Configuration and Deployment of Intranet Services
Ce document présente les principes fondamentaux et les étapes pratiques pour la configuration et le déploiement des services Intranet essentiels dans une entreprise. Il s'adresse aux étudiants et professionnels en informatique souhaitant maîtriser la mise en place des services DNS, DHCP, Web et Samba au sein d'un réseau local sécurisé et performant.
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Information Technology and Networking · PDF · 37 pages · 2007
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Ce document présente les principes fondamentaux et les étapes pratiques pour la configuration et le déploiement des services Intranet essentiels dans une entreprise. Il s'adresse aux étudiants et professionnels en informatique souhaitant maîtriser la mise en place des services DNS, DHCP, Web et Samba au sein d'un réseau local sécurisé et performant.
Introduction générale
L’Intranet est aujourd’hui une ressource technologique indispensable à l’entreprise. Destiné essentiellement à améliorer la circulation et les conditions d’utilisation des informations, l’Intranet est également devenu la porte d'entrée de l'entreprise vers l’Internet. C’est un réseau informatique interne à une entreprise ou une organisation basé sur les mêmes technologies que l'Internet.
Ce réseau propose un ensemble de services Internet, tels que le service de noms, le partage de fichiers, la messagerie électronique, mais de façon interne à un réseau local, c’est-à-dire accessibles uniquement à partir des postes d'un réseau local ou d’un ensemble de réseaux définis, et invisibles de l'extérieur.
Un Intranet permet de mettre facilement à disposition des employés des documents variés, offrant un accès centralisé et cohérent à la mémoire de l'entreprise, ce que l’on appelle la capitalisation des connaissances. Il est donc nécessaire de définir des droits d'accès aux documents présents sur l’Intranet. Cela favorise la communication interne et limite les erreurs dues à une mauvaise circulation de l’information.
L’information disponible sur l’Intranet doit être mise à jour en évitant les conflits de version. En résumé, l’Intranet sert à travailler en groupe, à partager documents et applications, pour communiquer plus efficacement. L'entreprise dispose ainsi d'un espace ouvert de ressources accessible à tous.
Les chapitres suivants détaillent la mise en place des services clés d’un Intranet : DNS (service de noms), DHCP (allocation d’adresses IP), service Web, partage de fichiers et d’imprimantes avec Samba, puis la configuration d’un serveur de messagerie électronique.
Service de noms
Le service de noms est fondamental dans un réseau TCP/IP car il traduit les noms d’hôtes en adresses IP. Ce service est primordial sur Internet, mais aussi dans un réseau d’entreprise, car il facilite la mémorisation des machines.
Sur les systèmes Linux, deux techniques sont utilisées pour cette conversion : la table hosts et le DNS.
- Table hosts : fichier /etc/hosts, une table texte locale associant noms d’hôtes et adresses IP. La recherche y est séquentielle. Ce mécanisme devient limité quand le nombre de machines est important, car chaque ordinateur doit posséder une table très grande pour accéder aux autres par nom.
- DNS (Domain Name System) : système hiérarchique et distribué de bases de données qui remplace la table centralisée. La base DNS contient des millions d’entrées réparties sur des milliers de serveurs, ce qui réduit la taille de la base gérée par chaque serveur et facilite la gestion.
Pour répondre à une requête, le serveur local doit posséder la réponse ou connaître le serveur capable de la fournir. Un serveur ne peut pas connaître tous les noms d’Internet, mais il connaît son domaine local et découvre les autres domaines au fur et à mesure des requêtes.
Exemple : Pour obtenir l’adresse de www.uvt.tn, une requête est envoyée au serveur local. Si celui-ci connaît la réponse, il répond directement. Sinon, il interroge le serveur gérant uvt.tn. S’il ne connaît pas ce serveur, il interroge un serveur racine qui lui indique quel serveur peut répondre. Le serveur local met ensuite en cache ces réponses pour accélérer les futures requêtes.
Configuration d’un serveur DNS maître
On configure un serveur DNS maître pour le domaine uvt.tn, qui charge les informations à partir d’un fichier local géré par l’administrateur. Ce serveur fait autorité pour le domaine.
Logiciel BIND
Sur la plupart des systèmes Linux, le DNS est mis en œuvre avec BIND (Berkeley Internet Name Domain), un système client/serveur. Le client, appelé résolveur, construit les requêtes et les envoie au serveur de noms. Chaque ordinateur exécute un résolveur, généralement sous forme de bibliothèque logicielle invoquée par les programmes nécessitant le service de noms.
Le démon serveur de noms s’appelle named. Pour installer BIND9, on utilise la commande :
[root@laptop ~]# yum install bind
Pour activer le service nommé named au démarrage :
[root@laptop ~]# chkconfig --levels 235 named on
Fichiers de configuration nécessaires
Pour configurer un serveur DNS, cinq fichiers sont nécessaires :
- named.conf : fichier principal de configuration, situé dans /etc, qui définit les paramètres globaux et les zones.
- Fichier d’hôte local : table locale pour la résolution de l’adresse de bouclage (localhost).
- Fichier de zone : contient la majeure partie des informations du domaine, associant noms d’hôtes et adresses IP.
- Fichier de zone inverse : associe les adresses IP aux noms d’hôtes (résolution inverse).
- Fichier hints : cache des serveurs racines utilisés au démarrage.
À l’exception de named.conf (/etc), les autres fichiers sont placés dans /var/named.
Configuration du fichier named.conf
Exemple de contenu du fichier named.conf :
options {
directory "/var/named";
};
zone "." {
type hint;
file "named.root";
};
zone "0.0.127.in-addr.arpa" {
type master;
file "named.local";
};
zone "uvt.tn" in {
type master;
file "uvt.hosts";
};
zone "16.172.in-addr.arpa" {
type master;
file "172.16.reverse";
};
Explications :
- options : définit les paramètres globaux, ici le répertoire de travail du serveur.
- zone : déclare une zone DNS. Chaque déclaration définit :
- le nom de la zone (ex. "uvt.tn"),
- le type de serveur (master, slave, hints, stub),
- le fichier contenant les données de la zone.
- Le serveur peut être maître (master) ou esclave (slave) pour une zone. Le type hints sert à initialiser le serveur avec les serveurs racines. Le type stub est un serveur esclave ne chargeant que les enregistrements NS.
Fichier d’hôte local (named.local)
Ce fichier gère la résolution de l’adresse de bouclage 127.0.0.1 vers localhost. C’est un domaine inverse.
Exemple de contenu :
$TTL 86400
@ IN SOA localhost. root.localhost. (
2007122900 ; numéro de série
28800 ; intervalle entre vérifications des esclaves
14400 ; intervalle nouvelle tentative en cas d’échec
3600000 ; durée max de réponse sans contact maître
86400 ) ; durée de validité des données
IN NS localhost.
IN PTR localhost.
Notes :
$TTLdéfinit la durée de vie par défaut des enregistrements.@est un raccourci pour le nom de la zone.SOA(Start Of Authority) indique le début d’autorité avec des paramètres de gestion.- Le numéro de série doit être incrémenté à chaque modification pour synchroniser les serveurs esclaves.
NSdésigne le serveur de noms de la zone.PTRest un enregistrement de résolution inverse.
Fichier de zone (uvt.hosts)
Ce fichier contient les enregistrements principaux du domaine uvt.tn, associant noms d’hôtes et adresses IP.
Exemple simplifié :
$TTL 86400
@ IN SOA uvtserver.uvt.tn. foulen1.uvtserver.uvt.tn. (
2007122900 ; numéro de série
10800 ; rafraîchissement
3600 ; nouvelle tentative
604800 ; expiration
38400 ) ; minimum TTL
IN NS uvtserver.uvt.tn.
IN MX 172.16.96.2.
localhost IN A 127.0.0.1
passerelle IN A 172.16.96.1
foulen1 IN A 172.16.96.3
uvtserver IN A 172.16.96.2
foulen2 IN A 172.16.96.100
gateway IN CNAME passerelle.uvt.tn.
benfoulen1 IN CNAME foulen1.uvt.tn.
benfoulen2 IN CNAME foulen2.uvt.tn.
Types d’enregistrements :
MX: serveur de messagerie du domaine.A: résolution directe, nom d’hôte vers adresse IP.CNAME: alias pour un nom d’hôte.
Fichier de zone inverse
Ce fichier associe les adresses IP aux noms d’hôtes, permettant la résolution inverse. Il est structuré de manière similaire au fichier de zone directe mais avec les adresses IP en clé.
Glossaire des termes clés
- Intranet : réseau informatique interne à une organisation, basé sur les technologies Internet mais accessible uniquement localement.
- DNS (Domain Name System) : système hiérarchique distribué qui traduit les noms de domaine en adresses IP.
- hosts : fichier texte local associant noms d’hôtes et adresses IP, utilisé pour la résolution de noms.
- BIND : logiciel serveur DNS utilisé sous Linux, implémentant le service DNS.
- named : démon serveur DNS de BIND.
- zone DNS : portion de l’espace de noms DNS gérée par un serveur.
- master : serveur DNS maître, autoritaire pour une zone.
- slave : serveur DNS esclave, réplique les données d’un maître.
- SOA (Start Of Authority) : enregistrement DNS indiquant le serveur maître et les paramètres de gestion de la zone.
- TTL (Time To Live) : durée de validité d’un enregistrement DNS en cache.
- NS : enregistrement DNS indiquant le serveur de noms pour une zone.
- PTR : enregistrement DNS pour la résolution inverse (IP vers nom).
- MX : enregistrement DNS désignant le serveur de messagerie d’un domaine.
- A : enregistrement DNS associant un nom d’hôte à une adresse IPv4.
- CNAME : enregistrement DNS définissant un alias pour un nom d’hôte.
Points clés à retenir
- L’Intranet est un réseau interne utilisant les technologies Internet pour faciliter la communication et le partage d’informations dans une entreprise.
- Le service DNS est essentiel pour traduire les noms d’hôtes en adresses IP, simplifiant l’accès aux ressources réseau.
- Le logiciel BIND est la solution la plus courante sous Linux pour déployer un serveur DNS.
- La configuration DNS repose sur plusieurs fichiers : named.conf, fichiers de zone directe et inverse, fichier d’hôte local, et fichier hints.
- Les enregistrements DNS principaux sont SOA, NS, A, PTR, MX et CNAME, chacun ayant un rôle précis dans la gestion des noms et adresses.
- La bonne gestion des numéros de série dans les fichiers SOA est cruciale pour la synchronisation entre serveurs maîtres et esclaves.
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