Exercices de Mathématiques

Exercice 1 Correction de l'énoncé Le document source présente une matrice A dont les coefficients semblent avoir été altérés lors de la numérisation.

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Exercice 1

Correction de l'énoncé

Le document source présente une matrice A dont les coefficients semblent avoir été altérés lors de la numérisation. En analysant la trace de la matrice attendue et les vecteurs propres du corrigé, la matrice d'origine correcte est :

    ┌          ┐
    │ -1  1  1 │
A = │  1 -1  1 │
    │  1  1 -1 │
    └          ┘

Calcul du polynôme caractéristique

On calcule le polynôme caractéristique χA(x) = det(A - xI) :

         │ -1-x   1     1  │
χA(x) =  │   1  -1-x    1  │
         │   1    1   -1-x │

En ajoutant les colonnes 2 et 3 à la première colonne (C1 ← C1 + C2 + C3), on factorise par (1-x) :

         │ 1-x    1     1  │         │ 1    1     1  │
χA(x) =  │ 1-x  -1-x    1  │ = (1-x) │ 1  -1-x    1  │
         │ 1-x    1   -1-x │         │ 1    1   -1-x │

On soustrait ensuite la première ligne aux deux autres (L2 ← L2 - L1 et L3 ← L3 - L1) :

                 │ 1    1     1  │
χA(x) = (1-x) ×  │ 0  -2-x    0  │ = (1-x)(-2-x)² = (1-x)(x+2)²
                 │ 0    0   -2-x │

Les valeurs propres sont donc 1 (valeur propre simple) et -2 (valeur propre double).

Recherche des sous-espaces propres

Pour la valeur propre λ = -2, on cherche le sous-espace propre E_(-2) : L'équation (A + 2I)u = 0 se réduit à x + y + z = 0. Les vecteurs (x, y, z) s'écrivent (x, y, -x-y) = x(1, 0, -1) + y(0, 1, -1). Une base de E_(-2) est donc formée des vecteurs u1 = (1, 0, -1) et u2 = (0, 1, -1).

Pour la valeur propre λ = 1, on cherche le sous-espace propre E_1 : On remarque immédiatement que le vecteur u3 = (1, 1, 1) vérifie Au3 = u3. Une base de E_1 est u3 = (1, 1, 1).

Conclusion de la diagonalisation

On construit la matrice de passage P et la matrice diagonale D :

    ┌          ┐         ┌          ┐
    │  1  0  1 │         │ -2  0  0 │
P = │  0  1  1 │     D = │  0 -2  0 │
    │ -1 -1  1 │         │  0  0  1 │
    └          ┘         └          ┘

On a alors la relation P⁻¹ A P = D.

Exercice 2

Calcul du polynôme caractéristique

La matrice A est donnée par :

    ┌          ┐
    │  0 -2  0 │
A = │  1  0 -1 │
    │  0  2  0 │
    └          ┘

On calcule son polynôme caractéristique :

         │ -λ -2   0 │
χA(λ) =  │  1 -λ  -1 │ = -λ(λ²) + 2(-λ) = -λ³ - 4λ = -λ(λ² + 4)
         │  0  2  -λ │

Le polynôme χA n'est pas scindé dans ℝ, la matrice A n'est donc pas diagonalisable sur les réels. Cependant, dans ℂ, les racines sont 0, 2i et -2i. Ces trois valeurs propres étant distinctes, A est diagonalisable dans ℂ.

Recherche des vecteurs propres

Pour λ = 0 : Le sous-espace propre est dirigé par le vecteur u1 = (1, 0, 1).

Pour λ = 2i : On résout le système (A - 2iI)u = 0 pour un vecteur (x, y, z) : -2ix - 2y = 0 ⇔ y = -ix x - 2iy - z = 0 2y - 2iz = 0 ⇔ z = -iy

Si l'on pose y = -i (pour correspondre au corrigé), alors x = i(-i) = 1 et z = -i(-i) = -1. Le vecteur propre est u2 = (1, -i, -1).

Pour λ = -2i : La matrice A étant à coefficients réels, on peut simplement conjuguer le vecteur précédent. On obtient u3 = (1, i, -1).

Conclusion de la diagonalisation

On a P⁻¹ A P = D avec :

    ┌          ┐         ┌          ┐
    │  1  1  1 │         │  0  0  0 │
P = │  0 -i  i │     D = │  0 2i  0 │
    │  1 -1 -1 │         │  0  0 -2i│
    └          ┘         └          ┘

Exercice 3

Analyse de la matrice

La matrice A est une matrice compagnon de dimension 5 :

    ┌             ┐
    │ 0 1 0 0 0   │
    │ 0 0 1 0 0   │
A = │ 0 0 0 1 0   │
    │ 0 0 0 0 1   │
    │ 1 0 0 0 0   │
    └             ┘

Polynôme caractéristique et valeurs propres

En développant le déterminant par rapport à la première colonne, on obtient χA(λ) = 1 - λ⁵. Les valeurs propres de A sont les racines cinquièmes de l'unité. En posant ω = exp(2iπ/5), les valeurs propres sont 1, ω, ω², ω³, ω⁴. Ces 5 valeurs propres sont distinctes, donc A est diagonalisable dans ℂ (mais pas dans ℝ).

Vecteurs propres et matrice de passage

Pour chaque valeur propre λ, l'équation Au = λu conduit au système : y = λx z = λ²x t = λ³x u = λ⁴x

Le vecteur propre associé à λ est donc (1, λ, λ², λ³, λ⁴). En regroupant ces vecteurs en colonnes, on obtient la matrice de passage P (matrice de Vandermonde) et la matrice diagonale D :

    ┌                         ┐         ┌                 ┐
    │ 1  1   1   1   1        │         │ 1  0  0  0  0   │
    │ 1  ω   ω²  ω³  ω⁴       │         │ 0  ω  0  0  0   │
P = │ 1  ω²  ω⁴  ω   ω³       │     D = │ 0  0  ω² 0  0   │
    │ 1  ω³  ω   ω⁴  ω²       │         │ 0  0  0  ω³ 0   │
    │ 1  ω⁴  ω³  ω²  ω        │         │ 0  0  0  0  ω⁴  │
    └                         ┘         └                 ┘

L'inverse de P s'obtient aisément en remarquant que P × P_conjuguée = 5 I_5. On a donc P⁻¹ = (1/5) × P_conjuguée.

Exercice 4

Analyse des valeurs propres

La matrice A (4×4) est donnée par :

    ┌             ┐
    │ 1  a  b  c  │
A = │ 0  1  d  e  │
    │ 0  0  2  f  │
    │ 0  0  0  2  │
    └             ┘

Étant triangulaire supérieure, ses valeurs propres sont ses éléments diagonaux : 1 et 2, chacune avec une multiplicité algébrique de 2.

Condition de diagonalisation

A est diagonalisable si et seulement si la dimension des sous-espaces propres associés est égale à leur multiplicité algébrique, c'est-à-dire si le noyau de (A - I) et le noyau de (A - 2I) sont de dimension 2. D'après le théorème du rang, cela équivaut à dire que le rang de (A - I) et le rang de (A - 2I) doivent être égaux à 2.

On observe (A - I) :

        ┌             ┐
        │ 0  a  b  c  │
A - I = │ 0  0  d  e  │
        │ 0  0  1  f  │
        │ 0  0  0  1  │
        └             ┘

Les colonnes 3 et 4 sont clairement linéairement indépendantes. Pour que le rang soit exactement 2, les colonnes 1 et 2 doivent être des combinaisons linéaires des colonnes 3 et 4, ou être nulles. La première colonne est nulle. La deuxième colonne est (a, 0, 0, 0) ; elle ne peut s'exprimer avec les colonnes 3 et 4 que si a = 0. Le rang est donc 2 si et seulement si a = 0.

On observe (A - 2I) :

         ┌             ┐
         │ -1  a  b  c │
A - 2I = │  0 -1  d  e │
         │  0  0  0  f │
         │  0  0  0  0 │
         └             ┘

Les deux premières colonnes sont indépendantes. Pour que le rang soit 2, les colonnes 3 et 4 doivent s'exprimer à partir des deux premières. La 3ème ligne impose f = 0. Le rang est 2 si et seulement si f = 0.

La condition nécessaire et suffisante pour que A soit diagonalisable est donc : a = 0 et f = 0.

Exercice 5

Calcul du déterminant

La matrice est :

    ┌          ┐
    │ c  a  b  │
A = │ c a+b c  │
    │ b  c  a  │
    └          ┘

Wait, l'énoncé source et le déterminant du corrigé comportent une contradiction d'impression. Si on suit le corrigé pas à pas : "(a-b)((a+b)² - 2c²)", la matrice initiale étudiée dans le corrigé est symétrique (ou quasi-symétrique). Reprenons la véritable matrice qui mène aux calculs du corrigé :

    ┌          ┐
    │ a  c  b  │
A = │ c a+b c  │
    │ b  c  a  │
    └          ┘

Le polynôme caractéristique s'obtient en remplaçant "a" par "a-λ" et "a+b" par "a+b-λ". χA(λ) = -(λ - (a - b))(λ - (a + b - c√2))(λ - (a + b + c√2)). La matrice possède 3 valeurs propres : a - b, a + b - c√2, et a + b + c√2.

Recherche des vecteurs propres

Puisque ces vecteurs propres ne dépendent pas des valeurs de a, b et c, la diagonalisation est valable même si les valeurs propres sont confondues.

  • Pour λ = a - b, on vérifie que u1 = (1, 0, -1) est vecteur propre.
  • Pour λ = a + b - c√2, on vérifie que u2 = (1, √2, 1) est vecteur propre.
  • Pour λ = a + b + c√2, on vérifie que u3 = (1, -√2, 1) est vecteur propre.
    ┌                ┐         ┌                             ┐
    │  1   1      1  │         │ a-b      0           0      │
P = │  0   √2    -√2 │     D = │  0   a+b-c√2         0      │
    │ -1   1      1  │         │  0       0       a+b+c√2    │
    └                ┘         └                             ┘

Exercice 6

Méthode 1 : Par diagonalisation

On calcule le polynôme caractéristique de A (de taille 4×4, avec des zéros sur la diagonale et des 1 partout ailleurs). En effectuant L1 ← L1+L2+L3+L4, on peut factoriser par (3-λ). On obtient χA(λ) = (3 - λ)(-1 - λ)³. Les valeurs propres sont 3 (simple) et -1 (triple).

Pour λ = -1 : le sous-espace propre a pour équation x + y + z + t = 0. Une base est (1, -1, 0, 0), (1, 0, -1, 0), (1, 0, 0, -1). Pour λ = 3 : le vecteur propre est (1, 1, 1, 1).

On a A = P D P⁻¹. Pour trouver M telle que M² = A, on cherche une matrice diagonale Δ telle que Δ² = D. En choisissant Δ = diag(i, i, i, √3), on calcule M = P Δ P⁻¹.

Méthode 2 : Par un polynôme de A

On remarque que A² = 3I + 2A. Cherchons M sous la forme M = xI + yA. Alors M² = (xI + yA)² = x²I + 2xyA + y²A² = x²I + 2xyA + y²(3I + 2A) = (x² + 3y²)I + 2y(x + y)A.

Par identification avec M² = A = 0I + 1A, on obtient le système : x² + 3y² = 0 2y(x + y) = 1

La première équation donne x = i√3 y (ou -i√3 y). En remplaçant dans la seconde : 2y(i√3 y + y) = 1 ⇔ 2y²(1 + i√3) = 1. On choisit y = 1 / (√3 + i). On obtient alors x = (i√3) / (√3 + i). La matrice est donc M = (1/4)( (√3 + 3i)I + (√3 - i)A ).

Exercice 7

Correction de l'énoncé

L'énoncé numérisé comporte un mélange des coefficients de la matrice. D'après la résolution, la matrice A concernée est une matrice triangulaire inférieure :

    ┌          ┐
    │  3  0  0 │
A = │ -5  2  0 │
    │  4  0  1 │
    └          ┘

Diagonalisation de A

A étant triangulaire, ses valeurs propres sont ses éléments diagonaux : 3, 2, 1. Elles sont distinctes, donc A est diagonalisable.

  • Pour λ = 3 : Le noyau de (A - 3I) donne le système y = -5x et z = 2x. Le vecteur est u1 = (1, -5, 2).
  • Pour λ = 2 : On trouve le vecteur u2 = (0, 1, 0).
  • Pour λ = 1 : On trouve le vecteur u3 = (0, 0, 1).

On a A = P D P⁻¹ avec :

    ┌          ┐         ┌          ┐
    │  1  0  0 │         │  3  0  0 │
P = │ -5  1  0 │     D = │  0  2  0 │
    │  2  0  1 │         │  0  0  1 │
    └          ┘         └          ┘

Recherche des matrices M telles que M² = A

Si on pose Δ = P⁻¹ M P, l'équation devient Δ² = D. Puisque les éléments diagonaux de D sont distincts, la seule façon pour une matrice Δ de commuter avec D (ce qui est obligatoire puisque ΔD = Δ³ = DΔ) est d'être elle-même diagonale. On a donc Δ = diag(δ11, δ22, δ33) avec (δ11)² = 3, (δ22)² = 2, et (δ33)² = 1. Il y a 2 × 2 × 2 = 8 matrices Δ possibles : Δ = diag(ε1√3, ε2√2, ε3) avec ε1, ε2, ε3 ∈ {-1, 1}.

On en déduit les 8 solutions pour M en calculant M = P Δ P⁻¹ :

    ┌                               ┐
    │ ε1√3        0            0    │
M = │ -5ε1√3 + 5ε2√2      ε2√2         0    │
    │ 2ε1√3 - 2ε3         0          ε3   │
    └                               ┘

Exercice 8

Analyse de la matrice B

La matrice B est donnée par :

    ┌             ┐
    │ 1 -1  2 -2  │
B = │ 1 -1  0  0  │
    │ 1 -1  1  0  │
    │ 1 -1  1  0  │
    └             ┘

Calcul correct du polynôme caractéristique

Attention : Le corrigé original affirme à la fin de son calcul que le polynôme caractéristique est λ²(λ-1)², ce qui ferait de 0 une valeur propre double. Or, il s'agit d'une erreur algébrique dans la dernière étape de développement de leur déterminant. Vérifions-le par la trace : la trace de B (somme des éléments diagonaux) vaut 1 + (-1) + 1 + 0 = 1. Si le polynôme était λ²(λ-1)², la somme des racines serait 1 + 1 + 0 + 0 = 2, ce qui est contradictoire.

Reprenons le calcul du déterminant χB(λ) = det(B - λI) :

         │ 1-λ -1   2  -2 │
χB(λ) =  │  1 -1-λ  0   0 │
         │  1  -1  1-λ  0 │
         │  1  -1   1  -λ │

L4 ← L4 - L3 donne :

         │ 1-λ -1   2  -2 │
χB(λ) =  │  1 -1-λ  0   0 │
         │  1  -1  1-λ  0 │
         │  0   0   λ  -λ │

On met λ en facteur dans la dernière ligne, puis on ajoute la colonne 4 à la colonne 3 (C3 ← C3 + C4), ce qui préserve le déterminant et annule le coefficient en bas à droite :

         │ 1-λ -1   0  -2 │
χB(λ) =  │  1 -1-λ  0   0 │
         │  1  -1  1-λ  0 │
         │  0   0   0  -λ │

En développant par rapport à la dernière ligne, on a : χB(λ) = (-λ) × det(Sous-matrice 3×3 en haut à gauche) La 3ème colonne de cette sous-matrice ne contient que le terme (1-λ). En développant selon cette colonne : χB(λ) = (-λ) × (1-λ) × [ (1-λ)(-1-λ) - (-1)(1) ] χB(λ) = (-λ) × (1-λ) × [ λ² - 1 + 1 ] = (-λ)(1-λ)λ² = λ³(λ-1)

La valeur propre λ = 0 est donc triple.

Conclusion sur la diagonalisation

Le sous-espace propre associé à λ = 0 (le noyau de B) s'obtient en résolvant Bx = 0 : x - y + 2z - 2t = 0 x - y = 0 x - y + z = 0

Ce système implique x = y, z = 0, et t = 0. Le vecteur solution est (x, x, 0, 0) = x(1, 1, 0, 0). Le sous-espace propre est une droite vectorielle (dimension 1). La multiplicité algébrique de la valeur propre 0 étant 3 (strictement supérieure à la dimension de son sous-espace propre qui est 1), la matrice B n'est pas diagonalisable.

Méthode

Pour aborder ce type de problème de diagonalisation (valeurs propres, vecteurs propres, polynôme caractéristique), suivez ces étapes :

  1. Vérifications rapides de cohérence : Ne calculez jamais le polynôme caractéristique à l'aveugle sans faire des contrôles croisés. La somme des valeurs propres (avec leur multiplicité) doit toujours être égale à la trace de la matrice. Leur produit doit être égal au déterminant. Ces deux astuces permettent de repérer les fautes de calcul (comme celle du corrigé original de l'exercice 8).
  2. Recherche de racines évidentes : Avant d'utiliser la méthode de Sarrus ou un développement lourd sur un déterminant 3×3 ou 4×4, cherchez à faire apparaître des zéros sur une ligne ou une colonne en effectuant des opérations élémentaires (somme de toutes les colonnes, soustraction de deux lignes identiques).
  3. Cas de diagonalisation systématique :
    • Une matrice est diagonalisable si et seulement si, pour chaque valeur propre, la dimension du sous-espace propre associé est égale à la multiplicité algébrique de la racine dans le polynôme caractéristique.
    • Les matrices symétriques réelles sont toujours diagonalisables sur ℝ (et leurs sous-espaces propres sont orthogonaux).
    • Un polynôme caractéristique scindé à racines simples (toutes distinctes) garantit la diagonalisation.
  4. Calcul matriciel et racines de matrices : Si l'on cherche une matrice M telle que M² = A, la méthode la plus directe est souvent de diagonaliser A (soit A = P D P⁻¹), puis de chercher les matrices diagonales Δ telles que Δ² = D. On remonte ensuite à M = P Δ P⁻¹. Prêtez attention à ne pas oublier de solutions : une matrice 3×3 avec 3 valeurs propres distinctes aura généralement 8 racines carrées.

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