Séance 4 : La gestion des sauvegardes

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Séance 4 : La gestion des sauvegardes

System and Network Administration · notes

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Séance 4 : La gestion des sauvegardes

Objectifs :

Identifier les différents outils de sauvegarde sous GNU/Linux

Appliquer les sauvegardes physiques par dd

Appliquer les autres outils de sauvegarde,

Plan :

I.

Introduction

II. Les types de sauvegarde

III.Les commandes de sauvegarde

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I. Introduction :

Parmi les tâches les plus importantes d'un administrateur système est la sauvegarde. En effet, en cas

de perte de données, la seule manière de restaurer les données détruites consiste à les extraire de la

copie de sauvegarde.

Il existe plusieurs causes de perte de données. On peut citer à titre non exhaustif, l'incendie, l'erreur

(par exemple lors d'une modification des partitions), les problèmes mécaniques (crash du disque),

l'attaque par un pirate, l'instabilité du système (due à une erreur quelconque) et bien d'autres causes.

Sous GNU/Linux, il existe plusieurs commandes de sauvegarde, mais aussi plusieurs outils

graphiques et aussi des logiciels.

Avant de choisir l’outil ou la commande à utiliser pour une sauvegarde, l’administrateur doit

définir avec beaucoup de rigueur son plan de sauvegarde et doit répondre aux questions

suivantes :

 Quoi : fichiers, arborescence, disque, système de fichiers ?

 Combien : quelle fréquence ? nombre d'exemplaires ?

 D’où : local et/ou distante ? Une ou plusieurs machines ?

 Où : quel support (type et capacité) ?

 Comment : manuel ou automatique ?

 Durée de conservation des sauvegardes ?

 Durée de la sauvegarde et de la restauration ?

II. Les types de sauvegarde

a. La sauvegarde complète

Les fichiers sont sauvegardés sans tenir compte d'une éventuelle sauvegarde antérieure.

Cette sauvegarde est bien évidement celle qui occupe le plus d'espace.

Pour cette raison, il est préférable de n'utiliser ce type de sauvegarde qu'épisodiquement.

Pour restaurer sa sauvegarde, il suffit d'utiliser uniquement les fichiers créés par sauvegarde

complète.

Pour ce type de sauvegarde, les outils utilisés sont tout simplement les commandes cp pour copier

ou tar pour archiver. Cette commande peut, en la passant des paramètres, compresser les données.

Il existe aussi la commande cpio qui permet de faire une copie d'arborescence sous forme d'archive.

L'avantage de cet outil, c'est qu'il est multi-volume, c'est à dire que lors de la sauvegarde, lorsqu'un

périphérique est plein, il demande son changement. Selon les paramètres passés, cpio sauvegarde ou

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restaure.

Il existe également la commande pax qui possède les mêmes avantages que cpio mais elle est

capable de sauvegarder les attributs de fichiers. C'est à dire ces fameuses dates de modification et de

création, et les ACLs. Selon les paramètres passés, pax sauvegarde ou restaure.

b. La sauvegarde incrémentale

Elle consiste à sauvegarder, une première fois, la totalité d'une arborescence et de sauvegarder

ensuite , d'une fois à l'autre, les seuls fichiers qui ont été modifiés. Cette sauvegarde examine le

contenu de la dernière sauvegarde en date (peu importe son type). Elle compare cette sauvegarde

avec l'état actuel du système et ne sauvegarde que ce qui a changé.

Évidemment, la taille occupée par cette sauvegarde est réduite étant donné qu'elle ne s'occupe que

des modifications récentes du système.

C'est le type de sauvegarde qu'il faut appliquer journalièrement, du moins, régulièrement.

Pour restaurer son système, il faut restaurer la dernière sauvegarde complète puis toutes les

sauvegardes incrémentales effectuées depuis, et dans l'ordre !

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Pour ce type de sauvegarde, il faut un outil pour chaque système de fichiers. Pour EXT2 et EXT3, il

existe dump et restore : dump permet de sauvegarder et restore, permet de restaurer. Pour le système

de fichier XFS, il existe xfsdump et xfsrestore.

L'utilisation de ces commandes demande le passage en paramètre du niveau incrémentale, du

périphérique de sortie et de l'arborescence à sauvegarder.

c. La sauvegarde physique

Cette méthode réalise des sauvegardes physiques de disque entier bloc à bloc. c'est à dire que l'outil

copie très bêtement les blocs d'un périphérique vers les blocs d'un autre.

Ce type de sauvegarde est facile à mettre en œuvre mais comporte des petits désavantages.

En effet, du fait qu'il copie bêtement les blocs, il ne se préoccupe pas de savoir s'ils sont utilisés ou

non. Il peut copier des blocs défectueux et il n'est pas capable de gérer plusieurs volumes. (Ceci dit

il est possible de palier à ce problème en utilisant des scripts).

Ce qui veut dire que, si je sauvegarde un disque A de 30 Go sur un disque B de 50 Go, la capacité

de mon disque B sera automatique réduite à 30 Go (toujours à cause de ces maudits blocs).

Pour ce type de sauvegarde, il existe la commande dd, très simple à utiliser. Il suffit de passer en

paramètre le périphérique à copier, le périphérique résultant de la copie et éventuellement la taille

commune des blocs d'entrée et de sortie.

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d. Sauvegarde d'image de partition

Cette méthode permet de sauvegarder une partition de disque sous forme d'image. En fait, elle

utilise la méthode précédente à la différence qu'elle agit sur une partition et qu'elle ne copie que les

blocs utilisés. Chose intéressante, certains outils permettent de compresser cette image et sont

compatible avec plusieurs systèmes de fichiers (dont NTFS). N'est ce pas merveilleux ?

Exemple : Lorsque je sauvegarde une partition de 30 Go en NTFS, j'obtiendrai un fichier archive

compressé inférieur à 30 Go que je pourrai soigneusement ranger sur un CD, un DVD, ou un autre

disque dur.

La sauvegarde d'image de partition se fait grâce à la commande partimage. Pour sauvegarder, il faut

passer en paramètre la partition que l'on souhaite copier et un fichier de destination. Pour restaurer,

il en va de même, on passe en paramètre la partition cible et le fichier de sauvegarde que l'on

souhaite restaurer.

e. Sauvegarde Bare Metal

Ce nom caractérise une méthode de sauvegarde complète du système. Elle possède la particularité

de pouvoir immédiatement restaurer un système et le rendre tout de suite opérationnel.

Certains outils permettent de créer des sauvegardes bare Metal sur CD ou DVD et de les rendre

bootables pour une installation automatique et rapide en cas de crash.

Mondo est un logiciel qui permet de faire des sauvegardes Bare Metal. Il supporte EXT2, EXT3,

JFS, XFS, ReiserFS, VFAT, LVM, RAID, et permet de faire ses sauvegardes aussi bien sur CD,

DVD, disque dur ou cartouche.

III. Les commandes de sauvegarde :

a. La sauvegarde par tar :

Il permet de sauvegarder une arborescence entière en la compressant pour en réduire la

taille. Avec la même commande, il est possible d’obtenir la liste des fichiers sauvegardés et

de les restituer.

Syntaxe :

tar

action [mod_action]

[fichier_tar] [bloc] fichier1 fichier2 ... fichiern

Les actions disponibles sont c(création), t(liste), x(extraction). Selon l'action spécifiée, le

fichier image tar représente la source (action d'extraction) ou la cible (action de création).

Pour une sauvegarde :

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tar cvf nom_archive Fichier(s)

tar cvf archive1.tar /home/*

c: création d' archive

v : mode bavard ' verbose' dit ce qui se fait

:

f : le paramètre suivant est le nom de l'archive

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Pour lister le contenu de l'archive :

tar tvf nom_archive

tar tvf archive1.tar

t : liste le contenu de l' archive

Pour une restauration :

tar xvf nom_archive fichiers

tar xvf archive1.tar

x : extraction de l' ensemble des fichiers de l'archive, ou du ou des fichiers spécifiés.

r : les fichiers sont ajoutés à la fin de l' archive. Ne fonctionne pas avec les bandes et

cartouches.

k : spécifie la taille en ko du support d' archivage, pour faire du multi-volumes

l : on sauvegarde les fichiers et pas les liens symboliques (le fichier pointé est sauvé)

z : l' archive est compressée au format gzip

Z : l' archive est compressée au format compress.

j : l' archive est compressée au format bzip2.

b. La sauvegarde par cpio :

La commande cpio sauvegarde su la sortie standard les fichiers dont on saisit les noms sur

l'entrée standard, par défaut le clavier et l'écran. On utilisera donc les redirections.

Syntaxe :

cpio clé option(s) chemin_d'accès source_ou_cible (selon clé i ou o)

Clés d'utilisation :

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• o : archivage sur la sortie standard des fichiers dont les noms sont lus sur l'entrée

standard,

•

i : extraction sur l'entrée standard de fichiers préalablement sauvegardés par la commande

cpio -o. Il est possible de définir des critères de sélection après les options par utilisation des

métacaractères du shell.

• p : copie sur un répertoire des fichiers indiqués sur l'entrée standard.

Options :

• a : sauvegarde avec les dates d'accès des fichiers (clés o et p),

• B : bloc de 5120 octets au lieu de 512,

• d : création des sous répertoires si nécessaire (clés o et i),

• c : écriture ou restauration de fichiers dont l'en tête est en ASCII (clés o et i),

• r : renommage interactif des fichiers restaurés (clés i et p),

• t : affichage du contenu de la sauvegarde (clé i),

• u : copie inconditionnelle (clés i et p),

• v : affichage de tous les fichiers traités (clés p, o et i),

• l : création de lien matériel au lieu de copie (clé p),

• m : maintien de la date des fichiers restaurés (clés i et p),

• f : copie des fichiers ne satisfaisant pas un critère.

Pour une sauvegarde :

cpio -oL

o : output, création de la sauvegarde en sortie

L : sauve les fichiers liés et pas les liens symboliques

Pour lister le contenu de l'archive :

cpio -it

i : lecture de l' archive en entrée

t : comme pour tar, liste le contenu de l' archive

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Pour une restauration :

cpio -i[umd]

u : restauration inconditionnelle, avec écrasement des fichiers qui existent déjà. Par défaut

les fichiers ne sont pas restaurés si ceux présents sur le disque sont plus récents ou du même

âge.

m : les fichiers restaurés conservent leur dernière date de modification

d : cpio reconstruit l' arborescence des répertoires et sous-répertoires manquants.

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Exemples :

Sauvegarde de l' arborescence courante sur une disquette avec compression :

find . print | cpio -ocvB | compress > /dev/fd0

Restauration

cat /dev/fd0 | uncompress | cpio -iuvBd

c. Différences entre la commande cpio et la commande tar

Voici les principales différences entre cpio et tar sont :

Contrairement à la commande tar, la commande cpio permet la copie d'un système de

fichier complet.

La commande tar permet de faire des sauvegardes en précisant un chemin relatif alors que la

commande cpio nécessite un chemin absolu.

La commande tar permet d’extraire directement l'arborescence sauvegardée alors qu'il faut

le préciser explicitement à cpio .

Les deux commandes sont complémentaires. Cependant, il est préférable d'utiliser cpio pour

effectuer des sauvegardes de type image alors que tar sera privilégié pour réaliser des

sauvegardes de fichiers.

d. La sauvegarde par dd

La commande « dd » (device to device) est destinée à la copie physique, bloc à bloc, d'

fichier un périphérique vers un fichier périphérique. A l'origine on l'utilisait pour la lecture

et l' écriture sur bande magnétique, mais elle peut être employée avec n'importe quel fichier.

La commande dd permet de réaliser des copies physiques de disques et de systèmes de

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fichiers.

Argument

Utilisation

if=fichier

« fichier » désigne le ficher à copier, à défaut l'entrée standard.

of=fichier

« fichier » désigne le résultat de la copie, à défaut la sortie standard.

bs=valeur

« valeur » désigne la taille commune du bloc pour les fichiers d'entrée et

de sortie, par défaut à 512 octets

skip=n

seek=n

nombre de blocs qu' faut sauter au début du fichier d' entrée

nombre de blocs à sauter au début du fichier de sortie

count=n

nombre de blocs à copier

conv=...

Conversion lors de la copie (lcase : minuscule, ucase : majuscule, ascii,

abcdic, swab : permutation des octets)

Exemple sous Linux :

- Ici on va placer le secteur de boot de la partition (ou est installé lilo ou grub) dans un

fichier. Le fichier ainsi créé pourra être utilisé avec le chargeur de NT/2000/XP pour

démarrer sous Linux.

dd if=/dev/hda5 of=boot.lnx bs=512 count=1

- Copie zoulou dans zzip en le convertissant en majuscules

dd if=/home/zoulou of=/home/zip conv=ucase

- Crée une disquette à partir d'une image dans un fichier

dd if=boot.img of=/dev/fd0 bs=1440k

- copie les 100 premiers blocs de la disquette vers la bande

dd if=/dev/fd0 of=/dev/rct0 count=100

- Sauvergarde le répertoire courant en commençant au bloc 4

find . | cpio -o | dd of=/dev/rct0 seek=3

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