes dans le souci de
permettre une production au moindre co t.
Le bureau dordonnancement : assure le lancement proprement dit de la
phase de production en cherchant minimiser les d lais et co t global de production.
Le service de contr le de la production : se charge de v rifier que les
services op rationnels remplissent bien leur mission dans les conditions d finies par le
bureau des m thodes que ce soit en terme de d lai, de qualit , de rendement ou de co t
de production.
Un peu dhistoire&
Il existe des formes traditionnelles dorganisation de la production et dautres plus
contemporaines12 : LOrganisation Scientifique du Travail OST ou Taylorisme se
caract rise principalement par : le principe du One Best Way , la division horizontale
1 http://www.dailymotion.com/video/xx1zo_les-temps-modernes-sequence-1-et-in_school
2 http://www.dailymotion.com/video/xx22i_les-temps-modernes-sequence-2_school
du travail, le contr le et le chronom trage, le salaire la pi ce et la division verticale du
travail. Henri Ford sinspire du taylorisme pour mettre en place une nouvelle forme
dorganisation de la production. Le Fordisme repose sur deux concepts-cl s :
la standardisation du produit :
- un mode op ratoire formalis
- des conomies d chelles
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- un processus de production simplifi
le travail la cha ne : mode de production en continu : les diff rentes
t ches l mentaires se succ dent les unes apr s les autres et ou le produit fini circule
dun atelier lautre.
Toutefois, et comme toute organisation, lOST pr sente des limites : sociales,
technologiques et conomiques.
Limites sociales :
- la motivation des salari s reposant sur le simple crit re du salaire est
remise en cause.
- la parcellisation des t ches (t ches d coup es et r p t es) : travail peu
gratifiant et d motivant ainsi que laugmentation de labsent isme.
Limites technologiques :
- Une forte rigidit des processus productifs difficilement adaptables dans
un contexte de consommation de masse
- Un d sir de personnalisation de lacte de consommation de la part des
clients : consommation diff renci e.
Limites conomiques :
La productivit globale tend plafonner suite :
- la baisse de motivation des personnels
- La baisse de la qualit moyenne des biens conomiques produits
Par cons quent, les crit res quantitatifs lemportent sur les crit res qualitatifs.
Une nouvelle organisation a vu alors le jour sous le nom du Toyotisme qui se
caract rise par :
- Nouvelles formes de motivations du personnel :
- Recherche de flexibilit de la cha ne de production
- Organisation de lentreprise pilot e par laval :la production doit r pondre
une demande r elle.
Le Toytotisme : la firme automobile Toyota a donn son nom une nouvelle
forme dorganisation de la production. Le toyotisme est apparu dans les ann es 50 et 60
sous limpulsion dOhno, Directeur de la production puis DG de Toyota. Il repose sur 5
concepts-cl s : la recherche de la qualit totale, lam lioration permanente, la
simplification des processus de fabrication, la limitation des stocks et l limination des
gaspillages
Ces concepts-cl s reposent sur lapplication du principe des 5 z ros: Z ro D faut,
Z ro D lai, Z ro Stock (juste temps), Z ro Papier et Z ro Panne.
3.1.3 Les modes de production :
On distingue 4 modes de production: production unitaire, production par lot,
production en s rie et production en continu :
Production unitaire : fabrication sur mesure en fonction de la demande
du client. Exp: b timent (maison individuelle)
Production par lot : fabrication de petites s ries de produits identiques.
Exp: b timent lotissement
Production en s rie : fabrication en grande s rie de produits identiques
et standardis s. Exp: fabrication de fen tres
Production en continu : flux continu de produits homog nes (produit de
consommation de masse. Exp: le verre)
3.1.4 La production & lapprovisionnement :
Toute entreprise cherche r duire ses co ts afin dam liorer sa rentabilit :
La fonction approvisionnement diminue les co ts dachat des mati res
participant la fabrication du produit et des co ts de stockage.
- La r duction des co ts de stockage : bonne gestion des stocks =>
mesure des stocks physique (inventaire des quantit s) ou mon taire (inventaire en
valeur). Deux indicateurs utiles la gestion des stocks :
- Le Stocks Moyen = (Stock initial + Stock Final)/2
- Le taux de rotation des stocks = Chiffre daffaire/ stock moyen
Bon savoir : La m thode dite du juste temps repose sur le z ro stock : la
suppression des co ts de stockage jug s inutiles. => Livraison des mati res juste au moment o
lentreprise en a besoin => troite coordination entre les services marketing (pr vision des
ventes), production et approvisionnement. Cette m thode nest possible que dans un
environnement o :
- les demandes sont relativement stables
- les acteurs de la production (fournisseurs et syst me de production de lentreprise)
sont tr s r actifs.
3.2 La Fonction Commerciale
Lactivit commerciale dune entreprise repose sur le marketing qui se
caract rise par lensemble des moyens dont disposent les entreprises en vue de cr er, de
conserver et de d velopper leurs march s (Mercator). On a besoin par cons quent de
d velopper trois l ments : la connaissance du consommateur, la connaissance du
march et mise en Suvre du Marketing-Mix : le Produit, le Prix, la Communication et la
Distribution.
3.2.1 Connaissance du consommateur : peut seffectuer travers lanalyse de
lidentification des besoins des consommateurs, l volution des besoins et les facteurs
influen ant lacte dachat.
Identification des besoins des consommateurs: Maslow a hi rarchis
les besoins des consommateurs en 5 niveaux :
1. besoins physiologiques (survie, se nourrir, se v tir, se loger),
2. besoins de s curit (protection physique et morale),
3. besoins dappartenance (Socialisation, se sentir aim , accept par sa
famille, par ses coll gues de travail, etc.),
4. besoins destime (se sentir respecter par son entourage, r ussir
socialement)
5. besoins de saccomplir (r aliser ses aspirations, se d passer).
Dans ce cas, le r le de la fonction commerciale est double:
- Identifier les besoins afin dy faire correspondre les produits et de
surveiller
l volution
de
ces
besoins
- Concevoir de nouveaux besoins cr ant ainsi de nouveaux march s
Evolution des besoins : en fonction de facteurs individuels ou sociaux.
- Les facteurs individuels : besoins ne sont pas identiques.
- Les facteurs sociaux : l volution technologique
Exemple : la TNT, augmentation des besoins de communication (portable, Internet), de
d placement (avion, train), etc.
Facteurs influen ant lacte dachat : on distingue 7 types de motivations
lachat et 4 types de freins lachat.
Les types de motivations sont :
1. psychosociologique : achat qui rel ve de consid rations psychologiques
(ex : rouler dans une voiture sportive marque allemande pour affirmer sa puissance)
2. physiologique : besoins physiologiques (consommer sans sucre si diab te)
3. rationnelle : achat raisonn bas sur crit res objectifs (acheter un lave-
linge conomique, peu encombrant, etc.)
4. affective, motionnelle : achat passion reposant sur des crit res subjectifs
5. h doniste : recherche de plaisirs personnels
6. oblative : plaisir doffrir
7. auto expression : d sir dexprimer au travers des produits ce que lon est
ou ce que lon voudrait tre (achat de marque)
Les types de freins lachat sont : des forces conscientes ou inconscientes qui
limitent ou emp che lachat
1. Freins Culturels (li s l ducation, la culture individuelle ou familiale)
2. Freins Sociaux (appartenance sociale)
3. Freins Physiques
4. Freins Financiers (prix).
3.2.2 Connaissance du march 3: se fait travers la d termination de la structure du
march , la d finition des menaces ainsi que la segmentation du march .
- La Structure du March (monopole, oligopole&)
3 Vid o N 4 : https://www.youtube.com/watch?v=ZYkbXe_lmBo
- Les Menaces influen ant le secteur (analyse sectorielle, 5 forces
concurrentielle de Porter)
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- La Segmentation
La Structure du march :
Le march se caract rise par le nombre d'acheteurs et de vendeurs, la nature
des biens, le degr d'information sur les quantit s et la qualit des biens ainsi que le prix
pratiqu et la mobilit des vendeurs et des acheteurs. Ces caract ristiques forment ce
qu'on appelle structures du march . On distingue principalement 4 types de structures
de march .
- Le Monopole : est une situation de march sur lequel un unique offreur est
confront une demande abondante.
Exp: La SNCF en France en situation de monopole sur le transport des
personnes.
- Le Duopole : deux entreprises qui offrent un bien et qui tiennent compte
de cette situation au moment d tablir leurs plans.
- LOligopole : d signe une forme de march caract ris par un petit nombre
de vendeurs (ou offreurs) face une multitude d'acheteurs/consommateurs (ou
demandeurs).
- La Concurrence pure et parfaite :
_ Atomicit
_ Homog n it des produits
_ Libert dentr e et de sortie
_ Transparence
_ Mobilit des facteurs de productions
5 forces concurrentielles de Porter:
- le pouvoir de n gociation des clients,
- le pouvoir de n gociation des fournisseurs,
- la menace des produits ou services de substitution,
- la menace d'entrants potentiels sur le march ,
- l'intensit de la rivalit entre les concurrents
La segmentation : une op ration danalyse du march => rechercher dans
une population une partition en groupes caract ris s par une fonction de demande
homog ne segments .
- les consommateurs pr sentent des caract ristiques communes ( ge, sexe,
lieu g ographique de r sidence, professions, situation familiale, etc.).
- Ces segments peuvent galement se subdiviser en micro segments
(cr neaux, niches).
- Une niche : une fraction dun segment sur lequel lentreprise poss de un
avantage concurrentiel fort, et o sa rentabilit est importante.
Les principaux crit res de segmentation sont :
Les variables dexigence ou dattitudes : d crivant le processus de
d cision du consommateur ou son comportement dachat du consommateur : nature du
besoin satisfaire, achat du produit : spontan , suite un conseil, nature de lachat (1er
achat, achat r gulier&) et le nombre et type de magasins visit s : circuits de
distribution&
Les crit res sociod mographiques : ge, sexe, revenus, situation de
famille, nombre denfant, niveau dinstruction, CSP, situation g ographique, etc.
Les crit res psychologiques ou psycho graphiques : socio styles
(comportements de consommation li s aux styles de vie reposant sur des valeurs, des
attitudes, des croyances).
Les crit res d crivant lenvironnement du consommateur : culture,
groupe dappartenance&
3.2.3 Le Marketing-Mix :
Le marketing-mix (MM) est, depuis le d but des ann es soixante, assimil la
r gle des 4P pour Product, Price, Place et Promotion.
Il sagit de lensemble des moyens dont dispose une organisation pour
concevoir loffre quelle pr sentera sur le march .
Le produit : prendre des d cisions relatives la vie du produit : le
positionnement, la gamme, linnovation, la modernisation ou labandon du produit.
Le prix : prendre des d cisions strat giques et op rationnelles en mati re
de:
- fixation des prix de vente des produits et service nouveaux
- modifications de prix des produits existants
- modulations tarifaires pr vues et autoris es pour la force de vente (rabais,
ristournes, promotions&).
La communication : est b tie de fa on faire conna tre le produit, cr er
chez la cible vis e (client potentiel) une attitude favorable au produit, de persuader la
cible vis e dacheter le produit.
La distribution : distribution repose sur des choix et actions qui visent
cr er, d velopper, animer et assurer le suivi du r seau de distribution de lentreprise. Le
r seau de distribution comprend lensemble des personnes morales ou physiques
assurant les fonctions commerciales et logistiques permettant une entreprise de
diffuser ses produits aux clients finals. Le canal de distribution peut tre :
- Direct (aucun interm diaire, le produit est vendu directement du producteur
au consommateur),
- Court (un seul interm diaire : producteur, d taillant, consommateur)
- Long (plusieurs interm diaires : producteur, grossiste, d taillant,
consommateur).
3.3 La Fonction Ressources Humaines
La fonction des ressources humaines est consid r e comme lune des principales
fonctions de lentreprise. Historiquement, la fonction ressources humaines est
relativement jeune apr s les fonctions production, commerciale ou financi re.
3.3.1 Evolution des Ressources Humaines :
Les comp tences sont de plus en plus lev es et la coop ration au sein dune
quipe est source de performance et dam lioration constante. La logique de poste c de
la place la logique de comp tences, les salari s sont consid r s comme porteurs de
comp tences. Laccent est plut t mis sur les comp tences do la n cessit de poss der
une main dSuvre en quantit n cessaire et de qualit . Les comp tences sont de plus en
plus lev es ainsi que la coop ration au sein dune quipe est source de performance et
dam lioration constante.
3.3.2. Ressources Humaines & Environnement Entreprise :
Une croissance faible g n re une gestion des ressources humaines serr e, des
mesures dajustement et souvent une des situations de ch mage. Ainsi, il apparait le
poids des partenaires sociaux mettant laccent sur lindividualisation des solution, la
n gociation, l volution des modes de management des RH. On note galement le poids
de linternationalisation des entreprises qui entra ne:
Accroissement de lintensit concurrentielle imposant la chasse aux co ts,
Accroissement de la productivit ,
Utilisation optimale des quipements
Am nagement du temps de travail et recherche de flexibilit
3.3.3 Organisation des Ressources Humaines :
On distingue quatre cat gories dacteurs : le dirigeant, les salari s, les
actionnaires et les organisations syndicales. Ces acteurs ont des attentes sp cifiques que
la D.R.H. doit satisfaire afin que la G.R.H. soit consid r e comme performante et cr atrice
de valeur.
a. La R.H: une fonction strat gique :
Depuis les ann es 1980, on assiste une transformation des pratiques de G.R.H.
Quelques D finitions : Une Strat gie est un processus de formulation et de
mise en Suvre des moyens appropri s en vue datteindre les objectifs dune entreprise
et de r aliser sa mission, dans un environnement difficilement pr visible et fortement
concurrentiel.
Une gestion strat gique des R.H signifie le d veloppement de liens troits entre
les objectifs de lentreprise et les pratiques de G.R.H ainsi les professionnels de la G.R.H
se retrouvent fortement impliqu s dans la d finition des strat gies de lentreprise.
b. La Direction des R.H, une Fonction D centralis e :
Un cadre est une personne qui supervise au moins le travail dune autre. Une
partie de la fonction est d centralis e aupr s des dirigeants des filiales et des managers
de proximit (des cadres).
Les cadres hi rarchiques quant eux, ont des r les importants en mati re de
G.R.H., dabord parce que la qualit de la G.R.H. per ue par les employ s repose sur la
qualit des relations avec le cadre de proximit (cadre imm diatement en rapport avec
lagent).
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Le cadre hi rarchique doit chercher :
Etablir des relations efficaces, respectueuses et quitables
Assurer la supervision des employ s, particuli rement dans le cas des
P.M.E. o la fonction R.H. est souvent absente (cadre responsable des r sultats de son
quipe, de lorganisation du travail, de la s lection des employ s, de l valuation de leur
rendement et de la d termination de leur augmentation de salaire).
Il r sulte de cette nouvelle organisation :
Un Renforcement du r le des cadres en mati re de G.R.H.
Plus dimportance aux ressources humaines
Plus dengagement des cadres dans des activit s qui rel vent
traditionnellement des professionnels de la G.R.H.
Cette d centralisation de la G.R.H permet davoir des groupes de travail
autonomes ou semi autonomes o tour de r le les employ s r alisent des activit s de
G.R.H.
c. La R.H: une fonction informatis e :
Le D veloppement de linformatique a permis :
Une volution des pratiques de G.R.H.
Le d veloppement dun Syst me dinformation (S.I.) : stockage de donn es
sur le personnel
Une libert des Responsables R.H par rapport aux activit s administratives
(souvent d centralis es).
Une facilit de diffusion des informations aux personnes en temps et au
moment opportun (managers de proximit et salari s lui-m me qui peut saisir des
informations et piloter sa carri re).
La fonction ressources humaines a vu se d velopper son propre syst me
dinformations dont les objectifs peuvent se synth tiser ci-dessous :
Les principaux outils et moyens mis la disposition de cette nouvelle forme de
fonction informatis e sont lintranet, les prologiciels ainsi que des syst mes experts. Les
principales
t ches de
ces derniers peuvent
se
r sumer
comme
suit
:
d. La Fonction RH et la RSE :
On observe davantage linfluence des actionnaires sur les pratiques des
entreprises en mati re sociale (conditions de travail&etc.), de communication boursi re
(fonds thique) et denvironnement
Cest quoi la RSE ? &.
Un concept dans lequel les entreprises int grent les pr occupations
sociales, environnementales, et conomiques dans leurs activit s et dans leurs
interactions avec leurs parties prenantes qui peuvent tre les actionnaires, le
personnel de lentreprise, les instances repr sentatives du personnel, les
partenaires ou concurrents &
La RSE offre ainsi une meilleure prise en compte des impacts environnementaux
et sociaux des activit s des entreprises: le d veloppement durable: 3 piliers sociaux,
conomiques, environnementaux.
Exemple: la qualit des fili res d'approvisionnement, de la sous-traitance,
le bien- tre des
salari s,
l'empreinte
cologique de
l'entreprise...
3.3.4 Les Activit s de la Fonction RH :
Ces activit s sont principalement : le recrutement et lint gration, l valuation et
la r mun ration.
a. Le Recrutement et lInt gration :
Au cSur des pr occupations des entreprises.
Succ s social et conomique de lentreprise, des quipes de travail, du
service des R.H.
Acquisition dune main dSuvre comp tente et motiv e.
D mographie et Rar faction de certains profils de sp cialistes ou
dexperts.
Les diff rentes Phases dun Recrutement sont : la d finition du poste et du profil,
lidentification des sources, la mise en place des moyens, la compagne de recrutement, la
s lection, lembauche et lint gration.
b. LEvaluation :
Elle comprend essentiellement les phases suivantes : la formation, la promotion, la
mobilit et la r mun ration. Les principaux objectifs de la phase d valuation sont : la
Ma trise de la politique de lemploi, lEvaluation des cadres appr ciateurs, lAm lioration
du syst me dinformations, le Contr le et la Structuration de la hi rarchie, le Suivi et la
rationalisation des d cisions individuelles et le Suivi de la contribution de chacun la
r alisation
des
objectifs.
c. La R mun ration : est au cSur de la relation qui lie un employeur et ses
salari s. Elle constitue une partie explicite du contrat de travail et qui repr sente le
th me privil gi de la n gociation collective.
3.4 La Fonction Financi re :
Les deux difficult s principales au sein dune entreprise sont souvent le fait de
d penser avant de recevoir ainsi il faut g rer ce d calage et surveiller lencaisse : Les
entr es et sorties dargent futures sont incertaines : lentreprise devra alors planifier,
pr voir et prendre des risques.
La fonction financi re vient soutenir les autres fonctions : elle les aide atteindre
leurs objectifs, elle doit g rer les cons quences financi res de leurs d cisions. La
fonction financi re a toujours occup une place privil gi e dans la gestion de
lentreprise car elle concerne son existence : sa naissance, sa croissance, son autonomie
et sa survie. La gestion financi re est un processus dynamique destin maximiser la
valeur dune entreprise.
3.4.1 Les Objectifs de la Fonction Financi re :
Les principaux objectifs de la fonction financi re sont : Rentabilit , Solvabilit et
Risque.
a. Rentabilit :
b. Solvabilit :
c. Risque :
3.4.2 Organisation de la Fonction Financi re :
Lorganisation de la fonction financi re est d termin e par plusieurs facteurs: le
degr de centralisation du pouvoir, la branche dactivit de lentreprise, le niveau
dinternationalisation de la firme et sa taille.
La taille est consid r e comme tant la premi re identification du r le r el de la
fonction financi re dans lentreprise. La structure financi re de lentreprise a bien
volu : prise en charge par le chef dentreprise, le comptable et par le banquiers.
Dans une moyenne Entreprise, on retrouve une direction ou (d partement)
administrative et financi re, un Responsable de la gestion de la tr sorerie, des tudes et
pr visions financi res, du contr le de gestion, des contentieux et de la comptabilit .
Dans une grande Entreprise, la gestion financi re est plus sp cialis e. Il existe
un service pour la gestion de la tr sorerie : d finition dune strat gie financi re.
Le M tier de responsable financier a lui aussi volu : il na plus uniquement le
r le de n gocier les conditions des cr dits, il doit comprendre & anticiper les besoins du
march , savoir saisir les opportunit s et g rer les risques.
3.4.3 Les Moyens de Financement :
La fonction financi re de lentreprise soccupe de la gestion des fonds internes ou
externes. Le manager financier sint resse prendre deux types de d cisions : les d cisions
d Investissement et dExploitation.
a. Le cycle dexploitation : se d finie comme tant lensemble d'op rations
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